00:00Les boulangers et les fleuristes pourront-ils ouvrir le 1er mai sans risque d'être sanctionnés d'une amende ?
00:04À partir du 1er mai 2026. Bonjour Hervé Marseille.
00:08Bonjour.
00:08Merci d'être avec nous, président du groupe union centriste à l'Assemblée, sénateur des Hauts-de-Seine.
00:12Vous portez une proposition de loi avec Annick Billon, sénatrice de Vendée,
00:15pour adapter le droit aux réalités du terrain, en l'occurrence pouvoir travailler le 1er mai.
00:22Ça va dans le sens de l'histoire ?
00:23Je crois. Les fleuristes, les boulangers surtout, c'est un service de proximité.
00:28Il y a les droits des salariés et en même temps, il y a les besoins, les attentes de la population.
00:33Il y avait de l'ambiguïté dans la législation, donc il ne faut pas que Mme Binet s'énerve.
00:38Elle s'énerve. Elle dit qu'il y a 364 jours pour ouvrir, que les patrons peuvent travailler,
00:43mais pour les travailleurs, c'est férié, c'est chômé.
00:46Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:47Il y a plein de gens qui travaillent. Vous travaillez ici à la BFM le 1er mai comme le dimanche.
00:53Les gens sur les autoroutes, les stations-services dans les hôpitaux, etc.
00:57Il y a plein de gens qui travaillent.
00:59Donc pour vous, il n'est pas question de sanctuariser un jour dans l'année pour les travailleurs ?
01:03C'est simplement qu'il y a une ambiguïté concernant certains commerces, en l'occurrence les boulangers,
01:08accessoirement les fleuristes, et qu'il fallait trancher, il fallait clarifier.
01:13La semaine dernière, en Vendée, les tribunaux à la Roche-sur-Yon ont relaxé des boulangers
01:21qui avaient été sanctionnés parce qu'ils avaient ouvert le 1er mai l'année dernière.
01:24Donc à un moment donné, il fallait clarifier.
01:26Ça concerne juste cette population et il fallait pouvoir modifier légèrement la législation.
01:33C'est tout.
01:33Est-ce que vous pensez qu'il faut justement qu'il y ait une tolérance pour tous ceux qui ont été sanctionnés ?
01:39Est-ce qu'il faudrait annuler ces sanctions ?
01:41Oui, il faudrait, parce que franchement, les boulangers, ils ont subi toutes sortes d'avanies depuis la Covid,
01:46l'augmentation de l'énergie, des prix de la farine, des œufs, du beurre.
01:51Maintenant, on va même taxer les emballages, vous savez, le petit bout de papier dans lequel on met le pain.
01:56Franchement, ceux qui survivent sont des héros.
01:59Et donc, s'ils veulent, parce que ce n'est pas une obligation, s'ils veulent ouvrir le 1er mai, qu'on leur foute la paix.
02:07Je veux dire, aujourd'hui, il y a de l'ambiguïté dans la législation.
02:10Et donc, à partir de là, il y a des départements où on sanctionne et des départements où on ne sanctionne pas.
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