00:00Tout à fait, on est avec Thierry Meunier, il a 46 ans de métier et il travaille aujourd'hui avec plusieurs employés, ce que vous voyez sur les images du Godor Semaine,
00:09et ses fils qui sont à l'arrière déjà au fourneau. Thierry, pourquoi vous avez décidé d'ouvrir ce 1er mai ? Pour vous c'était indispensable ?
00:17Moi ça fait 25 ans que je suis installé, j'ai toujours ouvert le 1er mai, du lundi au samedi, moi je suis ouvert, férié ou pas férié.
00:23Donc ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que quand on mène une entreprise, on a un chiffre d'affaires à tenir,
00:28et dans le chiffre d'affaires on a des remboursements de loyers, de charges, et puis de remboursements de crédit. Donc il faut qu'on travaille.
00:36Vous disiez que vous avez un crédit de 450 000 euros à rembourser. Au-delà de ce débat, il y a un vide juridique autour de votre métier ?
00:46Moi d'après ce que j'ai vu, c'était une loi qui était passée il y a je ne sais pas combien d'années,
00:50et ça a toujours été toléré que les boulangers travaillent. Et puis le boulanger c'est aussi un rôle social dans un quartier,
00:58c'est lui qui fait vivre le quartier. À côté par exemple j'ai un petit centre où il y a des handicapés,
01:04bon ben eux il faut qu'ils soient ravitaillés tous les jours. Les gens ils viennent boire leur petit café,
01:09prendre leurs croissants, leurs jours de repos, c'est normal. Nous c'est notre travail, c'est pas un job qu'on fait, c'est un travail.
01:14On entend, merci beaucoup. Thierry nous disait que fermer par exemple un premier, ça faisait perdre 5 à 6 000 euros du chiffre d'affaires.
01:23On le rappelle, pour l'instant il y a un vide juridique avec le Code du travail qui, avec trois articles,
01:28stipule que seuls les commerces essentiels ont le droit de travailler le 1er mai.
01:31Merci.
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