00:00Et donc ça augmente partout, voilà, dans les grandes surfaces comme chez les chocolatiers.
00:03C'est ça, notre étude sur les grandes surfaces, effectivement la hausse elle est de 14% ce qui est très conséquent,
00:08surtout que l'inflation alimentaire il n'y en a plus vraiment actuellement, c'est pas comme ces dernières années,
00:11c'est avec une hausse là de 14% sur un an, ça frappe vraiment le porte-monnaie des consommateurs.
00:16Alors on va donner quelques chiffres quand même, 34% en un an pour le lapin au chocolat chez Leclerc,
00:2124% pour le lapin à Milka et c'est beaucoup évidemment pour le pouvoir d'achat ça, pour les foyers.
00:27Les marques de distributeurs en fait ont encore plus augmenté,
00:29c'est-à-dire que derrière la hausse moyenne de 14% c'est 23% sur les marques de distributeurs.
00:34En fait les marques de distributeurs elles sont moins chères que les marques nationales ou les grandes marques,
00:37et donc du coup en fait la matière première représente une part plus importante du prix global.
00:42Mais il n'y a pas l'emballage, le marketing.
00:43C'est ça, il y a moins d'emballage de marketing, et du coup comme le cours du cacao s'est envolé,
00:47ça impacte plus ces produits qui sont moins chers.
00:49Malgré tout, est-ce que les marques distributeurs restent moins chères que les grandes marques ?
00:54Oui, elles restent quand même très nettement moins chères,
00:56mais c'est-à-dire que les personnes en fait qui se tondent vers ces produits,
00:59c'est ceux qui ont plutôt moins de pouvoir d'achat,
01:01et donc c'est eux qui vont subir la plus forte hausse cette année.
01:03Mais donc quand on vous écoute, on a l'impression que ce sont des hausses qui sont justifiées,
01:06mais plus 34%, c'est pas un peu décorrélé de la véritable inflation sur le cours du chocolat ?
01:12Je ne sais pas si c'est justifié, en tout cas il y a une explication,
01:14c'est-à-dire qu'il y a vraiment une envolée, le cours du cacao en bourse,
01:17l'envolée elle est lue au début 2023, ça fait x5,
01:19donc c'est vraiment énorme l'envol du prix du cacao.
01:22Après, le prix qu'il y a du cacao en bourse,
01:24c'est pas forcément celui auquel les industriels eux le paient,
01:27parce qu'ils ont leur circuit d'approvisionnement et tout.
01:29Mais en tout cas, la hausse du prix du cacao est réelle,
01:32à voir après, on voit qu'il y a des différences selon chaque produit,
01:35comment il l'impacte, donc peut-être qu'il y en a certains aussi qui se font des marges à ce moment-là.
01:38Parce que Grégory Carré disait que la hausse de la fève, du prix de la fève,
01:41n'était pas la seule explication.
01:43Qu'est-ce qu'il peut y avoir d'autre comme explication ?
01:45En fait, surtout ce qu'il disait, c'est que la fève de cacao,
01:46il faut bien voir que c'est qu'une toute petite partie du prix du chocolat,
01:49parce que sur un chocolat au lait, le taux de cacao, déjà, c'est entre 25-35%,
01:54donc c'est qu'à peu près un tiers du produit.
01:56Et en plus, quand vous payez votre chocolat,
01:59vous allez payer la matière première, vous allez aussi payer les frais de l'industriel,
02:03les frais de distribution, le marketing, le packaging.
02:06Donc au final, la fève de cacao,
02:07c'est peut-être moins de 10% du produit chocolat que vous allez acheter.
02:11Mais du coup, est-ce que les fabricants ont tendance à réduire le taux de chocolat
02:15pour garantir un prix acceptable pour le consommateur ?
02:19Pour l'instant, on n'a pas vraiment vu ce phénomène de shrinkflation.
02:23Le facteur sur lequel ils jouent actuellement, c'est les prix.
02:25On voit avec cette hausse de 14%, ils ne baissent pas la quantité.
02:27En revanche, ils augmentent très nettement les prix.
02:29Qu'est-ce qu'ils font les Français quand les chocolats augmentent ?
02:32Est-ce que ça reste un incontournable pour Pâques
02:34et quand même, ils mettent la main à la poche
02:35ou alors ils se retournent vers autre chose ?
02:37Pour l'instant, sur les achats plaisir, on n'a pas vraiment vu de forte baisse.
02:40C'est-à-dire que les gens, quand même, continuent à acheter.
02:42En plus, pour Pâques, c'est souvent pour les enfants qu'on achète.
02:44C'est une dépense contrainte.
02:47C'est un achat plaisir, mais un peu contraint quand même
02:49parce qu'on ne peut pas trop dire à son enfant
02:50« Non, il n'y aura pas de chocolat cette année. »
02:53On est quand même obligé de les acheter.
02:55Au final, sur les achats plaisir comme ça,
02:57que ce soit les friandises, les chocolats,
02:59il n'y a pas eu trop de baisse.
02:59D'ailleurs, les grandes marques du secteur,
03:01comme Linde ou Foyero, se portent plutôt bien pour l'instant.
Commentaires