00:00Premier ministre, qui est inflexible, qui ne veut pas avoir de compromis ?
00:04On a fait des propositions, nous les écologistes, depuis le début sur la question écologique,
00:08mais pas que. Le résultat, c'est un budget d'austérité comme jamais nous avons eu dans ce pays,
00:14qui va avoir des effets néfastes et terribles. Alors on nous renvoie au budget de 2026,
00:19mais moi je dis, bon courage, avec un budget austéritaire de cette manière-là,
00:22les lendemains vont être très difficiles.
00:24En tout cas, il y a une négociation cruciale qui commence demain au sein de la Commission des ministres paritaires,
00:29avec vos députés et sénateurs. Sur quel point la gauche doit appuyer,
00:33quelle victoire elle peut arracher dans la négociation de ce budget ?
00:36Quels sont les points primordiaux ?
00:37Déjà dire qu'on travaille à l'envers, parce que ces victoires et ces compromis,
00:41on aurait déjà dû les avoir dans les discussions ici au Sénat, et on ne les a pas obtenues.
00:47Alors on verra sur quoi les choses vont bouger en CMP.
00:51Pour moi, il y a toute la question écologique, c'est-à-dire sur la transition et comment on permet cette transition,
00:56cet enjeu de transition écologique, et notamment comment on donne les moyens aussi aux collectivités
01:02à pouvoir mettre en place cette transition.
01:04On a des propositions, que ce soit sur la question du fonds vert, que ce soit sur la question du fonds chaleur,
01:09tous ces sujets sur lesquels le gouvernement a totalement gratté, raboté, et même y est allé à la hache.
01:16Une question sur la fiscalité dans ce budget, puisque le milliardaire et PDG de LVMH, Bernard Arnault,
01:21critique la taxe exceptionnelle sur les bénéfices des grands groupes.
01:24Il estime que cette taxe va pousser à la délocalisation.
01:28Qu'est-ce que vous voulez répondre ?
01:29Toujours les mêmes mots.
01:30C'est peut-être le seul élément qui remettait un tout petit peu de justice fiscale.
01:36Je rappelle que LVMH, c'est encore 17 milliards de bénéfices cette année.
01:41Je rappelle que les entreprises du CAC 40 ont reversé 100 milliards de dividendes.
01:46Donc à un moment donné, je dis juste à LVMH, est-ce qu'il aime son pays ?
01:49Est-ce qu'il aime la France ? Est-ce qu'il est patriote ?
01:51Si c'est le cas, il faut qu'il participe à l'effort national.
01:56Dernière question, est-ce que c'est le moment de taxer ces grands groupes
01:59alors qu'on a un ralentissement économique et une crise industrielle avec des plans sociaux ?
02:03Vous allez poser une question sur ce sujet au gouvernement.
02:05Il ne faut pas tout mélanger.
02:07Je le disais, le CAC 40 se porte bien et les entreprises du CAC 40 se portent bien.
02:11Qu'est-ce qui est taxé ?
02:14C'est ceux qui font des bénéfices, ceux qui font des gros bénéfices.
02:16Ce n'est pas ceux qui se portent mal.
02:18Mais ce qu'on voit aussi, c'est qu'il y a des entreprises qui se portent bien,
02:20qui font des bénéfices et qui licencient.
02:23L'exemple de Michelin par exemple.
02:24Donc oui, on a besoin dans les aides aussi de l'État de mettre de la conditionnalité
02:29et donc aussi de faire participer tout le monde à l'effort national.
02:32Merci beaucoup Guillaume Gontard pour vos réponses.
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