00:00Moins d'internes dans chaque terrain de stage, donc plus de risques de temps de travail supplémentaires,
00:04d'être moins sur l'hélice de regard, moins de repos et des conditions de travail dégradées.
00:16C'est le syndicat des internes des hôpitaux de Paris, c'est le syndicat qui rassemble tous les internes
00:21des spécialités médicales, à l'exception de la médecine générale qui a son propre syndicat.
00:27On en a un petit peu plus de 2000.
00:34J'ai toujours aimé tout ce qui était associatif et tout ce qui était défense des droits.
00:38Aujourd'hui, on a encore des taxes qu'on n'applique que très peu.
00:41J'ai eu aussi moi, dans mes conditions de travail parfois, des services où le temps de travail n'était pas du tout respecté,
00:47où on a fait beaucoup d'horaires et où au final on se rend compte de l'impact direct qu'on a sur nous-mêmes,
00:52mais aussi sur les patients.
00:54Et je pense qu'aujourd'hui, si on s'organise bien et si on prend le temps d'aller voir tous les interlocuteurs,
00:58finalement on peut donner des bonnes conditions de travail aux internes,
01:01qu'on ait un climat qui soit quand même beaucoup plus favorable et finalement travailler de manière efficace.
01:07Et au bout, c'est le patient qui va surtout y gagner.
01:13Une des premières, ce sont les violences au travail.
01:15C'est un gros sujet avec aujourd'hui des années de retard en tout cas en médecine.
01:19On a ensuite un projet recherche.
01:21La recherche aujourd'hui, c'est quelque chose qui est un petit peu boudé par les internes,
01:25mais on a surtout, nous, au local, une grosse question de l'attractivité de ces carrières
01:29et en fait finalement les internes ne les connaissent pas bien.
01:32On a ensuite la question des médecins étrangers,
01:35ceux qui sont étudiants encore dans leur pays ou ceux qui viennent et qui sont déjà médecins chez nous.
01:40Les FFI les faisant fonction d'internes.
01:42Et en fait aujourd'hui, quand ils arrivent en France, c'est déjà très difficile pour eux de trouver un terrain,
01:47alors qu'en fait on en manque dans toute l'île de France.
01:50L'idée en tout cas avec le SIHP, c'est de pouvoir mettre un peu d'harmonie pour leur faciliter l'arrivée en France
01:55et puis essayer de voir comment on peut leur donner des conditions de travail quand même bien plus sécuritaires.
02:04La grosse priorité, c'est les violences au travail.
02:06Donc là, pour le moment, on a lancé une série de questionnaires sur des services ciblés
02:10par des problèmes de violences au travail,
02:12pour lesquels on fait des enquêtes à l'intérieur avec les coordonnateurs de spécialité,
02:16les chefs de services et puis on met en place des actions,
02:20en particulier avec la collaboration de la cellule violences au travail, de la PHP,
02:24qui va nous permettre en fait de saisir les problèmes par les internes,
02:27parce qu'aujourd'hui c'est encore trop difficile de parler,
02:29trop de pression sur les carrières universitaires à la suite ou les carrières sous cours,
02:33et de travailler en collaboration pour récupérer ces signalements,
02:36les transmettre et puis ensuite mettre des actions en place.
02:40Il y a forcément des compromis à faire pour obtenir des choses qui soient pérennes,
02:44c'est-à-dire qu'on peut être sans concession sur un sujet,
02:46le problème c'est que si on ferme la porte à toute discussion,
02:50on ne pourra pas améliorer de manière pérenne les choses,
02:52donc plutôt je dirais compromis, en tout cas dans une certaine mesure,
02:56puisqu'il faut rester quand même ferme sur certains sujets pour pouvoir avancer.
03:02J'ai hésité finalement entre la réanimation, la médecine d'urgence et la santé publique.
03:07J'avais vraiment cette volonté dans mon service de voir les choses un peu dans la rapidité.
03:10Il faut faire le diagnostic, c'est un challenge finalement au quotidien.
03:14C'est vrai que j'ai beaucoup de mal finalement à être dans un même service
03:17et à voir les patients tous les jours.
03:19La question de la santé publique était que finalement je peux faire médecine d'urgence et santé publique,
03:23mais je ne pouvais pas faire l'inverse,
03:25donc j'avais vraiment envie de garder le contact avec les patients.
03:30C'est toujours très inquiétant pour nous parce que finalement ce qu'on voit,
03:34c'est ce qu'on rend aux patients, c'est-à-dire que nos conditions ne sont pas optimales.
03:38Et en plus de ça, plus il y a de difficultés, moins il y a de personnel,
03:42plus finalement c'est les patients qui ont pâti.
03:44Certains attendent des heures, des heures, des heures aux urgences.
03:47On se dit qu'on essaiera de faire au mieux dans tous les cas, toujours pour les patients,
03:50mais on a toujours peur de cette chose et de rater quelque chose
03:53et de perdre du temps sur certains sujets.
03:59On sait que normalement c'était 215 prévus en moins pour Paris.
04:03Probablement que ça serait un peu moins,
04:05mais la grosse question va être sur les conséquences.
04:07Ça veut dire moins d'internes dans chaque terrain de stage
04:09et donc plus de risques de temps de travail supplémentaires,
04:11d'être moins sur les listes de regard, moins de repos et des conditions de travail dégradées.
04:15Et puis l'autre chose, c'est que les internes sont devenus nécessaires aux soins,
04:19ils ne sont plus uniquement en formation
04:21et donc on se rend compte de la pression qui existe sur les épaules des internes
04:24et ça montre tous les soucis qu'il peut y avoir dans l'hôpital public aujourd'hui
04:28et donc du manque de personnel.
04:33Tolérance zéro, très bien, mais quand est-ce qu'on s'y met ?
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