00:00Concernant la situation actuelle, moi je fais partie des internes déjà en place,
00:04mais je représente le syndicat national des internes, c'est pour ça que je m'exprime aujourd'hui.
00:09Les étudiants qui sont en colère actuellement, ce sont des étudiants de cette fameuse promo appelée « Crash Test »,
00:17qui est la première promotion à bénéficier de la réforme qui vient de passer.
00:22Parmi eux, 1 500 étudiants ont décidé soit de leur fait de redoubler, soit n'ont pas réussi l'examen final,
00:31et donc ils se retrouvent avec une promotion qui passe de 9 500 en moyenne à 8 000 étudiants.
00:36Ce pourquoi le gouvernement a dû réajuster le nombre de postes, qui habituellement correspond aux 9 500 internes,
00:42avec une petite marge supplémentaire pour les derniers, pour qu'ils aient un petit peu de choix.
00:46Actuellement, ils ont dû diminuer de 1 500 postes, le nombre total, à l'échelle nationale.
00:53Et donc, en termes de répartition, il me semble qu'il y a environ moins 16% à peu près toutes les spécialités,
01:00avec quelques ajustements en fonction des spécialités, où il y a peut-être un peu moins de besoins à l'échelle du territoire,
01:08comme la chirurgie plastique et reconstructrice, j'imagine.
01:12Et par contre, ils ont voulu sauvegarder quelques spécialités, comme la chirurgie pédiatrique, la pédiatrie médicale ou la psychiatrie.
01:19– Est-ce que ça, c'est définitif ou est-ce que les choses peuvent encore être réarrangées ?
01:25– Eh bien, initialement, j'imagine que c'était définitif.
01:28Après, au vu de la frustration et donc du mouvement qui se monte, je ne sais pas,
01:33je ne suis pas partie du gouvernement malheureusement,
01:35mais peut-être qu'ils vont décider de réouvrir les pourparlers avec les principaux syndicats représentatifs,
01:41pour éventuellement réajuster le nombre de postes.
01:44Mais dans tous les cas, il faut savoir que ces 1 500 internes seront bel et bien en moins l'année prochaine.
01:49Et donc, même s'ils changent la répartition des postes,
01:52il y aura forcément des spécialités qui se retrouveront un petit peu dans l'embarras.
01:56– Avec des recours à des médecins étrangers, en cas de besoin, c'est ce qui est prévu ?
02:01– Oui, absolument, c'est ce qui avait été annoncé.
02:03Donc, c'est déjà le cas en fait.
02:04Il faut savoir qu'en France, notamment dans les hôpitaux périphériques,
02:08c'est-à-dire pas les CHU références, centres de référence,
02:11il y a le système public français qui compte déjà énormément sur les médecins étrangers.
02:16Je pense que tous les patients peuvent le remarquer eux-mêmes en allant à l'hôpital.
02:21Donc, c'est vraiment une main d'œuvre qui contribue au personnel médical activement en France.
02:25Et donc, elle sera d'autant plus importante et nécessaire l'année prochaine avec les 1 500 internes en moins.
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