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  • il y a 2 ans
Avec Astrid Guyart, secrétaire générale du CNOSF, médaillée olympique aux JO de Tokyo en 2020.

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##JO_SPORT-2024-07-17##

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News
Transcription
00:00Sur Sud Radio, Astrid Guyard, secrétaire générale du CNOSF, bonjour.
00:06Bonjour à tous, merci d'invitation.
00:09Une grande championne, Astrid.
00:11Médaille olympique aux JO de Tokyo 2020.
00:14On vous remercie beaucoup d'être à l'antenne de Sud Radio aujourd'hui, dans les JO dans tous leurs états.
00:19On aimerait faire un point sportif, très clair, pour savoir combien de médailles les Bleus peuvent-ils viser aujourd'hui ?
00:27Déjà à vous dire que cette délégation française a fait carton plein,
00:33puisqu'on a toutes les fédérations olympiques et l'ensemble des disciplines qui vont être représentées.
00:37C'est une grande première.
00:39Ce n'était pas uniquement lié au fait d'être le pays hôte, avec des quotas supplémentaires.
00:43C'est vraiment sur les résultats sportifs que nos athlètes ont été décrochés cette sélection.
00:48Forcément, mécaniquement, si on est une grosse délégation, quasiment 50% plus grande que d'habitude,
00:54c'est une délégation qui, dans tous les cas, sera historique.
00:57Mécaniquement, on peut aussi se dire qu'au travers des résultats, on a de bonnes chances de pouvoir décrocher des podiums.
01:04Au niveau de l'objectif affiché, vous le savez, l'Agence nationale du sport, le monastère des sports, ont déjà parlé d'un top 5.
01:12La bonne nouvelle de ces derniers jours, je ne sais pas si vous avez vu l'Institut américain Grasse Notes,
01:16qui place carrément la France dans le top 3, avec à peu près 55 médailles.
01:24Je pense que, raisonnablement, on peut se dire que la place de la France peut se situer dans cet objectif entre top 5.
01:31Et puis, si on arrive à convertir ces médailles en championnats du monde, ces médailles en championnats d'Europe, en médailles olympiques,
01:38ce qui est le plus dur, finalement, d'avoir cette régularité, on peut avoir en plus une belle surprise.
01:42Mais Chris, la Chine, c'est plus d'un milliard d'habitants, les Etats-Unis, c'est 350 millions,
01:49et la France, avec ses petits 68-68 millions d'habitants, si elle arrive dans le top 3, ce serait pas mal, c'est une belle performance.
01:56Ce serait super, et surtout, ça veut dire qu'on aura profité à plein de ce qu'on appelle l'avant-vantage à la maison,
02:01ce que les anglo-saxons connaissent bien, le home advantage, et qu'on a travaillé maintenant depuis plusieurs années,
02:06ça fait maintenant deux ans qu'on travaille l'ensemble des institutions impliquées dans le sport français,
02:10à faire en sorte de mettre les athlètes dans les meilleures conditions.
02:13Et vous parliez des billets tout à l'heure, mais typiquement, sur les 12 millions de billets, il y en a à peu près deux tiers qui ont été achetés par des Français.
02:19Et donc, quand on dit ça, vous pouvez déjà sentir que dans les stades, dans les villas,
02:23on va avoir exactement un public qui sera conquis et causactif pour nos athlètes français.
02:28Rien que ça, c'est un succès, déjà.
02:30Évidemment, c'est avec ce petit dopage naturel qui va faire qu'un athlète va pouvoir aller chercher sa plus belle performance.
02:36Et en plus, nous, comité olympique français, on a mis en place ce qu'on appelle les carrés de supporters,
02:40donc on a travaillé avec les fédérations, on a identifié des leaders d'ambiance qui vont pouvoir justement chauffer la salle.
02:47Alors c'est pas mal, ça peut donner une très belle ambiance.
02:49On a vu que les Français, notamment par exemple à Roland-Garros,
02:52pouvaient mettre une très très belle ambiance quand il y a des Français sur le cours.
02:55Par contre, après, il va y avoir forcément un peu de pression,
02:58parce que c'est à la maison que le président avait annoncé 80 médailles,
03:01objectif un peu revu à la baisse, on le voit et on l'entend.
03:05Mais il va forcément y avoir un peu de pression pour les athlètes.
03:08Évidemment, mais déjà un athlète, pour performer, il a besoin de pression.
03:12C'est juste l'équilibre et de se dire que quelque part, cette pression, il arrive à la transformer en action,
03:17en concentration et donc en performance.
03:19Donc que les athlètes aient ce stress qui va faire la grande performance, ça c'est très bien.
03:25Et après, vous pouvez vous dire que les athlètes, bien évidemment, qui sont accompagnés.
03:28Aujourd'hui, la préparation mentale, elle est partie de prenante
03:32et elle est complètement intégrée dans les entraînements de nos athlètes français.
03:36Donc ça, ça fera aussi la différence.
03:39Ça permettra justement, ce que je disais, d'avoir un beau ton de conversion
03:42entre une médaille mondiale, une médaille européenne et une médaille olympique.
03:45Parce que la différence entre un championnat du monde et des Jeux olympiques,
03:48c'est que c'est une fois tous les quatre ans.
03:49Donc on n'a pas la possibilité de se récupérer au prochain grand chien.
03:53Si je fais la comparaison avec le tennis, je fais tous les quatre mois.
03:55Nous, c'est tous les quatre ans.
03:56Donc forcément, il y a une pression supplémentaire en fonction des scores.
04:00Et ça, ça s'adresse évidemment au travers de l'accompagnement psychologique
04:04et de la préparation mentale de nos athlètes.
04:05Et puis, quand même, on a aussi mis les athlètes dans les meilleures conditions.
04:10On a tout l'entourage des athlètes qui seront là à leur côté.
04:13Ils ont six billets chacun pour avoir leurs proches à leur côté.
04:16Ils ont accès au village olympique ?
04:19Les proches ont accès au village olympique ?
04:21Non, le village olympique, c'est le village des athlètes.
04:24Le village, mais les lieux, les sites.
04:26Je sais qu'il y a des questions de parentalité aussi, d'accès.
04:31Mais pas pour le village, mais sur les sites, oui.
04:34C'est un beau sujet, le sujet de la parentalité, puisque la société évolue.
04:39Et donc forcément que l'accompagnement des athlètes doit aussi évoluer
04:42quand on est un comité olympique, encore plus quand on est le pays hôte.
04:45Et typiquement, la parentalité, on l'a adressée,
04:47puisque les mamans qui allaitent,
04:49on leur a mis à disposition des chambres d'hôtel à cinq minutes du village
04:52pour pouvoir dormir avec leurs enfants, pouvoir allaiter.
04:55Et on a même adressé la parentalité au sens large,
04:58puisqu'on a un espace famille, toujours dans ce même hôtel,
05:01à 100 mètres carrés, mis au couloir de l'équipe de France,
05:03où les parents, que ce soit des entraîneurs ou des athlètes,
05:06pourront passer du temps avec leur famille.
05:08Alors, vous savez, on est vraiment ravis,
05:10vous êtes médaillée olympique, Astrid Guillard,
05:12de vous avoir avec nous en direct sur Sud Radio,
05:15c'est la radio des JO,
05:17et vous parlez bien du comité olympique français, national,
05:20dont vous portez bien là-haut les couleurs sur l'antenne.
05:24Mais tout de même, parlez-nous franchement,
05:26vous êtes athlète vous-même,
05:28vous nous parlez de la santé des athlètes.
05:31Sincèrement, les triathlètes, les nageurs en eau libre,
05:34ils sont sereins à l'idée de nager dans la Seine ?
05:36C'est l'actualité du jour, avec le mini-plongeon de Madame Hidalgo.
05:40Déjà, il faut se dire que les choses seront mises sous contrôle.
05:43Bien sûr qu'il y aura des relevés qui seront mis en place
05:46pour s'assurer de la santé des athlètes à l'issue du triathlon.
05:50Et vous dire aussi que ces athlètes,
05:52s'ils le font en pleine conscience,
05:54ils sont habitués désormais à courir et à concourir dans des fleuves urbains.
06:00Donc ça, c'est des choses qui font partie désormais de la culture du triathlon.
06:04On l'a vu quand ils avaient concouru à Glasgow.
06:07Aujourd'hui, ce sont des choses qui sont totalement rentrées
06:10dans les mœurs de ces athlètes.
06:12Et évidemment qu'en tant que pays organisateur,
06:14il y aura des relevés et un suivi très fin
06:17pour assurer la santé des athlètes.
06:19Et alors en ce moment, le Tour de France perd quelques coureurs
06:21parce qu'il y a du Covid.
06:23Et on se demande, est-ce que vous avez prévu des restrictions particulières,
06:28un peu en urgence, on a vu sur le Tour de France ?
06:30Si le Covid revient, alors comment ça se passe ?
06:32Est-ce que les athlètes vont devoir porter des masques, par exemple,
06:34en dehors des compétitions ?
06:36Alors évidemment, il y a plusieurs scénarios qui sont à l'étude.
06:39Et on aura un suivi très très fin,
06:41avec des tests Covid en fonction des symptômes qui seront déclarés.
06:45Et en fonction de la criticité,
06:47on mettra en place différents plans d'action
06:50pour contrôler le risque de propagation.
06:53Évidemment, puisqu'on a à cœur que sur les 573 athlètes
06:56qui composeront cette délégation française,
06:58l'ensemble puisse concourir,
07:00et qu'on ne soit pas face à une situation
07:02où on a un cas Covid symptomatique
07:04et avec un risque d'abandon de la part de nos athlètes.
07:08Vous êtes plutôt rassurant ce matin à l'antenne de Sud Radio.
07:11Oui, absolument, et très optimiste
07:13et surtout enthousiaste à dix jours de l'ouverture de ces Jeux Olympiques.
07:18Ça y est, on va enfin parler de sport en France.
07:20Et qu'est-ce que ça fait du bien ?
07:21Alors, je sais bien, Street Gear, que vous devez être neutre,
07:24que vous parlez de tous les sports, de toutes les fédérations.
07:27Mais tout de même, dans votre discipline à vous,
07:29vous qui êtes médaillé olympique, vous espérez quoi ?
07:32Vous pensez à qui ? Donnez-nous des noms.
07:34Faites-nous un peu rêver avec des femmes ou des hommes.
07:37Déjà, je vais vous dire une chose.
07:39Tout commence le premier jour.
07:40On parlait d'être dans le top 5, d'avoir un certain nombre de médailles.
07:44Et évidemment qu'il faut enclencher la dynamique au plus tôt.
07:47Et donc, le premier jour, ça tombe bien.
07:49Il y a de l'escrime.
07:50Et il y a notamment deux armes.
07:52Il y a l'épée d'âme et le sabre-homme.
07:54Et donc, moi, je vois Marie-Florence, forme de la famille,
07:56typiquement, boladée à pitié au sabre-homme.
07:58Donc, c'est sur ces deux médailles-là que je vais déjà miser le premier jour,
08:02même s'il y aura évidemment des judocages.
08:04Il y a une bouclie, Lucas Menthès, qui sont évidemment déjà des médaillés.
08:08Ça part fort.
08:09Escrime et judo, c'est le fight.
08:13Je soupçonne d'ailleurs à la programmation
08:15d'avoir mis l'escrime en tête de groupe.
08:18Parce que c'est un sport qui amène énormément de médailles,
08:21toujours pour les Français, bien sûr.
08:23Écoutez, il y a une tradition, l'escrime et le judo.
08:26Merci infiniment à Stéphane Guillard, secrétaire générale
08:29du comité olympique national français,
08:32et elle-même, escrimeuse médaillée olympique au JO de Tokyo,
08:37en 2020 d'avoir été en direct avec nous.
08:40Et on sera de tout cœur avec nos athlètes, bien sûr,
08:43mais avec tous les athlètes.
08:44Et avec vous.
08:45Et bravo déjà pour cette organisation authentée aujourd'hui.
08:49Merci et à bientôt sur Sud Radio.
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