00:00Vous avez poussé comme un coup de gueule en fustigeant un petit peu l'attitude de certains transformateurs qui ne jouent pas le jeu de cet accord du 24 juillet.
00:13Qu'en est-il ? Vous réclamez des hausses de prix qui ne sont pas appliquées aujourd'hui par les transformateurs ?
00:19Les transformateurs aujourd'hui, les résultats publiés par les transformateurs montrent que les entreprises ont gagné de l'argent au premier semestre, beaucoup d'argent.
00:28À un moment, il faut que ça suffise. On ne peut pas nous dire que la filière laitière est dans un marasme total et qu'il faut donc qu'il y ait la distribution qui vous aide et que cet argent ne vaille pas aux producteurs.
00:39Les industriels aujourd'hui ont grangé de l'argent depuis le début de l'année. Il est temps qu'ils appliquent tout l'accord et que l'accord doit permettre une revalorisation du prix payé aux producteurs suffisante pour couvrir leurs charges.
00:54C'est aussi simple que ça. Nous dire que 3 ou 4 centimes d'euros des millilitres vont permettre d'améliorer la situation, c'est faisable sans mettre à mal le compte de résultat des entreprises laitières françaises.
01:12Ils le montrent en publiant leurs résultats aussi exceptionnels que ceux-là.
01:16Pourtant, aujourd'hui, la FNCL, par exemple, explique que revaloriser le prix à hauteur de 340 euros les millilitres représenterait autour de 300 ou 400 millions d'euros de revalorisation de prix sur l'ensemble du territoire et des producteurs et que c'est intenable pour les entreprises.
01:32Le somme d'augmentation des résultats des 3 entreprises qui publient, c'est cette somme-là. Juste l'augmentation. Donc à mon avis, je pense que Danone, Saventia et Bell, si on additionne l'augmentation de leurs 3 résultats sur le premier semestre, ça fait 300 millions d'euros.
01:52Donc rien que des entreprises qui représentent moins de 20% de la collecte y arrivent. Donc je pense qu'il y a les moyens globalement dans la filière pour répondre à la FNCL. Deuxièmement, il y a eu une augmentation de tarifs sur bon nombre de produits suite à l'accord du 24 juillet.
02:12Il y a donc une augmentation du chiffre d'affaires des entreprises coopératives comprises et même, j'allais dire, particulièrement les coopératives puisqu'elles sont souvent les fabricants de CMDD et des premiers prix qui sont concernés par l'accord.
02:26Donc il y a plus de chiffres d'affaires qui arrivent dans les entreprises. Il est donc possible déjà de ce point de vue-là de répercuter aux producteurs. Et je voudrais aussi dire qu'il y a toute une partie de l'accord qui est encore à mettre en œuvre.
02:40Il y a toute la partie sur la restauration hors foyer, la restauration en domicile. Tout ceci est encore à faire et il faut encore aller chercher des euros partout. Qu'il faut que le ministère mette en œuvre ce qui avait été déjà prévu, c'est-à-dire un retour vers les médiateurs pour pouvoir chiffrer quelles ont été les évolutions.
03:03Et il faut aussi que cette évaluation par les médiateurs se conduise par une nouvelle table ronde ou un nouveau rassemblement qui permettent de voir là où ça manque. Je veux bien entendre que pour certaines coopératives ou que pour certains industriels, le compte n'y est pas, ne permet pas de le faire.
03:23Alors on va régler le problème. Mais on a aujourd'hui la chance d'avoir des distributeurs qui sont prêts à aider la production. Hâtelons-nous-y, mais ne disons pas, au priori, que ce n'est pas possible.
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