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  • il y a 2 ans
Dématérialisation de l’identification

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Transcription
00:00Bonjour, je reçois sur ce plateau Laurent Duvaux de l'Institut de l'élevage.
00:10Bonjour monsieur Duvaux. Bonjour. Vous êtes chargé de mission pour l'association SPIE et donc votre mission, si vous l'acceptez,
00:17ça va être d'engager la faisabilité du projet de dématérialisation des passeports bovins. Alors dématérialiser des passeports,
00:26qu'est-ce que ça veut dire ? De quels documents on parle ? On parle des documents de circulation des bovins, à savoir le papier rose
00:37et ainsi que le document sanitaire, l'ASDA. L'idée c'est d'enlever ce caractère réglementaire de ce document-là à terme et de le remplacer
00:49par un système d'information pour apporter ces informations en temps réel aux utilisateurs.
00:55Dématérialiser, ça veut dire passer du papier au numérique, ça veut dire qu'on aura des tablettes, ça veut dire que l'information légale finalement de ce passeport,
01:03elle se trouvera où ? Alors aujourd'hui, l'ensemble de ces informations existent. Elles sont dans des systèmes de référence. Il y en a quatre.
01:14Il y a la BDNI que tout le monde connaît. Donc c'est le système d'identification. Il y a la partie sanitaire réglementaire, donc SIGAL, la partie génétique,
01:23le SIG et GDS France qui apportent les données sanitaires professionnelles. Et donc l'enjeu, c'est de mettre à disposition de ces données-là en temps réel
01:33et ça accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le grand enjeu, le grand service que ça peut apporter, c'est que la donnée est en permanence actualisée.
01:45Si le statut sanitaire de l'élevage change, c'est que ça se retrouve directement.
01:50Voilà, c'est de gagner en fiabilité de données, donc accélérer. Aujourd'hui, le papier a des avantages, mais un des inconvénients, c'est que la donnée ne se rafraîchit jamais.
02:05Donc là, c'est vraiment d'aller à la source de l'information qui est actualisée par les acteurs qui sont en place aujourd'hui, dont c'est l'émission.
02:15Les acteurs, ça va être qui? Qu'est-ce qui est concerné par ce projet?
02:19Alors, c'est l'ensemble des acteurs de la filière, donc depuis Lamont jusqu'à Laval. C'est plus de 200 000 utilisateurs.
02:27Donc, c'est les éleveurs, bien sûr, plus de 198 000 et 2000 opérateurs commerciaux, centres de rassemblement, marchés et aussi les abattoirs, les transporteurs.
02:38Alors concrètement, si on prend un exemple, si moi, je suis éleveur et que vous êtes marchand de bestiaux, par exemple, ou abatteur, je vous vends mon animal.
02:47Qu'est-ce qu'on doit faire? Alors, vous êtes déjà le détenteur de l'animal, donc c'est vous qui allez transmettre l'information à qui vous le souhaitez.
02:58Donc là, aujourd'hui, vous transmettez un papier, donc il faut une présence physique des deux acteurs pour la transmission de ce papier.
03:06Et il faut qu'aussi la ligne mâle soit soit là. Demain, vous pourrez transmettre ce droit là, cette information là aux commerçants avant que avant et dans d'autres lieux.
03:22Il n'y a plus besoin d'être forcément sur le même lieu de discussion.
03:26Donc voilà, ça veut dire que sur sur un smartphone, sur une tablette ou sur un ordinateur, je donne le droit d'accès à vous qui allez prendre mes animaux,
03:35que j'ai mis dans un coin de l'étape. Voilà, c'est tout à fait ça. C'est exactement ça.
03:40Donc, simplement, le système que l'on construit, c'est un système qui gère en fin de compte l'ensemble de ces droits, ces habilitations.
03:48C'est de pouvoir fournir à la bonne personne au bon moment l'information. Et après, derrière, c'est que l'utilisateur utilise son outil habituel qui lui est compatible des maths
04:00et qui puisse accéder en toute transparence à la fourniture de ce service là.
04:05Aujourd'hui, c'est un projet qui est encore à l'état de prototype que vous avez déjà testé un peu en ferme. Où est ce qu'on en est?
04:11Quelles seront les prochaines étapes du projet? Alors, ce projet là, il a commencé en 2010.
04:15Il était porté par la DGAL, le ministère de l'Agriculture. Donc, c'était une phase d'étude et qui aujourd'hui confiait à l'ensemble des acteurs,
04:26aux professionnels pour construire le système. Donc, ces professionnels sont réunis au sein de l'association SPIE, le Système Professionnel d'Information en Élevage,
04:37imprésidé par Daniel Roguet. Et donc là, on rentre, comme vous l'avez dit, dans une phase de prototype où là, on va vérifier l'ensemble des cas d'usage auprès de l'ensemble des acteurs.
04:52Quand je dis l'ensemble des acteurs, c'est 200 acteurs qui sont impactés par ces tests là, surtout répartis sur tout le territoire français.
04:59Et le but, c'est d'en tirer les enseignements pour pouvoir apporter les éléments dans un dossier de choix qui permettra à l'ensemble des décideurs de se prononcer ou pas,
05:12d'acter la dématérialisation en France. Il va y avoir des freins à ce genre de projet? Ça risque d'être compliqué à mettre en place ou pas?
05:19Tout projet de modernisation, forcément, fait peur. Alors, le premier frein que l'on entend régulièrement, c'est les fameuses zones blanches.
05:32Si j'ai pas d'internet, vous entendez là où il n'y a pas Internet, là où il n'y a pas Internet. Donc, forcément, nous, dans nos cas d'utilisation, c'est de voir naturellement le cas des gens qui sont connectés.
05:43Comment ils utilisent ça et voir la mécanique, mais aussi apporter des solutions à ceux qui ne pourraient pas avoir accès à cette information là. Donc, des maths ne veut pas dire papier zéro.
05:56Aujourd'hui, c'est pas pour ça qu'on va brûler ses passeports. Alors, le passeport n'aura plus de valeur réglementaire comme il l'a aujourd'hui. On va se rapprocher au plus près des bases de référence.
06:09Laurent Duvaux, je vous remercie.
06:12Je vous remercie aussi.
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