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Transcription
00:00Un champ de débris dans un coin perdu du Venezuela confirme la disparition d'un avion de ligne.
00:10Le vol 708 de West Caribbean Airways a mystérieusement chuté alors qu'il était à plus de 30 000 pieds.
00:20Un avion colombien a décollé de Panama avec 152 français à bord.
00:26C'est le pire accident sur le territoire vénézuélien.
00:30Les dernières paroles de l'équipage...
00:35...expliqueront-elles le drame ?
00:40En fait, elles ne font qu'épaissir le mystère.
00:47Car les pilotes ne sont pas d'accord sur le problème.
00:50Ce sera donc aux enquêteurs de démêler le vrai du faux.
01:21À l'aéroport international Tocumen de Panama,
01:24l'embarquement du vol 708 de West Caribbean Airways commence avec deux heures de retard.
01:33Il est bien plus de minuit.
01:35Les 152 français arrivent au port.
01:40Le vol 708 de West Caribbean Airways arrive à l'aéroport.
01:45Il est bien plus de minuit.
01:47Les 152 français qui prennent ce charter rentrent en Martinique
01:51après avoir visité le canal de Panama.
01:58Le commandant de bord Omar Ospina vient d'arriver de Colombie avec son équipage.
02:03Compte tenu du retard, il doit reconditionner l'avion rapidement,
02:07mais l'attente va encore se prolonger.
02:09En effet, son copilote David Munoz l'informe qu'il y a des surréservations
02:13et même le strapentin du poste de pilotage est occupé.
02:19Je m'en occupe.
02:21Alero, fais une annonce en espagnol et en anglais.
02:24C'est compris.
02:25Luis et Angela restent.
02:26Je les préviens.
02:28Une hôtesse et un steward ne partiront pas, car il n'y a pas assez de place pour eux à bord.
02:34Le devis de masse est sans trage.
02:37Le devis de masse est sans trage.
02:43En vérifiant le poids de l'avion...
02:45Décollage de la 21 gauche, 3050 mètres.
02:48...et la longueur de la piste,
02:50le commandant conclut qu'il est en mesure de décoller en toute sécurité.
02:56Sa trajectoire va faire passer l'avion à travers une zone de gros temps,
03:00mais rien que de très habituel à la saison des ouragans.
03:04On est prêt.
03:05Demande le repoussage.
03:07Sol, West Caribbean 708, demandons repoussage, poste 28.
03:13West Caribbean 708, repoussage approuvé, poste 28.
03:20Roulez, piste 21 gauche.
03:29West Caribbean 708, 21 gauche, autorisé à décoller.
03:36V1.
03:39Rotation.
03:44A une heure du matin, le vol 708 s'envole enfin pour Fort-de-France.
03:51Les pilotes ont décollé de Tokoumen avec un avion lourd.
03:55Ils ont décollé avec un avion lourd.
03:57Ils ont décollé avec un avion lourd.
03:59Ils ont décollé avec un avion lourd.
04:02Les pilotes ont décollé de Tokoumen avec un avion lourd,
04:05et pour un vol plutôt long pour ce type d'appareil.
04:11La liaison doit durer trois heures.
04:14L'avion est monté à 31 000 pieds,
04:16le niveau de vol initial qu'on lui avait attribué.
04:21Les pilotes avaient déposé un plan de vol
04:23avec un niveau de vol de croisière de 33 000 pieds, soit 10 000 mètres.
04:28L'équipage est aux commandes d'un MD-82,
04:31aisément reconnaissable grâce aux deux moteurs montés à l'arrière du fuselage.
04:37Un MD-82 est un très bon avion.
04:42C'est un modèle dérivé du DC-9.
04:45Il est plus allongé, il consomme moins de carburant,
04:48et il est équipé d'une instrumentation et d'une avionique plus moderne.
04:53Allume l'antigivrage.
04:54Allume l'antigivrage.
04:56Plus l'avion monte, plus la température extérieure baisse,
04:59donc les pilotes branchent l'antigivrage.
05:05Après une demi-heure de vol, l'avion est à 31 000 pieds,
05:08soit 9 450 mètres, quand la météorologie se dégrade.
05:13Un ouragan de faible intensité qui approche au-dessus de l'Atlantique
05:16provoque des vents forts.
05:19Demande déviation par la gauche.
05:22Barranquilla, West 708, demandons altération de cap à gauche, cause météo.
05:26708, autorisé à virer à gauche.
05:36Les pilotes sont souvent obligés de s'écarter de la route prévue initialement,
05:40afin d'éviter le mauvais temps.
05:43Ça devrait s'arranger.
05:54Après 40 minutes de vol,
05:56l'avion a déjà consommé plusieurs tonnes de carburant pour voler plus haut.
06:02L'équipage a dû monter à 31 000 pieds,
06:04voler en palier en attendant que l'avion s'allège,
06:07et s'arrêter.
06:08Demande le 330.
06:10330.
06:13Barranquilla, West 708, demandons le niveau 330.
06:17708, autorisé au 330.
06:21Le commandant entame donc la montée jusqu'à l'altitude prévue de 33 000 pieds,
06:25soit un peu plus de 10 000 mètres.
06:30Le commandant est obligé d'aller jusqu'au niveau 330.
06:34Coupe l'antigivrage moteur.
06:52Je ne peux pas accéder.
06:55Je ne peux pas accéder.
06:58Je ne peux pas accéder.
07:00Je ne peux pas accéder.
07:03Accélérer.
07:06Apparemment, les moteurs ne répondent plus.
07:12Je vais aux toilettes.
07:14Mais l'équipage ne s'inquiète pas outre mesure.
07:20A environ un tiers du trajet,
07:22l'avion de West Caribbean entre dans l'espace aérien vénézuélien.
07:33Il y a du gâteau et du café pour tout le monde ?
07:35Oui, il faut qu'on partage.
07:42Alors que la tempête redouble de violence,
07:44le copilote redoute le risque de givrage.
07:48Allume maintenant.
07:49Il y a de la glace ?
08:01Allume-le.
08:03Allume-le.
08:17Bientôt, les turbulences empirent.
08:21Quel sale temps.
08:22Allume le picteau.
08:23Attachez vos ceintures.
08:34S'il vous plaît, restez assises.
08:40Je baisse la lumière pour que les gens ne se lèvent pas.
08:48On descend au 3-1-0 ?
08:51Demande.
08:54Mike Etilia ?
08:56Le centre de contrôle aérien de Mike Etilia
08:58est un des plus grands centres de contrôle aérien du monde.
09:01Le centre de contrôle aérien de Mike Etilia au Venezuela n'a pas de radar.
09:06Vous demandez à descendre au 3-1-0 ?
09:09Le contrôleur a donc besoin que les équipages lui disent où il se trouve.
09:15Le commandant coupe le pilote automatique.
09:17Donne-moi 3-1-0.
09:19Et l'avion commence à descendre à 31 000 pieds.
09:25Les turbulences redoublent d'intensité.
09:28Et le vibreur de manche se déclenche.
09:30C'est l'alerte la plus grave qui puisse se manifester.
09:36Le manche se met à vibrer pour avertir le pilote
09:38que l'avion vole à une vitesse dangereusement basse.
09:43Et à partir de 31 000 pieds, l'avion se met à chuter.
09:54C'est un décollage !
09:56C'est un décrochage, commandant !
09:58Un décrochage !
10:00L'avion tombe comme une pierre.
10:02Et l'équipage n'a que quelques secondes pour comprendre pourquoi.
10:09Ouest 708 !
10:11En descente, passant le 2-4-0 !
10:15Il se descende, passant le 2-4-0 ?
10:17Avez-vous un problème ?
10:19Oui.
10:20Dis qu'on a une extinction des deux moteurs.
10:22Extinction des deux moteurs !
10:24Confirmé ?
10:25Extinction des deux moteurs !
10:27Compris.
10:28Confirmez radial et distance de Punto Cabello si possible.
10:33Le contrôleur doit localiser l'avion.
10:38Négatif ! Négatif !
10:39On est à 14 000 pieds !
10:4114 000 !
10:42On descend, l'avion est incontrôlable !
10:44Baissez la tête ! Baissez la tête !
10:47Baissez la tête !
10:48Confirmez si possible le nombre de personnes à bord.
10:50Intention et distance par rapport aux aides à la navigation.
10:53152 passagers à bord !
10:55Avion incontrôlable !
10:56En seulement 30 secondes, l'avion chute de 9 000 pieds, soit plus de 2700 mètres.
11:03Compris. 152 personnes à bord.
11:06Affirme !
11:08Compris.
11:09Confirmez quel niveau vous passez, Westkey Charlie.
11:20Westkey Charlie, Westkey 708.
11:23Confirmez position si possible.
11:27Westkey Charlie, Westkey 708.
11:29Confirmez position si possible.
11:35Alors qu'il volait à plus de 10 km au-dessus de la Terre,
11:38le vol 708 est mystérieusement tombé.
11:43Le contrôleur aérien du Venezuela ignore où il se trouvait et s'il y a des survivants.
11:54Le lendemain de la disparition du vol 708 de West Caribbean Airways,
11:59des villageois vénézuéliens signalent qu'un avion s'est écrasé sur des terres agricoles.
12:07L'Orlis Ramos, la directrice générale de la commission d'enquête vénézuélienne,
12:11n'a encore jamais travaillé sur un drame de cette importance.
12:14Elle est choquée par le spectacle qu'elle découvre.
12:17Les 160 personnes qui étaient à bord, dont 152 ressortissants français de Martinique,
12:22ont trouvé la mort.
12:28Pour nous c'était très impressionnant, parce que c'était notre premier gros accident.
12:33En conséquence, c'est la première fois qu'il y a eu un accident de cette taille.
12:38Pour nous c'était très impressionnant, parce que c'était notre premier gros accident.
12:43En conséquence, la pression sur nos épaules était très forte.
12:49C'était le crash le plus meurtrier qu'il y ait jamais eu au Venezuela.
12:56L'ampleur de l'enquête a de quoi décourager.
13:02L'Orlis Ramos sait que l'avion qui s'est écrasé compte parmi les plus sûrs du monde.
13:07Il y en a plus de 3000 qui volent chaque jour.
13:15Enquêter sur l'accident d'un avion aussi utilisé que le MD-82 est une sacrée responsabilité,
13:20compte tenu des conséquences que ça peut avoir sur le reste de la flotte.
13:25Il y a eu 160 passeports enregistrés.
13:28Les journalistes colombiens, vénézuéliens et français arrivent aussitôt sur les lieux.
13:38L'avion s'est écrasé dans une zone de non-droit près de la frontière colombienne,
13:43où les enlèvements sont menés courante.
13:48L'armée explique aux enquêteurs qu'elle ne peut les protéger que pendant la journée.
13:59Il est certain que mon équipe, y compris moi, n'était pas prête à faire face à une telle urgence.
14:08L'accident était d'une nature complexe.
14:13Et il a été très difficile de comprendre rapidement ce qui s'était passé.
14:22Une fois les dépouilles des victimes évacuées,
14:24les enquêteurs cherchent d'abord à savoir dans quel état était l'avion au moment de l'impact.
14:30Si le MD-82 était au complet, ça permettra d'exclure une dislocation en plein vol.
14:38On a pu repérer les quatre coins de l'avion.
14:42La queue, un morceau du poste de pilotage et des fragments des deux ailes.
14:50Ça laissait entendre que ça n'était ni une explosion,
14:54ni quoi que ce soit de ce genre qui était à l'origine de l'accident.
15:02Les enquêteurs interrogent le contrôleur.
15:05Ils avaient une extinction des deux moteurs.
15:08Avez-vous un problème ?
15:10Dis qu'on a une extinction des deux moteurs !
15:17Quand le centre de contrôle aérien de Mike Etiya nous a dit que l'équipage avait signalé une double extinction,
15:24on s'est aussitôt intéressés au fonctionnement des moteurs de l'avion.
15:31Oui, je m'y mets.
15:34Employé du NTSB, le BEA américain, Joseph Sedor enquête souvent hors des États-Unis.
15:42Dès qu'on nous signale un accident, on contacte le fabricant de la cellule et des moteurs.
15:48Comme au départ, il a été question d'une double extinction,
15:51on a réuni autant de renseignements que possible au sujet des réacteurs.
15:58Aucune trace d'incendie dans le moteur.
16:01L'Orlis n'était pas à la fête. L'accident avait eu lieu au milieu de nulle part.
16:06Quatre pays étaient concernés et elle manquait de personnel.
16:12Examinons la météo qu'ils ont eue.
16:17L'enquêtrice sait que les orages violents peuvent endommager les réacteurs.
16:23En 1977, un DC-9 avait été victime d'une extinction en en traversant un.
16:31Les deux réacteurs avaient rendu l'âme.
16:34L'avion avait chuté de 17 000 pieds et percuté le sol avant de se transformer en boule de feu.
16:45Les moteurs peuvent s'être arrêtés soit à cause de fortes pluies qui se seraient engouffrées à l'intérieur,
16:53soit à cause de turbulences.
16:56On peut comparer une extinction à une veilleuse de chaudier à gaz qui s'éteint.
17:02Le moteur fonctionne correctement, la combustion se fait à l'intérieur,
17:06mais subitement, la flamme disparaît et tout s'arrête.
17:14Si les deux réacteurs se sont arrêtés, ça expliquerait pourquoi l'avion était intact en touchant le sol.
17:26Malgré tout, Loris Ramos sait que sa meilleure chance de découvrir ce qui est arrivé, ce sont les boîtes noires.
17:34Elles contiennent des données et des enregistrements sonores d'une importance cruciale,
17:39mais la récupération de ces éléments s'annonce compliquée pour des raisons politiques.
17:45Une des difficultés, c'était l'aspect international.
17:49L'avion colombien avait décollé du Panama
17:52ou survolé le Venezuela,
17:55ou il s'était écrasé.
17:58Donc, les Vénézuéliens se sentaient très peu concernés par le vol et par ses passagers.
18:06Le gouvernement vénézuélien, en froid avec les Etats-Unis, choisira qui examinera les boîtes noires.
18:15Comme c'était un avion fabriqué aux Etats-Unis,
18:18on a proposé de mettre nos installations à disposition pour l'exploitation des deux enregistreurs.
18:24Mais il a été décidé que l'opération se ferait en France, au BEA, le Bureau d'enquête et d'analyse.
18:33L'enregistreur de vol et l'enregistreur phonique sont donc envoyés au Bourget.
18:40Le BEA a participé à l'enquête parce que tous les passagers étaient des citoyens français qui vivaient en Martinique.
18:49Les enquêteurs étudient une autre hypothèse qui expliquerait la défaillance des moteurs, une contamination du carburant.
18:56Ils recherchent le camion-citerne qui a assuré l'avitaillement à Panama.
19:02C'était important d'analyser le carburant,
19:06parce que ça pouvait être une des raisons expliquant la défaillance du carburant.
19:11L'analyse du combustible pour trouver des traces éventuelles de contamination a été demandée aux autorités panaméennes.
19:18Mais elle s'est révélée négative.
19:22Bonjour, j'espère pouvoir vous aider.
19:25Joseph Sainz, le directeur général de l'équipe de l'aviation de Panama,
19:29a été envoyé au bureau de l'enregistreur.
19:32Il s'agit de l'enregistreur de l'aviation de Panama.
19:35Il s'agit de l'enregistreur de l'aviation de Panama.
19:37J'espère pouvoir vous aider.
19:39Joseph Sedor arrive de Washington avec deux spécialistes des moteurs.
19:44À notre arrivée, une des premières choses qu'on a voulu voir, ça a été les réacteurs.
19:50Les spécialistes du NTSB et son homologue de chez Pratt & Whitney les ont examinés en détail.
19:59Et là, surprise.
20:02Les deux moteurs tournaient à grande vitesse au moment de l'impact.
20:07Les indices montraient que tous deux fonctionnaient à très haut régime.
20:13Selon les enquêteurs, les réacteurs étaient donc en parfait état.
20:20Quand on a reçu les résultats de l'analyse des moteurs,
20:24on s'est rendu compte qu'ils avaient fonctionné parfaitement.
20:29Vous avez un problème ?
20:31Oui, dit qu'on a une extinction des deux moteurs.
20:34On a une extinction des deux moteurs !
20:37Les ZOOP tournaient à l'impact.
20:40L'extinction signalée par l'équipage n'avait jamais eu lieu.
20:46Le suspect numéro un dans l'enquête sur l'accident d'un des avions les plus utilisés est blanchi.
20:52Et il faut trouver une nouvelle piste.
20:55Donc on voulait récupérer les données des enregistreurs le plus vite possible.
21:01Les enquêteurs comptent sur les boîtes noires pour faire la lumière sur la cause du drame.
21:08Elles sont en France où l'une d'elles a été ouverte.
21:13En écoutant l'enregistreur phonique, les enquêteurs sont surpris.
21:18C'est un décrochage, commandant ! Un décrochage !
21:22Après avoir écouté l'enregistreur phonique, on a compris que l'avion avait décroché.
21:32Comment décroche-t-on à 30 000 pieds avec deux réacteurs en marche ?
21:38Pour qu'un avion ait la portance nécessaire pour voler, l'air doit s'écouler très vite sur ses ailes.
21:45Il y a décrochage quand la portance se réduit au point de ne plus permettre de maintenir l'avion en vol.
22:02Il est rare qu'un avion soit victime d'un décrochage à pareille altitude.
22:06Et les enquêteurs comptent sur la deuxième boîte noire pour savoir pourquoi c'est arrivé.
22:29Mais une bonne partie de l'enregistrement est incompréhensible.
22:35Une partie des données n'était pas exploitable.
22:42Et des éléments décisifs avaient disparu.
22:45La position de la gouverne de profondeur, de la gouverne de direction, le cap, et plus important, les paramètres moteurs.
22:57Pour l'équipe, c'est une déception.
23:02Il nous faut ces paramètres.
23:04Les paramètres moteurs indiqueront quelle puissance les réacteurs fournissaient et permettront de dresser un tableau des dernières minutes du vol.
23:16Depuis Washington, le NTSB offre son aide.
23:23Des logiciels sophistiqués peuvent peut-être récupérer une partie des données manquantes.
23:28On a utilisé les données disponibles pour retrouver des renseignements concernant les moteurs.
23:34Les enquêteurs cherchent d'autres pistes susceptibles d'expliquer le décrochage.
23:43L'avion a traversé une zone de temps humide et glaciale qui a pu provoquer la formation de glace sur les ailes.
23:50Un phénomène susceptible de conduire à un décrochage.
23:53Quand la glace s'accumule, la traînée et le poids augmentent et la portance diminue.
23:59Le MD-82 est équipé d'un anti-givrage.
24:02Quand il est actionné, cet appareil prélève de l'air chaud dans les moteurs et le ventile sur les ailes pour éviter la formation de glace.
24:09Qu'ont-ils fait contre la glace ?
24:13Allume le pitot, attachez vos ceintures.
24:17Quel sale temps !
24:19Au moment où l'avion grimpe à 33 000 pieds, le commandant prend une décision inhabituelle.
24:26Coupe l'anti-givrage moteur.
24:29Coupe l'anti-givrage moteur.
24:31Coupe l'anti-givrage moteur.
24:33Coupe l'anti-givrage moteur.
24:35Coupe l'anti-givrage moteur.
24:41Un peu plus tard, le copilote David Munoz demande s'il faut l'allumer.
24:48Je l'allume maintenant ?
24:55Généralement, les pilotes examinent le rebord métallique extérieur de la fenêtre pour voir si de la glace s'y accumule.
25:04Allume-le.
25:06Il semble que le commandant n'ait vu.
25:10Comme l'avion volait par un temps froid et humide, les enquêteurs ne comprennent pas pourquoi l'équipage n'a pas laissé l'anti-givrage allumé.
25:21Compte tenu des conditions météorologiques, les pilotes auraient dû utiliser l'anti-givrage pendant tout le vol.
25:27Les deux hommes auraient-ils commis une erreur qui aurait permis à la glace de s'accumuler sur les ailes et de provoquer le décrochage de l'avion ?
25:43De nouveaux indices dans l'enquête sur le drame du vol ouest caribéen 708 vont peut-être permettre de déterminer la cause de l'accident.
25:56Le NTSB a réussi à récupérer certaines données concernant les réacteurs du MD82.
26:09C'était très important pour comprendre le fonctionnement des moteurs.
26:14S'il y a eu de la glace sur les ailes, les moteurs ont dû fonctionner à plus haut régime pour compenser le frottement qu'elles créaient.
26:21Les paramètres moteurs devraient le confirmer.
26:24Regardez.
26:26La puissance ne montait pas. En fait, elle diminuait.
26:31Donc, il n'y a pas eu de glace sur le profil.
26:36Si la glace n'a pas conduit au décrochage, que s'est-il passé ?
26:43Les enquêteurs doivent établir pourquoi les réacteurs ne fournissaient pas la puissance nécessaire pour permettre au MD82 de voler.
26:51Les manquements à la sécurité qui émaillent le passé de la compagnie ouvrent une nouvelle piste.
26:57Caribbean Airways a été sanctionné pour avoir fait voler des avions en surcharge.
27:03Les autorités colombiennes emmenaient régulièrement les avions à la pesée à Bogota pour comparer leur poids à celui inscrit dans le manifeste.
27:12Et parfois, ils étaient plus lourds que ce qui était indiqué.
27:15Le vol 708 a-t-il décroché à cause de son poids ?
27:22Lors de notre visite à Panama, on a constaté que West Caribbean Airways ne contrôlait pas rigoureusement le poids des bagages de l'équipage et des passagers.
27:34Si un avion est trop lourd, il peut être incapable d'atteindre des altitudes élevées où l'air est moins dense.
27:41Les pilotes doivent faire leurs calculs avec soin.
27:50Les pilotes savent à quelle altitude ils peuvent voler en vérifiant les tables de performance,
27:56en y entrant le poids de l'avion et la température extérieure.
28:00Ce que les enquêteurs ignorent, c'est si le commandant Ospina a fait ou non une erreur de calcul.
28:07Ils essaient d'abord de vérifier si le vol 708 était lourd au point de décrocher.
28:15On a repris le nombre des passagers, des membres des passagers,
28:20et on a vérifié si le vol 708 était lourd au point de décrocher.
28:25On a repris le nombre des passagers, des membres d'équipage,
28:30le poids de l'avion proprement dit, et celui des bagages.
28:36Ils ont déjà fait des simulations avec le poids officiel de 67 tonnes 142.
28:43Ajoutons quelques tonnes, comme s'il y avait plus de bagages.
28:47Tu ferais être mal pesé.
28:50Disons 70 tonnes 3.
28:53Les enquêteurs refont leurs calculs avec un avion nettement sur charge.
29:01Et une surprise les attend.
29:04Même avec une masse au décollage plus élevée, l'avion aurait pu maintenir le niveau 330.
29:12L'investigation est à nouveau dans l'impasse.
29:15On a loupé un truc.
29:16On a loupé un truc.
29:19Reprenons à zéro.
29:25Après de longues recherches, les enquêteurs n'arrivent toujours pas à comprendre pourquoi l'avion a décroché.
29:37Merci.
29:40La solution tient à la façon dont la puissance est distribuée.
29:47Quand il est allumé, l'antigivrage est alimenté par les moteurs, ce qui réduit la poussée.
29:55La baisse de poussée peut nuire aux performances en fonction du poids et de l'altitude de l'avion.
30:01Celui-ci pouvait voler à 33 000 pieds sans l'antigivrage.
30:05Allume l'antigivrage.
30:08Mais il ne pouvait pas dépasser 31 900 pieds avec l'antigivrage.
30:12C'était l'antigivrage.
30:15Il les a privés de puissance.
30:2031 900, c'était le maximum.
30:30L'enquête a conclu que l'altitude à laquelle l'avion avait volé n'était pas adéquate contre la puissance de l'avion.
30:37L'altitude à laquelle l'avion avait volé n'était pas adéquate compte tenu de son poids et des conditions météorologiques rencontrées.
30:50L'avion a commencé à décélérer quand l'équipage a branché l'antigivrage parce que ça a diminué la poussée des moteurs.
30:57Les enquêteurs concluent que c'est la réduction de la poussée qui a fait décrocher l'avion.
31:02Le devis de masse et centrage.
31:04Ils supposent que lorsque le commandant a calculé son niveau de vol de croisière, il a oublié d'inclure l'antigivrage.
31:14Il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte et ils en ont oublié certains.
31:20Si un problème de poussée a provoqué le décrochage, pourquoi l'équipage n'a-t-il rien remarqué ?
31:26Notamment parce que lorsque le drame s'est noué, aucun des deux hommes ne pilotait.
31:33C'était le pilote automatique.
31:39Mais le pilote automatique ne doit pas laisser un avion décrocher.
31:43Alors pourquoi celui-ci n'a-t-il pas réagi ?
31:53En étudiant le pilote automatique du MD82, les enquêteurs tombent sur un bulletin des opérations aériennes de l'avionneur adressé à la compagnie trois ans plus tôt.
32:04La vitesse R baisse jusqu'à déclencher l'avertisseur de décrochage, puis débrancher le pilote automatique.
32:15Le bulletin de Boeing décrivait un incident presque identique à celui qui était arrivé à l'avion de West Caribbean Airways.
32:24Il avertit les équipages que s'ils ordonnent au pilote automatique de maintenir l'altitude, ils doivent surveiller leur vitesse R.
32:34Le bulletin prévenait que lorsque le pilote automatique était branché à une certaine altitude, ce genre de problème pouvait survenir.
32:41L'altitude serait maintenue, mais la vitesse R risquait de diminuer si les pilotes ne la surveillaient pas.
32:52Pour maintenir l'altitude, lorsque la vitesse se réduit, le nez de l'avion commence à se relever.
32:59L'incidence augmente pour améliorer la portance.
33:04Le problème, c'est qu'on ne peut pas aller au-delà d'un certain angle, sinon on risque de décrocher.
33:14Dans ce cas-là, le pilote automatique a donné à l'avion une incidence trop élevée.
33:20C'est ce qui a provoqué le décrochage.
33:23Rien n'indique que cet important bulletin ait été transmis aux équipages de West Caribbean.
33:30Les enquêteurs ont reconstitué les événements qui ont conduit au décrochage.
33:36L'équipage ne surveillait pas ses instruments, pensant que le pilote automatique maintenait la bonne vitesse.
33:42À tort.
33:45C'est là que le commandant remarque un problème.
33:49Tu peux pas accélérer.
33:51Je vais aux toilettes.
33:53Ils avaient un problème, mais ils ne savaient pas pourquoi.
33:57Le commandant décide de descendre à une altitude où les réacteurs fonctionneront mieux.
34:04Descendre à 31 000 pieds était une bonne décision.
34:07Et il a débranché le pilote automatique.
34:10Donne-moi 3-1-0.
34:12L'avion est au bord du décrochage, mais l'équipage pourrait encore facilement l'éviter.
34:20S'il avait atteint un certain niveau d'altitude, le pilote automatique aurait dû débrancher.
34:25S'il avait atteint 31 000 pieds, pendant la descente, la vitesse aurait augmenté.
34:31L'avion aurait retrouvé de la portance.
34:34Il se serait mis en palier et il n'y aurait plus eu de problème.
34:40Et c'est presque ce qui s'est passé.
34:43Sauf que le commandant a négligé la menace la plus importante.
34:47L'avion vole toujours lentement, le nez dangereusement relevé.
34:52A cet instant, l'équipage joue de malchance.
34:56L'avion traverse une zone de turbulence et de vent violent.
35:00Il est vulnérable.
35:03Un courant ascendant de 30 km heure suffisait pour provoquer le décrochage.
35:10Les enquêteurs concluent que le MD-82 a été victime d'un courant ascendant violent
35:16qui a relevé le nez juste assez pour faire décrocher l'avion.
35:20Et l'équipage a mal géré cette crise.
35:24La communication entre les deux hommes a été très limitée.
35:28Le commandant pensait qu'il s'agissait d'une double extinction.
35:33On a une extinction des deux moteurs !
35:37On a une extinction des deux moteurs !
35:40Le commandant n'a donné aucune instruction au copilote.
35:44Il n'était pour ainsi dire obsédé que par une chose, les réacteurs.
35:50Ça pose problème dans ce genre de situation.
35:58L'enquête sur l'accident du vol 708 n'a plus qu'un seul mystère à élucider.
36:06Un décrochage !
36:08Mugno semble avoir compris.
36:11Pourquoi l'équipage n'a-t-il pas réussi à sortir de ce décrochage ?
36:16Pour sortir d'un décrochage, il faut augmenter la poussée et baisser le nez de l'avion,
36:20c'est-à-dire pousser le manche.
36:23Mais l'enregistreur de paramètres indique que le commandant n'a fait ni l'un ni l'autre.
36:28Rien n'indique que le pilote ait poussé le manche pour réduire l'incidence et augmenter la vitesse.
36:37Il tirait sur le manche.
36:41À ce stade, c'était trop tard.
36:44Le commandant aurait dû pousser le manche.
36:47Alors pourquoi ne l'a-t-il pas fait ?
36:53Les enquêteurs découvrent un premier indice en réexaminant les paramètres moteurs au moment du décrochage.
37:00C'est ce qui l'a distrait.
37:04Quand l'avion a décroché, la puissance des deux moteurs a diminué simultanément.
37:10D'où la confusion des pilotes.
37:14Quand l'écoulement de l'air qui entre dans les réacteurs est perturbé, ça provoque une réduction de la poussée.
37:22À cause du courant ascendant, l'angle d'attaque des réacteurs a augmenté, ce qui a provoqué la diminution de la poussée.
37:30La puissance étant momentanément réduite, le commandant conclut à tort à une extinction.
37:36C'est un décrochage !
37:37Le copilote crie.
37:38C'est un décrochage, commandant, un décrochage !
37:44Mais le commandant n'a pas répondu.
37:47Ça indique qu'il était obnubilé par les moteurs.
37:51Ignorant que l'avion décroche, le commandant aggrave sans doute la situation en tirant sur le manche.
37:57Ce qui a pour conséquence de maintenir le nez très relevé.
38:02On a une extinction des deux moteurs !
38:05On a une extinction des deux moteurs !
38:07L'équipage n'a pas compris la situation qui se présentait à lui.
38:12Ouest 708, en descente, passant le 240 !
38:15Avez-vous un problème ?
38:17On a une extinction des deux moteurs !
38:20Les pilotes étaient secoués pendant le décrochage.
38:23Ils surveillaient les moteurs dont la puissance avait diminué.
38:26Et ils communiquaient avec le contrôleur aérien.
38:29Mais pendant tout ce temps, ils n'ont pas vraiment essayé de résoudre le problème.
38:34Pour eux, ça a été un moment très très difficile.
38:37Il est très important que les membres d'équipage communiquent de manière efficace.
38:44Mais dans ce cas précis, on ne les a pas entendus parler.
38:51Il n'y a pas eu de communication entre eux.
38:55Le silence a presque régné dans le poste de pilotage jusqu'aux toutes dernières secondes précédant l'accident.
39:03Lorsque les deux hommes ont compris que le problème était vraiment grave.
39:09Mais à ce moment-là, il est trop tard. Ils ont franchi le point de nos retours.
39:19D'après l'enregistreur de paramètres, l'avion a atteint un taux de descente moyen d'environ 12 000 pieds par minute.
39:27Avec un tel taux, non seulement les jets les ont empêchés de mener une action coordonnée,
39:33mais les vibrations dans l'avion ont dû être très fortes.
39:39C'est pour ça que sur la bande enregistrée, leurs voix chevrotent.
39:43Négatif, négatif !
39:44On est à 14 000 pieds !
39:4514 minutes !
39:46L'avion est incontrôlable !
39:49Ça vient des vibrations violentes de l'avion.
39:57Pour ceux qui étaient à bord, ce plongeon a été un véritable cauchemar qui a duré près de trois minutes.
40:13Whisky Charlie, Whisky !
40:16Quand Lorlis Ramos et ses hommes interrogent les familles et les amis des pilotes du vol 708 de Ouest Caribéane,
40:23Comment était-il en privé ?
40:25Ils découvrent des problèmes susceptibles d'expliquer le comportement de l'équipage.
40:31Ouest Caribéane Airways traversait une très mauvaise passe sur le plan financier.
40:41En raison des difficultés économiques de la compagnie aérienne,
40:45les membres d'équipage n'avaient pas été payés depuis environ six mois.
40:49Il se peut que ça ait influencé sur la concentration du commandant de bord au moment de gérer cette urgence.
40:59Les enquêteurs découvrent que le commandant avait dû prendre un deuxième emploi pour arriver à joindre les deux bouts.
41:05Il travaillait au noir dans un bar.
41:11Évidemment, le stress que devait supporter le commandant à cause de sa situation financière
41:15était énorme.
41:18Et le carburant ?
41:20C'est presque réglé.
41:22L'équipage, qui en était à son troisième ou quatrième vol de la journée,
41:26avait patienté des heures en Colombie,
41:29parce que la compagnie ne pouvait pas payer le carburant de l'avion.
41:34L'équipage était très tendu à cause du retard,
41:37et parce qu'il ignorait si le vol allait être annulé.
41:39C'est un décrochage, commandant ! Un décrochage !
41:43Et le copilote de 21 ans aurait dû exprimer son avis plus clairement.
41:50Entre le commandant et le copilote, la différence d'âge était considérable.
41:56Ça a peut-être intimidé l'OPL à un moment où il aurait dû s'imposer davantage.
42:02Le commandant avait été très inquiétant.
42:04Ça a peut-être intimidé l'OPL à un moment où il aurait dû s'imposer davantage.
42:16Quel que soit l'âge du copilote,
42:18et quelle que soit l'expérience et l'âge du commandant de bord,
42:22tous deux ont le droit de préserver leur vie.
42:27Si l'OPL remarque que quelque chose se passe de travers...
42:30C'est un décrochage, commandant ! Un décrochage !
42:35...qu'il prévient le commandant et que ce dernier ne réagit pas,
42:38il doit prendre l'initiative.
42:45Le rapport conclut à un niveau de conscience de la situation des deux pilotes aux commandes insuffisant.
42:55Bien que les actions des pilotes aient été discutables,
42:58on s'est aussi intéressé à l'exploitant.
43:01Avait-il assez formé son personnel ?
43:03En fait, il l'avait mal formé en gestion des ressources de l'équipage
43:06et en récupération de décrochage.
43:14Cet accident est dû à des facteurs multiples qui ne sont pas imputables uniquement à l'équipage.
43:22Les conditions dans lesquelles l'exploitant travaillait étaient déplorables.
43:26Et le temps passant,
43:29des défauts importants peuvent finir par avoir des conséquences négatives
43:33sur l'ensemble du fonctionnement d'une compagnie aérienne.
43:38Négatif ! Négatif !
43:40On est à 14 000 pieds ! Deux moteurs !
43:42Avez-vous un problème ?
43:44Avion incontrôlable !
43:46Le rapport dresse une longue liste de recommandations
43:49pour éviter toute répétition de la tragédie du vol 708.
43:56Nous avons transmis nos recommandations en matière de sécurité
44:01aux autorités de l'aviation civile colombienne
44:04pour que les pilotes soient mieux formés à utiliser leur avion.
44:07Il faut aussi mettre l'accent sur la gestion des ressources de l'équipage
44:11et sensibiliser le personnel à l'utilisation du pilote automatique.
44:19Après cet accident, la compagnie a été interdite d'exploitation
44:23et elle n'a plus jamais repris son activité.
44:25Elle a fait faillite.
44:29Ce drame a malgré tout eu des conséquences positives.
44:34Les mesures de sécurité des MD82 qui volent aujourd'hui ont été améliorées.
44:55Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
Commentaires
2
Kiki Sennail y a 9 mois
Le crash du vol WCW 708 (MD-82) le 16 août 2005 a été enquêté par la JIAAC du Venezuela, avec l’assistance du BEA et du NTSB. Le BEA a analysé les enregistreurs et déterminé que la cause était une combinaison de facteurs humains : vol maintenu à une altitude non tenable compte tenu du poids, de la météo et de l’utilisation de l’antigivrage, vitesse en décroissance, mauvaise interprétation de la perte de puissance et absence de manœuvre corrective avant le décrochage fatal.
Kiki Sennail y a 9 mois
La Junta vénézuélienne (JIAAC) a d’abord mené l’enquête sur le crash du vol 708. Le BEA a été chargé de l’analyse principale du FDR et du CVR, tandis que le NTSB intervenait aussi sur la récupération des données. Donc non, il n’y a pas d’erreur de chronologie réelle — l’épisode dramatise sans respecter l’ordre des vraies interventions.

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