00:00 Et je rappelle que le spectacle qui nous est donné à l'Assemblée nationale tous les mardis, pas que le mardi mais le mardi, c'est télévisé,
00:09 est un spectacle qui est indigne d'une grande démocratie comme la nôtre. Donc là, il y aura une clarification. Et puis à droite, il y aura aussi une clarification.
00:17 Parce que regardez les retraites, regardez le texte sur l'immigration, regardez également le Sénat, vous avez quoi ? Vous avez une famille LR qui est totalement éclatée.
00:29 Les sénateurs LR ne pensent pas comme les députés LR. Et les députés LR ne pensent pas la même chose. Donc là aussi, on a besoin de clarifier.
00:38 Moi, je pense que quand les Français ont envoyé à l'Assemblée nationale les députés que nous savons, ils espéraient, me semble-t-il, qu'ils puissent travailler ensemble,
00:48 une sorte de coalition possible, de travail en commun. C'est pas du tout ce qui s'est passé.
00:55 Attendez, Éric Dumont-Moiretier, j'entends ce que vous dites sur les clarifications, mais je suis quand même étonné de la part de quelqu'un comme vous, militant contre le RN.
01:04 Vous avez Jordan Bardella qui, à 20h05, dit "je demande une dissolution". Vous-même, pendant cette campagne, vous expliquiez partout, sur tous les plateaux,
01:11 que c'était indigne de la part du RN de demander des conséquences nationales, qu'au fond, il se trompait, qu'il ne comprenait pas les institutions de la Ve République.
01:18 Et ce soir, à 23h13, vous dites "non mais formidable, c'est très très bien de donner la parole au peuple". Et d'ailleurs, le président de la République a raison.
01:24 – Pardon, il n'y a que le RN qui dit que le président de la République, au fond, suit le RN. À la fois, il est jupitérien, et en même temps,
01:33 il serait une espèce de personnage phallo qui suivrait le RN. La réalité, c'est pas du tout celle-là. La réalité, c'est qu'on a besoin de clarifications.
01:42 Si les Français disent "on veut le RN", mais là, on va aller sur le fond, et sur le fond des propositions, on en tirera les conséquences.
01:50 – Et si Jordan Bardella arrive à Matignon, vous aurez la responsabilité ?
01:53 – Ecoutez, M. Duhamel, est-ce que vous pensez qu'on peut travailler en permanence sous la menace d'une censure ?
01:59 Parce que c'est ça qui nous est annoncé. On nous en annonce une pour l'automne, et puis si ça ne marche pas, une autre après.
02:05 – Vous avez sur ce sujet le zèle des nouveaux convertis, Eric Dupond-Moreti, parce que ça fait depuis 2022 que cette configuration politique existe.
02:11 – Oui, enfin, c'est pour la première fois ce soir qu'on a un rassemblement national qui est aussi haut.
02:18 Là, je ne parle pas de sondage, moi, je parle d'une élection, c'est tout à fait clair.
02:23 Ça ne veut pas dire qu'on a gagné ce soir. – Non, ce serait compliqué.
02:26 – D'accord. En même temps, quand on regarde un peu les choses, l'extrême droite n'obtient pas une majorité au Parlement européen,
02:34 ça mérite quand même d'être souligné. Mais ça, mise à part, oui, on a perdu.
02:38 Voilà, donc il est temps aujourd'hui qu'on aille sur le fond, et il est temps que nos compatriotes, là-dessus, s'expriment de façon claire.
02:46 J'ajoute que travailler ensemble, c'est bien, mais le compromis, c'est formidable. La compromission, non.
02:56 Et moi, je vais vous dire, M. Duhamel, dans les textes que j'ai portés, j'ai obtenu un certain nombre d'accords avec certains LR.
03:04 Et notamment, j'ai porté avec enthousiasme des textes qui venaient du Sénat de chez les LR.
03:09 Bon, après, il faut savoir ce qu'on veut, hein. Est-ce qu'on veut les extrêmes ou est-ce qu'on veut avancer ?
03:16 Et le président de la République, je pense, donnera un certain nombre de directives très, très claires pour cette campagne électorale qui s'annonce.
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