00:00 Et ce soir, aux alentours de 21h, il nous annonce une dissolution de l'Assemblée nationale.
00:05 Que s'est-il passé et comment expliquer ce pari risqué du président de la République ?
00:10 En effet, c'était le langage qui était entendu, mais vous, les observateurs, et un très grand nombre de citoyens disaient
00:22 que ça n'est pas possible d'avoir un résultat qui soit aussi lourd de conséquences sans qu'on en tire les conclusions.
00:30 Alors, c'est les conclusions de quoi ? C'est les conclusions de d'années de délitement de nos institutions, de la démocratie.
00:40 Si on voit le Parlement, je ne sais pas si vous avez eu ce sentiment-là, les injures, les insultes, les cris d'orfraie, les cris d'oiseaux
00:53 échangés d'un bout à l'autre de l'hémicycle. Pardonnez-moi de vous dire, moi, j'ai été profondément troublé que le président de l'Ukraine
01:03 vienne à l'Assemblée devant les bancs vides de l'extrême droite et de l'extrême gauche.
01:09 Cette donne, elle existait il n'y a que 15 jours, 3 semaines, 1 mois après le débat de Bayrou.
01:14 Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas.
01:16 François Bayrou, terminé. Je donne la parole à Sébastien Chenu.
01:19 C'est faux. C'est vous qui n'étiez pas là. Non, monsieur. Non, c'est faux, monsieur le ministre. Non, non.
01:22 Non, c'est faux. Nous étions une quarantaine de députés. C'est extrêmement simple.
01:25 La majorité était très... S'il vous plaît, Sébastien Chenu, François Bayrou, on reste sur la dissolution.
01:30 François Bayrou, vous terminez. Et ensuite, je vous donne la parole à Sébastien Chenu.
01:32 Il suffit, monsieur Chenu, de regarder les photos de l'hémicycle avec les bancs d'extrême droite et les bancs d'extrême gauche vides.
01:41 Non, c'est pas vrai, monsieur le ministre. C'est pas vrai. Ben, écoutez...
01:43 François Bayrou, ce n'est pas le sujet de la soirée. Donc, François Bayrou, la dissolution.
01:49 Et donc, on était engagés dans un processus de délitement. Ça se défaisait. Ça ne marchait pas. Et les gens le savaient très bien.
02:00 Ils comprennent très bien ce qui se passe. Ils voyaient bien qu'on était dans des impasses.
02:04 Alors, le président de la République, c'est sa responsabilité, a choisi de couper court à l'enlisement, de couper court aux impasses
02:14 pour faire ce que les institutions prévoient et ont comme idée principale. Quand c'est bloqué, on fait appel aux Français.
02:24 Et il répond à l'appel de Jordan Bardella, qui, à 20h05, dit "il faut dissoudre l'Assemblée nationale" et à 21h, le président dit "c'est ce que j'ai décidé".
02:32 Benjamin Duhamel, si ça vous amuse de présenter les choses comme ça...
02:36 Je pense qu'un certain nombre de Français le voient comme ça.
02:38 Moi, je vous dis que le président de la République a vécu avec beaucoup de gravité les événements et la décomposition dans lesquelles nous étions.
02:51 Et il a décidé de couper court à tout ça pour que le pays puisse faire face à son heure de vérité. Et son heure de vérité, elle est assez simple comme question.
03:02 Est-ce que la France se reconnaît pour son avenir dans une extrême droite dont vous connaissez tous les traits et toutes les idées ou arrière-pensées ?
03:15 Est-ce qu'on se reconnaît là-dedans ? Est-ce que des gens comme plusieurs de ceux qui sont autour de la table se reconnaissent dans cette orientation-là ?
03:24 Et le président de la République dit "vous allez choisir". Je trouve ça courageux.
03:30 Bien sûr, c'est un moment de vérité. Et bien sûr, c'est un risque.
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