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  • il y a 2 ans

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00:00 Ce soir nous allons aborder avec vous très chers téléspectateurs un sujet assez sensible,
00:09 une expérience que personne n'aimerait vivre, la violence venant de nos enfants.
00:14 Aujourd'hui on entend de plus en plus sur les réseaux sociaux, les chaînes de télévision
00:19 et même la presse écrite en titre des enfants qui violentent leurs parents ou encore nos
00:26 corps enseignants. Et si on en parlait ce soir, elle m'aurait ouvrir une fenêtre à cette
00:30 problématique de société.
00:32 (Applaudissements)
00:36 (Musique)
01:02 Il y a de cela quelques semaines seulement, nous avons lu et entendu parler du meurtre
01:09 d'une maman. Le meurtre ou le meurtrier n'était autre que le fils de la dame. Ce soir sur
01:16 ce plateau vous allez recevoir, vous allez vivre des émotions que vous n'avez peut-être
01:22 pas encore vécues parce que nous aurons des témoignages des personnes victimes des violences
01:27 perpétrées par leurs propres enfants et certaines personnes également qui sont témoins
01:33 de toutes ces scènes qui font froid au dos. Où est-ce que nous allons ? Pourquoi est-ce
01:37 qu'on peut en arriver là ? Voici la question ce soir et si on en parlait.
01:40 (Musique)
01:50 Clarisse Désiré et Gabriel viennent partager avec nous des expériences que personne d'autre
01:57 n'aimerait vivre et qui sont arrivées malheureusement. On va commencer par vous dire bonsoir très
02:02 chère dame et merci beaucoup d'être là. C'est un honneur pour moi de vous recevoir.
02:05 Bonsoir Clarisse. Comment vous allez ? Bonsoir. Comment vous allez ? Et vous ça va ? Alors
02:15 aujourd'hui on parle d'un sujet qui défait quand même la chronique depuis un bon bout
02:19 de temps. On entend parler des violences que les parents subissent de la part de venant
02:24 de leurs enfants et jusqu'au meurtre d'ailleurs. Est-ce que vous pouvez nous parler des expériences
02:29 que vous avez pu vivre tout auprès de vous ? Oui madame. Oui. Pour moi c'est très direct
02:38 parce que c'est ma tante, il s'agit de ma tante. D'accord. La cousine a mon père.
02:45 D'accord. Son fils a tenté trois fois de la tuer. Comment ? Son fils avait tenté trois
02:53 fois. La première fois c'était pour le viol. Il était venu non armé même. Il veut coucher
03:00 avec sa propre maman. D'accord. Premièrement elle a été sauvée. Deuxième fois pareil,
03:08 troisième fois c'était sa propre grande soeur. Il vient toujours étant armé. Il venait
03:14 toujours étant armé. Mais quand il n'a pas pu réussir les trois fois là, il a changé
03:21 de tartine. Sa maman partait cultiver son petit champ. Bon elle quittait d'un village
03:29 à un autre parce qu'elle partait cultiver dans les terres de son beau-fils. C'était
03:37 bien loin même du village. Elle était là-bas faire son petit champ. C'est là où le gars
03:44 arrive avec son équipe qui n'était que les gars du village. Nos frères du village. Ils
03:53 étaient au nombre de trois. Ils sont allés tuer cette pauvre femme au champ qui est sa
03:59 mère. Qui est votre tante ? Oui. Et comment est-ce que ça s'est passé ? On n'a pas vu
04:05 venir ce garçon. On n'a pas vu venir. Il n'était pas violent au départ. Il n'était
04:09 pas arrogant. Quel était le comportement qu'il affichait au quotidien ? On a grandi
04:16 ensemble. On n'a pas vécu ça. Il y avait l'harmonie. Il était comment ? Il était
04:21 quel genre ? Il était posé, posé, calme. Moi je me dis quand on s'est séparé, quand
04:28 on grandit, on se sépare. Tout le monde prend son compte. Il est parti à Douala. On ne
04:34 sait pas ce qui s'est passé là-bas à Douala. Personne ne peut... Il était à Douala chez
04:38 qui ? Il vivait chez qui ? Parce que visiblement il n'était plus en famille. Il n'était plus
04:44 avec sa maman. Il n'était plus avec sa maman. Il vivait avec qui là-bas à Douala ? Là
04:47 je ne peux pas connaître. Des oncles ? Des tantes ? Il était seul ? Je ne peux pas connaître.
04:53 Parce que moi je n'étais plus au village. J'étais déjà ici là. Donc on ne se voyait
04:59 même plus parce que constamment à part quand... Si je n'ai pas parti au village, on se tamponne.
05:06 Bon tout le monde avait pris sa route. Et vous dites que c'est après plusieurs tentatives
05:13 qu'il est parvenu à assassiner sa mère finalement. Et avant de l'assassiner, il a violé. Parce
05:19 que c'est lui qui donne ce témoignage. Nous on n'était pas avec eux là-bas. Ils ont tiré
05:25 sur elle. Après il est monté sur elle. Avant qu'elle ne rentre là. Ça c'est quand les enquêteurs
05:36 parviennent à mettre la main sur lui et il est passé aux aveux. Oui c'est quand il est passé aux aveux.
05:42 Alors il avait des frères, des soeurs ? Il a des frères, il a des soeurs. Quel est leur regard
05:48 aujourd'hui sur leurs frères ? Ça ne peut même pas être un bon regard. Est-ce qu'il a été exclu de
05:57 la famille ? Il est en prison. Il est en prison mais même s'il est en prison, il va sortir peut-être.
06:02 Personne ne peut même plus l'accepter avec ce genre de crime là. Personne. Même moi-même je le
06:09 crois, je me suis enfui. Parce que c'est plus quelqu'un qui a ri avec lui. Puisque tu parlais à
06:17 tuer ta maman. Tu n'as pas seulement tué, découpé en petits morceaux. Non tuer c'est déjà, je veux dire
06:24 que c'est la fatalité. C'est le sommet. Et faire encore les petits morceaux comme si tu préparais
06:30 une viande, tu mets dans la mamie. C'est horrible. Jusqu'à maintenant, nous on n'arrive pas à se
06:39 remettre avec ça. Est-ce que pendant, je vais dire qu'aujourd'hui, que devient la famille aujourd'hui ? La famille est là.
06:47 Le fait est déjà fait, on ne peut que supporter ça. Est-ce que c'était des enfants issus d'un même
06:53 papa ? Non. Là non. Non. Il avait son père, ses soeurs au Paris aussi. C'est une maman qui n'est pas allée en mariage.
07:04 Elle était mère célibataire. Mais elle s'est battue pour ses enfants. Parce qu'elle n'avait pas de mari.
07:11 D'accord. Elle en avait combien ? Elle a environ cinq enfants. Elle avait cinq enfants. Il y a un qui s'est
07:19 démarqué par la délinquance. Oui. C'est celui qui l'a tué. Les autres sont là. On va revenir à vous
07:29 tout à l'heure pour voir de quelle manière est-ce que cela a pu affecter la famille. Parce que d'une
07:32 façon ou d'une autre, ça affecte la famille et peut-être même le regard de la société sur cette
07:37 famille et plein d'autres choses. Alors, essayons de revenir à vous. Vous, vous avez également vécu ça.
07:43 Votre propre fils a essayé de devenir violent envers vous. Comment est-ce que ça s'est passé ?
07:50 En fait, le mien, c'était le manque de dialogue. Comment est-ce que ça s'est passé ? Avant de justifier
08:00 pourquoi ? Parce que c'est ça le problème des parents. Vous voulez toujours justifier et puis
08:05 finalement on arrive à la fatalité. On ne justifie pas la violence. D'accord. Comment est-ce que ça
08:12 se passait avec votre enfant à la maison ? Avec l'enfant, généralement, il devenait un peu trop
08:17 agressif. Comment ? Parce qu'il rentrait tardive. Et ce qui fait que quand j'ai essayé un peu de demander
08:25 qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu vas dehors ? Tu es dans une classe d'examen. Maman, tu déranges.
08:30 Oh maman, c'est ceci. Après, je lui dis, mais tiens, la compagnie. C'est quoi ? Tes amis, ils sont avec
08:37 toi. Ils apprennent, ils sont à l'étude. Mais toi, tu es toujours... J'ai compris même que en dehors de
08:44 ça, peut-être il y avait déjà des trucs derrière. Des quels trucs ? Donc peut-être un peu de vin,
08:49 des choses d'alcool. Voilà. Donc il en prenait déjà un peu. Et ce qui faisait que un temps, il est
08:58 calme. Mais quand je vois, il change. Il devenait vraiment méconnaissable. Peut-être qu'il se droguait
09:05 aussi. Je ne sais pas trop. Et ce qui faisait qu'après, quand il revenait à la maison, lui-même, il
09:13 venait vers moi maintenant, me demander, maman, non, je ne ferai plus. Et parce que quand je faisais ça,
09:18 ça me poussait à bout. Ce qui faisait que je lui avançais des paroles pas bien. Et après, il disait
09:24 que... Aujourd'hui, tu me dis, demain, quand quelqu'un d'autre va me dire, tu vas te fâcher.
09:28 C'est parce que toi aussi, tu me pousses à bout. La seule chose que je veux, c'est que tu deviennes
09:34 un peu violent. Et parce qu'il faisait, il ne se contrôlait pas. Il sort, il va, il... Il essayait de taper sur vous. Non, taper, il n'était pas.
09:44 Mais il était agressif. Un jour, même là où il y a eu Jeff, vu que c'était... Il est sorti à une manifestation.
09:54 Je lui ai demandé, parce qu'il avait le travail, je lui ai demandé, mais pourquoi tu rentres tard? Je me rends
10:00 compte que dans son sac, il avait une boucle de vin rouge. A quel âge? Il a 18 ans. Il a une boucle de vin rouge.
10:10 Il ne consomme pas. Je lui ai dit, moi, je ne consomme pas. Je ne sais pas pourquoi. Est-ce que toi, tu vas? Il dit non, c'était la fête.
10:15 La fête dont il a consommé. Il se met à vomir. Je lui demande, tu vomis? Tu as décidé de boire? Non, consommer.
10:23 Il dit, ah, tu diras, dans ce jour-là, il était... On a même failli partir un peu. Il était 1h du matin.
10:30 Oui, à arrivant demain. Bon, après, il s'est maîtrisé. Lui, seul, lui, le même jour, j'ai demandé aux autres d'entrer.
10:37 Je lui ai dit, OK, bien, alors, je veux qu'on aille, on va partir. Bon, après, il s'est calmé. J'ai compris que c'est un truc, peut-être, en fait.
10:48 Et sa violence devenait un peu, parce que je suis même à l'éveil de son établissement, rencontré le sentuviens, le censeur, tout ça.
10:57 On m'a dit non, ici, il est posé. Bon, on m'a demandé de dialoguer un peu avec lui, que j'essaie de le ramener.
11:06 C'est quand je suis donc partie, il me dit, parfois, j'ai des gestes que je fais, maman, mais je ne sais pas c'est qui.
11:11 Marie.
11:12 Oui, et quand je me rappelle aussi un peu de ce qui s'est passé, parce qu'un passé un peu qui n'était pas bien.
11:21 Oui, il me dit, c'est ça qui m'affecte aussi un peu. Bon, pour conclure, c'est que j'ai compris, sa violence était un peu maîtrisable encore.
11:30 Donc, parfois, il fait, c'est un peu ça.
11:32 Alors, quand une maman vit ce genre de situation, quel est son état d'esprit?
11:37 Est-ce qu'elle dort?
11:39 Même pas, même pas, parce que longtemps, il a même fait froid, il a disparu trois jours.
11:45 Je l'ai cherché, j'ai pleuré, j'ai cherché.
11:49 Et quand je le retrouve, il me dit, quand il refait, je dis, cette fois-ci, je vais partir, tu ne vas même plus me voir.
11:55 Je lui dis, ouais, si tu parles maintenant, comme vous êtes cinq, ça fait moins un, si je reste avec quatre.
12:01 Il dit, oh, ton coeur, je connais ton coeur, c'est quelqu'un qui fait du chaman.
12:06 Donc, en fait, il était conscient de la même sorte.
12:08 Oui, la même, c'est ça.
12:10 Donc, après, il a un peu modéré, modéré.
12:15 Et la seule chose qu'il me dit, il me dit, il faut souvent tenir ta langue, parce que parfois, vous pouvez pousser aussi à bout.
12:21 Les paroles que vous sortez ne sont pas bien.
12:23 C'était quoi ces paroles que vous avez enregistrées?
12:24 Oui, pour ça, moi aussi, j'ai exagéré.
12:26 Vous avez dit quoi?
12:27 Un chien fou, tu composes, tu ne fais que rater, donne des paroles pas aussi bien.
12:34 Vous l'avez traité de chien de fou.
12:36 Oui, j'étais tellement, ça je le vois, la colère.
12:39 Mais après, il me dit, c'est qui est là?
12:41 C'est que tu parles comme ça, demain, tu es différent.
12:44 Donc, c'est un peu ça.
12:45 Alors, moi, j'aimerais savoir, au milieu de tout ça, le père, il est où?
12:52 En fait, moi, je suis séparée de le papa depuis.
12:54 D'accord.
12:55 Donc, je suis avec eux, puis je m'occupe des enfants.
12:59 Est-ce que ce n'est pas cette séparation qui peut également, peut-être à un certain moment, justifier cette violence?
13:06 Parce qu'on observe davantage la violence chez les garçons.
13:09 Oui, c'est ça, justement, c'est ce que j'étais en train de dire.
13:12 Après, on a dialogué.
13:14 Oui, il m'a fait comprendre que parfois, quand je te vois, tu souffres, tu te donnes corps et âme pour nous.
13:21 Et ça me révolte un peu, mais parce que ce n'est pas grand, mais je me bats à ce qu'ils aient, qui me manquent vraiment.
13:29 Je me bats à mon niveau pour eux, parce que c'est ce qui nous dérange aussi souvent.
13:32 Parce que quand l'enfant essaie de voir, papa, j'ai besoin de...
13:36 Non, je ne me donne pas ce que tu vois, j'ai de l'argent.
13:38 Non, c'est qu'il va donc dehors, celui qui est dehors, peut-être qui va lui dire, mon frère, viens.
13:44 Oui, il va lui dire, viens, moi, je peux te montrer où.
13:47 Il est comme ça, comme ça, l'enfant commence.
13:50 Ce n'est pas que je prends le côté, mais je dis, c'est un peu ça.
13:53 Et ses frères et soeurs, quand ils le voyaient se comporter comme ça ?
13:56 Ça a beaucoup joué sur eux.
13:58 De quelle manière ?
13:59 Oui, donc, ils avaient même déjà peur, parce qu'il était un temps, surtout avec la vingtaine, il n'était pas agressif avec elles.
14:07 Donc, ça faisait, ils avaient même déjà peur, mais comme c'est leur frère.
14:10 Mais là où j'ai compris qu'il y a toujours l'amour, malgré tout, je lui ai dit, maman, c'est toi qui dérange.
14:17 Parce que toi aussi, tu sais que c'est un homme, il sort, mais quand tu viens, tu le suivais trop.
14:22 C'est un garçon, laisse-le aussi.
14:24 Il est le seul, je fais comme ça.
14:27 Donc, c'est un peu, ses soeurs me ramenaient aussi.
14:29 Alors qu'elles voyaient bien la terreur.
14:32 Après, quand je ne suis pas là, quand j'ai dit, t'es fume, on dit, c'est que c'est moi qui te dérange.
14:37 Donc, c'était un peu...
14:39 Donc, en fait, elles essayaient de jouer les arômes.
14:41 Oui, c'est ça.
14:42 Calmer chez vous et calmer chez lui.
14:44 Quand il veut faire, elles disent, toi aussi, tu exagères.
14:49 Je lui donnais un peu ce qui faisait que je ne m'enflammais plus.
14:55 Je les ramenais plus tôt.
14:57 Surtout lui.
14:58 Est-ce que vous avez essayé de trouver de l'aide auprès des éducateurs, des pasteurs, des hommes de Dieu,
15:05 comme les gens le font souvent, ou bien même chez un marabout avec un talisman, on ne sait pas.
15:10 Non, non, j'ai beaucoup plus les enseignants.
15:13 D'accord.
15:15 Je me suis mise en contact une fois avec son suivant dans celle qui me...
15:19 Et elle a dit, si au lycée, les jeunes veulent le gérer.
15:22 Il avait déjà aussi peur que à chaque fois on le cherche, s'il n'est pas là, on va taper.
15:28 Bon, tout s'est arrangé.
15:30 D'accord.
15:31 Alors, on va continuer à parler de lui.
15:32 J'imagine qu'il a un avenir radieux aujourd'hui parce qu'il est revenu sur le droit chemin.
15:37 Tout le monde a droit à l'horreur, mais nous n'avons pas le droit à demeurer dans l'horreur.
15:41 Nous devons toujours réfléchir et rectifier le tir.
15:45 Bonsoir une fois de plus.
15:46 Alors, vous, vous avez également été un enfant qui a plus ou moins connu des violences dans la famille,
15:53 au point où ça vous a poussé à devenir vous-même un tout petit peu violente.
15:59 Qu'est-ce qui s'est passé ?
16:00 Oui, moi, je n'ai pas grandi avec mes parents.
16:06 Mon père m'a amené chez son frère, mon oncle, son petit frère, le dernier né de la famille.
16:15 Bon, comme mon père, c'est lui qui a beaucoup pu s'aider.
16:22 Maintenant qu'il est devenu quelqu'un, pour remercier mon père, il dit à mon père que non, je vais prendre un enfant chez toi.
16:31 Une de mes filles ?
16:32 Oui.
16:32 De mes nièces ?
16:33 Oui, pour l'aider aussi, en guise de remerciement.
16:39 Quand je suis arrivée là-bas, j'avais 8 ans.
16:42 Oui.
16:43 8 ans. Et j'étais l'aînée de 16 enfants, parce qu'ils ont eu 3 enfants.
16:50 Et j'ai pris ça comme c'était mon père, parce que chez nous, on n'appelle pas oncle ou grand-tante.
16:56 Vous appelez papa ?
16:57 Papa, oui.
16:58 D'accord.
17:01 J'ai donc pris mon père comme mon propre père et mes soeurs comme mes petites soeurs.
17:07 A quel moment est-ce que le climat devient tendu à la maison ?
17:10 Le climat devient tendu à la maison quand j'avais l'âge de 12 ans.
17:16 D'accord.
17:17 Oui, parce que je me suis retrouvée à être la mère de la maison.
17:25 Oui, parce que ma mère là, elle aimait trop les sorties, surtout avec ses soeurs.
17:34 Quand ses soeurs arrivaient, c'était toujours sorti, sorti.
17:39 Et donc, son dernier enfant, sa dernière fille, depuis qu'elle a accouché, l'enfant,
17:49 plus tôt que l'enfant a eu 1 an, c'est moi qui m'occupais de cet enfant.
17:55 D'accord, vous étiez la bande de service.
17:58 Oui.
17:59 D'accord, la dame a tout fait.
18:02 Oui.
18:03 Au point où nous sommes arrivés à être comme si on était des rivales à la maison.
18:07 Parce que mon père, tout ce qu'il voulait, passait toujours par moi.
18:13 Parce que sa femme n'était pas stable à la maison.
18:16 Donc, je suis devenue comme sa femme.
18:19 La maîtresse de la maison.
18:20 Oui, la maîtresse de la maison.
18:24 Et vous pouvez comprendre qu'à un moment donné, que ça ne convienne pas à madame.
18:28 Oui.
18:29 Alors vous, quand vous avez connu les violences de la part de votre belle-tante,
18:36 quelle a été votre réaction ?
18:37 Parce que vous m'avez dit à un moment donné, quand on était dans les confidences,
18:41 que vous êtes arrivée parfois aux mains, mais vous, vous vous êtes retenue juste.
18:46 Oui, moi je n'avais pas la force là de...
18:50 À l'époque ?
18:51 Oui.
18:52 Aujourd'hui, vous aurez fait différemment ?
18:53 Oui.
18:54 Ah.
18:55 Oui.
18:56 Puis aussi, tu prends déjà ta propre fille comme si elle était ta rivale à la maison.
19:02 C'est quoi ?
19:02 Qu'est-ce qu'elle faisait ? Elle tapait sur vous ?
19:05 Elle tapait sur moi.
19:06 Parfois, je faisais des travaux à un point où, même si je suis fatiguée.
19:11 D'accord.
19:13 Non, Gabriel vient faire ceci, Gabriel, Gabriel.
19:16 Donc ceci peut...
19:17 Parfois même, elle me faisait faire des commissions qu'il ne fallait pas faire.
19:23 Lesquelles qu'il ne fallait pas ?
19:26 Parfois, il m'envoyait chez des gens que moi, je ne connaissais pas.
19:29 Lesquels gens ?
19:30 Mais, quand on vous envoie chez quelqu'un, par exemple, elle peut me dire, non, va,
19:36 elle ne peut pas, va donner à tel monsieur là-bas.
19:39 Dans ses amants, alors ?
19:40 Oui.
19:41 Et moi, j'avais peur de mon père.
19:44 Je ne pouvais pas faire autrement.
19:46 Parfois, il refusait.
19:48 C'était parce que vous aviez peur ou parce que vous étiez loyale
19:51 et parce que vous voyiez que ce n'était pas juste ?
19:54 Parce que ce n'était pas juste.
19:56 D'accord.
19:57 Ce n'était pas juste.
19:58 Et ça, ça amenait un climat assez tendu dans la maison.
20:01 Oui, oui, oui.
20:02 Alors, quel a été l'impact justement de ce comportement
20:05 dans les relations que vous entretenez aujourd'hui avec cette famille,
20:11 qui est votre famille également ?
20:13 Malheureusement, je les ai perdues.
20:16 Ça fait... Ça fait plus de dix ans.
20:20 Tous ?
20:21 Ils sont morts ?
20:22 Tous ?
20:23 Oui.
20:24 Mon père, mon propre père, son petit frère et sa femme.
20:30 D'accord.
20:31 Et avec vos cousines, vos cousins ?
20:34 Non, non, ça s'entend très bien.
20:36 D'accord.
20:36 Très bien. Il y a l'harmonie entre nous.
20:39 Ok.
20:40 Alors, vous nous avez également confié que vous avez vécu...
20:43 Vous avez été témoin de la violence d'un adolescent
20:48 qui était juste votre voisin.
20:50 Oui.
20:51 On peut avoir ce témoignage, s'il vous plaît ?
20:53 Chez les voisins, bon, vous savez, quand les enfants sont adolescents,
20:57 il faut toujours ramener...
20:59 Ce n'est pas la violence qu'un parent doit faire à son enfant.
21:05 Tu dois plutôt dialoguer.
21:08 Il y a certains enfants, bon, je prends l'exemple des enfants...
21:14 Quand les enfants ont l'âge de la puberté,
21:16 c'est là où un peu, c'est un peu...
21:18 Ça devient un peu compliqué.
21:20 L'autorité ?
21:21 Oui.
21:22 Donc, c'était à peu près ça.
21:26 Et les enfants veulent faire...
21:27 Ils tapaient sur ses parents ? Ils faisaient quoi ?
21:32 Ils ne tapaient pas, mais ils avaient un sang chaud.
21:35 Ils disaient que dès que sa mère ne veut pas aller,
21:38 "Oh, toi, c'est qui ?"
21:41 On veut même l'amener à la raison, il ne veut pas.
21:45 Et tous les quartiers étaient toujours au courant de...
21:47 Bien sûr.
21:47 Des chamailleries, des trucs comme ça ?
21:49 Oui.
21:50 Parfois, même certains parents,
21:53 ils disaient à leurs enfants de ne plus marcher avec lui
21:57 parce que c'est un mauvais exemple pour les autres.
22:02 On va aller dans le public.
22:03 On va prendre quelques témoignages là-bas.
22:08 Bonsoir.
22:09 Merci beaucoup d'être venus, nombreux.
22:11 Alors, aujourd'hui, on parle des violences que les parents vivent.
22:15 Les violences venant des enfants, les parents, les enseignants et tout ça.
22:19 J'imagine que, ici, tout le monde a été, d'une façon ou d'une autre,
22:24 de près ou de loin, témoin d'une scène pareille.
22:27 Donc, je vais prendre quelques témoignages.
22:28 On ne pourra pas donner la parole à tout le monde.
22:31 Le micro est ouvert.
22:33 Merci.
22:40 Bonsoir.
22:41 Bonsoir.
22:42 Bonsoir à tout le monde.
22:43 Bonsoir.
22:45 Dans mon quartier, nous avons vécu cette situation déjà plusieurs fois.
22:52 Des enfants qui menacent leurs parents,
22:56 soit peut-être à cause d'une somme d'argent
23:00 que l'enfant a demandé à son parent et le parent n'a pas pu.
23:05 Après, ça devient une violence, une guerre entre la maman et son fils.
23:11 La maman va essayer même de se taire plusieurs fois.
23:17 De camoufler.
23:18 Oui, de camoufler la situation avec les conseils des voisins qui vont dire à la maman non.
23:24 Quand ça commence comme ça, vous ne devez pas vous taire parce que ça peut aller au-delà.
23:28 Exact.
23:29 Cette maman a vu son enfant aller au-delà parce qu'un soir, l'enfant est rentré.
23:37 Il se pourrait qu'il soit avec ses amis.
23:40 Bon, donc, un qui avait de l'argent, lui n'avait pas.
23:43 Et il s'était senti un peu frustré au milieu de ses camarades.
23:48 Quand il est rentré, il est rentré et il a demandé à sa maman, sa maman qui n'avait pas d'argent.
23:53 Du coup, ça a créé une violence.
23:56 Et il a ramassé le couteau.
23:58 Il fallait qu'il menace sa maman avec le couteau.
24:02 Et tout de là, elle a crié.
24:03 En sortant, donc, les gens sont venus à son secours et ça a calmé la situation.
24:09 Donc, on imagine que l'enfant pouvait aller au-delà s'il n'y avait pas la présence ou l'intervention de certaines personnes.
24:16 Alors, est-ce qu'après ce coup, cet enfant a changé?
24:19 Quelles sont les mesures qui ont été prises?
24:21 Est-ce qu'il y a eu une réunion?
24:22 Il y a eu des assises?
24:23 Oui, il y a eu des assises parce que la maman a essayé de contacter les oncles dans la famille.
24:30 Elle n'était pas mariée?
24:31 Non, elle n'était pas mariée.
24:32 C'est une maman célibataire qui a vécu comme ça avec ses enfants.
24:36 Elle a essayé de contacter vraiment des gens parce qu'elle avait cette peur.
24:40 Elle vivait avec cette peur.
24:41 Quand elle a commencé à parler de temps en temps, elle parlait, elle expliquait qu'elle vit une situation avec son fils.
24:47 Elle ne comprend pas cette situation.
24:49 Il y a une peur en elle.
24:50 Il faudrait que les conseils que les gens lui donnaient, c'était de rencontrer des hommes qui pouvaient être capables de saisir l'enfant.
24:58 Il avait besoin d'une autorité parentale masculine.
25:03 Ça a été fait. Aujourd'hui, l'enfant essaie de comprendre la situation de sa maman.
25:11 Il essaie de comprendre.
25:12 Il n'a pas encore compris?
25:14 Il essaie de comprendre parce que de temps en temps, il revient sans enfant de 19 ans.
25:21 Les conseils qu'on a eu à donner à sa maman, c'est d'essayer de lui trouver, de faire quelque chose qui va l'occuper,
25:33 quelque chose qui va créer aussi, qui laisse son argent, qui l'aide à l'argent pour qu'il cesse de mettre les yeux sur sa maman à tout moment.
25:42 D'accord.
25:43 Oui.
25:43 Mais il ne va pas à l'école?
25:44 Il n'a pas fait l'école.
25:47 Il a abandonné.
25:48 On va dire ça comme ça.
25:49 Aujourd'hui, il est oisif.
25:51 Oui, il joue au loto.
25:52 Mais comme ça, il n'a pas eu de stabilité.
25:55 Merci beaucoup.
25:56 Quelqu'un d'autre?
25:58 Oui.
25:59 Je ne raconte pas mon histoire, mais l'histoire d'une de nos clientes qu'on a reçue.
26:07 D'accord.
26:08 En fait, elle avait un grand garçon. C'est aussi une mère célibataire.
26:11 Elle avait un grand garçon dans les avions de 19, 20 ans.
26:15 Et à un moment donné, c'est un moment avec la compagnie, c'était un petit monsieur et c'était une femme qui se battait.
26:22 Il n'y avait pas assez de moyens.
26:24 L'enfant commençait à devenir violent.
26:27 Ça veut dire, il sort, il rentre tard.
26:29 L'enfant ne peut pas poser la question, mais tu étais où?
26:32 Ça devient une violence verbale.
26:34 Alors, un jour, l'enfant voulait sortir parce que ses camarades l'ont entendu, le téléphone sonne dans les avions de 22 heures.
26:40 L'enfant n'en veut sortie.
26:42 Elle attrape l'enfant.
26:43 Tu ne vas nulle part.
26:44 C'est comme ça.
26:45 C'était sous un coup de tête.
26:48 L'enfant a donné un gifle à sa mère.
26:50 C'est comme ça qu'elle s'est écroulée.
26:51 Elle s'écroule.
26:53 Il est sorti.
26:54 Alors, la maman s'est levée.
26:56 Elle a appelé ses petits frères, ses grands frères, ses petits cousins.
27:02 Donc, quand le jeune garçon est rentré au petit matin, il a trouvé toute la famille réunie.
27:07 C'est comme ça qu'on a passé cet enfant à tabac.
27:10 On dit que tu es qui, tu viens de taper les rangs des salles, ça n'a jamais existé dans notre famille.
27:15 C'est comme ça que les petits frères de la dame ont fouetté l'enfant.
27:19 Ses grands frères ont fouetté l'enfant.
27:21 Les cousins ont fouetté l'enfant.
27:22 Tellement on a tapé cet enfant qu'il n'avait même pas moyen de se lever.
27:26 On lui a dit que la prochaine fois que tu vas répéter cela, on va te mettre sous le pied des souteux, on va t'enterrer.
27:31 Parce que ça ne se fait pas.
27:32 C'est comme ça qu'elle s'est rapprochée de moi.
27:35 Elle nous a fait part de la situation.
27:36 Parce qu'il y avait déjà l'enfant qui était vraiment frustré.
27:39 Il a commencé à s'enfermer dans la chambre.
27:41 Il ne sortait plus.
27:42 Il ne causait même plus avec sa mère.
27:44 Elle s'est encore sentie gênée.
27:45 Elle voulait relier le contact avec...
27:48 Reconstruire les liens.
27:49 Elle s'est rapprochée vers nous.
27:51 Nous lui avons donné les conseils.
27:52 Elle s'est rapprochée vers l'établissement parce que lui fréquentait.
27:56 On a causé avec l'enfant.
27:58 Je lui ai demandé de faire venir l'enfant dans nos services.
28:01 On a parlé du rôle de la mère, la mère qui est un dieu et tout.
28:04 Bref, on a essayé de déconstruire la mauvaise pensée des gens.
28:07 On lui a dit qu'en Afrique, on ne met pas la main sur le parent.
28:09 Et nulle part.
28:10 Il n'y a aucune société qui admet ça.
28:12 On a tellement parlé à ce garçon qui s'est mis à pleurer.
28:15 Et je vous dis, aujourd'hui, il a vraiment changé.
28:18 À l'école, il est parfait.
28:19 Il s'est séparé de ses amis qui étaient un peu les bobos.
28:22 Comme on dit souvent, il s'est allé avec les gens qui avaient son niveau.
28:26 Pourquoi les bobos sont toujours...
28:27 Je ne sais pas, entre de la mauvaise éducation.
28:32 C'est parce que quand on est...
28:33 On dit souvent, Madame, les oiseaux s'envolent en catégorie.
28:36 Quand vous n'êtes pas dans ma catégorie, ça tire des frustrations.
28:41 Quand on est en train de boiger, je pose 10 000, on boit, tu poses 10 000.
28:44 Quand il s'agit de toi, tu ne poses pas.
28:46 Vous voyez un peu, ça commence à déranger.
28:49 Donc, du coup, c'est bien d'aller avec l'expérience.
28:50 Et c'est la faute des parents, du coup ?
28:52 Non, ce n'est pas la faute des parents.
28:53 Non, mais je veux dire pour ces enfants-là.
28:56 Donnons à nos enfants des valeurs et donnons-leur d'apprendre à se contenter de ce qu'ils ont.
29:02 Tout simplement.
29:04 Donc, aujourd'hui, sans vous mentir, cet enfant a été remis sur le droit chemin.
29:07 Il a eu son bac et par la grâce de Dieu, il a eu le concours de la gendarmerie.
29:11 Il est en formation.
29:13 C'est un petit garçon très doux, je vous dis.
29:17 Dernièrement, il est venu nous rendre visite.
29:19 Bonjour, tata. Ça se passe comment ?
29:20 Il dit que ça va bien et tout.
29:22 Donc, vraiment, pour moi, c'était...
29:24 Je ne sais pas si la méthode qu'on a utilisée était la bonne,
29:26 mais étant donné, tel que je vois, ça marche.
29:29 Bon, sa maman a eu le bon réflexe de venir voir les professionnels.
29:32 Parce que la bastonnade n'était peut-être pas indiquée
29:35 parce que ça aurait pu, justement, développer un autre caractère insaisissable chez l'enfant.
29:43 Donc, heureusement, elle est venue chez les bonnes personnes.
29:45 Elle n'est pas allée chez un marabout qui va lui donner un collier à porter
29:49 pour calmer l'enfant et tout ce qu'on peut imaginer.
29:52 Est-ce que quelqu'un d'autre ?
29:53 Oui, merci beaucoup.
29:55 Venez par ici parce que là-bas, on ne vous verra pas bien.
29:58 Merci. Bonsoir.
30:04 Bonsoir à tous.
30:06 Oui, merci.
30:08 Pour moi, l'expérience, sinon la remarque, c'est surtout au niveau de mes groupes.
30:14 Nous sommes les présidents des associations.
30:17 C'est une de mes adhérentes, son fils, qui prend l'habitude d'aller de porte en porte,
30:25 par exemple chez nous ou chez la trésorière.
30:29 Il vient déclarer que maman a envoyé, maman est malade, il y a eu ceci, il y a eu cela.
30:36 Bon, peut-être la première fois quand il vient me voir à moi,
30:40 je lui dis que bon, pour le moment, moi, je ne garde pas l'argent à la maison,
30:43 je suis non plus trésorière.
30:46 On va voir le problème.
30:48 Quelques temps, comme on devait avoir une séance de prière en soirée,
30:52 je rencontre sa mère et je lui pose la question.
30:56 La maman est stupéfaite.
30:58 Elle est comme des nus.
30:58 Vraiment, elle n'est pas au courant de quelque chose et elle n'a même l'air de rien.
31:03 Elle n'a aucun problème.
31:05 Voilà, elle n'est pas malade.
31:07 Bon, quelques temps après, c'est une autre qui vient me voir,
31:10 qu'elle a donné 5000 francs à l'enfant de tel parce que ça ne va pas.
31:15 Est-ce que tu es au courant que la maman...
31:18 Ça ne va pas, je dis, mais tu as donné la somme quand?
31:21 Elle me dit, je pense le matin, après chez moi, là, directement,
31:25 il a pris la route chez l'autre et il a fait comme ça et il fait toujours comme ça.
31:29 Il a toujours fait comme ça.
31:30 Mais alors, quand on saisit la maman et quand il rentre chez lui,
31:34 le micro convainc sa maman et convainc sa maman d'accepter que oui,
31:41 c'est elle qui envoyait.
31:43 Elle convainc la maman.
31:44 La maman veut protéger un peu, mais elle est comme les mamans.
31:48 Nous, les mamans, parfois avec les derniers nés ou avec les fils uniques,
31:53 nous aimons aussi toujours un peu faire un genre là,
31:55 comme si on avait pitié, pitié de quoi faut dévoiler.
31:59 À moi, elle avait dit non, qu'elle n'avait pas de problème.
32:03 À l'autre qui avait déjà donné les 5000, elle acceptait.
32:07 Elle a dit qu'effectivement, elle avait un problème,
32:09 alors que ce n'était pas le cas.
32:10 Elle a pris. Quand le gars a fait comme ça,
32:13 maintenant, et pas d'une autre dame de ses mamans,
32:17 puisque nous sommes ses mamans,
32:19 pas dire à l'autre que j'étais chez, voire la maman même,
32:22 même la maman m'a envoyé chez toi.
32:25 Oui, oui, oui, oui, oui,
32:26 donc, si elle n'a même plus sa propre mère,
32:28 il s'agit de moi maintenant.
32:30 Il y avait ordonné.
32:31 Oui, j'ai ordonné à l'autre.
32:33 Vous avez instruit et la personne aussi,
32:35 sachant que j'étais au village,
32:36 j'étais en déplacement, à faire le dépôt,
32:39 on lui a remis de l'argent.
32:40 Alors là, il en a fait.
32:42 Il en a fait jusqu'à ce qu'il est entré dans les maisons des autres,
32:45 prendre les argents, rouler et tout, et tout.
32:47 On l'a saisi.
32:49 Il a été beaucoup recherché.
32:51 Oui, parce que déjà, quand on le trouvait,
32:53 on le tabassait correctement.
32:55 Correctement, il était devenu vraiment le bandit.
32:58 Et là, même ses amis, les voisins et même nous, les mamans,
33:02 on était déjà au courant de ce qu'il faisait.
33:04 Et sa maman ne se sentait pas un peu complice?
33:06 Mais là, maintenant, elle était tiraillée.
33:10 Elle était obligée de nous dire des vérités que mes soeurs,
33:12 comme vous me voyez même là,
33:14 je vais même encore vous mentir que quoi.
33:15 Dieu m'a donné ma croix.
33:17 Comme tout le monde porte sa croix.
33:19 Non, on ne porte pas la croix.
33:21 Un jour, nous, on a décidé d'aller chez elle
33:24 et de prendre son fils,
33:26 de lui faire asseoir entre ses mamans et de lui parler
33:29 exactement ce qu'il voulait,
33:31 exactement dans sa vie, puisque l'école, il n'en a plus fait.
33:35 Rien du tout. Tu veux apprendre quel métier?
33:37 Tu veux quoi? Tu es déjà un homme adulte.
33:39 Il veut jouer au football.
33:41 Merci.
33:41 Est-ce qu'on joue au football subitement comme ça en plein jour?
33:45 Qu'est ce qu'il faut pour que tu joues au football?
33:47 Qu'est ce qu'il te faut?
33:48 Il essaie de nous raconter des histoires, des histoires.
33:51 Bref, nous, on lui a proposé de commencer par une caisse
33:55 qu'il vende même un peu la cigarette au bord de la route,
33:58 qu'il ouvre même un petit call box.
34:00 Et dans l'association, on a décidé d'aider la maman
34:04 que vraiment, s'il peut venir verser quelque chose,
34:07 même chez nous, on lui ouvre un petit carnet.
34:10 Il vient souvent verser quelque chose qui soit autonome.
34:13 On a fait ce qu'on pouvait faire.
34:15 Pour un moment donné, il a mangé tout l'argent.
34:18 Il a disparu.
34:20 Il est allé subitement.
34:21 Il est rentré même deux ou trois mois plus tard.
34:23 Il dit qu'il est déjà pasteur.
34:25 Donc, il est entré dans les églises.
34:28 Je lui ai parlé.
34:29 Il nous dit que nous devons aller dans son église.
34:32 Et elle a dit, mais les enfants...
34:34 Nous devons...
34:35 Je sais que sa maman est venue me voir à ma mère.
34:39 Ton fils dit qu'on doit aller, on doit l'introniser, pasteur.
34:43 C'est ça.
34:44 Il dit qu'il part vite vite vite comme ça.
34:46 Après, combien de temps il a déjà fait là-bas ?
34:48 Il dit que ma mère...
34:49 Il a rencontré Jésus.
34:49 Quand il a dit qu'on allait là-bas,
34:50 j'ai dit que nous, nous sommes les catholiques.
34:52 Nous ne sommes pas vraiment...
34:54 Nous ne sommes pas faites pour les autres églises.
34:57 On va aller rester là-bas au Mans.
34:59 Et si vraiment, nous on part,
35:01 on va aller dire oui ou non.
35:02 Parce qu'on demande souvent que la personne qui est d'accord
35:06 ou la personne qui n'est pas d'accord montre le doigt.
35:08 D'accord pour quoi ?
35:09 Pour être pasteur ou pour...
35:11 Il voulait vous introniser aussi.
35:13 Oui.
35:13 Non.
35:14 Pour que lui-même soit intronisé.
35:15 Ah vous ordonnez, je le dis.
35:18 Donc, ainsi de suite, il est dans ses églises.
35:20 Il est pasteur ?
35:21 Oui.
35:22 Je ne sais pas s'il est pasteur ou pas,
35:23 parce qu'il n'avait jamais été intronisé.
35:25 Les parents n'étaient pas là.
35:26 Donc, il a son église qu'on a renvoyé.
35:29 Donc, on s'attend peut-être à un moment plus tard.
35:32 Mais le reste là, qu'il va de maison en maison,
35:35 il n'en a plus fait.
35:36 Quand tu le rencontres en route, il a sa mallette.
35:39 Il te salue.
35:40 Et la Bible ?
35:41 Oui, ma mère, je suis pressée.
35:43 Il veut même m'évangéliser un peu.
35:45 Je lui dis que papa, je suis...
35:46 Toi, tu connais que moi-même, je suis maman catéchiste ?
35:49 Non.
35:50 Je suis maman économique.
35:51 Marie, non.
35:52 Il passe son chemin.
35:53 Donc, à mon avis quand même, il a eu à changer.
35:57 Peut-être ce sont ses églises.
35:58 Je ne sais pas.
35:59 Peut-être aussi le fait qu'on s'est assise,
36:02 on lui a donné beaucoup de conseils.
36:04 Il est devenu notre ami parce qu'on ne l'a pas chassé.
36:07 Mais on a aussi beaucoup vraiment blâmé un peu sa maman
36:12 par rapport au comportement.
36:13 Parce que ce n'est pas elle qui est venue vers nous,
36:15 c'est nous qui sommes allés vers elle.
36:17 Aujourd'hui, notre fils est un pasteur.
36:19 Merci beaucoup.
36:21 Il prêche l'angoisse.
36:23 Il prêche l'angoisse.
36:24 J'ai envie de parler.
36:25 C'est très bien.
36:26 Merci.
36:26 Vous ne vous êtes pas contenté de faire le congo ça
36:29 dans le dos de sa maman qui était votre sœur ?
36:33 Voilà.
36:33 Parce que d'autres personnes se comportent comme ça.
36:36 Vous voyez une femme, une personne qui est
36:38 dans de sérieux problèmes,
36:39 vous ce que vous trouvez,
36:41 c'est à raconter des choses qui n'ont pas de sens.
36:46 Merci beaucoup pour votre témoignage.
36:47 S'il vous plaît, vous venez par là, juste là.
36:51 Les violences là, les mamans,
36:54 où sont les mamans, où sont les enfants ?
36:56 Moi, je ne comprends pas.
36:58 Où sont les enfants qui font les violences aux mamans ?
37:00 Où sont les mamans qui amènent les enfants
37:02 à faire des violences ?
37:04 Parce que ça, ça met nous les autres mamans
37:07 dans des problèmes.
37:09 À l'heure actuelle, je me retrouve avec
37:12 une jeune fille et sept enfants à la maison.
37:15 Sept garçons ?
37:17 Une jeune fille qui a accouché sept enfants
37:19 en moins de 33 ans.
37:22 Elle est mariée ?
37:23 Elle n'est pas mariée et chaque enfant a son père.
37:27 Elle veut peupler la terre.
37:29 Et là maintenant, nous les autres parents
37:32 qui ont le cœur faible, nous sommes victimes.
37:35 Quand l'enfant se retrouve...
37:37 C'est votre fille ?
37:38 Ce n'est pas ma fille.
37:40 Je ne connais même pas sa mère.
37:42 Elle a été...
37:43 Vous l'avez rencontrée comment ?
37:44 Elle était l'amie de ma petite qui était morte.
37:49 Elle est morte à l'âge de 28 ans.
37:52 C'est le sentiment, c'est la faiblesse là.
37:55 Il fait que je l'encarne.
37:56 D'accord, c'est une bonne chose.
37:57 Je ne connais pas sa mère.
37:59 Mais cette fille, elle se pose sa mère dans la ville.
38:02 Mais vous n'avez pas cherché à rencontrer ses parents ?
38:04 J'ai pris le téléphone, tu appelles même sa mère.
38:06 Ou elle voit, elle ne voit pas.
38:07 Parce que quand elle ne voit, le numéro n'est pas...
38:10 Le nom, elle ne prend pas.
38:12 J'ai essayé.
38:13 De toute façon que...
38:15 J'ai essayé de partir au service social.
38:18 On a enregistré le dossier.
38:21 Et même la promotion, même...
38:22 Très bientôt.
38:23 Ça fait deux mois et deux semaines
38:26 que la fille vit à la maison.
38:27 Essayez d'imaginer, y'a un dé.
38:29 Ici, moi, je suis...
38:30 Sept enfants.
38:30 Sept enfants avec une fille.
38:32 Ça mange, ça boit.
38:33 Et qui n'a pas...
38:34 Ça dit, les enfants n'ont pas...
38:36 Et ça fait tout ce qu'on imagine.
38:38 Donc, je vais vous dire, sur les sept enfants,
38:42 quand je pose les questions là,
38:44 il y a une qui est déjà...
38:47 Déréglée.
38:48 Déréglée.
38:49 Et l'une qui est déréglée là, c'est comment ?
38:52 La fille me répond, voilà la question.
38:55 C'est mon petit frère.
38:56 Quand j'ai accouché mon enfant,
38:58 mon petit frère passait le temps
38:59 à accoucher avec mon enfant.
39:04 Tu couches avec l'enfant ?
39:05 Elle ne savait pas.
39:06 Et qu'elle a compris, elle l'a vue.
39:08 On lui a dit, elle ne savait pas.
39:10 Elle est partie à la police.
39:12 Elle a signalé à la police.
39:14 Et elle a eu des problèmes avec l'enman.
39:17 L'enman lui a dit que le linge sale
39:19 se lave en famille.
39:21 Toujours la famille.
39:22 Il faut protéger les délinquants.
39:23 Elle sait...
39:25 Puisqu'elle ne pouvait rien,
39:27 elle supportait, elle est restée là.
39:30 Parce qu'elle n'avait pas de moyens,
39:31 elle ne pouvait rien.
39:32 Mais son petit frère continuait
39:35 à faire la même chose.
39:36 Si son enfant...
39:36 L'enfant n'entend plus,
39:37 l'enfant ne parle plus.
39:39 Et vous vous retrouvez dans la maison...
39:40 Elle est traumatisée, c'est normal.
39:41 Traumatisée avec un enfant
39:42 qui ne parle plus.
39:43 Elle est là, elle fait comme...
39:44 Elle fait comme les lézards
39:45 à gauche, à droite.
39:46 Ce n'est pas facile.
39:48 Moi je pose ce problème ici,
39:49 parce que franchement,
39:50 je crois qu'à travers vous,
39:51 il y aura aussi la solution.
39:54 Et les garçons,
39:56 quand le gars prend le comprimé,
39:58 il prend tout.
39:59 Et quand il prépare la nourriture,
40:00 il met dans la nourriture
40:03 les enfants et il donne à ses...
40:07 Il grogne les enfants.
40:08 Voilà.
40:08 Donc elle est obligée
40:11 de sortir,
40:14 de ne plus recevoir sa main.
40:16 Et l'allocation avec cet enfant,
40:18 tu vas faire comment
40:19 et tu n'as pas un père.
40:21 Donc c'est difficile.
40:22 Et les sept pères
40:23 des sept enfants là,
40:25 sont où?
40:25 J'ai essayé même d'appeler
40:26 les sept pères.
40:27 Ils me disaient "je viens, je viens"
40:29 et personne n'est là.
40:29 Donc un est venu.
40:33 Après il dit
40:33 "je veux revenir" et il est parti.
40:35 Mais vous savez,
40:36 les hommes d'aujourd'hui,
40:37 quand il y a un, deux,
40:38 ils cherchent plutôt à jeter et partir.
40:40 Mais c'est pourquoi...
40:41 Qui peut supporter?
40:43 Mais il a la force.
40:44 Pourquoi?
40:45 Moi je ne sais pas vraiment
40:46 c'est la question.
40:47 Mais sept là, c'est pas beaucoup.
40:48 Mais putain,
40:49 la fille n'a pas encore accouché.
40:51 Parce que c'est le genre de fille
40:52 qui fait comme...
40:53 Je ne sais pas.
40:54 Les enfants sont à la maison.
40:56 Et je vous dis qu'en sortant
40:57 de cette maison-ci,
40:58 il n'était pas depuis trois jours.
40:59 Je ne suis même pas à mesure
41:00 de donner le petit déjeuner
41:01 aux enfants là.
41:02 Et ils vivent comment?
41:03 Oui, si j'ai le riz.
41:04 Comme je rentre là,
41:04 je saute le riz.
41:06 Mais la fille habituée,
41:07 ses enfants a gêné.
41:09 Même la petite fille
41:10 de deux ans gêne jusqu'à midi.
41:12 Donc, les enfants...
41:14 Il y a le premier qui a 17 ans.
41:17 Il doit gêner jusqu'à 18 heures
41:18 avant de manger.
41:20 Les autres qui ont moins de 18 ans
41:21 doivent gêner jusqu'à 15 heures.
41:23 Pour que quand elle arrive
41:25 à trouver la nourriture,
41:27 elle mange une fois et dorme.
41:29 Donc, voilà tout ce que nous vivons.
41:31 Ce n'est pas du tout bien.
41:33 S'il vous plaît.
41:34 Ce n'est pas du tout bien.
41:35 Il n'y a pas à manger.
41:36 Moi, j'aime mes petits à la maison.
41:38 Mais je dis que je fais vraiment...
41:39 Mais il y a les gens
41:40 qui donnent les dons,
41:42 mais ils ne peuvent pas supporter.
41:45 Moi-même, j'ai cherché
41:46 à ce qu'elles partent.
41:48 Parce que c'est insupportable.
41:50 Parce que même la famille,
41:52 ma famille même,
41:53 parce que nous avons toujours
41:54 une famille, quand il y a un problème,
41:57 pour le moment, il n'y a pas
41:58 un problème dangereux,
41:59 bien un cas de mort,
42:00 bien de ceci.
42:01 Peut-être s'il y a un cas de mort,
42:02 je vais trouver sa mère, viendra.
42:05 Mais pour le moment,
42:06 comme c'est bien,
42:07 tous ces enfants ont pris le point.
42:09 Ils sont bien devenus
42:10 meilleurs comme ça.
42:11 Malgré le gêne.
42:11 Malgré le gêne.
42:13 Non, chez moi, ils ne gênaient pas.
42:15 Chez moi, ils ne gênaient pas.
42:16 Ah, OK.
42:16 Donc, chez moi,
42:17 ils sont devenus bien jolis.
42:19 Oui, ils ne gênent plus.
42:20 Ils sont jolis,
42:21 des jolis petits enfants.
42:23 Et l'autre en venant,
42:24 il avait, comment on appelle ça,
42:26 l'infection pulmonaire.
42:29 Parce qu'on lui donnait de fumée.
42:35 Et tous les enfants ne fréquentaient pas.
42:37 Les sept ne fréquentaient pas.
42:39 Personne ne fréquentait pas.
42:40 Ils ne vont pas à l'école.
42:42 J'ai essayé de mettre les trois autres
42:43 à l'école de source vers la fin.
42:45 Parce qu'ils sont venus
42:46 vers la fin du deuxième trimestre.
42:49 Bon, à la fin.
42:50 Et ils sont intelligents.
42:51 Dans tout ça, ces enfants-là
42:52 sont très intelligents.
42:54 Donc, je ne sais pas si c'est nous les parents.
42:56 Parce qu'on dit souvent que
42:58 même si c'est courant,
42:59 chacun doit supporter son fardeau.
43:02 Si Dieu t'a donné les enfants qui sont bizarres,
43:04 la maman doit supporter son fardeau.
43:07 Est-ce qu'elle doit supporter
43:08 ou elle doit chercher des solutions ?
43:10 Elle doit chercher des solutions en supportant.
43:13 Oui, elle cherche des solutions.
43:14 Mais bon, ça, ce n'est pas du tout facile.
43:15 Moi, qui supporte,
43:16 je ne connais pas son village.
43:17 Je ne connais pas la femme.
43:19 Mais dernièrement, sa petite soeur
43:21 est passée à la maison.
43:22 Peut-être, on lui a dit qu'elle a trouvé
43:24 quelqu'un qui la garde.
43:26 Et pour combien de temps ?
43:29 C'est ça le problème, vraiment.
43:30 Nous, les mamans aussi,
43:31 nous devons vraiment regarder
43:33 aussi notre part de responsabilité.
43:36 N'accusons pas toujours les enfants.
43:39 Merci beaucoup.
43:40 Ce témoignage est vraiment poignant.
43:46 Ce témoignage est poignant.
43:49 Ce qui est vrai, c'est que les parents
43:52 sont quand même les premiers responsables
43:54 de ce type de comportement
43:56 qu'on peut observer aujourd'hui
43:57 dans la société.
43:58 Parce que quand un enfant naît,
44:00 il est un être innocent.
44:03 Et c'est en grandissant
44:05 au sein de la famille
44:06 qu'il peut effectivement
44:07 adopter des comportements
44:09 soit déviants
44:10 ou des comportements honorables.
44:11 Et pire encore quand il va à l'école.
44:13 Donc que les parents se remettent
44:15 quand même en question,
44:16 mais ça n'exclut pas
44:18 la responsabilité des enfants
44:20 qui deviennent délinquants
44:21 à un certain âge
44:22 au nom de la puberté.
44:27 C'est l'histoire d'une dame
44:29 qui avait un enfant délinquant.
44:31 Donc j'attire quand même
44:32 l'attention des mamans.
44:34 Parce que d'une part,
44:35 nous sommes grandement fautives.
44:38 Donc qu'est-ce que cet enfant faisait ?
44:40 Il avait un groupe de pères,
44:43 en jeûne, il dort tranquillement.
44:46 Les autres vont à l'école.
44:48 Mais le soir, il sort.
44:51 Sa maman n'est au courant de rien.
44:54 Mais chaque fois qu'il
44:55 rapportait le butin,
44:57 lui, il se donnait.
44:59 Chaque fois qu'il rapportait le butin,
45:03 sa maman ne lui demandait jamais
45:05 d'où sortait ce butin.
45:06 Il lui se donnait.
45:08 Et à la fin,
45:10 elle est devenue complice.
45:11 Elle n'a jamais eu à
45:14 réprimander son enfant.
45:18 Et un jour,
45:20 comme on dit dans notre jargon,
45:24 99 jours pour le voleur,
45:25 un jour pour le patron,
45:27 l'enfant a été
45:29 appréhendé.
45:31 Et son groupe aussi.
45:33 Donc il avait un gang.
45:34 Un gang.
45:35 Lui s'est donné.
45:35 Et la maman était au courant.
45:37 Oui.
45:37 Du butin.
45:38 Et elle protégeait.
45:39 Elle protégeait son enfant.
45:39 Parce qu'elle avait un bénéfice derrière.
45:42 Lui s'est donné.
45:42 Pour qu'on ramène le butin.
45:43 Lui s'est donné.
45:44 Oui.
45:45 Donc, à la brigade,
45:48 il demande à ce que sa maman gène.
45:54 Et le CB demande pourquoi.
45:56 Il dit, j'insiste.
45:58 Il faut que maman gène.
46:01 Quand maman arrive,
46:04 il cause, il dit,
46:07 qu'on le laisse avec sa maman.
46:10 Mais quand même,
46:10 il y avait des gens tout autour
46:12 qui suivaient,
46:13 parce qu'on ne savait pas
46:15 ce qu'il allait faire.
46:16 Il a pris le couteau.
46:18 Et il a pris le couteau où ?
46:19 En cellule.
46:20 Il l'avait caché dans son caleçon.
46:22 Comment ?
46:23 Il l'avait caché.
46:26 Il a coupé la main de sa maman.
46:30 Oui.
46:31 Pourquoi ?
46:32 On lui a demandé pourquoi.
46:33 Il a dit,
46:34 puisque maman ne m'avait jamais réprimandé.
46:38 Si elle me réprimandait,
46:41 je n'allais jamais...
46:43 Continuer dans le même sens.
46:44 Oui, c'est donné.
46:46 Donc, un conseil
46:48 pour nous, maman,
46:49 pour nous, femme.
46:50 Pour nos parents.
46:51 Pour nos parents, oui.
46:53 Nous devons vraiment
46:55 être la police de nos enfants.
46:58 Savoir connaître la compagnie.
47:02 Pourquoi l'enfant rentre à telle heure ?
47:05 Qu'est-ce qui n'a pas marché ?
47:06 Comme on dit chez nous.
47:07 Où était-il ?
47:08 Avec qui ?
47:09 Et pourquoi ?
47:11 Merci, Donny,
47:22 pour cet aspect important
47:26 de notre vie au quotidien
47:27 dans la société cameroonaise aussi.
47:31 Les parents victimes
47:33 de leur enfant.
47:36 Qui gérait ?
47:39 Qui gérait ?
47:40 Ou à qui la faute ?
47:42 Je pense qu'aujourd'hui,
47:44 on aime bien chercher
47:46 à qui la faute.
47:48 Mais ce qu'on a cherché à savoir,
47:51 quels sont les mobiles
47:53 qui amènent l'enfant
47:54 à arriver là ?
47:56 On est toujours prêts,
47:57 j'ai entendu dire,
47:58 dans la rue d'ailleurs.
48:00 Cet enfant, c'est un démon,
48:01 il est mal éduqué,
48:02 il est mal appris.
48:04 Mais est-ce qu'on a cherché
48:05 à savoir sur quel niveau
48:06 sa souffrance se situe ?
48:08 Le problème de la séparation
48:10 entre parent et enfant,
48:12 c'est qu'il faut aller
48:13 un peu plus loin,
48:14 sonder le degré de la chose.
48:16 Et jusqu'à quel niveau
48:18 l'enfant est infesté
48:21 et jusqu'où l'enfant
48:23 peut être blessé ?
48:25 Oui, à qui la faute ?
48:27 Je dirais d'ailleurs,
48:28 pour un début, à nous tous.
48:30 Et ce premier point,
48:33 à nous tous,
48:33 parce que la responsabilité
48:36 dans la famille
48:37 ne peut pas incomber
48:38 un enfant seul
48:40 qui n'est pas auteur
48:41 d'une éducation.
48:43 L'enfant au début
48:44 subit l'éducation
48:45 et à un moment,
48:46 s'arrange à être soit
48:50 un élément d'identification,
48:51 soit alors,
48:52 à puiser quelque chose
48:54 à l'extérieur.
48:55 Mais pour s'identifier
48:56 aux éléments de la famille,
48:58 c'est-à-dire aux parents,
49:00 il faut quand même
49:00 qu'il ait une image
49:03 plus ou moins positive
49:04 de ce que sont les parents
49:06 et de ce que les parents
49:07 en savent de lui.
49:09 Maintenant, si c'est lui
49:10 qui devient le petit bouc
49:12 émissaire de vos problèmes,
49:14 à qui la faute ?
49:15 Aux parents, bien sûr, d'abord.
49:17 Pas d'abord à l'enfant.
49:20 On a vu, c'était un adolescent,
49:21 on a dit,
49:22 c'est un adolescent majeur,
49:24 ce qui est arrivé.
49:26 On ne sait pas comment
49:27 il est arrivé jusqu'à...
49:28 Pour le cas de celui
49:31 qui a pu arriver
49:32 jusqu'à la mort de sa mère,
49:35 on ne sait pas comment
49:35 il est arrivé jusqu'à ce niveau.
49:37 Mais est-ce qu'on a mesuré
49:38 depuis combien d'années
49:42 il a gardé en lui
49:44 les frustrations, les violences,
49:47 déjà dans la séparation
49:49 d'avec sa mère et son père
49:53 et les réalités actuelles
49:55 qu'il devrait vivre
49:57 dans la nouvelle famille
49:58 avec "le beau-père"
50:01 qu'il doit accepter,
50:02 si donné que ce n'est pas
50:03 une obligation.
50:04 C'est votre mari,
50:05 mais l'enfant n'est pas obligé
50:07 d'accepter.
50:08 Il faut qu'il s'adapte.
50:11 Qu'est-ce que vous mettez en jeu
50:12 pour qu'il s'adapte ?
50:14 Si vous ne mettez pas
50:15 les éléments nécessaires
50:16 en jeu pour qu'il s'adapte,
50:17 il reste coquillé
50:19 dans ses frustrations.
50:20 Mais un jour, il faut que le moi
50:22 parle, le moi doit agir,
50:24 le moi doit s'exprimer.
50:26 Alors, ça ressemble à un "Au secours,
50:30 j'étais dans la cage
50:31 depuis que vous n'avez pas suivi.
50:33 Maintenant, il faut que je m'exprime
50:35 ouvertement pour qu'on comprenne
50:37 que je souffre".
50:39 Si donné, ce qu'il faut faire,
50:40 c'est qu'il faut élargir
50:42 la prise en charge dans la famille
50:44 et recommander l'accompagnement
50:47 psychologique aux familles
50:48 camerounaises qui pensent
50:49 que l'éducation d'un enfant
50:52 serait sûrement de le mettre
50:53 au monde.
50:54 Pourtant, il faut réfléchir
50:56 en amont et construire
50:57 une parentalité positive
50:59 pour l'aider à éviter
51:01 d'être appelé
51:03 l'homme qui tue les parents
51:05 ou alors l'homme dont les parents
51:08 peuvent être victimes.
51:09 Merci Sidonie.
51:11 On n'a pas beaucoup de temps,
51:12 on n'a que 52 minutes.
51:13 Je pense qu'on a d'ailleurs
51:14 débordé. Merci à nos très
51:16 chers invités d'être venus
51:17 partager avec nous
51:18 leur stricte intimité.
51:20 Merci à notre très cher public
51:22 d'être venu nombreux.
51:23 Merci à vous très chers
51:25 téléspectateurs de nous faire
51:26 confiance. Merci de nous
51:27 accueillir chaque fois chez vous
51:29 et de rester fidèles à ce programme.
51:31 On se dit donc à très prochainement
51:33 pour une autre édition
51:34 de notre programme
51:35 "Et si on en parlait ?"
51:37 D'ici à ce qu'on se retrouve
51:38 pour une nouvelle édition,
51:39 nous vous demandons donc
51:40 à notre Dieu de bien vouloir
51:42 bénir mais alors très abondamment
51:44 notre très cher et beau
51:45 pays de France.
51:46 Au revoir.
51:47 Merci.
51:48 (Musique)
51:51 (Musique)
51:54 (Musique)
51:57 (Musique)
52:00 (Musique)
52:04 (Musique)
52:08 (Musique)
52:12 (Musique)
52:16 (Musique)
52:20 (Musique)
52:25 *Bruit de l'explosion*
52:27 *Bruit de moteur*
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