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Femmes rurales d'Afrique : l'entrepreneuriat qui transforme les communautés ! Découvrez comment des femmes au Cameroun, pionnières à Babuantou, redéfinissent leur rôle grâce à la culture du gingembre et du curcuma.

Cette initiative inspirante, portée par les reines-mères Funja, transforme des femmes autrefois confinées aux tâches ménagères en actrices clés du développement local. Le projet de "champ communautaire" prouve que leadership féminin et rentabilité vont de pair, même en milieu rural.

Les résultats sont impressionnants : malgré des parcelles modestes, la production atteint déjà des tonnes, démontrant la viabilité et la rentabilité de ces cultures. Un véritable succès qui motive d'autres femmes à rejoindre le mouvement.

Cette démarche modèle autonomise les femmes, renforce le tissu social et stimule l'économie locale, s'inscrivant parfaitement dans la politique gouvernementale de valorisation. L'exemple de Babuantou est une leçon d'engagement et de potentiel féminin.

#FemmesRurales #EntrepreneuriatFéminin #AgricultureDurable #Cameroun

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Personnes
Transcription
00:00L'association de la femme rurale, beaucoup restez à faire.
00:04A la première dame de notre pays et à toute la première dame du monde, la femme rurale compte sur
00:11vous.
00:20En Afrique, l'entrepreneuriat féminin prend des proportions importantes
00:25entraînant dans la dynamique du développement local des femmes jadies confinées aux tâches ménagères.
00:35Cette volonté de rentabilité n'est plus seulement l'apanage des femmes en milieu urbain.
00:42Les dames du monde rural ont pris le relais, décidées à ne plus être spectatrices dans un environnement où fourmillent
00:50plusieurs opportunités.
00:53A Babuantou, dans le Ocam, région de l'Ouest, la production du gingembre et du curcuma est désormais une affaire
01:02de femmes.
01:04Nous sommes vraiment engagés pour ce projet.
01:08Le gingembre, c'est le cultif en bion, c'est le curcuma, ça c'est des coupes pour sémer.
01:13Et on a un écartement de près de 15 à 20 centimes pour chaque bion.
01:19On déserve ça deux fois par an.
01:22Il n'y a pas trop de travail, mais on ne savait pas que c'était nos cacaos que la
01:26reine est venue nous donner.
01:27Nous avons gardé ça pendant deux ans pour que ça soit vraiment consistant.
01:32Voilà le gingembre que nous avons produit cette année.
01:35Ça a été difficile, mais on s'est battu.
01:37On n'a que les deux casés là, les deux casés là qui restent, d'autres sont partis depuis hier.
01:43Donc la récolte a été vraiment magnifique.
01:45C'était très bien.
01:46Ce que je veux dire à mes soeurs et à mes mamans, mes petites soeurs,
01:50je vous invite, vous tous, à nous rejoindre dans le projet de gingembre curcuma.
01:59Le concept champ communautaire, une idée originale des rennes-mères Funja,
02:05engagée pour le développement durable, a fait de Babuantou la localité pilote.
02:13Les résultats de cette première expérience, au bout de deux années d'activité, sont impressionnants.
02:19Le marché du gingembre et du curcuma de Babuantou draine du beau monde.
02:46Tout est parti de l'idée du leadership féminin.
02:50Je me suis dit, si on est leader dans notre communauté, il y a beaucoup de leaders femmes ailleurs.
02:56Donc j'ai dit, je commence un petit projet qui peut faire de l'émulation dans d'autres communautés.
03:03On est allé avec les autres rennes faire une démarche de plaidoyer auprès des chefs des quartiers de notre groupement.
03:11D'abord pour nous présenter et dire qu'on pouvait travailler ensemble.
03:16Et que s'ils pouvaient octroyer des petites parcelles de terrain à chaque groupe de femmes dans leur quartier, dans
03:24leur village, on pouvait faire quelque chose.
03:27L'initiative des rennes Funja est louable.
03:31Le résultat observé est le fruit d'un long processus.
03:35Il a fallu mobiliser les femmes dans les 11 villages que compte le groupement Babuantou.
03:41Je suis très heureux de savoir qu'il y a un groupe d'élite qu'on appelle Renmef Nja pour
03:48le développement durable
03:49qui, par souci d'autonomisation de la femme rurale, a initié ce projet qui a pris court, qui s'est
03:59maturé pendant deux ans.
04:00Et aujourd'hui, on voit les premiers résultats.
04:03Je pense que c'est un très grand acte de développement et je les encourage.
04:14On a commencé par leur rendre visite, offrir des objets champêtres pour eux-mêmes, pour leur champ.
04:21Et la deuxième fois, on est venu avec cette idée et ils ont adhéré.
04:25Et une fois qu'ils ont adhéré, ça nous a fait trois mois.
04:28Ça a pris trois mois.
04:29Moi, j'ai contacté le chef de poste agricole localement et il m'a recommandé un ingénieur spécialiste en gingembre
04:39basé à Sanchou.
04:40Ils sont venus former les groupes de femmes.
04:43Et ça fait qu'on a essayé de faire en professionnel, même comme on ne s'y connaît pas,
04:47pour leur assurer les meilleures connaissances dans ce produit qu'elles ne connaissaient pas elles non plus.
04:54Et de janvier à mars, on a fait tout ce qu'il fallait, préparation des femmes, formation.
05:02Et on a fait une grande cérémonie pour l'octroi des semences et des intrants.
05:08De Baloum, à Tchala, en passant par Batyeu, Fogtyeu, Batak, Gyeu, Teu, Chichyeu et Menguette,
05:20les femmes, Djaqueu, démontrent à suffisance que la terre ne manque pas.
05:26Elles relatent passionnément leurs belles aventures.
05:30Curcuma, gingembre, Ababantou, le volume n'est pas significatif, mais l'impact peut être très important.
05:37Parce que tous les champs, les parcelles que les chefs ont données, ça pouvait faire moins d'un hectare,
05:45moins d'un hectare, beaucoup moins même.
05:47On peut dire 5 000 mètres carrés.
05:50Mais aujourd'hui, on peut avoir fait à peu près une tonne de curcuma et presque 800 kg de gingembre.
06:02Et pour elle, pour nous-mêmes, c'est un gros succès.
06:06De toute façon, quand on regarde les productions à l'hectare de curcuma, c'est extrêmement rentable.
06:15Face à ce projet de champ communautaire, les adeptes de l'autonomisation de la femme en milieu rural peuvent se
06:22bomber le torche.
06:24Fort de cette activité, la contribution de la jante féminine à la reliance sociale est impactante.
06:33C'est un projet vraiment fort.
06:36Si même toutes les femmes du monde se mettent sur ça, on ne sera pas déçus.
06:41C'est pour cela que, dans notre association, chaque femme, chaque reine doit expérimenter ça dans son village.
06:49Les femmes de l'arrondissement de Banja, notamment de Banja très particulière, les reines Fuenja de Babuantou,
06:57ont décidé d'accompagner la femme à travers cette activité génératrice de revenus.
07:02Et elles se sont portées sur une culture assez particulière qui est celle du gingembre et du curcuma.
07:07Alors, on dit bien qu'il faut toujours commencer quelque part.
07:11Les activités comme celle-là concourent à l'épanouissement de la femme.
07:15Là, nous avons parlé aujourd'hui du domaine agricole.
07:17Mais il faut dire que les femmes de l'arrondissement de Banja s'illustent également dans d'autres domaines.
07:22Et je pense qu'il y a plusieurs projets en perspective dans notre arrondissement
07:26en vue d'autonomiser la femme et davantage booster l'économie de notre arrondissement.
07:32C'est une initiative très louable, très appréciée, qui est inscrite en droite ligne de la politique gouvernementale,
07:39qui promeut d'ailleurs de valoriser l'économie locale.
07:45L'exemple des femmes actives de Babuantou fait figure d'école.
07:50C'est un projet pilote susceptible de se répandre dans toute la région de l'Ouest et à l'ensemble
07:57du pays.
07:57Le gingembre et le curcuma, des aliments à plusieurs vertus, ne sauraient manquer de preneurs.
08:12Le projet Champs communautaires de Babuantou ambitionne d'aller au-delà du marché local.
08:17Les intelligences se mettent ensemble pour pousser la réflexion de l'agri-business.
08:24Pour franchir ce cap, l'impératif d'une production en grande quantité s'impose.
08:34C'est Babuantou aujourd'hui, mais est-ce que son nom reste à Babuantou ?
08:38Est-ce qu'on ne doit pas vraiment, ça ne doit pas être vraiment la base de quelque chose qui
08:43va se développer,
08:43qu'on va encourager dans d'autres régions, dans d'autres quartiers, dans d'autres villes du département,
08:50pour ne pas que d'avoir des départements ?
08:52On ne va pas seulement s'arrêter au niveau de la production, je dirais, artisanale.
08:59C'est commencer à réfléchir pour voir comment transformer.
09:05Parce qu'effectivement, la valeur ajoutée, c'est ça qui est important.
09:08Donc ça va faire travailler beaucoup d'autres personnes.
09:10Quand on va atteindre un certain niveau, on sera certainement obligé d'avoir des petites unités de transformation sur place.
09:19Et vous voyez dans le supermarché en ville, et même dans nos épiceries au village, il y a le curcuma
09:26tout à l'été.
09:27On ne mesure pas les petits gestes qu'on peut faire.
09:31Et je me rends compte que quand j'arrive ici, je me rends compte que ce n'est jamais petit.
09:35Et nous qui sommes là-bas, si on les accompagne un peu, ça permet qu'ils soient indépendants.
09:40Et puis ils vont faire des choses où nous, étant loin, le temps qu'on arrive pour régler certaines solutions,
09:47certaines choses, certains problèmes, ils auront déjà résolu.
09:49Et ça, c'est vraiment quelque chose d'énorme, qu'ils sont autonomes.
09:53La réussite de l'expérience de Babuantou met en évidence l'urgence de la promotion des champs communautaires
10:00comme modèle de développement local.
10:04Elle nécessite cependant la création des partenaires commerciaux durables pour l'écoulement des produits.
10:11On a eu des difficultés, problèmes d'eau, problèmes facilités pour aller en brousse, sortir les produits de la brousse,
10:19compte tenu que l'état de la route n'est pas aussi accessible.
10:23Parce que pour aller sortir ça, il faut des voitures, parce qu'on en avait assez.
10:27Donc il fallait faire des tours, des tours, des tours en moto.
10:29Or, si la route était pratiquable, on serait parti avec la voiture pour les faire sortir.
10:35Les chefs des villages ont essayé d'augmenter les parcelles.
10:39C'est l'un des deuxièmes plaidoyers qu'on a fait.
10:41Et en troisième lieu, essayer d'obtenir des unités de production, des unités de transformation.
10:49Et même avoir les soutiens de certains organismes pour pouvoir normaliser et pour avoir des normes internationales et les exporter.
11:03Les avis convergent vers le fait que ce bel exemple de leadership féminin mérite d'être reproduit dans nos latitudes
11:12pour améliorer le quotidien de la femme rurale.
11:15Il y a beaucoup de perspectives. Tout dépend de la quantité de la matière première.
11:21Donc nous, dans un premier temps, on va déjà encourager, essayer de disséminer ce projet dans toutes les régions qui
11:28sont intéressées.
11:30Et parallèlement travailler sur la transformation.
11:33On peut dire que c'était un village pilote et il y a eu un marché pilote.
11:38Et on va essayer de faire le tour de marché pilote et aboutir à une centrale de vente.
11:45Et ce sera fédérateur au niveau d'un département.
11:50Et on ira de département en département.
11:52Nous rassurons les producteurs ainsi que les partenaires qu'un rapport circonstancié sera fait à l'endroit de la haute
12:01hiérarchie
12:01pour que ces femmes dynamiques puissent bénéficier des financements et de l'accompagnement nécessaire pour pouvoir booster le rendement.
12:14Babuantou et les reines maires Fundia chônent la cloche de l'espoir pour les femmes du monde rural.
12:23Femmes rurales nourrissons le monde.
12:26L'ambition de notre pays de consolider sa sécurité alimenter sous le temps du haut de terre et de soi.
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