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  • il y a 2 ans
Mettez vous d'accord avec Michaël Darmon
Journaliste politique chez i24News et auteur de “Le pape et la matriarche" (Passés Composés)

François Momboisse
Président de la FEVAD (Fédération du Ecommerce et de la Vente A Distance)

Jean Claude Beaujour
Avocat, président du Forum Transatlantique

Sophie De Menthon
chef d'entreprise, présidente du mouvement ETHIC


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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2024-04-16##

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News
Transcription
00:00 Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
00:06 Et on est ensemble avec vous pour commenter l'actualité avec Sophie de Menton,
00:10 chef d'entreprise, présidente du mouvement Éthique. Jean-Claude, bonjour.
00:13 Bonjour.
00:14 Vous êtes avocat, président du Forum Transatlantique.
00:17 Bonjour à vous. François Monboise, ravi de vous recevoir et de vous revoir.
00:21 Ça faisait un petit moment que vous n'étiez pas là, président de la FEVAD,
00:24 c'est la Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance.
00:27 Bonjour à vous.
00:28 Et nous attendons Mickaël Darmon, qui ne devrait pas tarder à arriver,
00:31 journaliste chez i24 News et qui a publié Le Pape et la Matriarche aux éditions Passé Composé.
00:37 On va revenir sur le salaire de Carlos Tavares.
00:40 On va revenir sur le sondage autour d'Emmanuel Macron,
00:45 notre balise IFOP Fuit du Ciel pour Sud Radio qu'on n'a pas eu le temps de commenter hier,
00:48 et puis la fin des aides à l'embauche des alternants.
00:50 C'est ce qu'a annoncé le gouvernement.
00:52 On va commencer avec vos coups de cœur, vos coups de gueule.
00:54 Jean-Claude, avec vous, c'est d'actualité ?
00:57 Oui, parce que...
00:58 En région parisienne, alors un petit peu de soleil.
01:01 On va commencer à vivre les Jeux olympiques,
01:04 puisque la flamme olympique est partie aujourd'hui.
01:07 Je pense que même avec le décalage horaire, c'est 10h30 à Athènes.
01:12 Donc je pense que c'est quasiment fin, parce qu'il est déjà 10h30.
01:18 Et puis surtout, qui a la première porteuse quasiment, c'est Laurent Manodou,
01:25 championne en 2004, c'était il y a 20 ans.
01:29 Et puis c'est l'occasion de dire bravo l'or, et puis c'est agréable de la revoir.
01:34 Je suis d'autant plus sensible que j'ai fait de la natation de compétition,
01:37 on a un très modeste niveau,
01:39 un très modeste niveau, mais je garde toujours un bon souvenir de mes séances piscine.
01:45 Alors écoutez, ce matin, Gilles Gansman nous a passé dans le Zapping un son à propos
01:49 de l'allumage de la flamme, c'est très particulier, écoutez.
01:53 Bienvenue dans le sanctuaire d'Olympies, c'est ici, il y a 2800 ans que se sont tenus
01:57 les premiers Jeux Olympiques antiques.
01:59 C'est sur cette piste que les athlètes grecs participaient aux compétitions.
02:03 Et comme le veut la tradition, c'est ici que sera allumée la flamme,
02:06 celle de Paris 2024, lors d'une cérémonie en présence de centaines d'invités et de spectateurs.
02:12 Vous voyez, les derniers préparatifs sont en cours.
02:14 Le premier moment fort de la cérémonie, c'est la naissance du feu,
02:17 à cet endroit, devant le Temple d'Era, avec une méthode ancestrale,
02:21 uniquement grâce aux rayons du soleil.
02:23 Vous comprendrez donc aisément pourquoi les organisateurs espèrent qu'il fera très beau ce matin.
02:28 Voilà, donc ça, je l'ai appris ce matin.
02:31 Je ne savais pas que c'était vraiment les rayons du soleil qui devaient allumer cette flamme.
02:36 Vous le saviez, François Monboisse ?
02:37 Je l'ai entendu ce matin aussi.
02:39 Bon, ben voilà, on apprend plein de choses.
02:40 En tout cas, c'était un coup de cœur de circonstance.
02:44 François, on reste dans le sport avec vous ?
02:46 Oui, c'est un peu plus politique.
02:48 C'est une vidéo que j'ai vue sur Internet, sur Twitter, qui est assez étonnante.
02:53 C'est un demi-marathon à Pékin, où comme d'habitude dans les demi-marathons,
02:57 il y a des Tanzaniens, des Éthiopiens, des Kényans en tête.
03:01 Il y a trois Kényans qui sont en tête facilement.
03:04 Et puis à la fin, on les voit qui ralentissent, on ne comprend pas bien pourquoi.
03:07 Il y a un Chinois qui arrive.
03:09 Et les trois Kényans, on le voit vraiment, se tapent sur l'épaule et laissent le Chinois gagner.
03:13 Oh là là !
03:15 Je ne sais pas quelle est l'aide exactement de la Chine au Kényan,
03:18 mais c'est quand même la première fois dans une course comme ça,
03:21 qu'on voit un sens politique pour laisser gagner un pays par rapport à un autre.
03:26 Et on est vraiment sûr de ça ?
03:27 Oui, quand on voit les vidéos, c'est évident.
03:29 On voit la différence de rythme entre les trois Kényans et le Chinois,
03:32 qui fait ce qu'il peut.
03:34 Pour un Chinois, c'est bien, il court, il fait la course de sa vie.
03:37 Mais les autres, ils sont en roue libre, ils le laissent passer.
03:40 Oui, j'espère qu'il gagnera aussi lorsqu'il y aura le marathon de New York,
03:43 ou de Nairobi.
03:47 Oui, j'espère surtout que pour les Jio, on ne va pas voir ça.
03:49 Surtout qu'il n'y ait pas ça, effectivement.
03:51 Vous avez compris la boutade.
03:53 Si les pays du sud global, comme on dit, laissent gagner des athlètes russes,
03:58 pourquoi pas, ou des athlètes chinois,
04:00 là, les Jeux Olympiques, ça va être bizarre.
04:02 Et dans un autre genre, mais on reste dans le sport,
04:04 alors je crois que c'est lors d'une compétition universitaire,
04:07 c'est une femme trans qui courait avec des femmes.
04:12 Donc c'est un homme transformé en femme,
04:14 et qui bat un record, établit un record,
04:18 et elle, très très loin devant, ça pose la question, effectivement.
04:21 Non, ça ne la pose pas, c'est lamentable, ça s'arrête tout de suite, on élimine.
04:25 Est-ce qu'on ne va pas commencer à se poser la question, non ?
04:27 Attention, Sophie, est-ce que ça pose des questions, quand même ?
04:31 C'est effectivement, les transsexuelles ont une musculature d'homme.
04:36 Mais il faut arrêter de faire semblant, il y a des hommes et des femmes.
04:39 Oui, mais les transsexuelles, c'est plus compliqué.
04:41 Oui, mais ce sont des hommes, donc...
04:43 C'est un vrai sujet.
04:45 En Grande-Bretagne, les trans hommes peuvent être dans les prisons de femmes.
04:49 Il y a des scandales comme ça, il y a des violeurs qui se déclarent femmes,
04:53 et qui seront donc enfermés dans des prisons pour femmes.
04:55 Là, c'est le rêve d'un violeur, quand même.
04:57 Ça dépasse mon entendement.
04:59 Mais c'est vrai que ces images de cette course sont assez sidérantes,
05:02 parce que les femmes sont loin derrière,
05:05 et cette femme transsexuelle, pour le coup...
05:08 Il faudrait quand même arriver à garder un minimum de bon sens, je crois qu'il faut arrêter...
05:12 C'est plus que du bon sens, parce que c'est peut-être aussi, à ce moment-là,
05:16 une forme d'éthique, à quoi sert de faire une course,
05:20 alors même que l'on sait que les jeunes ne sont pas égaux de part et d'autre.
05:26 Donc il faut se poser la question, est-ce que c'est gagner simplement,
05:30 ou est-ce que c'est de se dire, dans une même catégorie,
05:33 on regarde celui qui est le plus performant ?
05:35 Donc voilà, je...
05:37 - Ça pose question, et Stéphane, un auditeur, me dit,
05:40 "La cérémonie est en cours, mais il n'y a pas de soleil pour allumer la flamme,
05:45 donc on va attendre que la flamme arrive."
05:48 Comme notre ami Mickaël Darmont, qui vient tout juste d'arriver.
05:51 - Souvent, flamme d'arrivée. - Voilà, souvent...
05:53 - Oh, quelle entrée !
05:55 - C'est absolument... - On a le droit de dire ça, maintenant ?
05:57 - Oui, on a le droit. - Je le prends, je le prends.
06:00 - On a le droit de dire ça, Sophie, c'était un coup de gueule.
06:03 - Oui, c'est un coup de gueule, car l'absentéisme chez les jeunes,
06:08 en particulier de moins de 30 ans, a connu une hausse de 26%, vertigineuse...
06:13 - Au travail, c'est ça ? - Oui, au travail, oui.
06:16 Et il y a 1 300 000 collaborateurs absents toute l'année.
06:23 Vous vous rendez compte ce que ça veut dire ?
06:25 - Ça dépend, oui, rapporté au nombre de travailleurs.
06:28 - Oui, c'est absolument énorme.
06:30 6 collaborateurs à plein temps pour une entreprise de 100 personnes, absents.
06:34 6 collaborateurs à plein temps dans l'année, absents.
06:37 1,3 millions de collaborateurs dans l'année.
06:40 - Parlez bien en micro, Sophie. - Les arrêts de 90 jours et plus
06:46 sont en hausse vertigineuse, d'ailleurs.
06:49 C'est les plus importants.
06:51 Et puis, il y a vraiment un coup de gueule, c'est un chef d'entreprise
06:55 qui m'en a fait part hier.
06:57 C'est la hausse de l'inaptitude.
07:00 Les salariés, maintenant, se font déclarer inaptes
07:03 après cette hausse d'arrêt de plus de 90 jours.
07:07 À ce moment-là, il y a la médecine du travail qui rentre en jeu,
07:09 leurs médecins, ils vont voir, ils arrivent épuisés,
07:11 c'est généralement des burn-out.
07:13 Dans une PME, ils arrivent épuisés et on les déclare inaptes au travail.
07:17 Alors l'inaptitude, j'en ai d'ailleurs eu un cas dans mon entreprise,
07:21 il faut lui trouver un autre emploi dans l'entreprise.
07:25 Inutile de vous dire dans une PME de 20 personnes
07:27 qu'on ne trouve pas d'autre emploi.
07:29 Et si on ne trouve pas d'autre emploi,
07:31 on doit le licencier pour qu'il bénéficie du chômage.
07:34 Ce qui est évidemment fait.
07:35 Et c'est alors qu'on va au prud'homme.
07:37 Parce que le salarié qui a été licencié
07:40 porte plainte pour licenciement abusif.
07:42 Il est forcément abusif, le licenciement.
07:44 Donc on a un vrai problème.
07:46 Et je trouve ça très inquiétant.
07:49 Sans compter que quand on recrute aujourd'hui,
07:52 et y compris, je pense à l'édition en ce moment,
07:55 où je connaissais des patrons d'édition qui disaient
07:57 "je n'en peux plus, ils veulent 3 jours de télétravail par semaine".
08:01 En disant "comme on est dans l'édition,
08:03 on travaille sur des livres, on peut le faire chez nous".
08:05 Donc il y a une espèce de désaffection.
08:08 Et je trouve que cette désaffection au travail
08:11 est entretenue par l'État.
08:13 Elle est entretenue parce que sans arrêt,
08:15 on donne un mois par-ci, un mois par-là,
08:18 l'autorisation pour les femmes de s'arrêter tous les mois,
08:21 sans arrêt, c'est eux qui ont encouragé également
08:24 le télétravail qui a pris tout son sens au moment du Covid.
08:28 C'est une question qui doit concerner
08:30 le chef d'entreprise et le salarié.
08:32 Donc là, on n'est pas bien du tout,
08:34 on n'arrive pas à recruter.
08:36 Les jeunes, effectivement, on n'y arrive pas non plus.
08:40 Et en plus, on va en parler tout à l'heure,
08:42 on va arrêter, pourquoi pas, je suis assez d'accord aussi,
08:45 une subvention à l'alternance.
08:47 Donc nous sommes tous les jours confrontés
08:49 à des injonctions contradictoires
08:51 et c'est très grave que nos jeunes ne veuillent plus bosser.
08:54 C'est très très grave.
08:55 Alors, les responsables, c'est qui ?
08:57 D'abord les médecins, pourquoi personne n'en parle ?
08:59 C'est compliqué, je me mets à la place des médecins,
09:02 c'est pas toujours évident,
09:03 vous avez quelqu'un qui vous dit "j'en peux plus".
09:05 Valérie, on va marquer une pause,
09:08 mais les médecins, il faut les mobiliser quand même.
09:11 On va en reparler dans un instant avec vous, à tout de suite.
09:14 Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
09:19 Et nous nous retrouvons donc pour commenter l'actualité
09:22 avec Mickaël Darmon, journaliste politique chez A24 News.
09:27 Et je rappelle votre tout dernier livre,
09:29 "Le pape et la matriarche", c'est aux éditions Passé Composé.
09:32 François Monboise, président de la FEVAD,
09:34 c'est la Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance.
09:37 Jean-Claude Beaujour, avocat, président du Forum Transatlantique
09:40 et Sophie de Menton, chef d'entreprise
09:42 et présidente du Mouvement Ethique.
09:44 On va revenir sur ce sujet des jeunes et du travail.
09:47 Dans un instant, on va parler également emploi,
09:49 si je puis dire, avec les 36 millions d'euros
09:52 pour Carlos Tavares, le patron de Stellantis,
09:56 qui choque, qui fait réagir.
09:58 J'entendais ce matin Pascal Praud,
10:00 qui sait justement, nous aimer ça.
10:01 Quand c'est Mbappé, tout le monde trouve ça bien.
10:06 La fin des aides à l'embauche,
10:08 à deux ans de la réélection d'Emmanuel Macron,
10:11 74% des Français sont mécontents.
10:14 Vous vouliez réagir, François Monboise,
10:16 sur ce que disait Sophie de Menton,
10:18 sur la perte de motivation des jeunes,
10:21 sur la perte de motivation en général,
10:24 sur le travail, les gens qui veulent de plus en plus de télétravail.
10:27 Oui, je crois que le rapport de beaucoup de jeunes au travail
10:31 a changé par rapport à ma génération,
10:33 mais en fait à la génération de leurs parents.
10:35 Ils sont beaucoup moins attachés à l'entreprise.
10:37 On avait des jeunes, dans le cadre,
10:39 ou jeunes diplômés,
10:40 qui quittent un travail sans avoir un nouveau travail,
10:43 alors qu'ils ont un loyer,
10:44 ce qui était impensable pour nous.
10:45 À chaque fois, les parents se sont angoissés.
10:46 "Mais tu pars, mais tu as autre chose."
10:48 "Non, non, mais j'étais pas bien."
10:49 Et le job de DRH est extrêmement difficile,
10:52 parce qu'il faut motiver des gens
10:54 avec une exigence pour les grandes villes,
10:56 c'est d'être deux jours par semaine minimum chez soi.
10:59 Ça, c'est considéré comme un minimum, vraiment.
11:02 Donc, ça fait deux catégories de job,
11:04 les jobs où on ne peut pas le faire,
11:05 et les jobs où on peut le faire.
11:06 On le voit dans les magasins,
11:07 les magasins ont un mal de chien à trouver des vendeuses,
11:09 parce qu'elles sont payées au SMIG,
11:11 et elles ne peuvent pas télétravailler.
11:12 Et elles disent toutes,
11:13 "Mais oui, mais mon copain,
11:14 il a deux jours par semaine à la maison,
11:15 comment je fais, etc."
11:17 Donc, c'est vraiment une...
11:19 Les bureaux, quand vous allez à la Défense,
11:21 allez à la Défense,
11:22 à l'IQ,
11:23 la personne en a un passant les deux mois d'ouvre.
11:25 Depuis le Covid, hein.
11:26 Depuis le Covid.
11:27 Depuis le Covid, et là, c'est resté.
11:28 Et quand on voit,
11:29 là, c'est un argument,
11:30 les écolos à Paris ont pas tort,
11:31 les tours en construction dans la Tour Triangle,
11:34 la 70 000 m² du bureau,
11:36 mais qu'est-ce qu'on va en faire ?
11:37 - Mais vous vous souvenez que la ministre de l'Emploi...
11:39 - C'est un vrai changement, je veux dire.
11:41 - Attendez, laissez terminer François Lomboise.
11:43 - Il n'y a pas de responsable,
11:44 c'est un état d'esprit des jeunes,
11:45 et les chefs d'entreprise doivent se mettre à ça.
11:47 Et pour les RH, c'est pas facile.
11:49 - Alors, non seulement,
11:51 on s'y met quand on peut,
11:52 mais en plus, il y a un mal-être des jeunes,
11:54 qui peut correspondre d'ailleurs à ça,
11:57 parce qu'ils sont chez eux, ok,
11:59 mais l'entreprise est un socle,
12:01 on communique, c'est quand même très sympa,
12:04 etc.
12:06 Et donc il n'y a plus cette espèce
12:08 de sentiment d'appartenance qui se détruit peu à peu.
12:11 Et souvenez-vous qu'après le Covid,
12:13 c'est quand même la ministre qui a exigé
12:15 qu'on garde une journée de télétravail.
12:17 - Oui, il y avait des conditions particulières.
12:19 - Après le Covid.
12:20 - Je voudrais juste te rappeler deux choses.
12:22 Un, c'est vrai qu'il y a un phénomène nouveau,
12:25 où le rapport au travail, d'une certaine manière,
12:28 de manière générale, en France,
12:30 le rapport au travail particulier,
12:32 ça aussi c'est quelque chose.
12:33 Deuxièmement, pour les jeunes, oui,
12:35 le rapport des jeunes au travail a changé,
12:37 et bien sûr, je suis choqué,
12:39 lorsque j'ai vu des jeunes de 20 ans
12:42 dire "on se mobilise pour nos retraites,
12:45 parce qu'on ne pourra pas travailler jusqu'à 62 ans".
12:47 Ça m'avait un peu surpris, je dis simplement surpris.
12:50 Ce qu'il faut comprendre,
12:51 c'est que pour tous ceux qui ont un peu plus de 20 ans,
12:53 on se souvient qu'avant,
12:55 on restait dans l'entreprise toute sa vie,
12:57 on s'honorait d'avoir fait ça.
12:58 Mais est-ce que je peux terminer ?
13:00 On s'honorait d'avoir fait toute sa carrière
13:03 dans une entreprise.
13:04 Avec les grands...
13:05 Oui, il faut comprendre,
13:06 ce n'est pas seulement la Covid,
13:08 oui, non, mais oui,
13:09 la vie économique n'est pas faite depuis la Covid,
13:11 pardonnez-moi Sophie,
13:12 mais l'entreprise,
13:15 et c'est comme ça,
13:17 l'entreprise a licencié,
13:19 là où il y avait une sorte de fidélité entreprise,
13:21 fidélité salarié,
13:22 tout ça, c'était terminé,
13:24 on est sur le temps court.
13:26 Effectivement,
13:27 l'entreprise veut des gens rapidement opérationnels
13:30 et les jeunes ou les moins jeunes
13:32 veulent un emploi,
13:33 ils disent,
13:34 bon ben, on voit et puis on verra après.
13:36 Donc je crois que ça,
13:37 il faut tenir compte de ça.
13:38 La question c'est,
13:39 comment est-ce qu'on fait ?
13:40 Je crois que les jeunes,
13:41 en tout cas cette nouvelle génération,
13:43 et quels que soient les niveaux,
13:46 vous disent,
13:47 on a besoin,
13:48 on souhaite,
13:49 et c'est comme ça,
13:50 donner un sens à notre vie,
13:51 on a envie de quelque chose.
13:52 Non, mais vous pouvez le dire,
13:53 c'est comme ça,
13:54 c'est ce qu'ils disent.
13:55 Et ce ne sont pas des gamins
13:56 qui ne sont pas du tout...
13:57 Mais ils attendent qu'on leur donne un sens
13:59 à leur vie,
14:00 de qu'elles trouvent eux-mêmes.
14:01 Non, mais attendez,
14:02 ça c'est un peu raccourci.
14:03 Non, donner un sens à ma vie.
14:05 Non, mais Sophie...
14:06 Ils ne disent pas qu'ils attendent qu'on leur donne,
14:08 ils disent,
14:09 je veux du sens à ma vie
14:10 et qu'en conséquence...
14:11 Et le sens,
14:12 ce n'est pas forcément le travail.
14:13 Exactement.
14:14 Mais je parle de gens qui travaillent,
14:16 je parle de gens qui ont fait,
14:18 parfois, de brillantes études
14:19 et qui vous disent,
14:20 aujourd'hui,
14:21 là où ça ne se faisait pas avant,
14:22 qui vous disent,
14:23 moi je vois les choses différemment.
14:25 Et si nous ne sommes pas capables
14:26 d'entendre cela,
14:27 et je ne dis pas que c'est bien ou c'est mal,
14:29 c'est un état de fait,
14:30 on passe à côté de quelque chose.
14:31 Ça fait longtemps, en plus.
14:32 Moi je me souviens,
14:33 il y a très longtemps sur LCI,
14:34 donc ça fait déjà
14:35 près d'une quinzaine d'années,
14:36 d'un professeur d'université,
14:38 professeur de médecine,
14:40 très grand professeur de médecine,
14:41 qui faisait mon fils,
14:42 qui est médecin,
14:43 ne m'a dit,
14:44 je n'aurais pas ta vie.
14:45 Bien sûr.
14:46 Mais ça je peux comprendre.
14:47 Alors c'est pareil.
14:48 Je ne serai pas praticien hospitalier.
14:50 Ne confondons pas,
14:51 ne confondons pas,
14:52 c'est des horaires et des vies difficiles,
14:54 où c'est très compliqué.
14:55 Mais toutes les vies sont difficiles, Sophie.
14:57 Mais toutes les vies sont difficiles.
14:59 Mais non,
15:00 mais il y a des métiers qui sont très durs.
15:01 Mais il n'y a pas que le travail.
15:02 Il y a des jeunes qui vous disent simplement,
15:04 dans le rapport hiérarchique,
15:05 je ne veux pas être considéré
15:07 d'une certaine façon.
15:08 Je disais l'autre jour à quelqu'un,
15:09 en tant que jeune avocat,
15:11 jamais je n'aurais,
15:13 enfin,
15:14 quand je me prenais
15:16 une remontrance de la part d'un associé,
15:18 même si c'était injuste,
15:20 on acceptait à l'époque.
15:21 On disait,
15:22 on pousse le dos et puis ça ira.
15:24 Les jeunes, par exemple, aujourd'hui,
15:25 vous disent non, ça ne va pas,
15:26 il faut qu'on se parle, etc.
15:28 C'est une autre façon de parler.
15:30 - C'est une autre façon de parler.
15:31 - C'est une autre façon de parler.
15:32 - C'est une autre façon de parler.
15:33 - Et après, François Poirier ?
15:35 - Je ferai bien si ça se débat.
15:36 - Assister.
15:38 - En fait,
15:39 ce à quoi on assiste depuis maintenant
15:41 plusieurs générations,
15:42 et en particulier depuis l'après-Covid,
15:45 c'est non seulement
15:47 un nouveau rapport du sens au travail,
15:50 mais qui ne se traduit pas seulement
15:51 par le fait de vouloir moins travailler.
15:53 C'est aussi le fait d'avoir un nouveau rapport
15:55 à l'entreprise,
15:56 parce qu'on demande à l'entreprise
15:58 de ne pas être uniquement un objet,
16:01 une entité qui fabrique un objet,
16:04 et dont le seul but est de la rentabilité
16:07 et de commercialiser,
16:08 d'une manière ou d'une autre,
16:09 cet objet,
16:10 mais également d'être porteur
16:12 d'un certain nombre de valeurs,
16:14 de sens,
16:15 qui ne sont pas uniquement liés
16:17 à la démarche capitalistique.
16:18 On dit que c'est au fond,
16:21 on accuse les jeunes,
16:22 et on dit que c'est le rapport des jeunes
16:24 qui ont un rapport maintenant
16:25 de diminuer au travail.
16:26 Mais attention,
16:27 il ne faut pas oublier que ça a été
16:28 également encouragé par les pouvoirs publics.
16:30 La loi PACTE,
16:31 qui est passée par Bruno Le Maire
16:33 lors du dernier quinquennat,
16:35 a changé l'ADN de l'entreprise.
16:37 C'est inscrit dans la loi.
16:39 Et d'ailleurs, on le voit bien,
16:40 les chefs d'entreprise font attention
16:42 parce que dans leur business model,
16:43 dans leur capacité de pouvoir être rentable,
16:45 dans leur capacité de pouvoir être coché
16:47 par les agences de notation financière,
16:49 il y a maintenant toutes les valeurs
16:51 qui sont maintenant liées,
16:54 le supplément d'armes des entreprises,
16:56 liées pas seulement au capital humain,
16:58 le rapport à l'environnement,
16:59 le rapport au pacte social,
17:02 la manière dont effectivement
17:04 les relations sont organisées,
17:05 à tel point qu'effectivement,
17:07 et évidemment beaucoup de chefs d'entreprise l'attestent,
17:10 ce sont eux maintenant
17:12 qui passent ces entretiens d'embauche.
17:13 C'est-à-dire qu'en fait,
17:14 ce sont les candidats au travail
17:16 qui viennent tester les salariés,
17:18 les patrons, en disant
17:20 "bon, votre entreprise, dites-moi
17:22 quelles sont ses valeurs,
17:23 quel est son dispositif de télétravail,
17:25 mais pas seulement,
17:26 et on verra quel type de contrat je peux avoir,
17:29 je ne suis pas certain de venir",
17:31 et qui laisse pantois les recruteurs
17:34 et les chefs d'entreprise.
17:36 - J'ai un salarié, je te dis juste la po...
17:38 - J'ai des malzes.
17:39 - A côté de ça, il y a un autre phénomène
17:43 auquel on assiste,
17:44 et qui m'a beaucoup marqué en 2022,
17:47 l'été 2022,
17:48 c'était tout le mouvement de fronde
17:51 des jeunes diplômés dans les grandes écoles,
17:53 qui ont fait le serment,
17:55 au moment où ils venaient recevoir le diplôme
17:58 et d'être, au fond, je dirais,
18:00 honorés par tout le parcours
18:02 et les études qu'ils avaient faites dans cette école-là,
18:04 Agro-Paris Tech, HEC, Polytechnique,
18:06 ça s'est répandu comme une traînée de poudre,
18:08 ils s'appellent les bifurqueurs,
18:09 et ils ont fait le serment
18:11 de ne jamais appliquer les valeurs
18:13 qu'on leur a enseignées durant leur cursus,
18:15 au nom, justement, de la disruption,
18:17 de la nouvelle génération,
18:18 et du fait que ce système n'est fait que pour détruire l'humanité.
18:22 Donc le problème, il est, bien entendu,
18:25 très important, parce qu'il est contemporain,
18:27 et il s'articule avec la génération de l'éco-anxiété.
18:31 - Et c'est partout, c'est dans le monde,
18:32 c'est partout dans le monde.
18:33 - Le chef d'entreprise qui a une usine
18:37 dit qu'il interdit le traînée de travail,
18:39 ce n'est pas normal que les 600 ouvriers
18:41 n'ont pas ce loisir-là,
18:44 ça nuit à l'efficacité du travail,
18:46 et il dit qu'il est très en colère
18:48 quand les collègues qui travaillent dans un bureau
18:50 s'envoient des e-mails.
18:51 Mais c'est vrai que c'est compliqué, c'est complexe.
18:54 - C'est très complexe, mais,
18:56 alors d'abord, je voudrais revenir ça,
18:57 je pense à mon équipe, où j'ai des jeunes
18:59 qui sont formidables,
19:00 qui sont impliqués,
19:01 qui réagissent à n'importe quelle heure,
19:04 je ne leur demande pas sinon...
19:06 Mais il y en a quand même,
19:08 il ne faut pas exagérer,
19:09 quand ça les intéresse,
19:10 quand on les mobilise,
19:11 quand on donne des responsabilités,
19:13 ça les intéresse, ne généralisons pas.
19:15 - Il y a un phénomène de fond.
19:17 - C'est un phénomène de fond,
19:19 mais laisser l'entreprise agir,
19:21 laisser les chefs d'entreprise...
19:23 Moi j'ai eu dans mon bureau
19:24 un type que j'ai recruté
19:25 qui s'est penché en arrière, dans son fauteuil,
19:27 ce qui est un geste assez symptomatique de recul,
19:31 et qui m'a dit "Bon, alors,
19:32 qu'est-ce que vous allez me dire
19:33 pour me donner envie de rentrer chez vous ?"
19:35 - Voilà, exactement.
19:36 - C'est quand même stupéfiant !
19:38 Je lui ai dit "Écoutez, vous savez quoi ?
19:39 J'ai une bonne idée,
19:40 vous allez prendre la porte,
19:41 vous allez essayer chez quelqu'un d'autre."
19:43 Parce que je trouvais ça hallucinant.
19:44 Un autre qui arrive en jean et en t-shirt,
19:48 je lui ai dit "Vous avez une tenue là
19:49 pour une entreprise qui..."
19:51 "Oh, mais c'est fini ça !
19:53 Mais on vient comme on veut, c'est fini !"
19:56 Je lui ai dit "Bah écoutez, oui,
19:57 mais comme moi je m'habille un peu
19:58 et que je fais des efforts,
19:59 allez ailleurs, vous serez mieux."
20:01 Donc je crois qu'il y a aussi un besoin
20:03 de remettre les choses à leur place.
20:05 Quand on a discuté, on est obligé,
20:08 arrêtez de dire aux chefs d'entreprise
20:10 "Adaptez-vous !"
20:11 On a compris tout ça avant tout le monde
20:13 et on n'arrête pas.
20:14 On demande tout à l'entreprise,
20:16 de prendre soin de la santé des salariés,
20:18 de voir s'ils sont heureux,
20:19 de les intéresser au boulot,
20:21 de les augmenter,
20:22 de payer ou pas payer les heures supplémentaires,
20:25 on ne sait pas s'il faut le faire ou pas.
20:26 Donc oui, on nous demande tout,
20:28 tout pour rendre les gens heureux
20:30 et ils ne veulent pas être heureux chez nous.
20:32 - Alors, on va marquer une pause
20:34 et on se retrouve dans un instant.
20:36 - Le 10h midi, mettez-vous d'accord,
20:38 Valérie Experts.
20:39 - Allez, on va avancer un petit peu dans nos sujets.
20:41 Michael, Darmon, vous aviez un coup d'interrogation,
20:45 on va dire, pour rester...
20:47 - Moi je me débrouche si c'est un coup de gueule ou un coup de...
20:49 - Oui, c'est un coup de gueule plutôt.
20:51 - Ou un coup de stupéfaction, on va dire.
20:53 Parce qu'on a assisté quand même
20:56 dans la nuit de Samedi à Dimanche
20:57 à la création d'une coalition ad hoc occidentale
21:01 qui est venue soutenir l'Israël
21:05 face à son attaque par l'Iran
21:09 des missiles et des drones.
21:11 Et puis, on a bien entendu immédiatement
21:14 la Jordanie, les Britanniques, les Américains,
21:17 l'Arabie Saoudite.
21:18 Et puis, petit à petit, on a entendu
21:21 comme une information non officielle,
21:23 pas vérifiée, que les Français aussi
21:25 auraient participé à quelques interceptions de missiles.
21:28 Information qui est restée sans confirmation
21:31 pendant tout le week-end,
21:32 parce qu'on avait compris dans quel embarras
21:34 cela plaçait les Français.
21:36 Et surtout, cette affirmation avait été révélée
21:38 parce que justement, les Israéliens
21:40 ayant vu à quel point les Français
21:42 arrivaient sur la pointe des pieds,
21:44 ils ont dit "on va outer"
21:46 et on va dire "oui, les Français sont là également,
21:48 ce serait bien qu'ils assument".
21:50 48 heures sans information officielle
21:54 jusqu'à ce que le Président de la République
21:56 d'une chaîne de télévision et de radio,
21:59 hier matin, confirme la participation de la France,
22:01 tout en disant "mais non, ce n'était pas du tout
22:03 pour intercepter les missiles iraniens,
22:05 c'était parce qu'il fallait protéger
22:07 quelques emprises qu'on avait dans la région".
22:09 Donc franchement, je pense que...
22:11 - C'est dû en même temps, non ?
22:13 - On le dit chaque fois, c'est confirmé chaque fois,
22:15 on est arrivé au bout du bout du bout
22:17 de ce "en même temps"
22:19 qui, au fond, ne veut plus rien dire.
22:22 Et explique peut-être d'ailleurs
22:24 sur quoi certainement on va arriver tout à l'heure,
22:27 c'est-à-dire l'état de désaffection
22:29 et de défiance des Français
22:31 à l'égard du Président de la République.
22:33 - Oui, oui, vous avez une réaction ?
22:35 - Oui, je crois que ces choses-là,
22:37 sur les sujets internationaux,
22:39 comme on ne peut pas rester dans l'ultra-confidentiel,
22:41 je pense que parfois, il vaut mieux que les choses soient très claires,
22:43 affirmer sa politique clairement
22:45 et sans embâche.
22:47 Et s'agissant du régime d'Emmaula,
22:49 je pense qu'on aurait tort de ne pas dire
22:51 très clairement que ce ne sont pas nos amis,
22:53 voilà, c'est tout.
22:55 - Oui, oui, François, mon boss.
22:57 - Je suis d'accord avec ce qu'a dit Michael Darman,
22:59 mais j'ai entendu Vilpain qui le justifiait un peu,
23:02 parce qu'il expliquait que, pour lui,
23:04 il est clé que la France reste entre les deux
23:07 pour jouer les intermédiaires, en fait.
23:09 C'était un peu le rêve de Macron, avec Poutine aussi.
23:11 - Oui, mais c'est toujours cette...
23:13 - C'est idiot, je suis d'accord,
23:15 surtout que la France a quand même voulu créer une coalition anti-Hamas
23:17 il y a quelques mois,
23:19 qui est tombée à l'eau.
23:21 - C'est un des mouvements...
23:23 - La diplomatie, c'est spécial.
23:25 - Elle veut être tout le temps, en même temps, partout,
23:27 elle est en fait nulle part.
23:29 Et quand on est entre les deux,
23:31 on se tombe entre les deux.
23:33 - C'est vrai, mais la diplomatie, c'est quand même très particulier.
23:35 - C'est pour ça qu'on a supprimé le corps des diplomates.
23:37 - Pardon ?
23:39 - Ils ont supprimé le corps des diplomates.
23:41 - Je parle de la diplomatie du président lui-même.
23:43 Quand au début, il a essayé de négocier avec Poutine,
23:45 tout le monde a hurlé.
23:47 Quand il a dit "on part en guerre", tout le monde hurle.
23:49 - C'est un peu plus extrême, je suis d'accord.
23:51 - Juste une chose, là, on est quand même sur des attaques.
23:53 Et c'est vrai qu'il faut, de temps en temps,
23:55 et pourtant, je suis le de ceux
23:57 qui, à une période de cette décennie,
24:01 de la décennie précédente, disaient
24:03 "essayons sur les histoires d'armes atomiques,
24:07 et essayons de discuter le maximum avec les Iraniens".
24:09 Sauf qu'à un moment,
24:11 une fois qu'on a épuisé la discussion,
24:13 il faut choisir son camp et dire
24:15 "voilà, là c'est stop puisqu'il y a des attaques,
24:17 il s'agit d'arrêter des attaques".
24:19 - Oui, absolument.
24:21 - C'est tout ?
24:23 - Oui.
24:25 - C'est pas partir en guerre contre les Iraniens,
24:27 on a pas dit "on participe à le golfe".
24:29 - On l'a quand même dit, non ?
24:31 - Oui, mais on comprend que le Président
24:33 puisse aussi, peut-être, réserver...
24:35 - Oui, on peut quand même, puisque dans l'état du monde actuellement...
24:37 - Il y a toujours une peur française de dire "il faut préserver un tel,
24:39 et préserver un tel, et faire attention à tes intérêts".
24:41 - Oui, c'est pour ça.
24:43 - Donc on parle un peu d'Algérie, on parle un peu de Maroc,
24:45 il y a un lien, mais avec l'autre.
24:47 Et en fait, il faut savoir que dans les couloirs internationaux,
24:49 comme on dit, quand on parle avec
24:51 des personnalités du monde international,
24:55 on se gosse de la France.
24:57 - Oui.
24:59 - On le voit dans les séries américaines,
25:01 c'est assez intéressant, quand il y a un français,
25:03 regardez "Occupied", une série que je vous conseille
25:05 qui est très drôle, sur la Norvège,
25:07 qui est envahie par les Russes,
25:09 il parle du français, de toute façon, il faut pas avoir confiance.
25:11 Et puis à la fin, il dira "oui,
25:13 mais on n'a pas confiance".
25:15 - Vous pouvez pas se dénigrer aussi, tout le monde est...
25:17 - Je l'obséde, c'est justement...
25:19 - Montrez-moi un théâtre diplomatique
25:21 aujourd'hui sur lequel la France a un succès.
25:23 L'Afrique,
25:25 virée par Wagner, le Liban,
25:27 un carnage, le Moyen-Orient,
25:29 une absence, l'Indo-Pacifique,
25:31 virée par les Américains. Pardon, elle est où ?
25:33 - Oui, mais qui a des succès ?
25:35 - Les Américains, les Russes,
25:37 les Chinois,
25:39 les Iraniens, les Saoudiens...
25:41 - Excusez-moi, ils sont quand même présents en guerre.
25:43 - Peut-être que nous avons aussi,
25:45 et c'est une réflexion que je mène
25:47 sur les sujets internationaux, peut-être que nous avons
25:49 aussi un problème de positionnement, c'est-à-dire
25:51 qu'en fait, on veut
25:53 être un pays des droits de l'homme, on veut être
25:55 un pays de la démocratie, on veut aussi
25:57 affirmer le droit, mais
25:59 vous voyez, je pense qu'à force de vouloir
26:01 être partout, ça nous empêche
26:03 d'être très clair. Par exemple,
26:05 les Chinois, ils vous disent "nous,
26:07 on défend pas, on défend
26:09 notre seul système, c'est notre système,
26:11 et on n'a pas l'intention de l'imposer ailleurs,
26:13 on défend nos intérêts, et on n'a pas
26:15 d'amis, on a des intérêts clairement
26:17 avoués, qui sont soit stratégiques, soit économiques.
26:19 Comme ça, au moins, ils sont
26:21 sûrs d'être... c'est limpide.
26:23 - On se donne une importance
26:25 que nous n'avons pas, sur la hausse.
26:27 - On a les
26:29 dom-toms que les Américains appellent régulièrement
26:31 les "French Colonies". Les Américains
26:33 ne comprennent pas qu'on a des petits bouts partout dans le monde
26:35 qui sont la République française.
26:37 - Un auditeur me fait remarquer,
26:39 justement, qu'il y a une opération "Place Nette" qui a été
26:41 lancée à
26:43 Mayotte, où on a envoyé 1 700
26:45 gendarmes, CRS,
26:47 pour maintenir l'ordre.
26:49 On est à 100 jours, effectivement, des Jeux Olympiques.
26:51 On se demande un petit peu
26:53 comment sont faits les choix
26:55 de répartition des forces de l'ordre.
26:57 C'est pas une réflexion intéressante.
26:59 - C'est intéressant sur les colonies aussi.
27:01 - C'est une réflexion, mais je l'ai déjà
27:03 dit sur vos antennes, je voudrais quand même
27:05 remarquer que la
27:07 violence et la drogue dans
27:09 les départements d'Outre-mer
27:11 sont le
27:13 premier criminel, sont un criminel
27:15 de guerre. Un peu partout,
27:17 je veux dire, à due proportion, on est bien
27:19 au-dessus de ce qui se passe à Marseille.
27:21 - Pourquoi est-ce qu'on garde ces territoires d'Outre-mer ? Moi j'ai jamais compris.
27:23 - C'est encore un autre débat.
27:25 - On ne les garde pas parce qu'ils ne sont
27:27 pas une propriété. Ce sont des territoires
27:29 français. On n'a pas à les garder ou pas les garder.
27:31 Ce sont des Français.
27:33 - Je ne suis pas d'accord sur l'expression que je conteste
27:35 complètement. - Ils veulent leur indépendance,
27:37 pourquoi on ne leur donne pas ?
27:39 - Non, non, ils ne veulent pas leur indépendance.
27:41 - Mais il y a autre chose.
27:43 - Sophie, c'est qui "ils" ?
27:45 - Non, c'est "ils" dont vous parlez.
27:47 - Je ne sais pas ce que vous parlez.
27:49 - Et les dom-toms ne veulent
27:51 pas de leur indépendance.
27:53 - Et le "nous", c'est qui ?
27:55 - Je pensais à la réflexion, effectivement,
27:57 où on dit "les colonies françaises"
27:59 un peu partout. - C'est les américains.
28:01 - Donc c'est vrai que c'est assez exceptionnel.
28:03 Est-ce qu'il y a beaucoup d'autres pays comme ça ?
28:05 - Non, mais qui "ils" veulent leur indépendance ?
28:07 Je ne comprends pas votre réflexion.
28:09 "Ils" veulent leur indépendance ? Je ne comprends pas.
28:11 De "ils" face au "nous". - Non, juste pour dire que
28:13 Mayotte, ils partent... - C'est des îles.
28:15 - Oui, les îles.
28:17 - Mayotte, c'est 11 semaines
28:21 pour 1700 gendarmes.
28:23 Il y a un sujet aussi. 1700
28:25 gendarmes pendant 11 semaines.
28:27 Et les Jeux Olympiques vont avoir besoin
28:29 de renforts. Et je voulais juste
28:31 faire un "mais à coup le pas" parce que je suis tombé
28:33 dans une fake news, moi, hier.
28:35 Et je m'excuse auprès du ministre
28:37 des Affaires étrangères. Stéphane, ces journées,
28:39 tout le monde a ricané en disant "il n'y a pas
28:41 d'ambassadeur d'Israël
28:43 d'Iran en France".
28:45 Et effectivement, il l'a... - Il l'a convoqué.
28:47 - Mais il l'a dit, sauf qu'hier,
28:49 il y a des comptes, comme celui de Florian Philippot
28:51 qui ont dit "haha, il n'y a pas
28:53 d'ambassadeur d'Israël, il y a un chargé d'affaires".
28:55 - Ah oui, oui.
28:57 - "On sait mieux que lui", etc.
28:59 Et donc Stéphane, ces journées,
29:01 a dit qu'effectivement,
29:03 c'était un mensonge.
29:05 Vu plus d'un million de fois, les démentis sont passés
29:07 inaperçus. Il y a bien
29:09 un ambassadeur d'Iran à Paris. - Bien sûr, oui, oui.
29:11 - Oui, mais il est très récent. - Il est nommé il y a un mois.
29:13 - Ça fait un mois.
29:15 Ça fait un mois, il est là.
29:17 Depuis un mois, il a pris ses fonctions. - Et il a été convoqué, d'ailleurs.
29:19 - Oui, mais sauf qu'on a glosé sur le fait
29:21 qu'il n'y avait pas d'ambassadeur.
29:23 Il y a bien un ambassadeur, donc...
29:25 - Merci Valérie. - Ces gens ne savent pas mieux
29:27 que le ministre de...
29:29 Ah, des affaires étrangères.
29:31 À tout de suite.
29:33 - Sud Radio, le 10h midi.
29:35 Mettez-vous d'accord,
29:37 Valérie Expert.
29:39 - Nous parlons peut-être...
29:41 On peut continuer à parler du conflit
29:43 au Proche-Orient et de
29:45 cette attente. Sophie, vous vouliez
29:47 témoigner du retour d'un de vos amis
29:49 d'Israël ? - Oui, je dois dire
29:51 plusieurs témoignages.
29:53 Je suis très étonnée
29:55 des gens qui reviennent
29:57 de vacances en plus, parce que des gens qui vont
29:59 passer des vacances, qui ont de la famille,
30:01 et qui disent
30:03 qu'ils ont un moral d'acier.
30:05 C'est un pays qui ne pense
30:07 qu'actuellement...
30:09 Enfin, c'est négatif,
30:11 ils ne pensent qu'à faire la fête, mais ils font la fête,
30:13 ils aiment ça.
30:15 C'est un pays qui est
30:17 optimiste.
30:19 Pour nous, ça paraît très étrange.
30:21 Et Israël
30:23 est absolument convaincu,
30:25 et c'est vrai que c'est un pays
30:27 dont on veut la peau
30:29 tout autour de lui, depuis qu'il existe.
30:31 Donc ils ont l'habitude de ça,
30:33 et je suis très étonnée de voir
30:35 que les gens partent tranquillement
30:37 se baigner au bord de la mer
30:39 et faire du tourisme en Israël, et en reviennent.
30:41 Ils sont très
30:43 convaincus
30:45 que d'abord, ils ne sont pas
30:47 responsables de ce qui se passe, parce que
30:49 on a alimenté financièrement le Hamas,
30:51 ils ont fait ce qu'ils pouvaient,
30:53 ils ont été attaqués,
30:55 ils ont réagi ce qui leur paraît normal,
30:57 quand on attaque effectivement une ambassade.
30:59 Je ne crois pas que ce soit une ambassade directement, d'ailleurs.
31:01 Enfin bon,
31:03 l'Iran a répondu.
31:05 Je suis étonnée
31:07 du climat
31:09 que nous leur prétons, et du climat qu'il y a en Israël.
31:11 Clairement.
31:13 C'est un pays qui a toujours été en guerre,
31:15 et qui a su s'adapter,
31:17 et qui vit comme ça.
31:19 Tout d'abord, il a toujours été en guerre, et puis,
31:21 quand on regarde un peu l'histoire,
31:23 dans un grand nombre de pays en guerre,
31:25 les gens continuent à vivre.
31:27 Parce qu'au-delà d'aller à la plage,
31:29 on a vu comment pour nous, c'était
31:31 difficile à l'époque du Covid d'être complètement
31:33 enfermés. Quand on est
31:35 enfermés plus dans un contexte
31:37 conflictuel fort,
31:39 heureusement qu'ils
31:41 peuvent encore sortir, qu'ils peuvent à peu près
31:43 vivre normalement le Paris de l'ordre de...
31:45 - Ils bossent, ils ont des boîtes qui marchent bien...
31:47 - Pendant la guerre, les gens
31:49 sortaient un petit peu aussi dans
31:51 Paris, parce que ce sont des bouffées d'oxygène dont on a
31:53 besoin. - Oui. Michael ?
31:55 - Moi je dirais que c'est plus un pays en vie
31:57 qu'un pays en guerre.
31:59 C'est un pays qui d'abord a le sentiment
32:01 d'être protégé, parce que
32:03 effectivement, la technologie
32:05 récente avec le dom de fer
32:07 a permis... - Ils sont très fiers de ça.
32:09 - ...ce week-end
32:11 à 9 millions de personnes d'être
32:13 tout simplement protégés.
32:15 Il faut quand même savoir que l'ironie de l'histoire
32:17 c'est que le dom de fer a arrêté
32:19 un missile qui allait directement percuter
32:21 la mosquée de l'Axa.
32:23 - Moi j'ai entendu qu'elle la survolait
32:25 en fait. - En fait on voit dans les images
32:27 le moment d'interception. Enfin en tout cas
32:29 on voit bien qu'il y avait quand même des risques pour
32:31 les lieux sains, et en particulier
32:33 peut-être aussi l'islam, donc ça c'est
32:35 à mentionner.
32:37 C'est un
32:39 pays qui est effectivement
32:41 organisé depuis le début
32:43 de sa création. - En survie.
32:45 - Non, moi je dirais pas en survie,
32:47 en résilience, en désir
32:49 de vie.
32:51 Et au fond, je dirais
32:53 qu'en boutade on peut dire
32:55 que c'est une réalité aussi, que
32:57 lorsque le peuple d'Israël
32:59 est au bout du rouleau, il recommence.
33:01 Et en fait
33:03 c'est ça la logique
33:05 qui parfois échappe aussi
33:07 à la compréhension, et qui génère
33:09 aussi une forme je dirais
33:11 parfois d'irritation
33:13 et voire un peu plus d'hostilité
33:15 à l'égard de certaines sociétés
33:17 qui ne comprennent pas le mystère
33:19 - Et leur fierté !
33:21 - De cette à la fois fierté nationale,
33:23 de cette envie de vivre, et capacité
33:25 de dire au fond
33:27 on ne compte que sur nous-mêmes,
33:29 donc on va compter sur
33:31 nos propres talents, et
33:33 ce qui agace
33:35 considérablement c'est effectivement
33:37 ce mantra qui avait été
33:39 posé à l'époque par Golda Meir,
33:41 et qui au fond
33:43 il y a 50 ans elle était
33:45 clouée au pilori parce qu'elle avait été responsable
33:47 du dysfonctionnement qui avait abouti
33:49 à la guerre de Képour, aujourd'hui on ne cite
33:51 que d'elle,
33:53 avec en particulier ce mantra
33:55 quand elle dit
33:57 au pays extérieur
33:59 "Nous préférons vos critiques
34:01 à vos condoléances"
34:03 - Juste je voudrais revenir
34:05 moi aussi
34:07 dans cette actualité sur cette conférence
34:09 de Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan
34:11 qui figurent donc sur sa liste
34:13 une conférence qui doit se tenir
34:15 à Lille avec Jean-Luc Mélenchon
34:17 et sur l'affiche
34:19 qui annonce
34:21 ce meeting
34:23 qui est organisé
34:25 à l'initiative d'une association étudiante
34:27 pro-palestinienne, il y a un logo
34:29 sur lequel figure
34:31 un territoire englobant Israël, la Cisjordanie
34:33 et la bande de Gaza
34:35 sur laquelle est opposé
34:37 le nom "Libre Palestine"
34:39 et donc sur lequel il n'y a pas Israël
34:41 la question est-ce que Jean-Luc Mélenchon
34:43 doit participer à ce débat ?
34:45 - Et à l'Assemblée quand on entend ce type
34:47 de l'Assemblée nationale française ?
34:49 - Non seulement il participe à ce genre de débat
34:51 non seulement il participe à véhiculer
34:53 ses propos anti-sionistes
34:55 et anti-sémites de haine, ça c'est évident
34:57 et il a été apparemment
34:59 j'ai cru comprendre
35:01 que c'était ce qu'il avait pour la campagne à venir
35:03 des européennes, l'intention
35:05 de mener également plusieurs débats
35:07 et plusieurs meetings dans les quartiers
35:09 donc Jean-Luc Mélenchon au fond
35:11 il cherche à tout faire
35:13 pour rester le candidat
35:15 de lfi en 2027
35:17 dans une dérive habituelle
35:19 que l'on connaît
35:21 et qui mérite presque plus de commentaires
35:23 - C'est quand même dans une université française
35:25 - Elle n'est pas accessible
35:27 - C'est une question, Michael
35:29 vous venez de dire, et c'est intéressant
35:31 vous dites, il envisage
35:33 de faire des conférences de ce type
35:35 dans les quartiers, c'est bien cela
35:37 - Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre
35:39 - Moi ce que j'entends et ce que je comprends
35:41 c'est qu'en fait on est en train
35:43 d'organiser, de renforcer
35:45 le clivage au sein de la société
35:47 française, on est en train de faire des ghettos
35:49 - Non mais ça ça fait longtemps
35:51 - Non mais c'est bien
35:53 - On va dans des ghettos déjà constitués
35:55 - Bien sûr, bien sûr
35:57 - Ce que je veux dire, c'est qu'on voit
35:59 tout simplement, ce que je constate
36:01 c'est que Jean-Luc Mélenchon est
36:03 "toujours candidat" à être président
36:05 ou premier ministre, ce qu'on veut
36:07 voici un dirigeant français qui, dans sa politique
36:09 du quotidien, dans ce que je comprends
36:11 non seulement il ne dit pas
36:13 "réconcilions le pays" mais il entretient
36:15 cette division, voilà, c'est une fois de plus
36:17 - Oui, c'est évident
36:19 - Son fichier clientèle étant l'islamo-gauchisme
36:21 il va aller au coeur du fichier clientèle
36:23 - En avocat, je dirais que lorsqu'il y a des arguments
36:25 supplémentaires, je fais simplement
36:27 relever qu'on continue
36:29 dans ce sens-là, voilà
36:31 - François, mon boit
36:32 - Non, non, mais il souffle sur cet antisémitisme
36:34 qui est très fort dans la plupart des pays
36:36 occidentaux depuis 8 octobre, ce qui est
36:38 complètement paradoxal
36:40 - Oui - Israël a été attaqué et il y a une réaction
36:42 - C'est un congoumbrou qui a déclenché l'antisémitisme
36:44 - Exactement, mais le niveau d'antisémitisme dans les facs américaines
36:46 est redoutable, à Londres aussi
36:48 sur la conférence à Lille
36:50 moi je pense que cette conférence
36:52 c'est choquant ce qui va être dit
36:54 mais dans une université, la parole doit être libre
36:56 - Oui, c'est vrai - Ce qui est choquant
36:58 c'est que je pense qu'une autre conférence
37:00 avec Georges Bensoussan par exemple
37:02 ne serait pas possible dans les universités
37:04 - Absolument - Comme à Sciences Po, c'est toujours du même côté
37:06 Sciences Po a reçu
37:08 Madame Albanès qui est
37:10 vraiment antisioniste et limite
37:12 - Il n'y a pas de place au racisme quand même, on l'a dit, il y a un racisme affiché
37:14 - Madame Albanès, elle a eu des propos
37:16 la représentante de l'ONU, Georgia et de la Palestine
37:18 qui sont redoutables contre Israël
37:20 - Oui, mais bon
37:22 parlons de toute autre chose avec le salaire
37:24 de Carlos Tavares
37:26 le patron de Stellantis
37:28 36 millions d'euros
37:30 par an, je rappelle que
37:32 effectivement, Kyan Mbappé en gagne le double
37:34 et c'est ce que
37:36 Geoffroy Roux de Bézieux avait dit
37:38 Carlos Tavares c'est notre Mbappé
37:40 alors ça choque
37:42 vous qui êtes chef d'entreprise aussi
37:44 - Je suis plus - Vous n'êtes plus mais
37:46 vous êtes choqué ou pas ?
37:48 - Alors, c'est un sujet
37:50 compliqué juridiquement, il a tout à fait
37:52 le droit, il pourrait même gagner le double
37:54 mais dans une société, il y a
37:56 des limites, il y a la commenne
37:58 des Saint-Denis, d'en parler à Orwell
38:00 ça ne choque pas la société
38:02 - Non, c'est ça - Et oui
38:04 Taylor Swift non plus, ça ne choque pas les Américains
38:06 par contre ce qu'il faut dire, parce que
38:08 on le passe complètement sous silence et c'est ça le dommage
38:10 c'est que Tavares réussit
38:12 des choses absolument exceptionnelles, c'est le seul
38:14 à faire des voitures électriques profitables aux Etats-Unis
38:16 il y a un article du Wall Street Journal
38:18 qui est interpré dans l'opinion
38:20 où les Américains sont bas-bas parce que Ford
38:22 perdait milliards, ils ont perdu
38:24 5 milliards sur les voitures électriques
38:26 il est le seul à réussir - Absolument
38:28 - Mais de là à faire voter ce salaire qui choque
38:30 tout le monde, moi je trouve ça ridicule, il travaillerait
38:32 aussi bien avec un salaire moindre
38:34 et il devrait comprendre, parce qu'il est super intelligent
38:36 que ça choque, que c'est quelque chose
38:38 il aurait une image
38:40 extraordinaire en tant que patron
38:42 vu ce qu'il fait, s'il avait un salaire
38:44 dans la moyenne des patrons de l'industrie automobile
38:46 - Oui, alors il a précisé
38:48 que 90% de son salaire dépend des résultats
38:50 de Stellantis et il dit ça prouve
38:52 que les résultats de l'entreprise ne sont apparemment
38:54 pas trop mauvais, si vous avez la performance
38:56 de mes concurrents, le salaire aurait été
38:58 beaucoup plus faible, il l'a dit avec
39:00 avec humour, mais
39:02 c'est son succès, ce que vous dites vous
39:04 c'est son succès qui fait que
39:06 il a cette rémunération-là
39:08 Sophie ? - Oui, je
39:10 comprends que des sommes très élevées
39:12 et puis choquées, mais je comprends
39:14 pas pourquoi on accepte qu'un
39:16 très bon joueur de foot gagne
39:18 le double d'un très bon
39:20 chef d'entreprise, voilà. - Alors moi je vais
39:22 vous dire, je comprends pas qu'un joueur de foot
39:24 et quelques joueurs en soient
39:26 des sommes considérables
39:28 je ne le comprends pas
39:30 non pas que je l'interdise, attention, je ne
39:32 le comprends pas parce que l'argent a aussi
39:34 perverti le sport, voilà
39:36 ça c'est déjà une chose et effectivement
39:38 je suis choqué que l'on dise
39:40 "bah Tavarest gagne tant"
39:42 et qu'on ne soit pas aussi
39:44 choqué, je parle dans l'opinion publique
39:46 pour
39:48 Mbappé ou un autre, j'ai rien contre
39:50 Mbappé, bien au contraire. En revanche
39:52 en fait l'histoire des 36 millions
39:54 je pense que c'est un débat
39:56 interne et là où je suis plus
39:58 gêné, ça ne me choquerait pas
40:00 si au sein de l'entreprise
40:02 toute la chaîne de valeur était
40:04 bénéficiaire de ce profit-là
40:06 parce que dire qu'il réussit
40:08 très bien et je suis d'accord
40:10 sauf qu'il ne réussit pas tout seul
40:12 il réussit parce que derrière il y a des milliers
40:14 de gens, il y a des équipes et ce que
40:16 je dis aux dirigeants et c'est
40:18 là où nous devons profiter de cette
40:20 situation, profiter de cela pour pouvoir
40:22 avancer sur le débat qui doit nous permettre
40:24 de renouer le dialogue entre
40:26 parties prenantes et entreprises, c'est que
40:28 l'entreprise aujourd'hui a des responsabilités
40:30 aujourd'hui il y a la responsabilité
40:32 sociale européenne qui va imposer
40:34 de plus en plus que tout au long
40:36 de la chaîne de valeur, y compris à l'étranger
40:38 on va demander des comptes etc
40:40 donc ça veut dire qu'il faut qu'on réfléchisse
40:42 de la façon dont tout le monde doit tirer profit
40:44 - Alors on y a réfléchi, Aïtique, vous avez
40:46 tout à fait raison, et on y a réfléchi
40:48 et on s'était dit qu'il y a des boîtes, par exemple
40:50 Total, ils sont très bien payés et même
40:52 Isabelle Patrier chez Total
40:54 m'avait dit, et même
40:56 à chaque fois qu'il y a des résultats
40:58 ils sont très bien traités
41:00 pas forcément au salaire, il y a des primes etc
41:02 et il y a un moment où on ne peut pas avoir des
41:04 boîtes qui paient beaucoup plus
41:06 que tous les autres leur salariés
41:08 que c'est aussi une forme de disproportion
41:10 pourquoi est-ce qu'une entreprise y aurait des salaires
41:12 incroyables, c'est très compliqué
41:14 l'équilibre des salaires
41:16 - Non mais ça je vois bien le sujet, mais il n'y a pas
41:18 que la question du salaire
41:20 parce que derrière les profits
41:22 il y a la manière dont les gens travaillent
41:24 il y a la manière dont les équipes parfois... - Je suis très contente chez Total
41:26 - Enfin, ne limitons pas le débat
41:28 à Total, il n'y a pas de Total
41:30 - Je parle de ce que je connais
41:32 - Et puis les choses ne sont pas aussi
41:34 c'est pas aussi comme ça
41:36 ça c'est la version d'une personne, mais peu importe
41:38 c'est pour ça qu'il ne faut viser aucune entreprise
41:40 je dis simplement
41:42 c'est que derrière
41:44 il y a la façon dont on va travailler
41:46 il y a les conditions de travail, il y a tout ce qui va faire
41:48 qu'on va faire du profit
41:50 beaucoup beaucoup de profit ou moins
41:52 c'est l'équilibre à trouver pour que chacun...
41:54 - C'est vrai cela dit, il faut savoir que la vie n'est pas juste
41:56 il y a un moment où on veut
41:58 à tout prix que la vie n'est pas juste
42:00 - Oui mais on peut
42:02 - On peut essayer d'aller dans le bon sens
42:04 - On peut essayer d'aller dans le bon sens
42:06 et s'interroger sur ces écarts
42:08 on va y revenir
42:10 - Sauf si les choses étaient aussi
42:12 vous dites la vie n'est pas juste
42:14 l'acceptons en quelque sorte
42:16 moi j'entends aussi
42:18 justement tous ces cadres dirigeants
42:20 la souffrance au travail
42:22 les conditions de travail pour parvenir à cette...
42:24 - Elle n'a jamais été aussi faible
42:26 - Non mais arrêtez
42:28 - On y revient dans un instant
42:30 - On y revient
42:32 (Musique)
42:34 Sud Radio, le 10h midi
42:36 mettez vous d'accord, Valérie Exper
42:38 - Juste pour conclure le sujet
42:40 ce qui est choquant c'est l'écart
42:42 abyssal quand même entre la rémunération
42:44 d'un grand patron
42:46 - Et qu'est-ce qu'on fait ?
42:48 - C'est une question
42:50 personnelle parce que justement on vient de dire
42:52 que les résultats sont en fonction
42:54 du profit etc
42:56 mais on peut renoncer
42:58 - Oui mais il a pas envie
43:00 - Mais c'était pas la question
43:02 j'ai pas dit qu'il avait envie
43:04 je dis qu'est-ce qu'on fait dans ces cas là
43:06 on peut renoncer, on peut dire
43:08 écoutez on revient sur
43:10 on donne un chiffre inférieur
43:12 - Il va ailleurs
43:14 - Vous pensez que la Terre n'est faite que des...
43:16 vous savez le Père Lachaise est rempli
43:18 de gens qui se croyaient
43:20 indispensables
43:22 - Peut-être
43:24 - Il va ailleurs, franchement
43:26 - Non mais si vous dites à Tavarès aujourd'hui
43:28 n'importe qui est prêt à lui donner le double
43:30 - Il a 65 ans Tavarès
43:32 - Mais qui l'a ?
43:34 - Mais vous savez, moi ce qui m'intéresse
43:36 c'est la France et le rapport de nos concitoyens
43:38 c'est aussi de la manière dont nous faisons société
43:40 pardonnez-moi mais c'est ça qui m'intéresse
43:42 - Moi ce qui m'intéresse c'est la liberté
43:44 - Moi aussi je suis attaché à la liberté
43:46 mais ce qui m'intéresse c'est la France
43:48 c'est le rapport de nos concitoyens à leurs entreprises
43:50 et à la société, c'est faire société en France
43:52 faire société ensemble
43:54 - 36 millions
43:56 mais attendez, 36 millions
43:58 lorsque le salaire médian est à
44:00 2700 euros
44:02 - C'est énorme, on est d'accord c'est indécent
44:04 - Mais c'est indécent car la grève aussi
44:06 au moment des Jeux olympiques
44:08 - Mais je vous ai dit tout à l'heure que je ne comprenais pas
44:10 ceux qui faisaient grève à 20 ans pour leur retraite
44:12 - Et dans la fonction publique au moment des Jeux olympiques
44:14 - Mais c'est pas parce que je comprends certaines choses
44:16 que je ne peux pas aussi comprendre
44:18 - Quelques mots sur
44:20 enfin quelques mots oui sur ce sondage
44:22 judiciaire pour Sune Radio
44:24 74%
44:26 des français sont mécontents
44:28 Michael Darmon ce chiffre
44:30 est assez
44:32 vertigineux
44:34 on voit qu'il perd sur tous les items
44:36 qu'il est
44:38 - Oui dans une évolution
44:40 logique de déconnexion
44:42 des français à l'égard de leur président
44:44 qui ne comprennent plus
44:46 à bien des égards, qui parlent tout le temps
44:48 qui à la fois
44:50 sont des sélectionneurs, porteurs de flammes
44:52 maires des grandes villes
44:54 s'occupant de la police, s'occupant de tous
44:56 les gouverneurs, de toutes les politiques
44:58 publiques, en remplaçant ses ministres
45:00 en remplaçant le premier ministre, bref
45:02 celui qui à l'époque
45:04 il voulait quand il challengeait
45:06 François Hollande, il disait, il critiquait
45:08 la présidence bavarde de son
45:10 prédécesseur, l'a dépassé
45:12 et de loin, donc de ce point de vue là
45:14 oui il y a une déconnexion mais
45:16 qui n'est pas je pense conjoncturelle
45:18 c'est une évolution qui a commencé avec les Gilets jaunes
45:20 qui restera, lorsqu'on
45:22 analysera après la décennie, Macron
45:24 comme étant la rupture
45:26 matricielle entre
45:28 les français et leur
45:30 président, parce que
45:32 - Qu'est-ce que rupture matricielle ? - C'est à dire
45:34 qui a été fondatrice
45:36 c'est à partir de là que le quinquennat
45:38 s'est arrêté
45:40 le président Macron n'a plus
45:42 aucune possibilité
45:44 de renouer un lien avec les français
45:46 d'autant plus que l'on a vu, malgré
45:48 cette mise en scène de ce grand
45:50 dysfonctionnement qui avait été le grand débat
45:52 parce qu'au fond, une virtuosité
45:54 pour parler pendant une heure tout seul
45:56 ça montre bien qu'il y a un grand problème
45:58 on n'avait pas élu ce président pour qu'il fasse le tour
46:00 des platanes et des mairies pour
46:02 demander comment ça marche et expliquer
46:04 ensuite comment ça marche, donc de ce point de vue là
46:06 on voit bien qu'on
46:08 est sur un mode de fonctionnement
46:10 totalement dysfonctionnel
46:12 qui est en plus corroboré par maintenant
46:14 par la tribu de plus
46:16 en plus grande d'anciens conseillers
46:18 du président Macron qui ont tous approché
46:20 de près le mode de fonctionnement
46:22 et qui racontent des choses absolument stupéfiantes
46:24 donc ça va se terminer
46:26 comme ça devrait se terminer, c'est à dire
46:28 assez mal et
46:30 moi la grande crainte, qui a été exprimée
46:32 par Astrid Panossian
46:34 compagne de route
46:36 en marche
46:38 et Emmanuel Macron
46:40 depuis les premiers temps
46:42 qui au début du deuxième mandat
46:44 dans une réunion de renaissance
46:46 a exprimé cette crainte avec cette formule
46:48 qui m'a sidéré en disant "je crains
46:50 que Emmanuel Macron ne soit le Barack Obama
46:52 français" c'est à dire qu'il nous aura
46:54 amené après deux mandats le populisme
46:56 - Oui, alors
46:58 François Monbois peut-être quelques détails
47:00 sur notre
47:02 sondage, à savoir
47:04 que la lutte contre le terrorisme
47:06 et le domaine d'action du président
47:08 ont évalué le plus positivement avec 43%
47:10 mais ça reste quand même minoritaire
47:12 suivi des relations avec l'Union Européenne
47:14 la défense de la laïcité, 31%
47:16 des français sont satisfaits, en revanche
47:18 inégalité entre les territoires
47:20 pouvoir d'achat, dette publique
47:22 et déficit sont
47:24 extrêmement mal notés
47:26 par l'ensemble des français.
47:28 - Oui, je ne sais pas quel était
47:30 le niveau de popularité
47:32 de Hollande au même niveau, trois ans
47:34 avant la fin, ou Sarkozy
47:36 les français ont tendance à s'enthousiasmer
47:38 pour un président et après effectivement
47:40 être très sévères, mais là où je suis d'accord
47:42 avec Michael Darmon, c'est qu'il y a un peu une déconnexion
47:44 entre la parole du président
47:46 - Une totale déconnexion - Il est plus tellement
47:48 entendu quand il passe maintenant sur les chaînes
47:50 et les gens ne retiennent pas
47:52 grand chose de ce qu'il a dit, parce qu'il parle
47:54 de beaucoup de sujets et en rentrant dans un niveau
47:56 de détail qu'il ne devrait pas faire
47:58 enfin c'est pas un président qui doit parler des cours
48:00 de théâtre dans les collèges, surtout que ça y est
48:02 ça a fait pchout. On a l'impression qu'il lance
48:04 des tas de choses et là j'ai entendu...
48:06 - Je suis fini, donc moi je suis un peu inquiet
48:10 comme vous parce qu'il reste quand même 3 ans
48:12 - Il reste 3 ans - Il reste 3 ans et on a l'impression
48:14 en voyant la vie politique que c'est fini là
48:16 non ? L'élection du 9 juin on change
48:18 mais non, on continue
48:20 - Juste un petit mot, vous avez raison
48:22 et ce qui m'étonne, j'ai bien connu Emmanuel Macron
48:24 à l'Elysée avant, au début
48:26 etc. et je suis stupéfaite
48:29 de voir le changement complet
48:31 d'un homme
48:33 et donc finalement
48:35 c'est un type formidablement intelligent
48:37 qui n'a pas les défauts
48:39 qu'on peut lui donner
48:41 et je crois qu'il a un problème psychologique
48:43 c'est la captation
48:45 du pouvoir
48:47 et il veut s'occuper de tout, alors il est agacé
48:49 ça je l'ai appris directement
48:51 très agacé que les choses n'aillent pas vite
48:53 il demande quelque chose, il voudrait que ce soit fait dans les 3 jours
48:55 et en France ça prend 6 mois
48:57 donc il a un problème
48:59 psychologique, je crois que c'est pas
49:01 une inaptitude à
49:03 gouverner ou à comprendre les choses
49:05 - Il n'est pas tout seul
49:07 - Non mais il a un problème psychologique
49:09 il veut tout gérer, il veut avoir les ministres
49:11 il fait les annonces avant eux
49:13 il annonce des choses
49:15 absurdes parce qu'il veut aller à tout prix
49:17 quelque part, il laisse même pas Rachida Dati
49:19 annoncer une mesure sur le livre
49:21 c'est lui qui doit le faire au salon du livre
49:23 donc c'est un vrai problème psychologique
49:25 et là où je suis d'accord avec vous, c'est que ça ne peut pas continuer
49:27 3 ans comme ça - Mais ça va quand il y a 3 ans
49:29 - Je suis d'accord
49:31 la constitution étant ce qu'elle est
49:33 - Ça va continuer
49:35 - Sauf à ce que le président
49:37 ne démissionne
49:39 sauf à ce qu'il nomme
49:41 un autre premier ministre
49:43 etc. et même quel que soit le premier ministre
49:45 qu'il pourrait nommer, ça ne devrait pas
49:47 changer. Moi juste une réflexion
49:49 parce que je ne connais pas le président de la république
49:51 ce que je me dis
49:53 c'est que c'est vrai que le quinquennat
49:55 a beaucoup changé
49:57 notre modèle institutionnel
49:59 notre modèle présidentiel qui est devenu
50:01 un vrai modèle, un vrai régime
50:03 présidentiel à l'américaine
50:05 mais sans le contrepoids
50:07 parlementaire avec des parlementaires
50:09 qui seraient plus forts, avec des parlementaires
50:11 qui pourraient procéder à des contrôles
50:13 vous voyez par exemple
50:15 je rencontrais hier un ancien
50:17 ministre qui me disait
50:19 le pouvoir de contrôle du
50:21 parlement est quand même très faible
50:23 sur le gouvernement et on découvre, on nous le dit
50:25 je dis bien on nous le dit que depuis
50:27 plusieurs années on a dépensé 1000 milliards
50:29 en l'espace de
50:31 7 ans mais pourquoi
50:33 est-ce qu'on a voté en même temps des budgets
50:35 qui ne correspondaient pas ? Qu'est-ce qui s'est
50:37 passé ? Où est le pouvoir de contrôle du parlement ?
50:39 Donc vous voyez c'est cela qui m'inquiète
50:41 c'est-à-dire qu'au-delà de la personne de
50:43 tel ou de tel, on peut
50:45 se poser le sujet
50:47 du fonctionnement de nos institutions
50:49 en tout cas des clés pour que ça fonctionne
50:51 mieux parce que demain on aura un autre
50:53 président, ça pourrait
50:55 être aussi la même chose parce qu'il me semble
50:57 bien qu'on reprochait aussi à monsieur Hollande
50:59 on a eu reproché à monsieur Sarkozy
51:01 etc. Donc voilà
51:03 c'est un élément
51:05 de contradiction. - François, la particularité de la France c'est que
51:07 dans tous les autres pays
51:09 démocratie occidentale, il n'y a jamais
51:11 un parti qui a la majorité à l'assemblée mais il fait
51:13 des alliances, ça prend du temps
51:15 mais il y a des alliances qui sont faites. - Absolument. - Parfois
51:17 on attend, en Pays-Bas tout est bloqué
51:19 parce que le parti majoritaire c'est le parti
51:21 d'extrême droite, personne ne veut s'allier, il n'y s'y arrive pas
51:23 mais on va faire
51:25 des alliances. Nous en France, dès que l'élection
51:27 législative a été connue
51:29 l'EPS d'un côté et l'Air de l'autre
51:31 ont dit "on ne gouvernera pas avec Macron"
51:33 donc il est minoritaire et il va
51:35 rester minoritaire à l'assemblée vu la popularité
51:37 et le problème c'est qu'il n'y a plus de loi
51:39 c'est-à-dire qu'on ne fait pas de budget rectificatif
51:41 parce qu'ils ont peur, le gouvernement a peur
51:43 d'une motion de censure, il n'y a pas de grande
51:45 loi sur l'énergie, l'Escure a dit
51:47 qu'on ferait par décret et donc le gouvernement
51:49 ne peut plus passer de loi maintenant
51:51 - Mais François, je voudrais rajouter un mot
51:53 je pourrais rajouter un mot
51:55 c'est que même lorsqu'il y a
51:57 il n'y a pas de grandes alliances comme
51:59 au Pays Bas
52:01 ou en Allemagne, mais
52:03 par exemple, les Allemands vont
52:05 jusqu'à rédiger dans le détail
52:07 le programme, alors ça aussi
52:09 l'Excel, ça aussi, ça limite
52:11 mais entre les deux
52:13 c'est pas faire de
52:15 en même temps
52:17 de retrouver le point d'équilibre
52:19 entre l'absence de coalition
52:21 l'absence de majorité, l'absence
52:23 de programme clair, et bien il y a un président
52:25 qui peut ou pas tout faire
52:27 et puis on est dans cette situation
52:29 - Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, merci à tous les quatre
52:31 très bonne journée sur Sud Radio
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