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  • il y a 2 ans
Mettez vous d'accord avec Kevin Bossuet, professeur d'histoire en Seine Saint Denis, Najwa El Haite, docteur en droit public et auteur de « Laïcité et république » (L'Harmattan), Alexis Poulin, journaliste – directeur de publication du Monde Moderne - éditorialiste politique sur Sud Radio le jeudi matin et Poulin sans réserve tous les vendredi 12h-13h et Thomas Elexhauser, secrétaire Général Les Centristes et conseiller départemental de l’Eure

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2024-01-11##

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Transcription
00:00 (Générique)
00:02 Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
00:06 Et nous enchaînons avec les débats dans le 10h midi avec aujourd'hui Kevin Bossuet, professeur d'histoire en Seine-Saint-Denis.
00:12 Bonjour Kevin, bonne année.
00:14 Je dis bonne année à ceux que je n'ai pas encore vus.
00:17 Anna Joël a été docteure en droit public, vous avez publié "Laïcité et République" aux éditions L'Armatan.
00:23 Bonjour à vous.
00:24 Bonjour Valérie.
00:24 Je trouve qu'il y a une enquête à faire sur l'application des décisions de Gabriel Attal.
00:31 Parce qu'il a fait des propositions et il a pris des décisions courageuses, j'y pense à propos de la laïcité.
00:38 Et je voudrais savoir si elles sont respectées, c'est-à-dire est-ce qu'aujourd'hui il n'y a plus aucune abaya dans les écoles ?
00:43 Tiens, vous pouvez peut-être me répondre Kevin.
00:44 Moi je suis dans un établissement où il n'y avait pas ce problème.
00:48 Après quand on écoute les collègues qui sont dans d'autres établissements, ça a été réglé.
00:52 Et ça montre que quand on fait preuve de fermeté face à l'islam politique, ça fonctionne.
00:56 Et je pense que les hommes politiques devraient s'inspirer de ce qu'a fait Gabriel Attal,
01:00 un peu de courage pour rétablir les valeurs de la République et de la laïcité.
01:03 Mais je voudrais qu'on fasse un tour de France éventuellement, qu'on aille voir comment ça se passe.
01:07 Alexis Poulin est avec nous.
01:09 Bonjour Alexis, directeur de la publication du Monde Moderne.
01:12 Vous êtes également éditorialiste politique sur Sud Radio tous les jeudis matin et le vendredi.
01:17 On vous retrouve avec Poulin sans réserve entre 12h et 13h.
01:21 Thomas Alex Hauser, secrétaire général des Centristes et conseiller départemental de l'Eure.
01:25 Bonjour, bonne année à vous.
01:27 Je conseille l'excellent guide du routard consacré à l'heure.
01:30 Je vous ai offert pour Noël.
01:32 Absolument, que j'ai reçu et je vous en remercie.
01:35 Gabriel Attal, Premier ministre, 53% des Français.
01:39 C'est un sondage IFOP, on va y revenir dans un instant.
01:42 Alors il plaît beaucoup aux seniors, beaucoup plus aux seniors.
01:46 Je vois Alexis qui est absolument dépité.
01:49 L'électricité va augmenter de 10% et puis on peut parler de nos policiers mobilisés pour les Jeux Olympiques.
01:55 Ils veulent que leurs conditions de travail soient un petit peu prises en compte, améliorées.
02:01 Et puis peut-être une revalorisation de leur salaire.
02:04 On va commencer avec votre tour de table, de ce qui a retenu votre attention aux uns et aux autres.
02:09 Najwa, c'est un coup de gueule, vous avez raison, on en parle assez peu.
02:14 Oui, on en parle assez peu en effet.
02:16 Alors mon coup de gueule concerne une triste actualité.
02:19 Un SDF, donc un sans domicile fixe, retrouvé mort dans une cave en plein épisode de froid.
02:26 Et juste avant lui, une femme d'une soixantaine d'années sans abri a connu le même sort.
02:31 Donc chaque année en plein épisode de froid, ce sont les mêmes nouvelles, hélas.
02:37 Et on ne peut pas y rester insensible.
02:40 Et c'est pour ça que je tenais à faire un coup de gueule sur cette thématique.
02:45 Alors on se pose toujours la même question, et on se souvient notamment de la promesse du président de la République, Emmanuel Macron, en juillet 2017,
02:53 qui disait, et je reprends ses propos, "ne plus vouloir avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus".
03:03 Donc il s'agit d'une question tout simplement de dignité humaine.
03:08 Alors le président de la République l'avoue lui-même, il a échoué sur ce volet.
03:13 Sur le profil de ces SDF, je pense que c'est important aussi de s'y attarder.
03:20 Ce sont des chômeurs, vous avez également des travailleurs pauvres, vous avez également des enfants.
03:27 Vous avez l'UNICEF qui a tiré la sonnette d'alarme en mettant en avant un chiffre terrible, c'est-à-dire 3000 enfants qui dorment dans les rues.
03:39 Donc vous voyez ce type de profil de SDF, et ça peut vous arriver, enfin je ne le souhaite pas,
03:46 mais quand vous avez, je le vois en tant qu'avocate, des parcours de vie suite à un divorce qui se passe mal,
03:53 ou une situation professionnelle qui devient tout d'un coup "vulnérable" suite à un licenciement,
04:00 et bien vous pouvez basculer dans cette situation.
04:04 C'est ce que nous a dit Norbert Tarrer qui était avec nous, qu'il est allé lui au Resto du Coeur à une époque de sa vie,
04:10 où il a fait faillite avec une de ses entreprises, et qu'il a été obligé de se tourner vers une banque alimentaire.
04:16 Donc oui, ça peut vous arriver, ça peut arriver à tout le monde.
04:19 Ça peut arriver en effet à tout le monde, et vous avez différents hommes politiques qui ont promis zéro SDF dans la rue.
04:27 Alors pour les associations zéro SDF, c'est un peu complexe d'obtenir cette belle ambition,
04:35 mais il s'agit d'obtenir une réduction du nombre de personnes qui dorment dans les rues, et c'est possible.
04:42 On parlait tout à l'heure, Kévin, de volonté politique.
04:46 Et bien, s'il y a la volonté politique de créer plus d'établissements d'urgence, plus de logements sociaux accessibles...
04:55 C'est l'argument qu'on vous donne en disant que parfois les SDF ne veulent pas y aller, mais peut-être aussi parce que les conditions d'accueil ne sont pas...
05:03 Cela touche aussi la crise du logement, malheureusement.
05:05 Parce que nous avons, chez moi, des centaines de familles qui ne trouvent pas de logement accessible,
05:14 y compris sans parler des problèmes de taille de logement, etc.
05:17 Et il y a une chape de plomb administrative qui est énorme sur les permis de construire, les autorisations, les terrains disponibles, etc.
05:25 Et ce que vous dites, madame, illustre bien.
05:27 Et d'ailleurs, le président Larcher, hier, dans sa réaction à Gabriel Attal, a appelé à une véritable concertation
05:34 et un travail d'ampleur sur la crise du logement que nous traversons avec les élus locaux, avec les pouvoirs publics décentralisés.
05:41 Oui, j'entendais ce matin le témoignage de quelqu'un qui a été obligé de se tourner vers un marchand de sommeil,
05:46 quelqu'un qui travaillait et qui a été logé pour 600 euros dans un garage.
05:50 C'est absolument indigne et inacceptable.
05:54 Oui, je suis d'accord. Nadjouad parlait du grand basculement qui débouche sur le grand déclassement et qui débouche sur le grand effacement.
06:03 Parce que ce qu'il y a de pire, finalement, pour les personnes qui sont dans la rue, c'est avoir l'impression, finalement, de ne plus exister,
06:10 de ne plus exister pour la société, même parfois pour leur famille.
06:14 Et parfois, un geste, un bonjour, parler un petit peu au SDF qui nous demande notamment une petite pièce ou faire ce geste,
06:22 pour eux, c'est très important. Essayer de faire en sorte qu'il reste dans l'humanité.
06:27 Et je pense que c'est ces petits gestes du quotidien qui permettent à ces personnes-là de tenir.
06:31 Oui. Alexis ?
06:33 C'est vrai et c'est triste de voir que depuis l'appel de l'abbé Pierre de toutes ces années, très peu de choses ont évolué.
06:41 Il faut rappeler que la rue, elle tue aussi l'été, en toute saison.
06:44 Alors l'hiver, on en parle parce qu'évidemment, c'est encore plus fort de voir que c'est l'hiver de froid.
06:49 Mais l'été, le nombre de morts est à peu près significativement le même.
06:53 Et rien n'est... C'est pas une priorité des gouvernements successifs en fait, malgré les déclarations à l'emporte-pièce de dire "personne dans la rue".
07:02 C'est beaucoup plus complexe évidemment.
07:04 Mais sur l'hébergement d'urgence, il y a eu quelques progrès quand même, à la fois sur la concertation,
07:10 parce qu'il y a ce jeu du ping-pong, vous savez, c'est la ville, puis c'est la région, puis c'est le département, c'est pas l'État.
07:15 Ça a commencé à avancer parce qu'il y a eu un travail de fond des associations.
07:19 Mais c'est un sujet qui revient chaque hiver parce que c'est encore plus choquant.
07:25 On a 3 000 enfants à la rue, le chiffre fait peur.
07:30 Et ce sujet-là, il n'est pas traité comme une priorité, malgré les moyens qu'on a.
07:38 Il y a 120 millions quand même qui ont été débloqués pour l'aide à l'hébergement d'urgence, donc il faut le saluer.
07:42 Maintenant, on sait quand les vagues de froid arrivent, on sait que c'est là qu'il faut faire davantage de maraude.
07:48 Aller chercher les gens qui voudraient se cacher ou qui ne voudraient pas aller en centre d'hébergement pour éviter les morts par hypothermie.
07:56 On se retrouve dans un instant avec vous sur Sud Radio.
07:59 On va évoquer l'arrivée de ce nouveau Premier ministre, la composition du gouvernement qui semble tendre à des petites informations
08:07 qui fuitent un gigantesque jeu de chaises musicales. Mais nous verrons. A tout de suite.
08:13 C'est Brigitte Lahaie. Pour cette nouvelle année 2024, n'oubliez jamais que vous êtes la personne la plus importante.
08:20 Alors faites-vous plaisir et accordez-vous vos désirs les plus chers.
08:23 Bonne année avec Sud Radio. Par Londres.
08:27 Tout de suite, les pronostics hippiques de Jean-Paul Delperrier. Bonjour Jean-Paul, vous êtes à Cagnes-sur-Mer aujourd'hui.
08:35 Eh oui, bonjour ma chère Valérie, bonjour à tous. Le prix de la Côte d'Azur va nous être présenté à 13h25 sur 2925 mètres avec 16 concurrents.
08:45 Le 4 idéal du rocher est très joué actuellement et sera donc mon favori devant le 9 Hunky Tonk Blue et 11 Kennedy.
08:54 Derrière ces trois bases viendront le 10 Bordeaux Est, 8 Floreal, 3 Éoliennes Genue, 6 Flèches de Vélie et 16 Échos de Champs-Lecy.
09:04 4, 9, 11, 10, 8, 3, 6 et 16. Ma sélection du jour direction Bordeaux-le-Bousquet en Régnon 3 Courses 4 avec le 4 Impératrice Loeb.
09:15 Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
09:22 Et nous sommes ensemble pour commenter l'actualité avec vous. Nous allons parler du nouveau Premier Ministre, de la composition éventuelle du gouvernement.
09:30 Vous savez, les journalistes et les observateurs aiment beaucoup suggérer, imaginer qui va pouvoir être nommé.
09:39 On va parler évidemment de l'électricité qui va augmenter de 10% et puis les policiers qui en ont ras-le-bol de leurs conditions de travail
09:47 et qui anticipent ce qui va se passer pendant les Jeux Olympiques.
09:51 Kevin Bossuet, professeur d'histoire en Seine-Saint-Denis, est avec nous sur ce plateau.
09:55 Najwa El Haïté, docteur en droit public. Je rappelle votre dernier livre, "Laïcité et République", paru chez l'Armatange.
10:01 Alexis Poulin, journaliste, directeur de la publication du Monde Moderne.
10:05 Vous êtes également éditorialiste politique sur Sud Radio, tous les jeudis matins.
10:09 Et Poulin, sans réserve, tous les vendredis à midi, entre midi et 13h.
10:15 Et Thomas Alexandre, secrétaire général, lescentriste et conseiller départemental de l'Eure.
10:19 De l'heure, on continue notre tour de table de ce qui a retenu votre attention aux uns et aux autres.
10:25 Vous trouvez, Thomas, qu'on ne parle pas assez des élections européennes ?
10:28 Oui, c'est un coup de gueule pour moi ce matin. Nous sommes, cette semaine, à cinq mois des élections européennes.
10:35 Je trouve que le débat, les rapports de force, le fonctionnement des institutions, les forces en présence,
10:42 les listes qui vont être conduites ne sont absolument pas présentes dans notre actualité.
10:46 C'est un regret très fort que je formule. On parle chaque jour de la petite phrase de Trump, de la riposte de Biden,
10:54 comme si ce qui se passait aux Etats-Unis était plus important que le scrutin européen du mois de juin.
11:00 Donc, j'auraide fortement que le débat public ne s'empare pas de l'enjeu des élections européennes.
11:06 Il y a des vraies questions de souveraineté, de savoir quel rôle l'Europe peut encore mener,
11:11 quel rôle on veut donner à l'Europe concrètement sur des sujets comme l'immigration, sur l'asile, sur l'énergie,
11:17 sur l'indépendance énergétique, aussi vis-à-vis de la taxation carbone sur l'ensemble du monde, etc.
11:23 Et je pense vraiment que nous devrions davantage nous concentrer sur les véritables enjeux, les véritables compétences.
11:30 Les Français ne connaissent pas suffisamment ce que l'Europe peut faire aujourd'hui, ce qu'elle fait de bien, ce qu'elle fait de mal.
11:35 Et on se limite à espérer un grand show à la télévision entre notre nouveau Premier ministre Gabriel Attal et Bardella,
11:45 avec peut-être aussi Marion Maréchal qui va venir faire le spectacle aussi.
11:49 Et donc, je regrette beaucoup cette absence de fonds et de débats à cinq mois des européennes.
11:54 C'est l'élection qui mobilise le moins les Français.
11:58 Peut-être un petit coup de projecteur sur le fonctionnement des institutions.
12:03 Alexis Poulin, vous nous en avez fait part pendant le journal.
12:06 Oui, ça vient de tomber. C'est la lettre qui sort une info quand même assez exceptionnelle.
12:10 La monnaie de Paris avait fait frapper en novembre 27 millions de pièces d'euros, des centimes d'euros,
12:16 qui étaient de 10, 20, 50 centimes, pour les présenter à Bruno Le Maire.
12:20 Elle avait vite, c'était l'idée de faire un coup de buzz.
12:23 Manque de pot, la monnaie de Paris n'avait pas demandé l'aval de la commission.
12:27 Résultat, coup de l'opération, entre 700 000 et plus de 1,5 millions au budget de l'établissement pour détruire ces pièces.
12:35 Parce qu'elle n'avait pas demandé l'aval.
12:37 Voilà, des Shadog Pompée, on crée de la monnaie, on la détruit et ça nous coûte entre 700 000 et 1,2 millions.
12:44 C'est incroyable tout ça pour faire un coup de buzz.
12:47 Voilà, c'est la DG ECFIN, Affaires économiques et financières, qui a la haute main sur la validation des pièces et des billets.
12:54 Et grâce à la DG ECFIN, on peut dire au revoir à 1 million, comme ça, parti en fumée.
12:59 C'est bien, voilà.
13:00 La faute est peut-être à la monnaie de Paris, qui n'a pas respecté les procédures.
13:03 Mais est-ce qu'une fois que les pièces sont créées, on ne peut pas dire "bon allez, c'est bon, on va faire un peu des économies".
13:07 On est dans un autre monde avec ces gens-là.
13:09 On parle en milliards, c'est un peu scandaleux quand même.
13:14 Non mais par rapport à ce coup de gueule, moi je ne peux que le partager.
13:18 C'est-à-dire qu'à l'heure où on parle d'une souveraineté française qui nous échappe,
13:25 à l'heure où on dit que, et moi je le vois en tant qu'avocate,
13:30 la jurisprudence européenne de la Cour de justice de l'Union européenne,
13:35 la Cour européenne des droits de l'homme, sur les questions d'immigration, pèsent sur notre droit.
13:42 Et c'est là où on dit "eh bien notre souveraineté nous échappe sur ces questions-là".
13:45 Eh bien il y a un tel désintérêt de notre classe politique aussi,
13:51 parce que le seul coup de projecteur, c'est au moment de la disparition de Jacques Delors, récemment.
13:58 C'est là où il y a eu un coup de projecteur sur l'Union européenne et les élections à venir.
14:06 Donc je ne peux que partager ce regret, d'autant que les enjeux sont extrêmement importants.
14:13 Et pas uniquement sur les questions d'immigration, mais sur les questions de développement durable,
14:18 sur les questions de fiscalité, sur plein d'autres questions, culturelles aussi.
14:25 Donc oui, on ne peut que partager en tous les cas ce coup de gueule.
14:31 - Alexis, votre coup de gueule ?
14:33 - Ce n'est pas un coup de gueule, c'était pour parler de Davos.
14:36 Vous savez, ce sommet, le World Economic Forum qui commence lundi prochain.
14:40 Il y aura une soirée française le 17 avec une dizaine de patrons français autour d'Emmanuel Macron.
14:45 Et je voulais vous poser une question.
14:47 Est-ce que vous savez quel est, pour les dirigeants mondiaux, le premier risque mondial ?
14:52 De quoi ont-ils le plus peur ?
14:54 - Euh... - Faut pas parler.
14:57 - Je ne sais pas. C'est un truc complètement hallucinant.
15:02 Je l'ai lu ce matin et je ne l'ai pas retenu, je crois.
15:04 - C'est de la désinformation poussée par l'intelligence artificielle.
15:08 - Oui, non, j'ai lu autre chose, mais effectivement...
15:10 - Ils ont le plus peur d'une vague de fake news, de désinformation.
15:14 Parce que cette année, il va y avoir de nombreuses élections,
15:17 pas seulement américaines, mais en Inde aussi, on va voter pour les députés, etc.
15:21 Et donc, ils ont peur que l'IA fasse une sorte d'épidémie, de pandémie de désinformation.
15:28 Et c'est ce qui fait le plus peur.
15:30 Les autres risques, ça dépend.
15:33 C'est la dette publique, les fractures sociales, le ralentissement économique quand même.
15:37 Toujours, bien sûr, le climat.
15:39 Mais c'est assez inédit.
15:41 Et l'IA, qui est quand même au sommet, l'intelligence artificielle,
15:44 qui est au sommet des préoccupations des uns et des autres
15:46 sur les risques que ça engendre pour nous autres humains.
15:49 - Oui, mais il peut y avoir des conséquences dramatiques.
15:51 - Absolument.
15:52 - L'intelligence artificielle sur la manipulation, les deepfakes.
15:55 - Vous avez vu, quand on prend les images d'une personnalité publique
15:57 et qu'on lui fait dire n'importe quoi avec sa voix,
15:59 c'est de plus en plus difficile à détecter.
16:02 Et effectivement, c'est quelque chose qui commence à inquiéter en plus haut lieu.
16:06 - Oui.
16:07 Kevin, votre coup de gueule qui va nous amener après sur notre débat.
16:12 - Oui, donc un coup de gueule sur les propos homophobes
16:17 qui ont fleuri sur les réseaux sociaux à la suite de la nomination de Gabriel Attal à Matignon.
16:23 Moi, j'ai été profondément choqué.
16:25 Je pensais qu'être gay et faire de la politique, être gay et être un dirigeant politique
16:32 ne posait aujourd'hui aucun problème.
16:34 Et quand on voit sur les réseaux sociaux le nombre d'insultes,
16:38 les allusions sur son orientation sexuelle, oui, moi, ça m'a profondément choqué.
16:44 Et de l'autre côté, on a aussi des militants LGBT qui nous racontent que c'est une fierté,
16:51 que c'est une chance et qui essentialisent, qui font la même chose,
16:55 qui essentialisent Gabriel Attal en le ramenant à son orientation sexuelle.
17:00 La vérité, c'est que Gabriel Attal, en effet, est homosexuel.
17:03 Ça ne lui pose aucun problème de le dire, mais ce n'est pas un militant.
17:08 Et j'aimerais qu'on juge les hommes politiques non pas à leur orientation sexuelle,
17:12 non pas à leur couleur de peau, non pas à leur origine ethnique, mais à leur bilan.
17:18 Et moi, j'ai trouvé, par exemple, dans l'émission 7 à 8,
17:21 le témoignage de Gabriel Attal extrêmement touchant sur le harcèlement,
17:25 notamment à cause de son orientation sexuelle.
17:28 Et je pense qu'il y a beaucoup de collégiens et de lycéens qui ont pu se reconnaître là-dedans.
17:33 Et ce qu'il y a de pire, je crois, pour lui, c'est qu'on lui a volé, finalement, son coming-out.
17:37 Il y a eu Juan Branco qui a révélé son homosexualité en pensant lui nuire.
17:42 Et il a été obligé de réagir derrière.
17:45 Donc voilà, à un moment donné, je pense que tous ces propos homophobes,
17:48 tous ces propos dégueulasses n'ont pas lieu d'être.
17:51 Et moi, je suis pour des sanctions fermes vis-à-vis de ceux qui inondent de haine les réseaux sociaux.
17:57 À un moment donné, ça va bien.
17:59 - Oui, oui, mais c'est vrai que ça a été beaucoup mentionné, beaucoup aussi à l'étranger.
18:03 Et ce tweet d'Edwip Lénel, absolument lunaire ce matin,
18:07 j'emploie le mot de lunaire parce que je ne veux pas risquer un procès.
18:11 "Gay mais pas trop", ça commence comme ça, deux points.
18:15 "Attal, qui a interdit la baïa à l'école, est désormais chargé du réarmement civique,
18:19 ne saurait être suspect de menacer l'autorité de l'État avec des revendications minoritaires.
18:23 Ainsi, lui seront ouvertes les portes du pouvoir."
18:26 Et notre confrère Lucas Jacobovitch lui dit, selon la police de la pensée,
18:30 "un vrai gay doit être de gauche intersectionnelle, donc Attal n'est pas gay."
18:34 Cette oucase relève de l'essentialisation totale.
18:37 Et reste faux, les LGBT votent comme tout le monde, et il y en a dans tous les partis, y compris ORL.
18:41 - Voilà, c'est l'œuvre de l'extrême gauche.
18:43 L'essentialisation, on ne peut pas être homosexuel et être de droite.
18:47 On ne peut pas être d'origine africaine et être de droite.
18:52 Moi, par exemple, je fais beaucoup de plateaux avec Naïma M. Fadel.
18:55 Tout ce qu'elle se prend dans la figure, parce qu'elle prend des positions
18:59 qui ne vont pas dans le sens de la doxa.
19:01 Mais arrêter d'enfermer les gens dans des cases,
19:04 arrêter d'enfermer des gens dans une couleur de peau, dans une orientation sexuelle,
19:07 et libérer tous ces gens.
19:09 Et moi, en tant qu'enseignant de banlieue, j'ai vu à quel point il y avait deux types de professeurs.
19:13 Il y avait des professeurs très attachés au mérite,
19:16 qui s'en fichaient complètement de l'origine ethnique, de la religion des élèves,
19:20 et qui essayaient de les amener le plus haut possible.
19:23 Et d'autres qui étaient tout le temps dans la culture de l'excuse,
19:25 en train de dire "mais regardez, le pauvre petit, il est musulman".
19:29 Mais on s'en fout en fait, c'est pas ça la méritocratie républicaine.
19:32 C'est pas ça la république qu'on arrête l'essentialisation.
19:35 On va y revenir, vous pourrez réagir.
19:37 Parce qu'une auditrice dit "c'est de la censure".
19:39 Non, c'est pas de la censure, on a tout à fait le droit,
19:41 et Gabriel Attal l'a fait, de dire qu'il est homosexuel.
19:43 Mais le réduire à ça pose quand même question.
19:47 En particulier quand les réactions sur les réseaux sociaux n'étaient pas particulièrement bienveillantes.
19:52 A tout de suite.
19:53 C'est Jacques Pessis.
19:55 Bonne année, très bonne année.
19:57 Une année meilleure que les précédentes.
19:58 C'est tout le bien que je peux vous souhaiter.
20:00 Bonne année avec Sud Radio.
20:02 Sud Radio.
20:03 Parlons vrai.
20:04 Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
20:10 Avec vous sur Sud Radio jusqu'à midi, pour commenter l'actualité,
20:14 peut-être des réactions à ce que disait Kevin Bossuet à propos de Gabriel Attal,
20:18 et des réactions en particulier sur son homosexualité,
20:21 et une façon de l'essentialiser, de le définir par cela.
20:25 Dans un sens comme dans l'autre, c'est un non-sujet.
20:28 C'est-à-dire que faire de l'orientation sexuelle un atout ou un problème politique, c'est grave.
20:35 Enfin, ça ne devrait pas être une question, c'est ça.
20:38 Du fait du hockyisme et de l'utilisation de tout pour faire une revendication politique après une autre,
20:46 on en arrive là, et puis les discours de haine, c'est hélas pas nouveau.
20:51 Et l'homophobie, elle est bien présente, évidemment.
20:55 Et ça, c'est encore une fois dramatique de voir qu'on en est encore là,
21:00 malgré les avances qu'il peut y avoir, les avancées qu'il peut y avoir sur différents sujets,
21:06 notamment l'Église qui a bougé à ce sujet, par exemple.
21:09 D'autres religions devraient en faire autant.
21:11 - Absolument. Commentaire ?
21:13 - Moi aussi, ça m'a scandalisée.
21:15 On juge un homme politique ou une femme politique par les actes et par ses actions concrètes,
21:21 et surtout qu'il y en a pas mal.
21:23 - Vous voulez dire que ce sont les propos antisémites alors que Gabriel Atta n'est même pas juif ?
21:27 Non, mais on est vraiment chez les dingos.
21:29 - Non, et puis à l'heure où vraiment, on parlait tout à l'heure de valeur républicaine, d'universalisme,
21:35 à chaque fois, on revient à des revendications communautaires.
21:39 - Oui, absolument.
21:41 - Il est homosexuel, donc ça veut dire qu'il va représenter des revendications particulières.
21:49 Et donc, à un moment, j'ai envie de vous dire, on marche sur la tête.
21:52 C'est-à-dire que là, on devient une addition de communauté.
21:56 - C'était très curieux, tout ce qui a pu être détaillé sur l'appartenance religieuse
22:04 à la fois de son père et de sa mère, dans les détails.
22:07 Peu importe de savoir quelles sont les confessions des parents du Premier ministre.
22:11 Et je rejoins ce qu'a dit Kévin sur le fait qu'il n'a jamais été un militant de la cause LGBT,
22:20 des droits des homosexuels, etc.
22:22 Et donc, partir du moment où il n'a jamais été un militant de cela,
22:25 en faire un grand étendard est quand même très curieux.
22:28 - Mais ça lui est reproché par Edwy Plenel, visiblement, en disant "c'est ça qui est complètement dingue".
22:33 Degré de satisfaction à propos de la nomination de Gabriel Attal,
22:37 sondage IFOP pour Sud Radio, total satisfait, 53% des Français.
22:42 C'est mieux qu'Elisabeth Borne, 47% à l'époque.
22:46 Et c'est vrai que chez Renaissance, 96% sont satisfaits,
22:52 les Républicains, 75%, Parti Socialiste, 61%, les Écolos, 58%.
22:58 Il n'y a que chez la France Insoumise où ça ne plaît pas.
23:01 Et au Rassemblement National, 30% également qui ne sont pas totalement satisfaits.
23:06 Donc, c'est un, globalement, plutôt un bon score.
23:10 C'est un peu ce que nous laissait entendre hier Frédéric Dabier.
23:12 - Oui, c'est un très bon score.
23:14 Alors moi, j'aime beaucoup Gabriel Attal, moi je suis très content qu'il soit à Matignon.
23:17 Je regrette un peu quand même qu'il ne soit pas resté à la tête de l'Éducation Nationale,
23:21 parce que je trouve que c'était un excellent ministre.
23:24 Gabriel Attal vient de la gauche, mais c'est un pragmatique.
23:28 C'est quelqu'un qui est capable d'adapter son discours aux problèmes du temps présent.
23:35 Et c'est quelqu'un qui a du courage politique.
23:37 Et puis quel renouvellement politique quand même !
23:39 34 ans, ça fait des années qu'on nous raconte que l'on voit toujours les mêmes.
23:44 Là, enfin, il y a quelques figures qui émergent, lui et notamment Jordan Bardella.
23:49 Et de manière générale, on dit tout le temps qu'il n'a pas de bilan à l'Éducation Nationale.
23:53 Mais vous savez, diriger l'Éducation Nationale, c'est très compliqué.
23:56 Le fait de changer le discours, d'accentuer sur les valeurs républicaines, d'interdire l'ABAIA.
24:02 Il a fait tout un discours sur le harcèlement scolaire, avec des actes concrets.
24:07 Je vous assure que moi, qui suis dans l'Éducation Nationale,
24:09 j'ai vu la conséquence, j'ai vu la prise de conscience sur cette question-là.
24:13 Et puis même, de manière générale, insister sur le mérite,
24:16 insister sur l'importance des savoirs, remettre en avant les groupes de niveau,
24:21 moi je trouve que c'est très bien.
24:22 Donc apparemment, Gabriel Attal va emporter avec lui l'école, je l'espère,
24:26 parce que ce qu'il a mis sur les rails, en effet, c'est excellent.
24:29 On efface Papendiaï, on retrouve un peu de Jean-Michel Blanquer,
24:33 et on retrouve la méritocratie républicaine.
24:35 Donc j'espère vraiment qu'il ira jusqu'au bout, parce que soit on réforme l'école maintenant, soit c'est fini.
24:40 - Oui, enfin là, il doit réformer le pays, c'est... Alexis.
24:45 - Oui, c'est-à-dire qu'on a un peu une course en avant.
24:50 J'en parlais dans mon lito ce matin, mais les soucis vont vite rattraper,
24:54 une fois ce passage médiatique de "alors qui s'en va, qui revient, qu'est-ce qui se passe ?"
24:59 C'est pas parce qu'on change de Premier ministre qu'on met les problèmes sous le tapis.
25:03 Ils sont toujours là, que ce soit la dette, l'inflation, les faillites d'entreprises, le chômage et la sécurité.
25:10 Tout ça, le quotidien des Français ne va pas changer, parce que Gabriel Attal est Premier ministre.
25:15 Il ne fera pas de miracle dans des places à Christophe Barbier.
25:18 Donc ça va être compliqué de faire face au réel dit de la semaine prochaine,
25:24 dès qu'on aura un nouveau gouvernement qui va se mettre à l'action.
25:27 On va avoir après tous les éléments de langage pour dire "ça y est, on est sur le pont, c'est bon, on y va".
25:32 - Équipe resserrée. - Équipe resserrée, certes, mais... et alors ?
25:37 - Thomas, Alex Azar ?
25:40 - Concernant Gabriel Attal, je trouve qu'il a pour lui d'être assez audible, et de parler clairement.
25:46 J'avais trouvé d'ailleurs qu'il avait été un excellent porte-parole du gouvernement, dans le quinquennat précédent.
25:53 Et le travail qu'il a fait en quelques mois, et les idées nouvelles, et l'impulsion qu'il avait pu donner à l'éducation,
26:00 vont dans le bon sens, et c'est ce que j'avais dit à l'époque, et qu'on peut lui reconnaître.
26:05 Après, la feuille de route est énorme, les difficultés de ce pays sont colossales.
26:10 Il a été ministre du budget, on est quand même dans un pays qui dépasse les 3 000 milliards d'euros de dette.
26:15 Avec une marge de part d'investissement dans le budget de l'État, qui est ridicule.
26:21 Qui est totalement minime, qui se limite peu ou prou aux dépenses accordées aux ministres de la Défense, Sébastien Lecornu.
26:28 Et donc je pense qu'il y a en effet énormément de travail, et je profite d'avoir la parole.
26:33 On attend encore la connaissance du gouvernement, mais j'appelle à un choc de simplification,
26:39 à une réduction du nombre de ministres, et aussi à de la stabilité.
26:43 On est quand même dans une situation où Elisabeth Borne avait autour d'elle 40 ministres,
26:48 quand en Allemagne il y en a 16, et si je enlève les secrétaires d'État,
26:53 je suis à 31 ministres et ministres délégués. Allemagne, 16.
26:57 Donc j'appelle vraiment à une simplification, à une stabilité peut-être, des ministres qui font le job,
27:03 et à voir quel visage, quelle orientation et quel cap il va donner.
27:08 Mais arrêtons ces gouvernements énormissimes, qui au final n'avancent pas et ne portent rien.
27:14 Et appelons enfin un choc de simplification et un acte de décentralisation très très fort, et à travailler.
27:20 Emmanuel Macron, depuis qu'il est chef de l'État, n'a jamais reçu une seule fois dans son bureau la totalité des présidents de région.
27:27 François Hollande avait quand même simplifié et passé à 13 régions françaises.
27:31 Pourquoi ne pas travailler de concert avec ces chefs d'organes qui ont été élus au suffrage universel direct,
27:36 comme peut-être de liste des présidents de région, et qui aujourd'hui ont la main sur l'investissement et la transformation du pays ?
27:42 Oui. On marque une pause et on se retrouve dans un instant avec vous sur Sud Radio.
28:01 Quelle marche de manœuvre pour Gabriel Attal pour composer son gouvernement ?
28:06 Est-ce qu'il s'agira d'un jeu de chaises musicale ? Est-ce qu'il y aura des personnalités de la société civile ?
28:11 On n'en sait rien, mais pendant la pub, on faisait le tour des ministres inconnus.
28:15 Alors, ce n'est pas parce qu'on ne les connaît pas qu'ils ne travaillent pas,
28:18 mais je demande ce qu'a fait le secrétaire d'État en charge des personnes en situation de handicap.
28:25 Si je vous lis, Olivier Bercht, ça vous dit quoi ?
28:29 Commerçant extérieur ?
28:32 Oui, on l'a dit. Le ministre de la Mer, à quoi ça sert ?
28:36 Ça sert à la mer !
28:38 Oui, mais il a fait quoi ? Ils ont fait quoi ? Peut-être qu'ils ont fait des choses, mais on ne le sait pas.
28:45 J'ai regardé justement les 40, je suis allé voir leur dernier poste, pour voir un peu ce qu'ils avaient fait.
28:50 Ils ont pris beaucoup d'avions de la République.
28:52 Je peux vous dire que là, le niveau carbone, le bilan carbone du gouvernement, il est au top.
28:56 Ils ont fait énormément de voyages pour aller rencontrer des gens qui travaillent à droite à gauche,
29:00 qui font des trucs et ils posent en photo.
29:02 C'est un peu le ministre potiche.
29:04 On ne sait pas ce qu'il fait, mais il pose en photo avec un truc pour dire "Ah ben voilà, on est allé rencontrer un tel".
29:09 Il y en a qui étaient au Vietnam, un autre qui était au Mexique, c'est impressionnant.
29:14 Je parle du handicap parce que je trouve que c'est un sujet essentiel et qu'on ne fait pas ce qu'il faut forcément.
29:20 En France, quand on voit parfois des tweets de gens qui racontent la détresse dans laquelle ils sont,
29:25 la maman de cette jeune femme trisomique, Louise, qui avait écrit un livre qui avait eu beaucoup de succès,
29:29 qui raconte qu'elle en est encore à prouver que sa fille est handicapée, qu'elle doit renouveler les preuves.
29:36 C'est invraisemblable.
29:38 Des gens qui n'ont pas de logement, alors qu'ils sont en situation de handicap,
29:41 à qui on propose des 3ème étage sans ascenseur.
29:44 Il y a juste du bon sens et du pragmatisme, les hôpitaux, la santé.
29:49 Hier j'ai fait le test, pardon d'être un peu longue, j'ai fait le test sur les dermatologues.
29:53 Quelqu'un m'a dit "Regarde, cherche un dermatologue pour trouver un rendez-vous dermato, 6 mois d'attente.
29:59 En revanche, dermato qui vous fait des injections d'acidielle uronique, c'est la semaine prochaine."
30:03 Et je lisais ce matin dans Le Parisien que de nombreux médecins sont tentés de se déconventionner.
30:09 Et moi, mon kiné hier me disait "Je vais prendre ma retraite, je vais me déconventionner, j'en ai ras-le-bol de la papras".
30:16 Je lui dis "Mais je comprends pas". Il me dit "Mais c'est d'une complexité, on est contrôlé sur tout, on nous emmerde, on peut pas bosser.
30:22 Donc je vais arrêter de rendre des comptes à la Sécurité Sociale, et donc on va avoir encore cette santé riche-pauvre qui va se mettre en place."
30:29 Thomas Alexauser, sur ce que vivent les Français au quotidien, et sur ces ministres dont on n'entend pas parler, dont on ne sait pas ce qu'ils font.
30:38 Le problème c'est que l'État aujourd'hui n'est plus efficient.
30:43 L'État veut tout faire alors que l'État devrait déjà être compétent sur ses compétences premières.
30:49 La sécurité, l'éducation, la santé.
30:52 Emmanuel Macron a appelé un grand rendez-vous avec les Français en janvier.
30:56 Et qu'ils nous surprennent cet après-midi !
30:59 Qu'ils nous surprennent cet après-midi avec un chambardement, avec une refonte complètement,
31:04 et en effet, pourquoi pas, un gouvernement ultra-resserré de 15 ministres de plein exercice,
31:08 avec des compétences fixes et avec du boulot devant.
31:13 Aujourd'hui, nous sommes dans une espèce de masse où on empile les directions, les compétences,
31:22 même y compris au sein des collectivités, au niveau de l'État présent dans les territoires,
31:27 la DDTM, l'ADREAL, et plus personne ne comprend qui fait quoi.
31:33 Et on est quand même dans un pays qui est le plus taxé au monde.
31:36 Quand est-ce qu'on va enfin se soucier de la réforme de l'État ?
31:40 - Jean Jaurès disait que l'État était le bien de ceux qui n'ont rien,
31:45 sauf qu'aujourd'hui l'État c'est devenu le problème de ceux qui veulent travailler,
31:49 qui veulent faire de l'argent, qui veulent monter une entreprise,
31:53 qui veulent qu'on leur fiche la paix.
31:55 En fait c'est devenu d'une complexité abyssale et en plus c'est devenu profondément injuste.
32:02 - Il y a un problème dans notre pays de consentement à l'impôt.
32:05 Vous avez notamment les petites classes moyennes ou même les classes moyennes de manière générale
32:09 qui ont l'impression de beaucoup beaucoup payer d'impôts,
32:12 d'être emmerdés à longueur de temps par l'État, qui les fliquent sur les routes, etc.
32:19 Et de l'autre on a l'impression en effet d'avoir une France qui ne travaille jamais,
32:23 une France "d'assister" et tout ce qui ressort de cela c'est un sentiment d'injustice profond.
32:29 Et c'est là où Gabriel Attal a quelque chose à jouer,
32:32 parce que le macronisme est lié notamment au mépris social.
32:35 J'ai vu lors de sa première sortie qu'il a voulu parler aux classes moyennes,
32:40 donc il va falloir qu'il se détache de cette image d'Emmanuel Macron
32:43 pour mettre en avant la méritocratie et il a commencé à le faire à l'éducation nationale
32:48 et j'espère qu'il continuera là-dessus.
32:50 Et c'est comme ça qu'il réussira à battre le bardella
32:54 et qu'il réussira notamment à draguer les milieux populaires
32:58 comme l'a fait Sarkozy en 2007 avec le "travailler plus pour gagner plus".
33:01 - La joie !
33:02 - En France en effet on est un des pays les plus imposés.
33:07 Et le problème c'est que quand on en parle on se dit
33:11 "mais le problème c'est que les services publics ne suivent pas, ça ne suit pas".
33:16 Moi je ne vais pas raconter ma vie, mais j'étais à l'hôpital Necker
33:20 pour des raisons personnelles par rapport à ma fille.
33:23 On a dormi sur place, on est arrivé à 21h du soir.
33:28 Nous n'avons pas été pris en charge.
33:31 Alors les pauvres dames de l'accueil ont commencé à dire
33:34 "mais vous savez, vous avez 7 médecins pour une cinquantaine de patients,
33:39 comment voulez-vous qu'on y arrive ?"
33:41 Et donc vous aviez des parents avec leurs enfants malades
33:45 qui dormaient, mais sans exagérer, qui dormaient par terre.
33:49 Et là je me dis "mais où on est ?"
33:53 On a passé la nuit là-bas et on a été reçus à 9h du matin.
33:59 Et on me l'aurait raconté, j'aurais dit "mais c'est exagéré".
34:03 Et bien je l'ai vécu.
34:04 Donc il y a un véritable effondrement des services publics,
34:08 vous parliez de l'hôpital, donc je l'ai vécu.
34:10 L'école, on parlait de la détermination du ministre Gabriel Attal
34:17 par rapport au choc des savoirs,
34:19 mais il y a aussi un vrai problème d'attractivité du métier d'enseignant.
34:24 Donc Kévin, vous pouvez en parler.
34:27 On a l'impression que tout se fissure, vous voyez.
34:31 On parlait du volet régalien, la sécurité,
34:34 là encore on en parlera, vous avez la police qui en a plus que ras-le-bol,
34:39 vous avez des démissions en nombre, des alérées maladies.
34:43 Et donc moi je souhaite bon courage au Premier ministre.
34:46 Donc je lui souhaite bon courage et tous mes voeux de réussite,
34:49 parce qu'il a du pain sur la planche.
34:52 Oui, Alexis ?
34:53 Oui, c'est ce que je disais, c'est pas un changement de gouvernement
34:56 qui fait disparaître tous les problèmes qu'a ce pays malheureusement.
35:00 Et l'inflation de l'impôt...
35:02 Première préoccupation des Français.
35:04 Évidemment, mais regardez, on commence direct l'année avec Bruno Le Maire
35:09 qui dit que les prix vont baisser alors que les fabricants dans l'alimentaire disent que pas du tout.
35:13 Une augmentation de l'électricité alors que les prix sur le marché de gros ont baissé,
35:16 mais grâce aux taxes, à cause des taxes, les prix de l'électricité vont augmenter de 10% au 1er février.
35:22 Enfin voilà, c'est de plus en plus difficile de vivre de son travail.
35:26 On a un pays qui est en voie de smicardisation, où finalement le smic devient le salaire de référence.
35:30 Les nombreuses faillites d'entreprises où c'est un déni total de la part des décideurs,
35:33 il faut surtout pas en parler, c'est du niveau de 2017, ce qui était quand même...
35:37 Voilà, c'est le déni en fait le problème.
35:41 Et souvent les gens...
35:43 - Un déni ou un amateurisme ou incompétence ?
35:45 - Oui, enfin je sais pas...
35:47 - Ou des débordements ?
35:48 - Enfin, il y a un côté, la communication a remplacé le politique pour beaucoup.
35:52 Et c'est tout le problème.
35:54 C'est de dire, on peut pas faire que des effets d'annonce,
35:57 je veux dire, sur effectivement ce qu'a fait Gabalatel quand il arrive à l'éducation,
36:00 il fait un effet d'annonce sur la baïa, ça marche, parce qu'on dit "ah oui, enfin, il prend une mesure..."
36:05 - Mais il l'a fait, il l'a fait !
36:07 Il l'a fait, ce qu'il n'avait pas fait ses prédécesseurs.
36:09 - On regarde la rentrée de septembre 2024 et puis on en reparle.
36:12 - On verra, c'est ce que j'ai dit, il faut aller vérifier si ce qui a été annoncé a été suivi des faits.
36:19 Je voudrais vous lire quand même ce tweet qui date d'il y a 10 minutes de Sandrine Rousseau.
36:23 "Gabriel Atal est juif et gay, très bien.
36:27 Aucune attaque de près ou de loin, de manière directe ou indirecte là-dessus, jamais."
36:31 Sauf qu'elle dit une grosse connerie.
36:33 - Il est chrétien orthodoxe...
36:35 - Franchement, déjà ce tweet de dire "non, on ne peut pas vous dire qu'il est gay et qu'il est juif, mais néanmoins..."
36:41 - Ça parle d'un bon sentiment.
36:43 - Ça parle d'un bon sentiment.
36:45 - Le niveau de l'extrême gauche est franchement au bord du précipice.
36:49 Il suffit de prendre des "Élisa sourdie", je ne sais même pas prononcer son nom.
36:54 Je l'ai encore entendu récemment dans un débat de télévision, j'ai eu l'impression d'avoir un élève de 6ème en face de moi.
36:59 "Maman, ce n'est pas possible, moi je n'ai rien contre..."
37:02 "Je suis contre les idées d'extrême gauche, mais au moins que ces gens-là les défendent beaucoup mieux avec du contenu."
37:07 "Et arrêtez d'être dans l'invectif et avec des réformes de fond, là c'est pas possible."
37:11 - Alors vous attendez quoi d'un nouveau gouvernement et des ministres ?
37:14 Que ce soit un gouvernement resserré, qui ait des nouvelles têtes, qui fasse participer les LR...
37:20 Je sais que du côté du centre, on a verrouillé, paraît-il, les postes de certains ministres, comme Marc Fesneau, qui devraient rester à l'agriculture.
37:28 - C'est ce que je disais, c'est changer les priorités en fait.
37:32 On parlait des SDF morts à la rue, je crois que la lutte contre la pauvreté doit être une priorité, ça ne l'a jamais été.
37:39 On a eu La Civise, et j'ai invité le juge Durand souvent au micro-dessus de radio pour parler de cette commission indépendante sur la lutte contre les violences faites aux enfants, violences sexuelles et incestes.
37:49 On voit comment ça finit, le juge Durand est remercié, et puis on ne sait pas ce que va devenir La Civise.
37:54 Remettre ça comme une priorité, c'était très bien La Civise, trois ans de libération de la parole, ça devrait être aussi une priorité.
37:59 La lutte contre l'inflation et la vie chère, ça devrait être une priorité.
38:02 - Un ministre de la consommation !
38:04 - Non, mais c'est quoi ça ?
38:06 - Mais non, je voudrais ça, il faudrait quelqu'un qui s'occupe des consommateurs, normalement ça fait partie de l'économie.
38:13 - Oui, ça devrait être aberci d'une certaine façon.
38:15 - C'est aberci, mais il y avait un ministre en tête à une époque.
38:17 - Mais ce qu'on va voir, rien ne changera, c'est 12 milliards d'économies qui doivent être trouvées d'une façon ou d'une autre pour satisfaire Bruxelles.
38:22 - Il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté, c'est la crise de la communauté.
38:25 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:28 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:31 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:34 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:37 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:40 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:43 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:46 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:49 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:52 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:55 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
38:58 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:01 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:04 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:07 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:10 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:13 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:16 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:19 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:22 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:25 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:28 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:31 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:34 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:37 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:40 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:43 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:46 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:49 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
39:52 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
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40:01 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
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40:10 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
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40:19 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
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40:25 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
40:28 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
40:31 - Et puis, il y a une nouvelle crise, c'est la crise de la communauté.
40:34 - Il faut l'autorité, il faut renouer avec l'autorité des professeurs,
40:39 - Il faut l'autorité, il faut renouer avec l'autorité des professeurs, - Tout à fait.
40:40 - l'autorité des policiers, l'autorité des élus.
40:42 - l'autorité des policiers, l'autorité des élus. - Tout à fait.
40:43 - Ce n'est pas normal qu'on risque notre vie quand on rentre dans une salle de classe,
40:46 - Ce n'est pas normal qu'on risque notre vie quand on rentre dans une salle de classe, - Tout à fait.
40:47 - quand on est policier, qu'on maintient la paix civile.
40:49 - Quand on est policier, qu'on maintient la paix civile. - Tout à fait.
40:50 - Le respect, c'est avec ça qu'il faut renouer. - Ça ne se décrète pas.
40:54 - Il y a des mesures qui sont très fermes, mais avec un peu de fermeté, je pense qu'on peut y arriver.
40:58 - Quand M. Attal a décidé de sanctionner sévèrement ceux, les élèves, qui ont refusé de faire la minute de silence pour Dominique Bernard, on était dans la fermeté.
41:08 - Un tweet pour juste terminer cette partie.
41:12 - C'est plutôt un article retrouvé dans l'Opinion de Marie-Amélie Lombard, dans lequel elle explique l'éducation d'un art.
41:21 - Elle dit que Marlène Schiappa avait un jour tiré les cartes à Gabriel Attal, et parmi les "influences extérieures", elle distinguait,
41:29 - c'est dans le point, une femme de pouvoir plus âgée dont il allait peut-être prendre la place.
41:34 - Marlène Schiappa tirait donc les cartes, et Marlène Schiappa avait prévu que Gabriel Attal...
41:40 - C'est une qualité qu'elle ne lui connaissait pas.
41:43 - Elle en avait pourtant beaucoup.
41:45 - C'est dans le point, c'est à lire dans le point, c'est essentiel.
41:50 - Tout ce chez Marlène Schiappa.
41:54 - Elle n'avait pas tort.
41:56 - Les influences extérieures. Allez, on marque une pause et on se retrouve dans un instant.
42:01 - On va parler de nos policiers et du prix de l'électricité.
42:04 - Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
42:15 - On va parler du prix de l'énergie, de l'électricité qui va encore augmenter de 10% en février prochain.
42:24 - Pourquoi ? Le retour d'une taxe supprimée dans le cadre du bouclier tarifaire.
42:29 - C'était mon édito de ce matin. Il faut savoir que le mégawatt-heure était à 150 euros,
42:36 - le mégawatt-heure est passé à 83 euros, une baisse de 30% sur le marché de gros, voire plus.
42:41 - Et nous, on va voir le prix de l'électricité en un an prendre 37,5% avec ces 10% supplémentaires qui arrivent en février.
42:48 - Parce que c'est le retour de la taxe, c'est la taxe sur la consommation intérieure d'électricité,
42:52 - ou un truc comme ça, pour financer la transition énergétique, etc.
42:56 - Donc c'est un choix gouvernemental. On pourrait payer l'électricité moins cher.
43:00 - Alors, il se rassure en disant qu'on la paye à peu près comme les allemands, qui la payent pas si peu cher,
43:05 - qu'on l'exporte et donc on a des centrales qui se sont remises de leur fermeture de l'an dernier,
43:11 - on a des stocks de gaz et on a relancé aussi les centrales à charbon, ça y est c'est reparti avec les vagues de froid.
43:16 - Deux centrales à charbon viennent de reprendre du service.
43:19 - Alors généralement chaque année c'est une vingtaine de jours, une quarantaine de jours.
43:22 - Et pourquoi la centrale à charbon ? Parce qu'elle s'allume en dix heures.
43:25 - C'est la seule centrale qui peut se lancer comme ça, à la demande, à la volée, et finalement c'est pour ça qu'on les garde.
43:31 - Mais rappelez dans les voeux du président Macron qu'il avait dit qu'on sortait du charbon, etc.
43:39 - Donc voilà, ça fait partie de ce "en même temps", des sujets qui devraient nous intéresser plus que
43:45 - qui va remplacer un tel à la tête d'un gouvernement qui ne gère plus rien, parce que c'est 10%.
43:50 - Ils ont été choisis par le gouvernement, et puis ensuite il va falloir regarder de près
43:53 - où sont les coûts budgétaires pour les 12 milliards d'économies à trouver pour Bruxelles,
43:57 - parce que ça aussi ça va être tout de suite, et maintenant, et important.
44:00 - Et puis après, moi je pense qu'un des grands sujets, et c'est peut-être pour ça d'ailleurs que Gabriel Attal a fait son premier déplacement dans un commissariat,
44:08 - c'est la sécurité. - Ça va être la sécurité.
44:10 - Ça reste la sécurité. - Bien sûr.
44:11 - Et on ne peut pas les luder, il y a eu encore des chiffres qui ont été publiés par le Figaro, c'est faux.
44:16 - Le côté, le sentiment d'insécurité, ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité. - Ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité.
44:20 - La France est en train de devenir un coupe-gorge dans des plaies à Éric Dupond-Moretti.
44:23 - Oui, mais sur l'électricité, effectivement, c'est la taxe intérieure de consommation finale sur l'électricité.
44:29 - C'est ça, c'est ça. - C'est déjà l'intitulé.
44:32 - C'est souriant. Une taxe de 2004 qui était à 4 euros en 2004, qui est passée à plus de 22 euros à partir de 2017, quelque chose comme ça.
44:40 - On peut s'interroger, moi je suis allée en Espagne, l'essence est à 1,52, 1,56. Pourquoi chez nous, effectivement, ce sont encore les taxes.
44:54 - Mais ça fait 39% de hausse en un an quand même. - C'est ça.
44:57 - Donc quand vous parlez avec les restaurateurs, avec les commerçants, libraires et tout, c'est une tragédie.
45:03 - Ça crée des failles d'entreprise. - Bien sûr.
45:05 - Il y a eu les boulangers qui avaient alerté les premiers sur le prix de l'énergie, mais ça fait des entreprises qui n'arrivent plus à payer les factures.
45:12 - Oui, le bouclier tarifaire est donc abandonné, comme l'a annoncé le gouvernement. Jusqu'ici, c'était 15 milliards dans le budget annuel.
45:19 - Ce que dit Alexis est intéressant parce que j'ai entendu la ministre de l'énergie il y a quelques jours dire que les centrales à charbon ne seraient pas allumées,
45:28 et vous avez raison, une première l'a été, que nous avions du stock et que nous vendions de l'énergie tellement nous étions capacés d'en produire.
45:35 Nous rappelons quand même que sur le "en même temps", tout ce qui touche les centrales nucléaires et la vision du nucléaire du gouvernement a beaucoup changé ces dernières années.
45:43 - Oui, bien sûr. - Et donc, espérons que le "en même temps" va s'arrêter sur l'énergie pour les trois années qui restent.
45:52 - Oui, c'est une vraie question parce qu'on parle des entreprises, mais vous avez également des maires qui se sont plaints de l'augmentation des prix de l'électricité
46:03 en disant "mais comment on va y arriver ?" L'éclairage public, l'éclairage des établissements publics, donc c'est aussi une vraie inquiétude du côté des élus locaux.
46:13 - Sachant que les français ont quand même fait preuve d'exemplarité et ont fait attention, il y a eu une vraie baisse de la consommation, et c'est tant mieux, depuis l'année dernière.
46:24 - Vous parliez de sécurité, les policiers ont manifesté hier, un certain nombre de policiers, pour dénoncer leurs conditions de travail, des slogans "Policiers méprisés, JO en danger".
46:37 - C'est vrai qu'ils vont être mis à rude épreuve, ils vont être mobilisés, plus de congés, et puis des salaires là aussi, comme pour les enseignants, qui restent très bas.
46:47 Et visiblement ces policiers ont le sentiment, Kévin Bossuet, de ne pas être entendus.
46:52 Et là encore une fois, quand vous voyez que dans certaines communes vous avez une voiture pour cinq communes, l'urgence, quand vous appelez, ils ne sont pas forcément là.
47:01 - Ils ont le sentiment de ne pas être entendus ces policiers, mais ils ont aussi le sentiment d'être déconsidérés et d'être profondément méprisés.
47:10 Et moi j'aimerais dire une chose qui est simple, j'aime la police, et les citoyens qui sont attachés à l'ordre républicain aiment la police.
47:18 La police est devenue une cible pour l'extrême gauche, qui l'instrumentalise pour faire de l'électoralisme électoral.
47:27 Je me demande comment on est policier aujourd'hui, on arrive à tenir moralement, alors qu'on est présenté par une partie du spectre politique comme un ennemi, voire un ennemi de classe, ce qui est complètement stupide.
47:40 En outre, on paye déjà beaucoup d'impôts, et on est incapable de payer les heures supplémentaires des policiers, on est incapable de payer une prime supplémentaire aux policiers.
47:50 Moi je serais pour une mesure que les policiers, par exemple, ne payent plus d'impôts sur leur revenu.
47:58 Par exemple, ça pourrait être une solution intéressante pour leur redonner du pouvoir d'achat.
48:04 Et dernière chose aussi, moi j'ai l'impression que quand on est policier aujourd'hui, il n'y a plus de présomption d'innocence, il y a une présomption de culpabilité.
48:12 A chaque fois qu'il y a ce qu'on appelle "une bavure policière", qui d'ailleurs n'est pas forcément une bavure, c'est toujours de la faute des policiers.
48:20 Et moi j'ai cette image de François Hollande, qui était au chevet de Théo, vous savez, dans l'affaire Théo, et qui était au chevet d'un délinquant, et qui a, je crois, malmené à ce niveau la police.
48:35 Et quand vous avez cette gauche qui choisit finalement ses victimes, qui choisit Nael, qui choisit Théo...
48:43 ... et qui ne bronche pas quand il s'agit de Lola ou quand il s'agit de Thomas, on se dit que cette gauche n'a rien compris.
48:51 Et cela se fait également pour le discrédit, en effet, de nos policiers. Et ça, pour moi, c'est très grave.
48:57 On a un problème de micro avec vous. Réaction.
49:00 Non mais... Le mal-être des policiers n'est pas nouveau. On en parlait déjà postérieurement aux manifestations des Gilets jaunes.
49:12 Vous avez en effet des policiers qui sont sur-sollicités, donc dans le cadre de manifestations, déclarées ou non déclarées d'ailleurs, on est toujours à un risque d'attentat très élevé.
49:26 On parlait des JO, là aussi, ces risques d'attentat ne disparaissent pas, pour autant, bien au contraire.
49:34 Et donc, vous avez des policiers nationaux, parce que j'allais dire aussi municipaux, parce que la police municipale, ne l'oublions pas dans les communes.
49:44 Quand la police nationale n'est pas là, c'est la police municipale qui prend le relais.
49:49 Et donc, vous avez des missions qui sont de plus en plus étendues, et puis des risques de plus en plus élevés.
49:55 Donc vous avez la police nationale qui vit un mal-être, mais aussi les policiers municipaux.
50:02 Donc moi, j'entends parfaitement, mais voilà, c'est une actualité qui revient sans cesse.
50:08 Et là où c'est très très inquiétant, c'est comme dans l'éducation nationale, vous avez des policiers qui démissionnent de plus en plus, qui se mettent en arrêt de maladie de plus en plus.
50:20 Et à la veille des JO, c'est loin d'être rassurant, parce que vu le nombre de démissions, et là, je fais référence aussi à l'éducation nationale,
50:31 vous êtes obligés de diminuer le niveau de ces fonctionnaires, pour combler le vide.
50:40 Je voudrais qu'on dise merci, les policiers ont manifesté, mais il y a dans les forces de l'ordre aussi, les militaires, les gendarmes.
50:47 Il est question que les fonctionnaires administratifs de la place Beauvau, de la justice, soient réquisitionnés pour les JO.
50:55 On arrive dans une année exceptionnelle avec le débarquement, le 80ème, qui va être quand même un événement énorme, puisqu'on fête les années en zéro.
51:04 Les JO et Paralympiques, l'inauguration de Notre-Dame, la venue du Pape à Paris.
51:08 Et je voudrais leur dire merci, merci pour leur travail, leur engagement, et ils s'apprêtent à vivre des semaines d'intensité.
51:16 J'ai pu échanger avec certains, ils n'ont aucune idée de quelle mission ils vont devoir remplir.
51:22 On a parlé des lacunes vis-à-vis de la sécurité privée, mais on découvre quand même pas les JO cette année.
51:27 C'est quand même un sacré moment qu'on est au courant, et on continue encore à évoquer le plan A de la cérémonie sur la Seine, sans aborder réellement si jamais il y a le plan B.
51:37 À suivre, merci à tous les quatre, très bonne journée sur Sud Radio, dans un instant André Bercoff, à demain.
51:44 C'est Gilles Gonzeman, je vous souhaite une bonne année 2024 sur Sud Radio.
51:48 Bananez avec Sud Radio.
51:50 Sud Radio. Parlons Voix.
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