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  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Françoise Degois, Virginie Calmels et Laurent Jacobelli, député RN (Moselle) et vice-président du groupe Rassemblement National à l’Assemblée Nationale.

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2023-08-31##

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News
Transcription
00:00 Les vraies voix sud radio, le grand débat du jour.
00:03 J'ai accepté sans illusion
00:05 l'invitation qui m'a été faite par le président de la république. Nous ne sommes pas dupes de
00:09 l'opération de communication que le président de la république met en place. Qu'est ce qui va sortir de cette réunion ? On a peu d'illusions
00:16 compte tenu du passif. Quand on lit tous les sujets qu'il cite, les défis contemporains qu'il recense
00:20 sans avoir un seul mot pour l'écologie alors qu'on est en 2023, oui on a trouvé ça anachronique. Soit le président de la république
00:26 écoute ce que nous avons à lui dire, soit c'est un énième exercice de communication comme on en a l'habitude.
00:32 Et donc hier à Saint-Denis le président de la république a réuni à huis clos les chefs de parti pour une rencontre qui s'est
00:39 terminée en milieu de la nuit sur la situation internationale, les institutions, la cohésion de la nation
00:43 après les émeutes au début de l'été qui ont débouché sur quelques avancées concrètes sans que cela forcément a été salué par l'opposition.
00:50 Oui Cécile, alors on se vous pose cette question. Les demandes des partis vont-elles être appliquées par l'exécutif ?
00:55 Il y a eu des demandes multiples et variées. Pour le moment on est sur une conférence sociale
01:00 mais pourquoi pas aller plus loin comme on dit dans les petites annonces et plus si affinités.
01:04 Vous pensez que les demandes des partis vont être appliquées par l'exécutif ou vous pensez que ça va passer par-dessus bord ?
01:11 Dans tous les cas de figure un seul numéro de téléphone, le 0 826 300 300.
01:15 Et pour cette question, les demandes des partis vont-elles être appliquées par l'exécutif ?
01:19 Ça a baissé un peu mais c'est non, à 96%
01:23 (rires)
01:25 Et certains de nos auditeurs nous disent ils auraient surtout dû boycotter cette mascarade absurde.
01:33 Et pour en parler, Laurent Jacobelis est avec nous. Bonsoir, merci d'être en direct avec nous.
01:37 Vous êtes député RN de la Moselle et vice-président du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale.
01:43 D'abord tour de table de nos vrais voix. Philippe Bilger, mascarade comme certains disent.
01:48 Non, alors avant j'avais dit mais comme tant d'autres que tout cela accouchera peut-être d'une souris, on n'en sait rien.
01:55 Après tout le futur peut-être nous démentira.
01:59 Mais les conditions dans lesquelles cette rencontre de 12 heures a été organisée,
02:04 le fait que pour une fois l'arc républicain grotesque a été rejeté
02:09 puisqu'LSI et le Rassemblement National ont été invités,
02:14 font que peu importe ce qui en débouchera sur le plan politique,
02:19 je pense, et pardon de faire dans la morale, que de toute manière ça a été un moment rare
02:27 de voir dans ces conditions un peu moins de haine dans notre démocratie.
02:32 Alors je ne veux pas être naïf, je sais bien que on considérera tout ça est intil
02:38 que c'est une manipulation de la part du président et une suspicion légitime de la part des partis d'opposition,
02:45 mais il n'empêche qu'on a eu un petit miracle durant deux heures.
02:49 Ils se sont parlé et apparemment ils n'ont pas cherché un consensus nièvre
02:55 et je serais curieux d'en entendre m'attendre après notre invitée.
02:59 - C'était pas deux heures, c'était douze heures, Philippe Bilger.
03:01 - Il a dit douze heures.
03:03 - Ah ben alors, j'ai entendu deux.
03:05 - D'abord, est-ce que la politique se mesure aux exploits ? J'en ai marre des douze heures,
03:09 des quatorze heures de grands débats, des douze heures de réunions.
03:12 Écoutez, avec Emmanuel Macron, tout est grand, tout est boursouflé,
03:15 c'est forcément un grand débat, c'est forcément une réunion historique.
03:18 J'ai écouté ce matin Olivier Véran, j'avais envie de pleurer tellement on est dans le ridicule.
03:22 Olivier Véran parle de moments historiques, mais on se fiche de qui ? Sérieusement.
03:26 C'est une réunion, ça s'appelle de la communication.
03:29 Chacun venant en sachant que tout ce qu'il va proposer sera de toute façon retoqué.
03:33 Ça sert à quoi ? C'est absolument inutile.
03:36 Quand Emmanuel Macron nous dit en juillet "je vais prendre une initiative d'importance",
03:40 on se dit "oh là là, qu'est-ce qu'il va faire ?"
03:42 Dissolution, changement de Premier ministre, éventuellement accord majoritaire à l'Assemblée avec les Républicains,
03:47 rien, une réunion de douze heures.
03:49 Mais on nous prend vraiment pour des idiots.
03:52 Sérieusement, qui peut croire dans ce pays que quelque chose sortira ?
03:55 Le Rassemblement National, il nous le dira Laurent Jacobelli tout à l'heure,
03:58 et la droite arrive avec un référendum sur l'immigration, ok ? Dans les mains, proposition.
04:02 La gauche arrive, et c'est légitime, avec un référendum sur les retraites.
04:06 Est-ce que vous pensez une minute que ces deux choses essentielles vont aboutir ? Non.
04:10 La seule chose qu'aurait pu faire Emmanuel Macron comme initiative d'ampleur,
04:14 c'est de retourner aux Français. Il ne l'a pas fait.
04:16 Tout le reste n'est que superfétatoire.
04:18 Virginie Calmel.
04:19 - Je suis moins sévère que Françoise de Goy sur ce sujet,
04:22 parce que je rejoins ce qu'a dit Philippe Bilger.
04:24 Même s'il n'en sortait pas grand-chose,
04:27 je crois que les Français, dans leur fond intérieur,
04:32 peuvent saluer l'absence de sectarisme à un moment donné.
04:36 Et ne serait-ce que de voir qu'effectivement, on a considéré que la totalité des partis
04:41 était présente à égalité d'une certaine façon.
04:45 Oui mais c'est pas si évident Françoise.
04:48 Le fait de finalement, même si ça a couché d'une souris,
04:54 de montrer qu'on peut écouter des propositions,
05:00 c'est évidemment qu'il y en a beaucoup qui sont contradictoires,
05:02 en même temps Emmanuel Macron a choisi le "en même temps",
05:05 donc ça veut dire que tout est possible.
05:07 Peut-être qu'il ira puiser aussi dans quelques idées.
05:10 - Vous êtes sérieuse ?
05:13 - Oui je suis sérieuse, parce que je pense qu'il faut sortir du sectarisme.
05:17 Moi par exemple, j'étais pas du tout favorable à Benoît Hamon,
05:19 mais j'avais trouvé que dans son projet, par exemple,
05:22 il avait une mesure hyper intéressante, et vraiment j'étais pas du tout pro-Hamon,
05:26 c'était de donner, par exemple, des trimestres de retraite à son conjoint.
05:30 Et bien vous voyez, par exemple, c'est une technicalité, c'est quelque chose qui...
05:34 Peut-être que parfois la majorité est à court d'idées,
05:37 et on voit bien que les partis politiques sont aussi à court d'idées,
05:40 et que s'il y a des propositions intelligentes qui peuvent émerger,
05:43 peut-être, moi j'ai encore la naïveté de croire que certains pensent à l'avenir du pays
05:47 avant de penser aux intérêts politiciens,
05:49 et qui peuvent se saisir, peut-être à la marge, évidemment,
05:52 pas sur les grands sujets que Françoise a décrits,
05:54 qui sont évidemment contradictoires et qui ne vont pas pouvoir être retenus,
05:57 mais j'ai tendance à dire ça.
05:58 Et je rajouterais que je crois qu'il faut sortir des sentiers battus.
06:02 On en a ras-le-bol de la prolongation du système,
06:05 et donc de ce point de vue-là, même si ça marche pas, etc.,
06:09 toute initiative innovante me semble être dans le sens de l'histoire.
06:13 Il faut faire des choses différentes.
06:15 Le Grand Débat, c'était un truc différent, ça a accouché d'une souris,
06:18 mais il l'a fait, je trouve que c'est sympathique.
06:21 - C'est malheureux, ce soit inutile, mais c'est un réel mouvement.
06:24 - Laurent Jacobelli, quand on entend les auditeurs,
06:27 quand on entend Françoise en disant "ça sert à rien",
06:30 ce que disent à peu près tous les partis, pourquoi y aller ?
06:33 - Il faut y aller d'abord pour dire au Président de la République ses quatre vérités,
06:37 lui donner un peu le pouls du pays réel,
06:39 lui qui est hors-sol, enfermé dans sa tour d'ivoire qui s'appelle l'Elysée,
06:43 entouré simplement de conseillers qui ne lui répètent que ce qu'il veut absolument entendre.
06:47 On a là un homme seul qui n'écoute jamais personne.
06:49 Donc pour une fois, pendant douze heures, l'avoir dans une pièce
06:52 et lui dire ce qui se passe vraiment dans le pays, c'est pas forcément inutile.
06:55 Et c'est ce qu'a fait Jordane Bardella sur des questions essentielles
06:57 comme le pouvoir d'achat, la sécurité, l'immigration.
06:59 D'autres sont venus avec leur thème.
07:01 Mais honnêtement, j'écoute un peu les commentaires des grandes voix depuis tout à l'heure.
07:06 On a l'impression quand même qu'on ne peut pas analyser de la même manière
07:10 cette rencontre aujourd'hui, après six ans de pouvoir Macron,
07:13 que si ça avait été fait pendant la première année.
07:15 C'est-à-dire qu'on ne va pas croire aujourd'hui qu'Emmanuel Macron est un grand démocrate
07:19 et qu'il aime les oppositions.
07:21 On ne va pas croire aujourd'hui qu'Emmanuel Macron écoute les propositions des autres.
07:24 On a vu cet homme à gouverner à coup de 49-3, à coup de procédures accélérées,
07:29 refusant de prendre des amendements de bon sens de certains partis politiques
07:32 qu'il n'estimait pas de l'arc républicain.
07:35 Alors que le Rassemblement National, et disons-le comme la France insoumise,
07:38 pour qui je n'ai pas beaucoup de tendresse,
07:40 ont été élus par des électeurs dans des élections tout à fait légitimes.
07:43 Et aujourd'hui, il semble découvrir qu'il y a des partis d'opposition,
07:46 lui qui détestait les partis lors de ses élections, qui ont des idées.
07:50 Et à l'Assemblée Nationale, il refuse de les écouter.
07:52 Écoutez, il nous a fait le grand débat, on l'a dit,
07:54 il nous a fait la convention de... je ne sais même plus comment ça s'appelle...
07:57 - Sur le climat ?
07:58 - Sur le climat, celle de la reconstruction de nos institutions, le CNR.
08:02 Au final, il n'y a jamais rien.
08:04 Emmanuel Macron n'écoute qu'Emmanuel Macron pour faire de l'Emmanuel Macron
08:08 et c'est ce qui continuera de se passer.
08:09 - Philippe Bélegère veut réagir.
08:10 Est-ce que, tout de même, vous n'êtes pas un peu sévère ?
08:13 Parce qu'après tout, même si ça représente de la part du président
08:17 des tentatives désespérées d'échapper à la loi implacable de la majorité relative,
08:23 il n'a pas tort de tenter d'inventer ou d'organiser des rencontres d'un autre type.
08:31 Vous ne pouvez pas, me semble-t-il, le lui reprocher.
08:34 - Je le lui reproche pourtant, Philippe Bélégère. Pourquoi ?
08:37 Parce qu'il essaye par tous les moyens de contourner notre institution parlementaire.
08:44 Il essaye par tous les moyens de créer des systèmes parallèles.
08:48 Donc, soit on tire des Français au sort, 150 qui se prononcent,
08:51 soit on réunit les chefs de partis, soit on fait des grands débats,
08:54 qui sont effectivement des monologues devant un public sélectionné et choisi.
08:57 Mais jamais on ne fait vivre le Parlement.
08:59 Il y a des majorités trouvables, mais pour ça, il faut parler aux oppositions.
09:02 Il faut parler notamment au Rassemblement National.
09:04 Et c'est ce qu'il refuse de faire à travers sa majorité.
09:07 Vous savez, la conclusion, l'une des conclusions concrètes,
09:10 c'est qu'il va y avoir un séminaire du gouvernement
09:13 pour analyser le séminaire des chefs de partis avant d'organiser un nouveau.
09:16 Excusez-moi, l'inflation explose, le prix de l'essence explose,
09:19 l'insécurité explose, l'immigration est incontrôlée.
09:21 On a besoin d'un président qui agit avec le Parlement,
09:24 et non pas d'un président qui blablate.
09:26 - Vous voulez réagir dans le séminaire des vrais voix,
09:28 le 0826 300 300 Françoise de Goy.
09:31 - Moi, je ne prends pas du tout ça à la légère.
09:33 J'entends ce que dit Philippe Bilger,
09:35 j'entends ce que dit Virginie Calmel,
09:37 et ça m'inquiète beaucoup.
09:38 Parce que vous êtes des personnalités subtiles, fines,
09:41 vous connaissez la politique, et c'est bien là le danger.
09:43 C'est que vous arrivez à trouver un intérêt et une qualité
09:48 à cet objet qui n'en a aucune.
09:50 Cet objet est utilisé par Emmanuel Macron
09:53 de manière, encore une fois, torve et perverse,
09:56 si vous voulez, pour gagner du temps.
09:59 Emmanuel Macron, il est empétré, il a perdu la boussole.
10:02 Il n'a pas de majorité, il patauge sur le pouvoir d'achat.
10:05 Aucune réponse politique après les émeutes.
10:08 Aucune réponse politique sur la situation internationale.
10:12 Et il est, comment dirais-je, il attend, il gagne du temps,
10:16 et je ne comprends pas, et Philippe, pardonnez-moi,
10:19 c'est pas une agression en vous concernant,
10:21 je ne comprends pas, il n'y a pas quelque chose,
10:23 ça n'est pas léger et anodin ce qu'il fait là.
10:25 Ça s'appelle de la manipulation,
10:27 et je suis extrêmement sévère avec ça,
10:30 parce que je pense que ça nous tue.
10:32 La manipulation par la communication nous tue.
10:35 - Cher Françoise, je ne suis pas d'accord,
10:37 parce que je pense que ce serait croire que les gens sont des imbéciles.
10:40 Je crois que les gens ne sont pas dupes,
10:42 et ne sont pas imbéciles,
10:43 et décryptent assez bien ce qui se passe derrière tout ça.
10:46 En revanche, moi je reste convaincue
10:49 qu'il faut tirer des leçons de ce qui s'est passé.
10:52 Il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
10:55 C'est quand même un fait très nouveau.
10:57 Vous disiez, ça fait 6 ans qu'il gouverne,
10:59 ok, mais pendant 5 ans il a gouverné avec une majorité.
11:02 Donc là il a écrasé les oppositions.
11:04 Sauf que depuis un an, il se rend compte que la situation a changé.
11:08 - Il n'a qu'à passer des accords, il n'a pas besoin de dîner à Saint-Denis.
11:10 - Je suis d'accord Françoise.
11:12 Pourquoi on nous dit sans arrêt que la France n'est pas un pays de coalition ?
11:16 Ça marche partout dans les autres pays.
11:18 - Parce qu'il n'en veut pas.
11:19 - Oui, mais c'est bien là qu'on est en train d'aller.
11:21 - Il n'en veut pas Virginie Calmet.
11:23 - Il n'en veut pas.
11:24 - Virginie Calmet.
11:25 - Attendez, ne concluons pas avant l'issue
11:28 de ce qui va devenir quelque chose.
11:30 - Si je peux me permettre.
11:31 - Non pas de soi volontaire, mais admettons qu'il y ait une motion de son rang.
11:36 Vous ne voyez bien qu'à un moment donné,
11:38 il va y avoir, le pays ne peut pas être dans l'immobilisme pendant 4 ans.
11:42 Et ça je le trouve grave, les partis disent, ok, on joue la théorie du pays pour les français.
11:48 - Je vais vous répondre si vous me le permettez.
11:49 Vous raisonnez de manière très rationnelle,
11:51 comme si le président de la République n'était pas Emmanuel Macron.
11:53 Mais c'est Emmanuel Macron.
11:55 - Je ne le connais pas assez pour conclure mon étude.
11:57 - Mais on sait qu'il est machiavélique.
11:59 Et l'objet que nous avons en face de nous n'est pas un objet de relance ou de renouveau démocratique,
12:04 c'est un objet de diversion.
12:06 Ok, la France a des problèmes très graves, on sort des meutes, l'inflation n'est pas maîtrisée.
12:11 On va avoir des faillites terribles d'entreprises.
12:13 Il y a des français aujourd'hui qui ne se nourrissent plus un repas sur deux.
12:16 Face à cela, qu'est-ce qu'il dit ?
12:18 Il dit on met les compteurs à zéro, je vois tous les partis politiques et on va réfléchir à des solutions.
12:22 Pour demain pouvoir dire, vous voyez, ils n'ont rien proposé.
12:25 Plutôt que d'agir directement.
12:27 C'est ça l'entourloupe. Et je crois qu'il ne faut pas être dupe.
12:29 - Qu'en pensent nos auditeurs au 0826-300-300 ?
12:31 Christophe de Marseille.
12:33 Christophe !
12:35 - Bonsoir. - La parole est à la défense.
12:37 - Je doute que Christophe soit à la défense.
12:41 - Non, du tout non.
12:43 Défense non, certainement pas.
12:45 Parce qu'on a vu ces derniers temps avec les réformes des retraites et les 49.3 qui se sont succédées.
12:51 Donc déjà on ne peut pas croire que tout va se régler comme ça sous prétexte qu'il reçoit tous les partis politiques.
12:57 Ne soyons pas dupes, déjà premièrement.
12:59 Ensuite on demande à chaque fois aux français de faire des efforts que ce soit sur l'électricité, sur le covoiturage, sur plein de choses.
13:06 Et on voit quoi ? On voit l'essence qui augmente, le pouvoir d'achat qui augmente, l'électricité qui augmente, tout augmente.
13:11 Mais on nous demande encore de faire des efforts sans arrêt.
13:13 Là dernièrement j'ai vu le ministre de la santé qui parlait sur les arrêts maladie aussi.
13:17 Qui disait qu'il va y avoir beaucoup de contrôle et qu'il voulait agir là-dessus.
13:21 Mais à un moment donné, quand est-ce qu'il va vraiment agir ?
13:24 Comme vous dites c'est de la poudre aux yeux.
13:26 Alors certes, tout le monde dit c'est historique, il reçoit tous les partis politiques.
13:29 - Non mais tout le monde ne le dit pas.
13:31 - Ça s'appelle la démocratie.
13:32 - Christophe, alors tout le monde ne le dit pas.
13:34 - Tout le monde ne le dit pas.
13:36 - Le grande parti dit c'est historique, c'est bien ce qu'il fait, il reçoit les partis politiques.
13:40 Mais heureusement on est en pleine crise et rien ne va dans tous les secteurs.
13:43 Vous prenez n'importe quel secteur.
13:45 Alors d'aujourd'hui en France, il n'y a rien qui va.
13:48 Tout dégringole.
13:49 Donc à un moment donné, c'est un peu normal qu'il reçoive un peu tout le monde
13:51 pour avoir des idées et pour avoir un peu le pouls des français et d'avoir des solutions.
13:58 Mais les solutions, il faut qu'elles soient concrètes.
14:00 - Il faut qu'il y en ait surtout.
14:02 - Laurent Gacomeli.
14:03 - Oui, mais ce qu'on entend, et je crois que votre auditeur, c'est un peu ce qu'il dit en filigrane,
14:07 c'est qu'en fait le président de la République, on a l'impression qu'il découvre
14:10 un objet avec lequel il est très mal à l'aise qui s'appelle la démocratie et nos institutions républicaines
14:15 pour régler les problèmes.
14:17 Un autre objet avec lequel il est très mal à l'aise, c'est le peuple français.
14:20 Et on a un président de la République qui ne sait pas quoi faire.
14:23 Qui est très franchement un président qui n'a plus du tout de boussole.
14:26 Qui ne sait pas où il va.
14:27 Qui voit que ça flambe de partout, que ça se détricote de partout
14:31 et qui, je pense, a une peur panique de l'échec.
14:33 Parce qu'on connaît son égo.
14:35 Je pense que ce n'est pas une légende.
14:37 Et qu'il ne voudrait pas être le président de l'échec.
14:39 Il s'agrippe à des machins, à des trucs qui font à la fois diversion
14:43 et qui lui permettent de diminuer la responsabilité.
14:45 - Laurent Jacobelli, maintenant qu'on fait des constats,
14:47 c'est quoi les solutions ? Qu'est-ce qu'on peut apporter comme solution ?
14:49 - Moi, j'en ai eu une en éo.
14:51 - La solution, mais je ne sais pas si Laurent en a eu.
14:53 - La solution, c'est la dissolution.
14:54 - Il y a une dissolution.
14:55 Moi, je pense que dans une période comme ça, quoi qu'il advienne, il faut revenir au peuple.
14:59 La seule chose qui va pouvoir, comment dire, sous forme de référendum,
15:02 sur des questions pas multiples, surtout pas,
15:05 mais il faut revenir au pays, il faut revenir aux urnes.
15:08 La deuxième solution, si Emmanuel Macron est coincé,
15:10 il passe un accord de majorité avec les républicains,
15:13 il fait rentrer des républicains au gouvernement, on n'en parle plus.
15:16 - Et puis, les délégués, les délégués,
15:18 heureusement, les républicains n'en veulent pas en majorité, ma chère Virginie.
15:22 Je sais que nous ne sommes pas d'accord.
15:24 Mais Laurent, pardon de ramener toujours un petit peu le débat
15:29 sur la méthode et la morale républicaine.
15:32 Est-ce qu'à force de présumer qu'Emmanuel Macron,
15:36 dans tous les actes qu'il entreprend,
15:39 et qu'il, en l'occurrence, ont permis un dialogue de douze heures,
15:43 est présumé manipulateur,
15:46 est-ce que vous-même, vous ne participez pas un peu
15:49 à une dégradation de la vie démocratique ?
15:52 - Il reste à peine une minute.
15:53 - Non, je crois pas, parce que Jordan Berdé, là, il y est allé,
15:55 il y est allé avec des propositions concrètes sur le pouvoir d'achat,
15:57 sur l'immigration, sur un certain nombre de questions,
15:59 sur l'éducation nationale, donc on a joué le jeu démocratique,
16:01 parce que nous, nous nous plaçons dans la perspective de l'alternance.
16:04 En revanche, il ne faut pas être dupe.
16:06 On connaît Emmanuel Macron, ça fait six ans.
16:08 Six ans qu'il fait des réunions, alors, parfois avec les syndicats,
16:11 parfois avec les hommes politiques, parfois avec les Français,
16:13 qu'il en ressort quoi ? Absolument rien.
16:15 Et nous sommes dans une situation d'urgence,
16:17 où les Français vont mal, où ils sont pessimistes
16:19 pour l'avenir de notre pays, et on a un président qui n'agit pas.
16:22 Et bien, ces deux raisons-là font que nous sommes,
16:25 pour le moins, sceptiques.
16:26 - Merci.
16:27 - Justement, nous croyons en notre République et notre démocratie.
16:29 - Merci Laurent Jacobelli-Dépuisé,
16:31 Ereine de Moselle est vice-présidente du groupe Rassemblement National
16:33 et de l'Assemblée Nationale.
16:34 On va vous garder pour le jeu.
16:36 - Qui sait ce qu'il a dit ?
16:37 - Et je tiens à remercier tout particulièrement les politiques
16:40 d'écrire et de dire des bêtises,
16:42 ce qui nous permet d'avoir un bon quiz de l'actu.
16:46 Et c'est dans un instant.
16:47 A tout de suite.
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