- il y a 3 ans
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00:00 On est...
00:01 - Eh oui, on peut se poser la question, c'est vraiment lié à l'autre histoire.
00:04 On devient une espèce de société où on ne peut plus rien dire, si vous êtes étiqueté,
00:10 ce qui compte c'est l'étiquette.
00:11 Et là, il y a un exemple, je dirais presque zoologique.
00:15 Quand on a écouté au micro de BFM TV, une journaliste de Libération, une journaliste
00:18 de Libération, effectivement, Bernadette Sauvaget, on a parlé du petit Émile, vous
00:25 savez, c'est terrible ce petit enfant qu'on a tous vu, ce mignon petit enfant.
00:29 Cela fait deux mois qu'il a disparu dans le Hamo du Haut-Vernay, dans les Alpes de
00:33 Haute-Provence, l'enquête fit son cours.
00:34 On espère effectivement que rien de grave ne lui est arrivé, bien sûr.
00:40 Eh bien, ça fait deux mois, les parents du petit Émile ne parlaient pas et ils ont
00:45 donné une interview au journal Famille Chrétienne où ils expliquent qu'ils ne parlaient pas
00:49 parce qu'ils en avaient marre de se faire étiqueter et qu'ils ne supportaient pas ça
00:53 parce que sous le prétexte que ce sont des catholiques traditionnels ou des catholiques
00:58 effectivement, eh bien, ça ne va pas.
01:01 Ça ne va pas.
01:02 Et écoutez ce que dit ce gars, vraiment osé dire, je dois dire, Bernadette Sauvaget au
01:08 micro de BFM TV.
01:10 Écoutez.
01:11 Il y a un certain malaise autour de leur conviction catholique parce que ce ne sont pas des catholiques,
01:19 on va dire, ordinaires malgré tout.
01:20 D'ailleurs, ils le reconnaissent, ils reconnaissent qu'ils sont liés à des organisations catholiques
01:26 que l'on peut qualifier d'extrême droite.
01:28 Je crois qu'il y a aussi cette dimension qui est une dimension politique dans cette
01:33 interview qui est à la fois de dire on a été caricaturé, mais aussi d'admettre
01:39 qu'ils sont liés notamment aux associations qui sont liées à Bernard Antony qui est
01:45 une grande figure de l'extrême droite catholique.
01:48 Il y a une espèce de malaise autour de ça et c'est vrai qu'effectivement, cette
01:53 interview est une interview qui a une volonté de clarification, mais peut-être qui finalement
01:58 recrée de la confusion.
02:00 C'est le malaise.
02:03 Il est où le malaise ? Il est où ? Et la confusion, elle est dans quelle tête ? Alors
02:09 si je comprends bien, ce ne sont pas des catholiques ordinaires, ce sont des catholiques, d'après
02:15 Madame Sauvaget, ils sont alliés à, en tout cas ils suivent la mouvance d'extrême
02:21 droite.
02:22 Voilà ! Ça veut dire que le petit Émile, eh ben, c'est pas un citoyen ordinaire le
02:27 petit Émile.
02:28 Il est dans une famille de catholiques pas ordinaire.
02:31 Donc il est un citoyen, allez, elle le dit pas comme ça, mais c'est moins intéressant
02:37 que si c'était un citoyen soit décité, soit un citoyen du progressisme et de la
02:45 woke, là ça irait très bien.
02:46 Là, on serait tous en train de dire c'est pas possible, comme ce qui s'est passé avec
02:51 un certain nombre de gens même.
02:52 Regardez ce qui s'est passé avec Lola déjà, ça s'est calmé Lola, alors, torturé, massacré,
02:57 etc.
02:58 Eh bien le petit Émile, j'espère qu'il ne lui arrivera rien et qu'il ne lui arrive
03:01 rien, mais c'est extraordinaire.
03:04 Ce ne sont pas des catholiques ordinaires.
03:06 Eh oui, parce que madame Sauvaget sait comment classifier, comment sélectionner les bons
03:13 catholiques et les mauvais catholiques.
03:15 Les bons catholiques, ce sont ceux qui sont du côté de la gauche woke et progressiste
03:20 et les mauvais catholiques, ils suivent l'extrême droite.
03:25 Voilà, le mot valise.
03:27 Alors, dès que vous n'êtes pas d'accord avec ces braves gens, vous êtes évidemment
03:30 d'extrême droite, réactionnaire, conspire, etc.
03:34 Hallucinant.
03:35 C'est-à-dire qu'ils ne voient pas eux-mêmes cette bernadette Sauvaget, qu'elle a un
03:39 résonance stalinien, complet.
03:40 C'est vraiment l'URSS, c'est vraiment l'idéologie.
03:44 Voilà, vous n'êtes pas d'accord, mais c'est quoi ça ?
03:46 Et Voltaire, vous connaissez Voltaire, madame Sauvaget ?
03:49 Vous savez ce qu'il disait, je ne suis pas d'accord avec vous, mais je suis prêt à
03:52 me battre jusqu'au bout pour que vous puissiez vous exprimer.
03:54 Qu'est-ce que c'est que cette espèce de… mais c'est pire que le racisme, ça.
03:58 C'est un fascisme sélectionneur.
04:01 Voilà, et à géométrie variable, à deux poids, deux mesures, c'est pas possible,
04:08 ça.
04:09 C'est pas possible qu'un petit enfant, et qu'on met la souffrance de ses parents
04:13 au deuxième degré, ça ne compte pas, parce qu'ils sont catho-tradis, peut-être ?
04:18 Mais ça veut dire quoi ? Franchement, il y a de quoi… allez, j'allais employer
04:22 un très mauvais mot, mais s'il y a de quoi s'aligner, je crois qu'il y a de quoi
04:26 gerber, pardon de le dire, mais je le dis.
04:28 SDF, SDF, ouais, c'est terrible, SDF.
04:34 SDF, sans domicile fixe.
04:36 Alors, il y a quelqu'un, un formidable homme politique, il a dit quelque chose de remarquable,
04:46 et il a dit quelque chose, et j'espère qu'on le suivra tous, et j'espère qu'il
04:49 le fera, parce que c'est tellement important.
04:51 Écoutez.
04:52 La première bataille, c'est de loger tout le monde dignement.
04:56 Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues,
05:03 dans les bois, ou perdus.
05:05 C'est une question de dignité, c'est une question d'humanité et d'efficacité
05:10 là aussi.
05:11 Ah ben bravo, bravo, vous avez reconnu la voix d'Emmanuel Macron, il vient de lancer
05:16 cet appel, et c'est formidable, il a raison, c'est tellement indigne.
05:20 Ah bon ? Ah non, non, non, pardon, Estéban Rania, qui prépare l'émission avec moi,
05:27 me dit que non, non, c'est pas d'hier.
05:29 Comment c'est pas d'hier ? Ah non, non, c'était en juillet 2017, ce que vous venez
05:33 d'entendre du président de la République.
05:35 En juillet 2017, et oui, il y a donc 6 ans, voilà.
05:41 Il venait d'être élu, effectivement, et il a dit cela.
05:44 Eh bien, qu'est-ce qui s'est passé depuis ? Très simple, selon l'UNICEF aujourd'hui,
05:49 2 000 enfants sont SDF en France, soit 20% de plus que l'an dernier.
05:54 2 000 enfants sont à la rue en France.
05:57 Et selon la fondation de l'abbé Pierre, 330 000 SDF en France, 330 000 SDF en France,
06:05 à la date d'aujourd'hui.
06:06 Et 4 millions de mal logés si l'on veut aller un peu plus loin.
06:10 Voilà, c'est très intéressant, c'est très intéressant, voilà des programmes
06:15 qui sont faits, voilà des déclarations qui sont suivies, les faits, voilà tout ce qui
06:19 se passe, qui est vraiment promis et tenu, de quoi nous plignons-nous, bien sûr.
06:25 Puis pour parler de la crise de l'eau qui frappe Mayotte, nous sommes en direct depuis
06:30 le département avec Mansour Kamardine, député LR de Mayotte.
06:33 Bonjour Mansour Kamardine.
06:34 Bonjour.
06:35 Bonjour monsieur le député.
06:37 Écoutez, heureux de vous avoir au téléphone.
06:39 On a toujours plaisir à vous recevoir.
06:42 Et franchement, si j'ai mis ça, évidemment, ce n'est pas ironie, ironie un peu triste,
06:48 même beaucoup triste.
06:49 Le "je m'en fous" dit mon temps, la chanson dit mon temps.
06:52 Mais quand je vois qu'on dit, voilà, à Mayotte, la sécheresse va priver les habitants
06:57 d'eau de robinet 2 jours sur 3, c'est-à-dire qu'ils ont droit à l'eau du robinet, ils
07:01 ont droit ou ont droit déjà à 1 jour sur 3.
07:04 Cette crise de l'eau, alors on dit il y a des nouvelles mesures d'urgence, une grave
07:09 sécheresse.
07:10 Qu'est-ce qui se passe exactement ? Vous êtes en direct de Mayotte, monsieur le député
07:15 Mansour Kamardine.
07:16 Alors, qu'est-ce qui se passe exactement ?
07:18 D'abord, permettez-moi de vous saluer et de dire un bonjour depuis Mayotte à vos auditeurs
07:25 et auditeuristes.
07:26 Oui, ce qui se passe à Mayotte est une situation que personne, je pense, dans l'Hexagone
07:34 n'aurait supporté.
07:35 Donc, ça mérite aussi de saluer la résilience sans limite, sans borne et sans fond de nos
07:42 compatriotes maorais qui vivent cette situation des plus dramatiques de tout ce qu'ils ont
07:48 vécu.
07:49 La situation que nous avons, vous l'avez résumé, c'est que désormais, à partir
07:53 de lundi, dans nos foyers, nous aurons avec un peu de chance, parce qu'y compris quand
07:58 ils disent qu'il y a de l'eau, souvent il n'y en a pas, peut-être avec un peu de chance,
08:02 nous aurons de l'eau un jour sur 3.
08:05 Cette situation n'est pas une situation inconnue, qui n'était pas imprévisible, mais je veux
08:11 même imaginer qu'on a peut-être cherché, je veux dire, c'est pas le gouvernement qui
08:18 a empêché les pluies de pleuvoir, mais quand même, c'était connu depuis très très longtemps,
08:26 puisque c'est depuis 2016 que les premières alertes ont été données.
08:31 - Bensoin Camerline, c'est la sécheresse, c'est quoi ? Quelles sont les causes profondes ?
08:35 C'est la sécheresse quand même ou quoi ?
08:37 - C'est la sécheresse, la désorganisation climatique qui veut ça, mais ça la météo
08:46 France, là on lui reproche beaucoup de choses, mais ici, elle avait dit "attention, pour
08:51 l'année prochaine, il n'y aura pas d'eau à Mayotte parce qu'il n'y aura pas beaucoup
08:54 de pluie", et c'est là où le grief que j'ai fait aux autorités compétentes, c'est que
09:00 rien n'a été fait pour parer aux situations, comme je le disais tantôt, il y a des situations
09:05 qui sont connues depuis 2016 avec un plan d'urgence eau qui a été arrêté, mais en
09:11 réalité on l'a arrêté avec des affichages budgétaires et on n'a pas mis un seul centime
09:16 pour arrêter et répondre à la situation.
09:18 Du coup oui, les gens ont soif, vous allez dire on meurt de soif, j'espère que ce soit
09:25 sous la forme imagée et qu'on n'aura pas à déplorer des victimes parce qu'elles n'ont
09:29 pas eu à boire.
09:30 - Oui mais alors justement, est-ce que des mesures sont prises depuis qu'on en parle
09:36 et est-ce qu'il y a eu, justement vous dites que Météo France a alerté déjà dès l'année
09:41 dernière, vous dites que c'est une situation qu'on connaît déjà depuis plusieurs années,
09:45 est-ce qu'il y a eu des mesures qui ont été prises pour ravitailler en eau et trouver
09:49 le moyen d'avoir des, je ne sais pas si ce sont des tancaires, des réservoirs, etc.
09:55 pour pouvoir alimenter les Mahorais ?
09:58 - Non, aucune mesure sérieuse n'a été prise si ce n'est de gérer la distribution de l'eau.
10:09 Au départ c'était tous les jours, mais on fermait l'eau le soir, puis ensuite on est
10:18 venus un jour sur deux et puis là on est venus en moins de 24 ans et puis là on va
10:23 passer à un jour sur trois où on aura l'eau au robinet, ça c'est la première chose.
10:28 La deuxième chose c'est que l'eau qui coule du robinet n'est plus potable et ce qui me
10:36 peine et qui me, comment dirais-je, qui me nerve, c'est que l'administration n'a pas
10:43 le courage de dire la vérité aux gens.
10:46 Dans des réunions institutionnelles, l'ARS a été la première à nous alerter en disant
10:52 que si l'eau ne coule pas du robinet pendant plus de 12 heures, quand elle se met à recouler,
10:58 à couler à nouveau, elle n'est pas potable, il faut la bouillir avant de la voir et attendre
11:03 12 heures.
11:04 Donc l'eau qui coule du robinet aujourd'hui n'est plus potable et quand on le dit l'ARS
11:09 est en presse pour aller dire "si si l'eau est potable mais il faut la bouillir".
11:12 Alors que d'ici, quand elle était potable, on ne nous invitait pas à la bouillir.
11:18 Donc on nous dédiait simplement aux gens que l'eau n'est pas potable.
11:22 Donc cette gestion, cette espèce de gestion de crise, en nous prenant pour ce que nous
11:28 pensons n'est pas être, m'énerve au plus haut degré.
11:30 Donc vous me posez la question, est-ce que des tanquiers en eau ont été prévus ? Non,
11:35 ça a été prévu en 2016, ça n'a jamais été mis en œuvre.
11:38 Aujourd'hui, ils ne le proposent même pas.
11:40 Et non seulement ils ne le proposent pas, mais ce qui est tout aussi également énervant,
11:45 c'est qu'ils ont annoncé ça comme une grande mesure.
11:50 Nous avons pris un décret pour plafonner le prix de l'eau au niveau où il était
11:55 en juillet 2016.
11:56 Sauf qu'en juillet 2016, il avait déjà pris 40-50% plus cher parce que là aussi,
12:03 évidemment, les importateurs font aussi leur chouvras, ce qui est normal.
12:07 Au lieu de dire "moi ce que je suggère aujourd'hui, c'est un, effectivement,
12:11 ramener des tanquiers d'eau pour un destiné, de rapporter le décret en question qui était
12:20 conçu comme une grande victoire, retirer ce décret et fixer le prix de l'eau au
12:28 niveau qu'il y a en métropole.
12:30 Aujourd'hui, le pack d'eau qui est vendu à 1,50€ en métropole, il est vendu à
12:36 5,40€ quand vous avez le territoire le plus pauvre de la République avec plus de 80%.
12:41 - Vous voulez dire le même pack d'eau vendu à 1,40€ en métropole ?
12:54 - Il est vendu à 5,40€.
12:57 - Oui, 5,40€.
12:58 - Donc, il y a un vrai problème.
13:01 - Presque 5 fois plus.
13:03 - Et puis, je demande également qu'on annule ces factures d'eau puisque le produit est
13:11 impropre à la consommation de supprimer les factures parce que là aussi, on ingresse
13:17 une société qui, pour des raisons que je viens d'indiquer, n'est pas en mesure de
13:22 fournir de l'eau qui soit potable et conforme aux besoins et qui est impropre à la consommation.
13:28 Donc voilà, c'est tout ça.
13:30 On a l'eau la plus chère, elle est impropre.
13:32 On a l'eau, ça c'est le rhodiobiné, mais on a aussi l'eau en bouteille qui est également
13:38 trois ou quatre fois plus chère que l'eau qu'on trouve en bouteille en métropole.
13:42 Donc c'est vraiment… on nous pousse, je ne sais pas ce qui est recherché derrière,
13:47 est-ce qu'on nous teste jusqu'où on peut aller, on peut résister parce que… voilà.
13:52 Ou alors parce que les gens s'en foutent les paires du monde de ce qu'il y a.
13:56 Alors il est annoncé la visite de M. Vigier, le ministre délégué à l'Auto-Maire, samedi,
14:04 pour venir nous amener une smoothie de 8 millions d'euros.
14:08 Et voilà la grande mesure, j'allais dire, du siècle qui est prise.
14:14 - Samedi prochain, c'est-à-dire ce samedi qui vient ?
14:16 - Dans 48 heures.
14:18 - Dans 48 heures, oui.
14:19 Mais ce qui est étonnant dans ce que vous dites et dans les faits,
14:24 c'est que tout ça, on le savait et qu'on n'a pratiquement rien prévu.
14:29 C'est-à-dire ce qui est étonnant.
14:30 Alors est-ce qu'on considère que Mayotte, bon ben écoutez, c'est à perte ses profits,
14:35 on considère que Mayotte fait partie du territoire français
14:39 et on s'en occupe comme dans n'importe quel département français
14:42 s'il y avait ce problème d'eau potable ?
14:46 - C'est la question à laquelle je n'ai pas la réponse,
14:49 ou en tout cas je refuse d'avoir la réponse.
14:52 Parce qu'effectivement, elle est posée avec beaucoup de pruauté.
14:56 Est-ce que oui, on considère les habitants de Mayotte comme des Français,
15:01 comme n'importe quel Français du territoire national ?
15:03 Ou alors on considère que bon, loin des yeux et loin du cœur,
15:08 et que personne ne verra dans l'Hexagone,
15:11 parce que malheureusement nous avons les gouvernements que nous méritons
15:16 et ces gouvernements n'agissent que sous la pression de la presse.
15:19 Et que les gens qui meurent de faim, qui meurent de soif à Mayotte,
15:25 le temps que la presse s'y mette, il y aura déjà beaucoup de poussière dans les robinets.
15:31 - En tout cas écoutez, c'est bien que vous en parliez,
15:34 et c'est bien que nous en parlions, ça me paraît d'ailleurs la moindre des choses,
15:38 et j'espère vraiment, vraiment, mais tenez-le au courant Manson Camardine,
15:43 que les choses vont jouer, que les secours, c'est vraiment ça.
15:47 - C'est une question de l'eau, c'est une question de vie ou de mort.
15:50 - Exactement, ce qu'il faut en réalité c'est de mobiliser les bâtiments de la marine
15:56 qui peuvent transporter de l'eau et qui ramènent de l'eau ici dans les tanks,
15:59 et qui donnent de l'eau aux populations, je ne vois pas comment on en sortira si ce n'est par celui-là,
16:04 parce que là ils sont en train de plasmodier dans le Coran et dans la Bible,
16:09 c'est l'État qui fait ça, dans le Coran et dans la Bible,
16:13 et peut-être aussi dans la Torah pour attendre, pour implorer Dieu qu'il en voit la pluie.
16:18 C'est-à-dire que nous sommes tous là à attendre que la pluie vienne,
16:21 éventuellement en novembre, alors que rien n'est dit que la pluie sera là en novembre.
16:25 - Mais oui, bien sûr. - Compris ?
16:27 - Oui, c'est... - Donc c'est une crise à mon avis qui n'a pas encore dit son dernier mot,
16:33 et je ne suis pas sûr qu'on n'ait plus conscience de la gravité de la situation.
16:38 - En tout cas vous nous faites prendre conscience Manson Camardine,
16:40 merci, merci pour vos exercicements, et puis vous revenez quand vous voulez pour nous dire la situation.
16:46 - Merci beaucoup, ça sera sans doute la semaine prochaine, parce que là cette semaine je suis ici,
16:52 mais dès que je viens je vous fais signe et je me fais inviter.
16:55 - Parfait, à bientôt. - Merci, merci Manson.
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