00:00 L'édito politique à 7h37 et un petit nouveau parmi la bande des nouveaux chroniqueurs cette année, c'est Amine Elkatmi.
00:09 Bonjour.
00:09 Bonjour Patrick.
00:11 Vous êtes, je le rappelle ainsi, le co-fondateur du Printemps Républicain.
00:16 C'était un mouvement politique, comme son nom l'indique, républicain.
00:20 Amine Elkatmi, donc vous serez là tous les mardis matin.
00:22 Alors, en cette rentrée politique, vous souhaitez revenir sur ce que vous appelez l'été chaotique de la gauche française.
00:30 Oui, cher Patrick, et permettez-moi au préalable de vous dire le plaisir que j'ai à vous rejoindre cette saison sur Sud Radio.
00:36 Oui, chaotique, chaotique, le mot relève du pléonasme, tant le spectacle offert par la gauche ces dernières semaines était aussi sidérant que surréaliste.
00:45 Pour n'en rester qu'à ces trois derniers mois, l'été de la gauche a d'abord commencé par la participation d'un certain nombre de ses élus,
00:52 à une manifestation organisée par le comité Justice et Vérité pour Adama et interdite par un préfet de police.
01:00 Je ne sais pas si l'on mesure bien ce que veut dire cette phrase.
01:03 Des élus, dont Éric Coquerel, qui n'est que président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale,
01:09 ont participé à une manifestation interdite par un préfet.
01:14 En français, ça s'appelle un comportement sédicieux.
01:17 Puis est arrivé l'invraisemblable polémique Medin.
01:21 Medin, c'est ce rappeur avré, invité vedette des universités d'été des insoumis et des écolos et qui, à défaut de remplir de grandes salles,
01:29 s'évauterait dans le soutien à l'islamisme, dans l'antisémitisme ou dans l'homophobie,
01:34 distribuant des quenelles à tour de bras et ce, alors même que la signification antisémite de ce geste symbole des grandes heures du diodonisme était connue de tous,
01:45 traitant les homosexuels de tarlouze, s'affichant comme compagnon de route d'une association frériste,
01:51 voulant crucifier les laïcars comme à Golgotha, avant d'envisager d'interpréter les chansons d'un album nommé Djihad au Bataclan.
01:59 Dans l'ancien monde, celui dont je viens, lorsque la gauche n'était pas encore égarée, le nom de Medin n'aurait même pas été évoqué comme possible invité.
02:08 Dans le nouveau monde, celui d'une gauche folle, il est invité, célébré, ses hôtes se déclarant honorés et fiers de l'accueillir
02:16 et Mathilde Panot allant même dans une déclaration vertigineuse de ridicule jusqu'à le comparer à Victor Hugo.
02:24 Son antisémitisme, une exagération, un calombour odieux mêlant le patronyme de Rachel Khan, fille de déportés morts dans les camps avec le mot rescapé, circulé, il n'y a rien à voir.
02:35 Le respect de la parole des concernés, vous savez, cette idée selon laquelle on ne doit pas parler de racisme à la place d'un arabe ou d'un noir,
02:42 d'homophobie à la place d'un homosexuel ou de sexisme à la place d'une femme.
02:47 Les seuls, les seuls qui ne bénéficient pas de ce privilège, les seuls, ce sont les juifs.
02:52 Les juifs, on peut parler en leur nom, décider en leur nom ce qui est antisémite pour de vrai et ce qui ne l'est pas.
02:59 De toute façon, les juifs, les insoumis s'en moquent face à l'électorat arabo-musulman des quartiers que courtise Mélenchon.
03:06 Les juifs ne pèsent rien.
03:07 Après la sédition, après Médine, ne manquait plus qu'une levée de bouclier contre l'annonce de Gabriel Attal d'interdire la baïa à l'école.
03:15 Hier, féministe et attachée à la laïcité, la gauche, qui est passée d'Elisabeth Badinter à Sandrine Rousseau et parle désormais comme les mollahs iraniens,
03:24 s'égosie pour défendre un accoutrement islamiste tout droit venu de Riad, accoutrement qui ordonne à la femme de cacher son corps pour ne pas provoquer les hommes,
03:33 dépeint en masse de prédateurs sexuels incapables de se contenir.
03:38 Et comme si tout ce spectacle n'était pas assez désolant, ne manquait plus que le retour de l'ex-reine du Poitou, Ségolène Royal,
03:45 qui, imitant ces artistes qui veulent mourir sur scène, ne veut toujours pas quitter la sienne.
03:50 Marginalisée, caricaturale, ne parlant plus qu'à elle-même dans un langage qu'elle est la seule à comprendre, la gauche est en train de mourir.
03:58 Et je serai le dernier à m'en réjouir car des millions de Français, dont elle devait porter les aspirations et défendre la voix, sont aujourd'hui orphelins.
04:07 Oui, Patrick, la gauche va mourir. D'autres, un jour, œuvreront à sa reconstruction.
04:13 Mais à ceux qui, par leurs outrances et leurs trahisons, l'ont menée là où elle se trouve, je n'ai qu'une chose à dire.
04:20 Bon débarras !
04:21 - Merci Amine El Khatmi. Alors, tout le monde n'est pas forcément d'accord. Vous pouvez réagir et nous appeler 0826 300 300,
04:27 à ce que vient de dire Amine El Khatmi, qu'on retrouvera d'ailleurs tout à l'heure aussi à 8h20, vous serez en débat,
04:32 donc dites-le franchement, face à Éric Revelle. À propos de la gauche, demain nous recevrons, avec Jean-Jacques Bourdin,
04:39 qui est de retour pour l'interview politique à 8h30, demain ce sera Manuel Bompard de la Nupes de la France Insoumise.
04:45 Ce matin, ce sera Renaud Muselier, tout à l'heure, à 8h30.
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