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  • il y a 3 ans
Autour de Philippe Sanfourche, retrouvez Sébastien Tarrago, Gilles Verdez, Florian Gazan et Baptiste Desprez pour 1h30 d'information et de débat. Au sommaire de cette émission du 26 aout 2023 : dossier spécial PSG / LENS. Mbappé doit il craindre ses retrouvailles avec le Parc ? Retour sur l'affaire du capitanat. Quelle fin de mercato et quelle issue pour Verratti... Lens renforcé ou affaibli / an passé ? Wahi doit il débuter ?
- 19h : Marseille / Brest. L'OM a-t-il déjà digéré son couac européen ? Correa pour Sanchez, est ce un déclassement ?
- affaire Rubiales : problème espagnol ou problème du foot ?
- Thierry Henry : un allié ou un danger pour Deschamps ?
Regardez On refait le match du 26 août 2023 avec Philippe Sanfourche.

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Transcription
00:00:00 Vous êtes sur RTL.
00:00:02 18h30, 20h, on refait le match sur RTL. Présenté par Philippe Sanfourche.
00:00:10 Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver comme chaque samedi sur l'antenne de RTL Grande, soirée football jusqu'à
00:00:27 23h, puisque nous vivrons la grande affiche de Ligue 1 PSG-Lens avec
00:00:31 Eric Silvestro, évidemment, dans RTL Foot dès 20h. Avant cela, il y aura également le grand fil rouge OM-Brest.
00:00:37 À Marseille, avec un coup d'envoi décalé, puisque la décision avait été prise
00:00:42 à cause de la canicule qui n'est plus, mais en tout cas le match se débutera à
00:00:46 19h. On refait le match, nous sommes ensemble
00:00:49 jusqu'à 20h pour 1h30 de débat, d'analyse sur tous les univers du foot, le terrain, mais pas que, les affaires,
00:00:56 l'argent, les médias, les institutions, de la politique, des rapports de force à tous les étages, c'est l'univers du foot
00:01:02 décrypté chaque samedi par nos chroniqueurs. On refait le match et j'ai le plaisir d'accueillir ce soir, autour de la table,
00:01:08 Sébastien Tarragot de la chaîne L'Equipe. Bonsoir Sébastien. Bonsoir, bonsoir à tous, bonsoir à toutes. Le procureur
00:01:14 Gilles Verdez. Bonsoir. Il est tout beau, rayonnant, il rentre de vacances, il est merveilleux.
00:01:22 Lui aussi a très bonne mine, il est très élégant Baptiste Després du Figaro Bonsoir. Bonsoir à tous. Et l'inénarrable Florian Gazan, tout de rouge vêtu.
00:01:30 Voilà, bonsoir Philippe, bonsoir à toutes et à tous.
00:01:32 Le procureur de la maison, Florian Hirtel.
00:01:34 "Are you forever"
00:01:35 c'est ce qui se dit.
00:01:36 Alors au sommaire ce soir, les dossiers ne manquent pas, on débutera évidemment par le décryptage de cette affiche de la soirée PSG Lance.
00:01:43 Mbappé qui retrouve le public du Parc des Princes, est-ce qu'il doit craindre, est-ce qu'il peut craindre des
00:01:50 sifflets ? A-t-il quelque chose à montrer ce soir, à prouver son appartenance peut-être toujours au club, sa fidélité ?
00:01:55 J'aimerais avoir votre avis sur la question.
00:01:58 Marquinhos, capitaine élu par le vestiaire, que faut-il en penser ? Tiens, de la méthode, est-ce qu'il en sort renforcer le capitaine
00:02:05 Marquinhos ? Et puis Lance, Dauphin l'an passé, s'est-il
00:02:08 renforcé selon vous ou affaibli à l'intersaison ?
00:02:12 Marseille-Brest, on le dit à 19h, l'OM a-t-il déjà digéré son couac européen ?
00:02:17 L'affaire Rubiales qui enflamme l'Espagne, le baiser volé à la joueuse championne du monde,
00:02:22 est-ce le problème d'un pays, l'Espagne, ou est-ce plus large que cela ? Est-ce le problème du foot ? Est-ce un des problèmes
00:02:28 du football ? On évoquera évidemment Thierry Henry, le sélectionneur, nouveau sélectionneur espoir, peut-il y avoir
00:02:35 cohésion ou friction ? Tiens, avec Didier Deschamps au sein de la fédération. Enfin la nouveauté cette saison,
00:02:42 on terminera l'émission avec les débats flash. Alors c'est simple les débats flash, c'est une question,
00:02:46 il y a un chroniqueur qui répond et les autres valide ou non. C'est la mort subite, c'est ça, c'est le haut niveau, c'est cruel.
00:02:53 Il va y avoir des malettes, c'est les débats
00:02:56 d'un régime autoritaire quoi.
00:02:59 Voilà, déjà vous aurez perdu un point. On refait le match ! C'est l'Arabie Saoudite ça. C'est parti, on est ensemble jusqu'à 20h, à tout de suite.
00:03:05 On refait le match
00:03:08 Avec Philippe Sanfourche
00:03:11 On refait le match jusqu'à 20h sur RTL
00:03:13 On refait le match ce soir avec Sébastien Tarrago, avec Gilles Verdez, avec Baptiste Dépré et avec Florian Gazan.
00:03:21 On attaque avec le grand match du soir, le dossier Paris-Saint-Germain.
00:03:26 Lance drôle de choc qui nous est proposé ce soir le champion et son dauphin, les deux représentants français en Ligue des champions.
00:03:32 Seulement voilà, ce sont deux grands de ce championnat qui ont pris un départ pour le moins
00:03:38 timide. Pas une seule victoire en deux matchs d'un côté comme de l'autre. Le 11e face au 14e, forcément déjà
00:03:44 un petit peu de pression sur les épaules des coachs. Écoutez, tiens, le coach du Paris-Saint-Germain, l'espagnol Luis Henoike.
00:03:52 Pour moi c'est un match de Ligue des champions. De par le rythme que Lance va imposer à la fois en attaque et en défense,
00:04:00 c'est un match charnière pour les deux équipes. J'espère une première victoire pour nos supporters.
00:04:06 Mais ce sera très difficile.
00:04:10 On sent déjà un petit peu de pression dans le ton du côté de Luis Henoike. Est-ce que pour vous ça va changer les données du match ?
00:04:19 On pouvait peut-être s'attendre à un match festif, beaucoup de spectacles, de la qualité des deux côtés. Est-ce que ça va le durcir ?
00:04:26 Est-ce qu'on ne va pas assister à un combat dès la troisième journée de championnat ?
00:04:31 On est déjà malheur au perdant. Imaginez que le PSG perde, c'est la crise. Et si Lance perd, c'est la fin des ambitions.
00:04:37 Donc oui, c'est un match qui cristallise déjà une passion énorme. Adieu le plaisir. Et uniquement le résultat va compter ce soir.
00:04:46 Gilles est en pleine forme pour attaquer les vacances. Il est revenu avec de la modération.
00:04:52 Il n'existe pas. En revanche, je trouve que ça arrive un peu trop vite. Troisième journée, PSG-Lance, tu t'attends à l'avoir un peu plus tard dans la saison.
00:05:00 Vous l'avez dit, les deux équipes sont en plein rodage. On attend de voir un autre visage du Paris Saint-Germain.
00:05:05 On attend Ndembele, Mbappé. Depuis le début de saison, ils jouent sans eux. Ils ont joué en deuxième mi-temps contre Toulouse.
00:05:11 L'Orient, c'était l'équipe B. Lance, pareil, ils attendent aussi l'attaquant Hawaii parce qu'Open Day est parti.
00:05:17 Tu te sépares quand même de Fofana, donc ça va être difficile parce que c'était le régulateur.
00:05:21 C'est normal, tu es en plein mois d'août, tu as eu des recrues, c'est assez classique. Mais ça va être une belle affiche.
00:05:26 Et le combat, je suis totalement d'accord, ça va être un gros combat ce soir.
00:05:29 Vous le disiez Baptiste, cette affiche qui arrive très tôt dans la saison. Du coup, il en est un peu une petite frustration.
00:05:35 En fait, ces confrontations entre le PSG et Lance, souvenez-vous la saison passée, retour de Coupe du Monde.
00:05:43 Premier janvier, Lance, formidable match en soi, mais vraiment le Parisien complètement à la rue.
00:05:50 Et puis, quelques mois plus tard, le choc au Parc des Princes. Et là, Lance qui se retrouve à 10 au bout d'un quart d'heure.
00:05:58 Et finalement, le PSG qui prend sa revanche de manière un peu simple, un peu facile.
00:06:03 Et on ne sait pas trop, finalement.
00:06:05 Et je trouve ça très bien qu'on attaque fort le championnat.
00:06:10 On ne va pas attendre le mois de décembre pour faire des affiches.
00:06:14 Avant, les PSG Marseille, c'était toujours fin octobre, effectivement. Mais pourquoi attendre ?
00:06:18 C'est ni mieux ni moins bien.
00:06:21 Le fait d'attaquer tôt, ils étaient bons, ils étaient prêts.
00:06:25 Mais quel rapport ?
00:06:28 Vous voulez que le PSG-Lance, le PSG-Marseille, le PSG-Marseille-PSG aient lieu au mois de mai ?
00:06:38 Non, un championnat, ça commence.
00:06:40 Et je trouve qu'une affiche assez tôt dans la saison peut justement lancer une saison.
00:06:45 Je trouve qu'effectivement, en plus, vu les deux premiers matchs, vu le résultat des deux premiers matchs des deux équipes,
00:06:50 ça donne une dramaturgie à cette rencontre.
00:06:54 Surtout, à mon avis, du côté du PSG.
00:06:56 Mais pour moi, la saison débute aujourd'hui pour le PSG.
00:06:59 C'est-à-dire que les deux premiers matchs, c'était autre chose.
00:07:02 Le jeu n'aura plus rien à voir.
00:07:04 Preuve en est que l'entraîneur, aussi bon soit-il, ne sert pas toujours à grand-chose
00:07:10 quand tu as des joueurs comme Mbappé et Ousmane Dembélé.
00:07:13 Parce que là, c'est autre chose, tu ne ronronnes plus.
00:07:15 Là, c'est une autre histoire, c'est un autre jeu.
00:07:17 Ce n'est plus Louis Sénériqué, c'est le PSG d'Ousmane Dembélé et de Kyan Mbappé.
00:07:22 Il va falloir trouver un équilibre, Florian Gazan.
00:07:24 On l'a vu notamment la semaine dernière en Dix-Nouze.
00:07:27 Effectivement, il y a eu la moitié du match, un peu plus, sans Dembélé et Mbappé.
00:07:34 Ensuite, ils sont arrivés, ce n'est plus du tout la même équipe, ça n'a rien à voir.
00:07:37 Non, mais c'est là qu'on voit que ces deux joueurs vont être très importants,
00:07:40 qui vont être à la fois le bien du PSG et peut-être aussi, entre guillemets, son mal,
00:07:44 parce que ça recrée du déséquilibre.
00:07:46 On a vu avec Dembélé et Mbappé, évidemment, directement au niveau offensif,
00:07:51 il y a eu des occasions et un but sur pénalty,
00:07:53 mais comme le repli n'est pas forcément encore là, ce qui va faire hérisser Louis Sénériqué,
00:07:58 ça crée des possibilités pour les autres joueurs d'en face.
00:08:01 Ce n'était pas le même PSG à partir du moment où il y a Dembélé et Mbappé.
00:08:05 Ce qui est intéressant aussi ce soir, c'est qu'on va avoir le vrai visage de ce qu'est censé être le PSG 7-S.
00:08:10 Mais Ousmane Dembélé est totalement capable de défendre.
00:08:14 Oui, mais il ne l'a pas fait contre tout.
00:08:16 Donc là, pour le coup, ça va être le rôle de l'entraîneur.
00:08:19 Parce qu'on peut parler de jeu, Léo Sénériqué, on prend le ballon, on le garde, on le fait tourner.
00:08:22 Tout ça, c'est de la rigolade.
00:08:25 Ce qui est dur, c'est le management des stars,
00:08:28 c'est le management des joueurs qui vous font basculer une équipe dans une autre dimension.
00:08:32 Et donc, ça va être son boulot de manager Ousmane Dembélé
00:08:35 et d'être capable de conserver sa qualité offensive tout en le faisant défendre.
00:08:39 Il faisait au Barça d'ailleurs.
00:08:41 Il l'a fait au Barça et sa relation avec l'entraîneur était excellente.
00:08:46 Je voulais revenir sur votre problématique de "est-ce que ça vient trop tôt ce match au sommet ?"
00:08:49 Parce que là, vous m'avez rendu perplexe, voire mis un peu en colère.
00:08:53 Si jamais la Ligue 1 se décidait à être prête au bon moment,
00:08:57 j'en reviens à votre question initiale, Marseille ne serait pas éliminée.
00:09:00 C'est nous qui sommes nuls, c'est-à-dire qu'on est en vacances.
00:09:02 Regardez la première Ligue, première journée, des sommets.
00:09:05 Eux, ils ont compris.
00:09:07 Mondiaux Vision, tout le monde regarde, ils se passionnent.
00:09:09 Il y a plus de sommets possibles.
00:09:11 Non mais quand même, on entre dans le vif du sujet.
00:09:15 Nous, il va falloir attendre la fin du Mercato.
00:09:17 Le 15 octobre, tout le monde sera déjà éliminé.
00:09:19 Regardez Lille, c'était pitoyable.
00:09:21 Marseille, lourdé.
00:09:23 C'est une vraie problématique.
00:09:25 On n'a qu'à être prêts au moment où ça commence.
00:09:27 Après, je ne suis pas sûr que dans trois mois, Marseille aurait les qualités pour aller loin en tant que champion.
00:09:34 Si je peux ponder un peu ton propos, la problématique aussi est liée au Mercato.
00:09:37 C'est-à-dire que c'est difficile d'être prêt début août alors que le Mercato se termine fin août.
00:09:41 Surtout quand tu changes la moitié de l'équipe tous les ans.
00:09:44 Là, tu parles de Marseille, mais même sur Paris, tu ne sais pas trop qui va être là.
00:09:47 C'est compliqué de préparer une équipe avec des joueurs dont tu ne sais pas si la semaine prochaine, ils ne seront pas dans l'équipe d'en face.
00:09:52 D'autant qu'en plus, il y a des absents du côté parisien ce soir, notamment sur le front de l'attaque.
00:09:58 Deux des recrues de l'été, Kangin Lee et Gonzalo Ramos.
00:10:04 Il n'aurait pas joué.
00:10:06 Il aurait peut-être été encore du jeu.
00:10:09 Ce serait peut-être la nouveauté.
00:10:12 J'ai l'impression qu'il ne soit pas là, Gonzalo Ramos.
00:10:14 Il a marqué 3, 4 ou 5 fois contre la Suisse.
00:10:19 Il a été merveilleux, mais le reste de sa carrière, excusez-moi, si c'est lui...
00:10:24 Il n'est pas convaincu, j'ai l'impression.
00:10:26 Il est très fort pour se créer des occasions, mais il met tout à côté.
00:10:29 C'est sa caractéristique d'ailleurs.
00:10:31 Il sort d'une belle saison avec Benfica, là tu vas trop loin.
00:10:33 On a l'impression que c'est un peintre, Gonzalo Ramos.
00:10:35 On disait ça de Cavani quand il est arrivé.
00:10:39 C'est un peintre encore haut pour lui, mais derrière, avec Benfica, il a fait le boulot.
00:10:43 Après, ça ne va pas être le garçon clinquant, le Harry Kane ou autre.
00:10:46 C'est sûr.
00:10:48 On voulait un nouveau PSG, ça va être un joueur assez différent.
00:10:51 Quand vous avez Ousmane Dembélé et Kyan Beppe, le troisième, ça ne peut pas forcément être Harry Kane.
00:10:58 Du moment qu'il a un œuf dans le dos, Kylian est content.
00:11:01 Est-ce qu'on ne touche pas du doigt le fait, avec ces deux absences combinées,
00:11:05 on va peut-être se retrouver un peu comme à Toulouse avec un joueur de complément en Athlèque.
00:11:10 Est-ce qu'on ne touche pas du doigt l'importance de cette fin de Mercato
00:11:15 et la nécessité de recruter un attaquant et un attaquant de pointe ?
00:11:20 On pense évidemment à Randall Colomwany que le PSG tente d'attirer.
00:11:25 Là, on voit que ce soir, ce serait vraiment nécessaire d'avoir un attaquant supplémentaire.
00:11:29 Bien sûr, parce qu'aujourd'hui, l'effectif du PSG est trop faible
00:11:32 pour faire à la fois Ligue des Champions et Ligue 1.
00:11:34 Alors en Ligue 1, ils vont peut-être se promener, on verra à l'issue de la saison.
00:11:38 Mais quand vous avez Ramos qui est absent et ce soir, ça va être qui ? Asensio ?
00:11:41 Asensio qui était en bout de banc, Real Madrid, les joueurs du Real qui partent…
00:11:44 En bout de banc, non !
00:11:46 Les joueurs du Real, au milieu du livre, ce n'est jamais des immenses joueurs.
00:11:50 Il est là pour jouer, pour être le 15e, 16e homme cette saison.
00:11:54 Lille, on attend de voir ce que ça va être.
00:11:56 C'est assez faible, il manque du monde, effectivement, Randall Colomwany, le PSG l'attend avec impatience.
00:12:01 Il est considéré, bien sûr, à juste titre, comme l'un des plus grands attaquants d'Europe.
00:12:04 Ah non, on est d'accord là-dessus.
00:12:06 Mais sur le marché des neufs, au 26 août, il ne reste plus grand monde.
00:12:12 Personne ne vous convainc, en fait.
00:12:14 Moi, je préfère Colomwany que Gonzalo Ramos.
00:12:17 Non, mais moi, je suis ravi si Randall Colomwany vient au Paris Saint-Germain.
00:12:22 Il se passe quelque chose quand il joue, il est énergique, il est positif, c'est très bien.
00:12:28 Après, si vous êtes convaincu que c'est un top mondial, moi non.
00:12:34 J'espère me tromper, mais pour l'instant, rien ne me prouve dans ces matchs que c'est un top mondial.
00:12:40 C'est pas parce qu'il a mis un but en bout de banc en Coupe du Monde, dans un match où il ne devait jamais rentrer,
00:12:45 et le hasard a fait qu'il est rentré, il a mis un but.
00:12:47 Il a quand même changé la phase de la finale, et derrière, il a une saison assez formidable en Allemagne.
00:12:55 Oui, dans un grand club. Philippe, il ne met pas un but en équipe d'offense depuis, par exemple.
00:12:59 Et les occasions, il les a.
00:13:01 Donc, à un moment, je dis juste que si tu veux basculer dans autre chose, dans une dimension mondiale,
00:13:06 il va falloir mettre des buts de temps en temps.
00:13:08 Non, mais l'objectif, c'était Harry Kane.
00:13:11 À partir du moment où Harry Kane ne vient pas, je trouve que Colomwany, ça a deux avantages.
00:13:14 D'abord, c'est un très bon joueur, et ensuite, c'est le copain d'Mbappé, hors le recrutement du PSG.
00:13:18 C'est fait pour que Mbappé reste, Dembele, Colomwany, c'est ses potes, et ça, c'est fondamental.
00:13:24 Il y a l'aspect sportif et il y a l'aspect politique.
00:13:27 En termes de profil, je trouve que c'est formidable de faire plaisir à Mbappé.
00:13:31 Sébastien, je ne suis pas d'accord avec toi, parce que pour le coup, il a un profil différent de Ramos.
00:13:35 Tu auras deux neufs un peu différents.
00:13:37 Je ne vois pas, vous liez Harry Kane et vous prenez Colomwany.
00:13:41 Mais t'as qui sur le marché ?
00:13:43 Sébastien, quand tu as pu Harry Kane, qui tu prends ?
00:13:45 Vous savez comment ils travaillent les clubs sérieux, quand même ? Ils ont des listes.
00:13:48 Mais c'est qui, des grands neufs ?
00:13:50 Ça correspond à des profils, et c'est les mêmes profils, le 1, le 2, le 3.
00:13:53 Mais Séb, c'est toi qui es sérieux.
00:13:55 Mais je ne vois pas en quoi Colomwany ressemble à Harry Kane.
00:14:01 Non, pas du tout.
00:14:03 Non, mais d'accord, si vous voulez Harry Kane, c'est parce que vous avez un projet de jeu, normalement.
00:14:07 Faire plaisir à Mbappé.
00:14:09 Qui ressemble à Harry Kane ? Il y a Ryan Gosling, mais il n'est pas footballeur.
00:14:11 Il y a eu le même questionnement avec Bernardo Silva, puisque le Paris Saint-Germain était plus que positionnaire,
00:14:17 et même très avancé sur Bernardo Silva.
00:14:20 Et dès lors que l'affaire n'a pas pu se conclure, le Paris Saint-Germain est passé à autre chose,
00:14:24 parce que finalement, si on ne prend pas Bernardo Silva, on prend qui à la place ?
00:14:27 Aujourd'hui, il y a un deuxième Bernardo Silva ?
00:14:29 Tu avais Barrella, Tonali, mais ils sont partis avant.
00:14:31 Il y a des profils qui se ressemblent, c'est tout.
00:14:34 Évidemment qu'aujourd'hui, Bernardo Silva, il n'y a pas beaucoup meilleur dans son domaine.
00:14:40 Il peut jouer à tous les postes, et avec ce talent-là, ça n'existe pas.
00:14:44 Mais ce sont des profils.
00:14:47 Sébastien, il faut des stars à Paris, pas des profils.
00:14:50 C'est une star ?
00:14:52 Bien sûr que c'est une star, Colomoni ! Il a disputé la finale de la Coupe du Monde, m'assemble-t-il.
00:14:55 Il a fait perdre la Coupe du Monde.
00:14:58 Mais les stars, de toute façon, tu les as déjà.
00:15:00 Tu as Dembélé, Mbappé.
00:15:02 Il y a quelques semaines, tu râlais parce qu'il y avait Messi, Neymar et Mbappé.
00:15:06 Dembélé, ce n'est pas une star. C'est autre chose.
00:15:08 Quand Gilles Verdense parle de stars, il parle de joueurs de la dimension de Messi, de Neymar, de Mbappé.
00:15:16 Mais effectivement, même s'il a déjà oublié, le Kain n'est pas une star.
00:15:19 Maintenant qu'ils ne sont plus là, tu peux reconstruire avec des joueurs de la dimension.
00:15:22 Je suis d'accord avec ça.
00:15:24 Mais pour Gilles, les stars le savent. Il est accroché, il y a un cadenas, je n'arrive pas à le prendre.
00:15:31 Tu les piquetais sur votre classeur pour la semaine prochaine.
00:15:34 C'est la rentrée des classes, il va falloir reprendre les bonnes habitudes.
00:15:37 A tout de suite, on refait le match jusqu'à 20h.
00:15:39 On refait le match avec Philippe Sanfourche.
00:15:44 Philippe Sanfourche.
00:15:46 On refait le match sur RTL.
00:15:48 On refait le match et RTL Foot, ensuite avec Eric Sylvestreau, que des gros matchs.
00:15:53 Puisqu'on sera à Marseille dans un quart d'heure, maintenant même pas, avec l'OM qui reçoit Brest à 19h.
00:16:00 Et donc l'affiche de la soirée, 21h, mais dès 20h au Parc des Princes dans RTL Foot.
00:16:07 PSG lance tout ça jusqu'à 23h.
00:16:10 Cette affiche, justement, on le disait avec les stars parisiennes qui devront enfin débloquer le compteur.
00:16:17 Et Kylian Mbappé qui va retrouver le public du parc.
00:16:22 Est-ce que tout ça va se faire dans une fluidité absolue ?
00:16:25 Est-ce qu'il peut y avoir quelques sifflets, quelques grincements ?
00:16:29 Et lui, qu'est-ce qu'il doit faire ? Est-ce qu'il doit montrer au public ?
00:16:33 Une manière spécifique de manifester ce départ d'une nouvelle saison ?
00:16:38 De dire "Voilà, maintenant, je suis là, il s'est passé beaucoup de choses".
00:16:41 Il l'a déjà fait à Toulouse.
00:16:44 Après son but.
00:16:46 Mais là c'est le parc.
00:16:48 Les images, elles tournent.
00:16:50 Il ne va pas arriver et faire un tour d'honneur avant le match avec un petit slip PSG.
00:16:55 Donc lui, à un moment, il n'a rien à dire et rien à faire.
00:16:59 Il a juste à jouer son match et à être bon.
00:17:02 Est-ce qu'il sait faire ?
00:17:03 Après un but, peut-être.
00:17:06 Mais je trouve, encore une fois, qu'il l'a fait à Toulouse.
00:17:10 Que s'il le refait encore, ça va être too much.
00:17:13 Après, pour votre question initiale, s'il est sifflé, ce club est définitivement à désespérer.
00:17:18 Et ses supporters également.
00:17:20 Moi, je pense que, j'espère, que les supporters ne siffleront pas.
00:17:24 Pourquoi le siffler ? Qu'est-ce qu'il a fait ?
00:17:27 Il y a une forme de déception dans le comportement, dans la façon d'être de Kyan Mbappé.
00:17:33 Ça dépend des gens.
00:17:35 Peut-être que ça n'est pas justifié.
00:17:37 Mais le grand public commence à être un petit peu agacé.
00:17:40 Mais il ne sera pas au parc.
00:17:42 Ce ne sont pas les supporters du PSG.
00:17:44 Deux choses.
00:17:46 D'abord, les supporters du PSG, je pense que quand même, je rejoins Sébastien,
00:17:50 ils mesurent le poids, l'influence, la qualité, le bonheur d'avoir encore bappé sur les pelouses du Parc des Princes et de la Ligue 1.
00:17:58 Donc ça, je pense que majoritairement, ils le soutiendront.
00:18:01 Et ceux qui voulaient siffler, évidemment, ils ont été noyautés par la direction du club,
00:18:05 qui a fait une entreprise de communication préalable, pour qu'il n'y ait pas de banderoles.
00:18:09 Tout ça est parfaitement maîtrisé.
00:18:12 Vous savez bien, Gilles, que les supporters, vous ne les tenez pas.
00:18:15 Plus vous essayez de les cornaquer, plus vous vous confondez.
00:18:19 Le CUP, qui est le groupement d'ultra-majoritaires, s'est exprimé là-dessus.
00:18:24 Ils ont dit qu'ils allaient plutôt être dans une logique de l'accompagner plutôt que de le siffler.
00:18:28 Les supporters, ils ne sont pas édieux.
00:18:30 Ils savent très bien encore, on ne sait pas finalement ce qui va se passer jusqu'à la fin du Mercato, jusqu'à mercredi.
00:18:36 Il peut tout se passer.
00:18:38 Les supporters, ils ont quand même globalement plutôt envie d'avoir une saison avec Mbappé que sans.
00:18:41 Donc ils vont un peu se tenir à carreau parce qu'on sait que malgré tout,
00:18:45 si jamais il y avait une sorte de déferlement de sifflet,
00:18:48 ça peut avoir un petit... c'est une petite musique, Mbappé peut être sensible.
00:18:52 Donc ils ne veulent pas, je pense, endosser l'éventuelle responsabilité de faire capoter cette saison.
00:18:56 Autant, je peux comprendre qu'on reproche à Mbappé l'accumulation de petites histoires.
00:19:04 C'est vrai que c'est fatiguant.
00:19:06 Il ne se passe pas trois mois sans qu'il y ait un problème.
00:19:08 Ça, c'est fatigant.
00:19:10 Et c'est quand même en partie de sa responsabilité, évidemment.
00:19:13 En revanche, sur cette séquence, comme on dit maintenant, je n'arrive même pas à comprendre ce que l'on peut lui reprocher.
00:19:19 Il a dit à la fin de la saison "je serai au Paris Saint-Germain la saison prochaine".
00:19:23 Il est toujours là.
00:19:25 Il n'a jamais dit l'inverse.
00:19:27 Il n'a pas essayé de partir.
00:19:29 Le club, à l'inverse, lui a dit de partir.
00:19:32 Mais il y a des fantasmes sur le thème.
00:19:35 Est-ce qu'il n'a pas laissé fuiter cette volonté de ne pas prolonger
00:19:40 et de ne pas se retrouver justement sur le marché des transferts et anticiper le départ
00:19:43 de manière à ce que le Real Madrid se positionne ?
00:19:45 Faire monter les salaires, toucher plus d'argent.
00:19:48 Le souci, c'est que l'histoire financière, moi, elle me paraît délicate à valider.
00:19:55 Parce qu'il touche au Paris Saint-Germain des sommes qu'il ne touchera nulle part ailleurs,
00:20:00 à part s'il allait en Arabie Saoudite.
00:20:02 Je ne pense pas que le Real Madrid serait capable de lui donner le salaire qu'il touche au Paris Saint-Germain.
00:20:06 C'est même sûr qu'il ne lui donnera pas.
00:20:09 Et sa troisième année de contrat optionnel, c'est celle qui lui rapporterait le plus d'argent.
00:20:14 Plus les années passent et plus il gagne d'argent dans son contrat actuel avec le Paris Saint-Germain.
00:20:19 Donc, je n'arrive pas à saisir le raisonnement.
00:20:23 Je ne comprends pas.
00:20:25 S'il veut de l'argent, s'il veut…
00:20:27 - Encore une fois, ça peut être de se dire qu'il touche le maximum possible…
00:20:29 - Mais le maximum possible…
00:20:31 - … pour reprendre une prime.
00:20:33 - Mais ça n'a pas de sens.
00:20:36 - Il n'y aura pas de problème uniquement par l'argent.
00:20:37 Il irait jusqu'en 2025.
00:20:39 Et en 2025, il serait encore libre.
00:20:41 Et il n'aurait pas 45 ans en 2025.
00:20:44 Il y en aurait 26, 27.
00:20:46 Donc, il pourrait encore toucher une somme phénoménale en étant libre en 2025.
00:20:50 - Oui, mais justement, Sébastien, le problème de ce que tu dis, Christian,
00:20:54 c'est que justement, il y a ce fantasme qu'il va jusqu'en 2024,
00:20:57 il prend sa dernière année, il prend le pactole et puis il ne prolonge pas.
00:21:01 - Mais le pactole, c'est 2024-2025.
00:21:04 Il s'est déjà mis d'accord avec le Réal.
00:21:06 C'est le fantasme.
00:21:08 Mbappé, à l'heure du complotisme, tout ce qu'il fait, interpréter, décrypter,
00:21:12 on ne sait plus trop.
00:21:14 Les gens se disent qu'il va se barrer en 2024.
00:21:16 Prime à la signature du Réal, il peut mettre un peu de sous.
00:21:18 Et donc, finalement, il va reprendre une blindesse de blé.
00:21:20 - Encore une fois, moi, il m'a agacé par certaines périodes.
00:21:25 Mais là, encore une fois, le Paris Saint-Germain recrute des joueurs libres partout.
00:21:30 Ce qui est bien, c'est du bon travail.
00:21:33 - Scrignard, il est parti comment de l'intermilan ?
00:21:35 Libre, l'intermilan, ils ont eu combien d'argent ?
00:21:37 Zéro !
00:21:39 Asensio, zéro !
00:21:41 Enfin, il y a un moment, tout ça n'a aucun sens.
00:21:43 - Tous les clubs veulent appliquer la même politique, c'est-à-dire prendre des joueurs gratuitement.
00:21:45 - Tu ne peux pas prendre des joueurs gratuitement et te plaindre que tes joueurs partent gratuitement.
00:21:49 - Sauf que Sébastien, la petite musique qui a tourné, c'est qu'il avait promis au club,
00:21:53 on ne sait pas si c'est vrai, il avait promis au club de ne jamais partir libre.
00:21:56 Les gens se disent qu'il n'a pas la reconnaissance.
00:21:58 Donc, du coup, il y a une sorte de défiance.
00:22:01 On l'aime un peu moins. Est-ce qu'il serait capricieux ?
00:22:03 Du point de vue du grand public, les gens se disent, est-ce qu'il est vraiment aussi sympa qu'il a l'air d'être ?
00:22:09 - Mais vous croyez qu'il est sympa ?
00:22:13 Bien sûr que non !
00:22:15 Il n'est pas sympa !
00:22:17 - Pourquoi est-ce qu'il ne serait pas sympa ?
00:22:19 - Mais sympa dans le sens, il est gentil.
00:22:22 Mais non, il n'est pas gentil, sinon il ne ferait pas cette carrière.
00:22:24 - Vous avez perdu vos yeux dans le fond, c'est ça votre problème ?
00:22:26 - Mais vous savez très bien que Thierry Henry n'était pas gentil,
00:22:30 que Zinedine Zidane n'était pas gentil, ça n'existe pas.
00:22:34 - Henri était moins gentil que Zidane.
00:22:37 - Mais ces gens-là ne sont pas des gentils.
00:22:40 - On peut être fatigué par la petite musique, le feuilleton, je suis d'accord avec Sébastien,
00:22:45 ça revient toutes les trois semaines ou tous les états.
00:22:47 - Non, tous les trois jours.
00:22:49 - Ça c'est fatigant pour les supporters, pour les médias ou autres.
00:22:51 Ok, mais il y a une chose qui est importante, c'est qu'il est irréprochable sur le terrain.
00:22:53 On en a parlé de Toulouse, il est rentré pendant une demi-heure, 40 minutes,
00:22:56 il a changé complètement la physionomie du match.
00:22:59 Ce soir, ça va être la même chose, on verra avec l'affrontement contre les Lançois,
00:23:02 mais sur le terrain, qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:23:04 Et finalement, c'est là où il va répondre.
00:23:06 - Et il est là depuis 2017.
00:23:08 - Et c'est ça la réponse qu'on attend.
00:23:10 - Il a tort dans la manière dont il peut se comporter par moment,
00:23:12 parce qu'il y a encore une fois une accumulation de petits conflits.
00:23:15 Donc tu te dis, tu as cette sensation effectivement qu'il ne serait pas reconnaissant,
00:23:19 que ceci, que cela, mais le gars il est là depuis 2017.
00:23:22 - Et il se donne.
00:23:24 - Il est là depuis 2017, il va partir peut-être en 2024, 7 ans dans un club.
00:23:28 Et c'est un mercenaire.
00:23:29 - Il aura marqué de toute façon, quoi qu'il arrive, l'histoire de ce club.
00:23:32 - De toute façon, c'est la vie d'un grand champion avec un égo surdimensionné.
00:23:36 Regardez Cristiano Ronaldo, il a assez quand même beaucoup d'années au Real Madrid,
00:23:39 et pareil, tous les ans, il y avait des petits machins, des petites histoires, des cris de foudre.
00:23:43 - Oui, mais parce que Cristiano Ronaldo, tous les ans, il négocie une fin d'augmentation.
00:23:49 C'était ça ce qui se passait au Real Madrid, mais il l'obtenait !
00:23:52 - Mbappé, on n'en est finalement pas si loin.
00:23:54 - Mais non, le contrat a été signé.
00:23:57 - On va rentrer un peu là-dedans.
00:23:58 - Il y a les primes de fidélité, Sébastien.
00:24:00 Je trouve que c'est vous qui avez une vision un peu angélique de la position d'Mbappé par rapport au club.
00:24:06 - Mais je n'ai pas du tout une vision angélique vis-à-vis de Mbappé.
00:24:14 Je crois l'avoir dit à plusieurs reprises depuis tout à l'heure.
00:24:17 Parce que je ne pense pas qu'il soit un gentil, comme vous dites.
00:24:21 Mais en revanche, sur cette situation-là, où tu signes un contrat, tu te mets autour d'une table, tu signes un contrat, basta !
00:24:30 Et non, être angélique avec Mbappé, non !
00:24:33 - Pour conclure sur Mbappé, ce qui est factuel, c'est que depuis le début de cette séquence,
00:24:39 puisque vous aimez bien cette formule, il a tout gagné, au final.
00:24:44 Puisque là, il est réintégré, il joue, on l'attend, il fait les choses à son rythme.
00:24:50 C'est-à-dire qu'on pouvait imaginer que sa réintégration soit corrélée à une prolongation dans les jours qui viennent.
00:24:55 On voit bien que c'est loin d'être fait et qu'on va peut-être attendre encore longtemps.
00:24:59 Sauf qu'en attendant, Neymar est parti, les joueurs qui voulaient voir venir,
00:25:04 le vestiaire français Dembélé, Lucas Hernandez, peut-être Colomwany, on l'a dit.
00:25:10 Tout ça, finalement, se met en place.
00:25:12 Il y a un entraîneur qui est là.
00:25:14 - Un grand entraîneur ?
00:25:16 - Chez Lottie, c'est quand même celui qui est arrivé avec la carte de Ville.
00:25:19 - Alors là, on peut en parler.
00:25:22 - C'est un peu mieux Galtier.
00:25:25 Sur l'échelle de Galtier, tu le mets un peu.
00:25:27 - Vous dites qu'il a tout gagné.
00:25:30 Moi, je pense que la réintégration de Kylian Mbappé, c'est aussi lié à l'abandon, clairement, de beaucoup d'argent.
00:25:41 - C'est forcément, il y a eu un coup de contrepartie.
00:25:43 - C'est une information que d'autres ont.
00:25:48 - Oui, il s'est engagé auprès du président Nasser al-Raifi à abandonner des primes.
00:25:53 On appelle ça des primes de fidélité, mais c'est de l'argent.
00:25:56 Ils ont négocié un contrat l'année dernière, ils ont négocié une somme, et puis après, vous l'habillez comme vous voulez.
00:26:02 Mais il s'est engagé à renoncer à certaines sommes pour être réintégré.
00:26:09 - Ce qui pourrait expliquer, effectivement, ce réchauffement des relations.
00:26:13 Mais si ça ne tient qu'à ça, il va falloir que le club nous explique.
00:26:18 On se quitte les informations à 19h, on revient sur la fiche de la soirée et sur cette histoire du capitana.
00:26:24 Parce qu'ils nous ont encore inventé un truc intéressant, le PSG, le vote dans le vestiaire, l'autogestion du capitaine, et Marc Fignoz qui finalement va rester capitaine.
00:26:32 Tout ça pour ça. A tout de suite.
00:26:34 - On refait le match jusqu'à 20h sur RTL.
00:26:57 - On refait le match jusqu'à 20h avec Sébastien Tarragot, avec Gilles Verlaize, avec Baptiste Després et avec Florian Gazan.
00:27:04 On parle dans un instant du PSG, de l'affaire du capitana dans le vestiaire où ça chauffe.
00:27:10 Mais tout de suite, détour par Marseille, évidemment, le stade Vélodrome, Eric Martin, l'ouverture du score pour l'OM.
00:27:16 - Eh oui, l'ouverture du score pour les Marseillais dès la quatrième minute de jeu, ici dans un stade Vélodrome en ébullition.
00:27:23 Vous l'entendez sur un coufran, magnifiquement frappé par Jordan Veretout.
00:27:27 On était à peu près à l'entrée de la surface de réparation, excentré sur le côté droit.
00:27:31 Un ballon rentrant qui a été smatché de la tête, à bout portant par Mbemba, le défenseur central, qui ouvre son compte au but.
00:27:39 Un but à zéro pour les Marseillais, après quatre minutes de jeu en temps parfait pour eux.
00:27:43 - Merci beaucoup Eric Martin. Vous restez évidemment en fil rouge.
00:27:47 Dès qu'il se passe quoi que ce soit, on file au Vélodrome.
00:27:52 - Juste rapide sur cette ouverture du score.
00:27:54 Marseille qui entame correctement, plus que correctement, une rencontre au Vélodrome.
00:28:00 Ça n'arrive pas tous les quatre matins, Gilles Verdet.
00:28:02 - Une intensité folle. C'est-à-dire une première action, puis là ce but sur Coup de pierre.
00:28:05 Une détermination, ça se lit sur les visages.
00:28:08 Visiblement, le but c'est d'effacer les dernières traces du Panathinaikos et de se plonger à fond dans la Ligue 1.
00:28:13 J'ai rarement vu une équipe marseillaise survolter à ce point en entame de match au Vélodrome.
00:28:20 - Après ils jouent contre le leader du championnat.
00:28:22 - On est souvent amené à être critique sur le monde du football et sur plein de choses liées aussi aux supporters.
00:28:31 Là, il faut quand même à nouveau redire à quel point aller au stade Vélodrome est une expérience fantastique.
00:28:39 C'est une atmosphère, une ambiance incroyable.
00:28:43 Ça fait partie des choses positives qu'on peut souligner de temps en temps.
00:28:48 - Les supporters pourraient l'avoir mauvaise aussi.
00:28:50 Encore une fois, on l'a évoqué tout à l'heure, je parlais de quack, c'est plus qu'un quack, c'est un naufrage.
00:28:55 Ce qui s'est passé face au Panathinaikos, c'est un naufrage sportif, c'est un naufrage financier.
00:29:00 On nous a annoncé 20 millions de pertes, mais quand on fait le bilan, on est plutôt à 40 qu'à 20 sur cette histoire.
00:29:06 Les supporters pourraient être extrêmement vindicatifs.
00:29:10 Au final, ils portent leur équipe tout de suite et on voit que ça fonctionne.
00:29:14 Ces joueurs, ce vestiaire, cet entraîneur Marcelino, semblent avoir quand même digéré assez bien.
00:29:19 On verra sur la longueur, mais en tout cas, ils n'ont pas été assommés par l'élimination.
00:29:23 - Je ne m'explique pas comment le président de l'Olympique de Marseille, Pablo Longoria,
00:29:27 peut avoir une immunité et une cote aussi élevée.
00:29:32 Il doit avoir une forme de génie, parce que moi je ne vois que des mal dans sa politique.
00:29:37 - Ce n'est pas faux de décorner son image à chaque émission Sébastien Tarrecoque.
00:29:41 - La preuve en est que je n'ai absolument aucune influence, ce qui n'est pas nouveau.
00:29:45 - Fallait-il le démontrer ?
00:29:47 - Fallait-il le démontrer ? C'en est une preuve assez spectaculaire.
00:29:50 - Tu sais, je pense que ce que les Marseillais aiment chez Pablo Longoria,
00:29:54 c'est que les supporters, de base, ils aiment tous les nouveaux joueurs.
00:29:58 - Et gagner des matchs, ça ne les intéresse pas ?
00:30:00 - Si tu peux en gagner après, derrière, ce qu'a fait l'OM l'année dernière avec Thudor.
00:30:05 - Ils en gagnent un peu quand même.
00:30:07 - Les supporters, ils aiment ça, donc ça les excite de voir des nouveaux joueurs.
00:30:10 - C'est bien pour Marseille.
00:30:11 - Pour Marseille, ils ne vont pas viser plus haut.
00:30:13 - Et jamais se qualifier en Ligue des Champions, en 8ème de finale de Ligue des Champions,
00:30:17 enfin on parle de l'Olympique de Marseille, je ne vois pas en quoi c'est satisfaisant.
00:30:21 - C'est vrai que ça passe tout seul.
00:30:23 Baptiste Després, par exemple, vous, qu'est-ce que vous pensez du départ d'un garçon comme Alexis Sanchez,
00:30:28 qui était quand même un des joueurs, là pour le coup, classe mondiale.
00:30:31 Finalement, ça ne fait pas tant de bruit que ça, il va s'en aller Alexis Sanchez.
00:30:34 Obama Yang est arrivé, ils vont avoir Roi-King-Coréa.
00:30:39 - Ce n'est pas pour remplacer Sanchez, le Coréa.
00:30:41 - C'est Obama Yang, mais Sanchez a quand même déclaré hier, concrètement, qu'il avait été poussé dehors,
00:30:48 alors qu'il voulait rester.
00:30:50 Soit il ment, soit c'est étrange.
00:30:52 - Il y a peut-être aussi une communication.
00:30:54 - Peut-être qu'il ment.
00:30:56 - On attend la réponse ce soir.
00:30:58 - Je ne vois pas son intérêt, parce que dans son nouveau club, on pourrait le lui reprocher.
00:31:00 - Oui, en termes de mercato, je suis d'accord avec Florian, on sait ça,
00:31:03 c'est qu'en fait les supporters marseillais, ils adorent le côté turnover,
00:31:07 ils adorent les nouveaux joueurs, la pépite aujourd'hui,
00:31:09 alors après on peut le déplorer, mais à l'ère des réseaux sociaux,
00:31:11 où on entend le prime d'un tel, le geste de l'autre, etc.
00:31:15 Coréa, il arrive, on a l'impression que c'est Zidane,
00:31:17 alors qu'en fait, ça fait deux ans qu'il est en échec à l'Inter,
00:31:20 c'est un nouveau coup de Longoria, on verra comment ça va se passer,
00:31:23 mais c'est vrai que ce n'est pas toujours un coup de cœur de réussite.
00:31:25 - Là où il est fort, c'est en termes de communication,
00:31:27 c'est-à-dire qu'il arrive à masquer le fait que l'équipe soit détruite chaque année,
00:31:32 puis reconstruite, grâce à des arrivées spectaculaires.
00:31:36 On a l'impression enthousiaste de voir Aubameyang,
00:31:37 alors on verra si ça dure, Ismail Assar, les gens se disent,
00:31:40 enfin quelqu'un qui va percuter, éliminé,
00:31:42 donc il est fort parce qu'à travers ses réseaux,
00:31:44 il réussit à faire des opérations financières multiples,
00:31:47 des dizaines et des dizaines, mais pour les supporters de l'OM,
00:31:50 qui adorent avant tout leur club, ils se disent,
00:31:52 "Ah ben ça c'est une bonne pioche, ça peut peut-être m'intéresser",
00:31:55 et même Alexis Sanchez, on se dit, ok il est parti,
00:31:57 mais finalement il y a mieux peut-être qui est arrivé,
00:31:59 donc ça c'est le génie de la communication.
00:32:02 C'est important dans le foot.
00:32:05 - C'est devenu le plus important, avec gagner des matchs quand même.
00:32:07 Mais moi quand même, il reste ça de temps en temps.
00:32:11 Mais à un moment, moi je dis, d'où vient l'argent ?
00:32:14 Parce qu'on paye des joueurs de manière assez conséquente,
00:32:18 avec des sommes de transfert parfois conséquentes,
00:32:21 on vend mal, d'où vient l'argent ?
00:32:24 - On va voir cette saison, parce qu'encore une fois,
00:32:27 je le répète, les comptes on les a faits,
00:32:29 c'est quasiment 40 millions d'euros,
00:32:31 la perte sèche de la non-qualification pour la Ligue des Champions.
00:32:34 - Et vous avez fait le compte des transferts ?
00:32:36 - Oui, mais les Marseillais vous disent que ce sont des contrats avec des options,
00:32:40 que le fait qu'on ne soit pas en Ligue des Champions,
00:32:42 il va y avoir des gens qui sont en moins intéressés.
00:32:44 - C'est pour ça d'ailleurs, comme ils ne veulent faire que du business,
00:32:47 ils ne veulent pas y aller en Ligue des Champions,
00:32:49 parce que sinon ça leur coûte trop cher en salaire, c'est pas bête !
00:32:51 - C'est un contrat sans lisser aussi, sur des durées absolument dingues,
00:32:54 c'est-à-dire que maintenant on est au-delà de 5 ans,
00:32:56 sur 6 ans, 7 ans, 8 ans.
00:32:58 - J'attends dans 2-3 ans.
00:33:00 - Donc l'amortissement se fait sur plus long terme.
00:33:03 - C'est un amortissement ultra onéreux de la part de l'Olympique de Marseille.
00:33:05 - Ils n'en ont rien !
00:33:07 - Comparé à Arène ou autre, même Monaco qui va peut-être dépenser 30 ou 40 millions sur Balogoun.
00:33:10 Alors ils l'ont fait avec Vitigna au mois de janvier, 30 millions d'euros,
00:33:13 mais là cet été, ils prennent des jours en fin de contrat, ils prennent des prêts.
00:33:17 - Donc cet été, d'après le site Transfermark,
00:33:21 qui est aujourd'hui considéré, y compris par les gens du foot, comme une référence,
00:33:25 ils sont à des ventes à 31 millions et à des dépenses de 69,5 millions.
00:33:32 - Ça fait un déficit de presque 40 millions d'euros.
00:33:35 Plus la Ligue des Champions, mais d'où vient l'argent ?
00:33:38 - Je vous demande juste d'où vient l'argent ?
00:33:40 - Peut-être que Longoria a réussi à tisser avec l'actionnaire McCourt un lien
00:33:43 qui fait que l'actionnaire remet au pot.
00:33:45 - Il est pourtant juré qu'il ne remettrait pas au pot.
00:33:48 - Oui mais il était longtemps en défiance.
00:33:51 Et là peut-être qu'il est en confiance, à tort ou à raison,
00:33:54 avec M. Longoria et son équipe, parce que Longoria n'est pas tout seul.
00:33:57 Il a placé tous ses hommes liges tout autour de lui dans l'organigramme de Marseille.
00:34:01 - Je pense que tout va bien pour les comptes en banque de tous ces gens.
00:34:04 - Le social de la finance.
00:34:06 - On a fait une longue incise sur l'OM.
00:34:09 On rappelle toujours que Marseille mène 1-0 face à Brest.
00:34:12 On joue depuis 12 minutes.
00:34:14 On ira refaire un petit saut au vélodrome dans quelques minutes.
00:34:18 Mais j'aimerais qu'on conclue tout à l'heure sur le dossier que je vous annonçais,
00:34:23 sur le vote dans le vestiaire du Paris Saint-Germain pour élire le nouveau capitaine.
00:34:30 Au départ, ça part plutôt d'une bonne intention.
00:34:32 Marc Quignot, il est capitaine depuis 2020.
00:34:34 Il a eu une saison passée très compliquée sur le plan sportif.
00:34:39 Son aura dans le vestiaire est parfois un peu remise en question,
00:34:43 sur sa capacité à être charismatique, à emmener un groupe.
00:34:46 Parfois, il représente l'image de la défaite, un peu comme Thiago Silva à une époque.
00:34:51 Donc, arrivé d'un nouvel entraîneur, on se disait que le timing n'était pas mauvais.
00:34:58 La méthode a surpris. On va réécouter Louis Sénriquet.
00:35:01 Plutôt que de nommer un capitaine, lui s'y prend autrement.
00:35:05 - Je ne choisis pas les capitaines, je choisis les joueurs.
00:35:08 - C'est le choix des joueurs, ce n'est pas le mien.
00:35:10 Mon expérience m'a appris que je ne dois pas désigner un homme.
00:35:12 Ce n'est pas le capitaine de l'entraîneur, mais celui des joueurs.
00:35:14 - Les capitaines, c'est les joueurs.
00:35:16 - Donc, ça part d'une bonne intention.
00:35:18 Sauf qu'au Paris Saint-Germain, tout de suite, ça devient compliqué.
00:35:20 Quand on donne le pouvoir au joueur, on avait dit qu'il fallait que l'institution reprenne la main.
00:35:24 Et là, on redonne le pouvoir au joueur.
00:35:27 C'est assez nébuleux, ce qui s'est passé depuis 15 jours dans le vestiaire du Paris Saint-Germain.
00:35:31 Ce qu'on sait, c'est qu'il y a eu un premier vote à main levée.
00:35:35 Qui a désigné Marquinhos ?
00:35:37 Manifestement, ça n'a pas dû plaire en interne.
00:35:39 Ou peut-être qu'on voulait que ce soit un autre joueur que lui.
00:35:44 Au final, une semaine après, on dit qu'il va falloir réorganiser ce vote de manière plus sérieuse.
00:35:50 Donc, on va le faire de manière anonyme, à bulletin secret.
00:35:55 Là, on se retrouve avec une liste de joueurs.
00:35:57 On se posait la question à la pause.
00:35:59 Moi, je n'ai pas la réponse.
00:36:01 D'après ce qu'on nous dit au club, ce sont les joueurs qui étaient candidats.
00:36:05 Il y a toujours Marquinhos, Kylian Mbappé, Marco Verratti, Presnel Kimpembe et Danilo.
00:36:11 Comme les délégués de classe.
00:36:13 Et au final, c'est Marquinhos qui est à nouveau confirmé une seconde fois.
00:36:19 Il est donc élu comme capitaine.
00:36:21 Est-ce que ça vous convient comme méthode ? Est-ce qu'il ressort renforcé ?
00:36:24 Tout le monde sort affaibli.
00:36:25 Mais le principal affaibli, pour moi, c'est Marquinhos.
00:36:29 Parce qu'il voit très bien qu'il y a une défiance énorme de la part de l'institution, du directeur sportif, de l'entraîneur.
00:36:34 C'est-à-dire qu'à main levée, c'est lui qui se dit "Ah zut, ça ne nous convient pas, on ne voulait plus que ce soit lui".
00:36:39 Moi, je ne suis pas fan de Marquinhos capitaine.
00:36:41 C'est le PSG qui perd.
00:36:43 Il a toujours perdu.
00:36:45 Ce n'est pas quelqu'un qui est charismatique.
00:36:47 Pour moi, ce n'est pas un bon capitaine.
00:36:49 Donc, le capitaine, c'est Mbappé.
00:36:52 Il n'est pas sûr de rester, donc les joueurs n'adhèrent pas trop et ne votent pas Mbappé.
00:36:56 Tout le monde est fragilisé, mais le premier fragilisé, c'est Marquinhos.
00:37:00 Moi, si j'étais lui, avec de l'honneur, j'aurais rendu mon brassard.
00:37:03 Mais Gilles, ajoutez de la crise à la crise.
00:37:05 Mais Gilles, c'est un gazon.
00:37:07 C'est une démonstration qui se tient, je trouve, quand même, celle de Gilles.
00:37:10 Parce que moi, si je me mets à la place de Marquinhos, je ne suis pas effectivement très satisfait.
00:37:14 Donc Marquinhos, il remporte le vote deux fois, et pour vous, il est fragilisé.
00:37:17 Il peut en être heureux.
00:37:20 Mais il peut en être heureux. Attendez, il peut en être heureux.
00:37:22 Mais en revanche, il semble bien que cette direction n'a pas confiance en lui.
00:37:25 Forcément, sinon, on ne procède pas à ce vote.
00:37:28 Après, en revanche, pour Kyan Mbappé, si jamais il a fait acte de candidature,
00:37:33 moi, là, je n'ai pas cette information, cette confirmation, en tout cas.
00:37:36 Si jamais il a fait acte de candidature et qu'il n'a pas reçu les votes qu'il espérait,
00:37:41 lui aussi, je trouve qu'il en ressort fragilisé.
00:37:45 - Je peux aussi vous poser la question pour Marco Verratti, qui est parmi les indésirables, en tout cas les transferables.
00:37:51 - C'est comme la meilleure. S'il avait été élu capitaine, je pense qu'on avait le sommet du PSG depuis dix ans.
00:37:55 - Vous évoquiez la fameuse institution Philippe Yassa, des aveux pour le PSG, quand même, avec l'institution.
00:38:00 Marquinhos, on l'a dit, parce que là, c'est un capitaine par défaut.
00:38:03 On peut appeler ça comme on veut, mais c'est un capitaine par défaut.
00:38:05 Et l'immense désaveu, pour moi, c'est pour Kyan Mbappé.
00:38:07 Encore une fois, c'est s'il a fait acte de candidature, Kyan Mbappé, il doit être cent fois capitaine.
00:38:14 Il n'a pas le feuilleton, il doit être capitaine.
00:38:15 - Il ne l'aurait peut-être pas été.
00:38:17 - Pourquoi ?
00:38:19 - Parce que cent fois dans le vestiaire, tout le monde vote pour lui.
00:38:22 - Ah bon ?
00:38:24 - Je trouve qu'il en ressort fragilisé, parce que peut-être qu'il n'a pas eu une adhésion totale dans le vestiaire.
00:38:32 - Et pourquoi ? Parce que le feuilleton ?
00:38:34 - Parce que là, je ne sais pas.
00:38:37 - Il baille le feuilleton.
00:38:40 - Il a fait la même adhésion qu'il vient de faire. Il prolonge, ou en tout cas, il décide de ne pas prolonger.
00:38:43 Il n'est pas mis au banc, il n'est pas en tournée, etc.
00:38:46 - Peut-être qu'il ne suscite pas l'adhésion de manière globale.
00:38:50 - C'est un désaveu.
00:38:52 - Capitaine de l'équipe de France.
00:38:54 - Il s'impose capitaine de l'équipe de France.
00:38:56 - Il est 4e capitaine du PSG.
00:38:58 - Il s'impose au PSG. Et là, moi, je ne suis pas fan de Louis-Henri Kay.
00:39:02 Louis-Henri Kay, pour moi, il a un énorme problème.
00:39:06 La star et les autres ne doivent absolument pas être une star.
00:39:09 Il avait fait ça à Barcelone. Il n'aime pas les stars, Louis-Henri Kay.
00:39:12 Il y a des entraîneurs comme ça. Non, mais il n'aime pas les stars. Vous allez voir.
00:39:15 - Il n'aime pas les stars ou le collectif prend le dessus sur les stars ?
00:39:18 - Non, il n'aime pas les stars. La star, c'est lui.
00:39:20 Moi, je suis persuadé qu'il était très content de ce double vote à ce moment-là
00:39:24 parce qu'il savait que Bappé serait battu.
00:39:26 Et ça va être pour lui un moyen de dire à Bappé "la star, c'est moi, ce n'est pas toi".
00:39:30 - C'est vicieux.
00:39:32 - Non, non, non, c'est Louis-Henri Kay.
00:39:35 - Si ta thèse est valable, il s'aventure sur un terrain glissant.
00:39:40 - Ça ne marche pas parce que dans ces cas-là, s'il veut être la star, il désigne un capitaine.
00:39:43 Il prend un gars, il prend Danilo.
00:39:45 - Il ne peut pas. Tous les entraîneurs le font.
00:39:48 - Il est malin.
00:39:50 - Il dit aux joueurs "allez-y" et il sait très bien qu'ils ne voteront pas Bappé et qu'il peut partir.
00:39:54 - Sur Marquinhos, par contre, moi, j'ai une théorie qui vaut ce qu'elle vaut sur le fait qu'ils aient refait le vote.
00:39:58 C'est que peut-être ils étaient emmerdés au club parce qu'ils disaient peut-être que Marquinhos, on va le vendre
00:40:03 et que du coup, un gars capitaine qui a été mis en vente, il a peut-être quitté le club avant la fin de l'été.
00:40:07 C'était un peu problématique.
00:40:09 - Ils l'ont prolongé et il y a eu des approches, notamment d'Arabie Saoudite, qui ont été balayées d'un revers de main.
00:40:15 - On a bien compris que ce n'était plus un titulaire indiscutable.
00:40:17 - Ils vont tous les vendre potentiellement.
00:40:20 Verratti potentiellement, Bappé potentiellement.
00:40:23 Donc au moment où ils font le vote, s'ils font le vote maintenant, je vous dis que c'est pour fragiliser.
00:40:27 De la part de l'entraîneur, Bappé.
00:40:29 Vous verrez que ma thèse s'avèrera.
00:40:32 - Je vous dis ça avec grand intérêt mon cher Gilles.
00:40:34 Un mot sur les lance-soie quand même, parce que vous ne parlez que du PSG.
00:40:38 - C'est vous le réacteur en chef de cette émission.
00:40:42 - C'est parce que vous délayez sur les stars parentielles.
00:40:44 - On a parlé de l'Olympique de Marseille, pendant 10 minutes, vous ne l'aviez pas prévu.
00:40:47 - Votre strasse de paillettes en permanence est insupportable.
00:40:49 En plus, je n'ai plus la main.
00:40:52 Spencer, le réalisateur, m'envoie la pub comme ça.
00:40:55 Très bien, très bien.
00:40:57 - Vous êtes le Marquinhos de l'équipe.
00:41:01 - Désavoué par le vote de L'Oppost.
00:41:03 - On va voter par acquis sur l'animateur.
00:41:05 - On va faire cette pause et on va parler de Lance.
00:41:07 Dans un instant, est-ce que vous estimez que Lance s'est renforcée ?
00:41:11 Est-ce que Lance peut encore progresser par rapport à la saison passée ?
00:41:14 Toujours un 0 pour l'OM face à Brest, après 19 minutes de jeu.
00:41:17 A tout de suite.
00:41:20 On refait le match avec Philippe Sanfourche.
00:41:23 A 19h21 sur RTL, on est ensemble jusqu'à 20h, dont on refait le match, et jusqu'à 23h, le foot, évidemment, avec Eric Silvestro ce soir et la grande affiche.
00:41:39 PSG-Lance met tout de suite des tours par Marseille, où l'OM reçoit Brest depuis 19h.
00:41:46 Sous vos yeux, Eric Martin.
00:41:48 - Oui, 21e minute de jeu ici au Vélodrome et toujours un but à 0 pour les Marseillais.
00:41:53 Le but de Mbemba, la 4e minute de jeu, sur un coup franc qu'il a repris de la tête.
00:41:58 Et depuis, il ne se passe pas grand-chose ici au Vélodrome.
00:42:01 Le rythme est clairement tombé d'un cran.
00:42:04 Les Marseillais qui laissent le ballon au Brestois, plus de 60% de possession pour les Bretons.
00:42:10 Donc les Marseillais qui retombent un petit peu dans leur travers du début de saison pour le moment.
00:42:14 Mais ils mènent toujours un but à 0 à la 21e.
00:42:17 - Et on rappelle quand même que Brest est auteur d'un très bon début de saison.
00:42:21 A fait tomber Lance notamment, donc ils ont aussi leur mot à dire.
00:42:24 Et puis comme ils ont fait le plein de points avant de venir à Marseille,
00:42:27 forcément ils jouent aussi un petit peu plus décontractés.
00:42:30 Donc un 0 toujours pour l'OM.
00:42:33 - Ils ont gagné les deux derniers matchs au Vélodrome.
00:42:35 - Exactement, il a bien ses fiches à jour.
00:42:37 Lance qui arrive aussi sous pression, avec on l'a dit cette défaite face à Brest.
00:42:46 Un match nul, pas évident face à Rennes.
00:42:50 On attend mieux de Lance en ce début de saison.
00:42:53 Est-ce que vous êtes confiants ?
00:42:55 Il y a l'arrivée de Wahi en attaque qui doit compenser le départ d'Openda.
00:43:00 Diouf au milieu de terrain pour Fofana.
00:43:03 Pour vous c'est plus fort, c'est équivalent ? Comment ça va se passer pour Lance ?
00:43:06 - C'est beaucoup moins fort.
00:43:08 Le départ de Seko Fofana pour moi c'est un drame pour l'identité lançoise,
00:43:11 pour l'âme de cette équipe.
00:43:13 C'était la pierre angulaire.
00:43:15 Vous laissez partir Openda, deuxième élément de cette colonne vertébrale.
00:43:18 Pour moi c'est ahurissant.
00:43:21 Seko Fofana, il fallait lui faire un pont d'or pour qu'il reste.
00:43:23 Vous lui donniez ce que donne l'Arabie Saoudite.
00:43:25 - Le pont d'or il lui avait déjà donné.
00:43:29 - Laissez partir Seko Fofana alors qu'on est en Ligue des champions.
00:43:32 Pour moi c'est une hérésie.
00:43:34 - Ils ne peuvent pas.
00:43:36 - Peut-être que j'aurai tort, peut-être qu'ils vont être super bons, je l'espère pour eux.
00:43:39 Mais pour moi, vous ne laissez pas partir le meilleur joueur de votre équipe.
00:43:43 - J'ai vu ça cent fois sur le côté d'une équipe qui est en sur-régime la saison dernière.
00:43:48 Ce que Lance n'est pas amené à être quasi champion de France.
00:43:51 - Quand vous étiez en sur-régime ?
00:43:53 - Honnêtement, au mois d'août de l'année dernière, on ne s'attendait pas à Lance sur le podium,
00:43:57 autour de la table, très sincèrement.
00:43:59 Après ils méritaient parce qu'ils ont été extraordinaires, c'était valeureux.
00:44:02 C'était une très belle équipe, il y avait du jeu,
00:44:04 il y avait vraiment quelque chose d'intéressant proposé par elles et ses joueurs.
00:44:07 Mais on l'a vu cent fois cette histoire d'une équipe affaiblie,
00:44:12 ils n'ont pas eu de meilleur joueur, ils ont perdu leur meilleur buteur et leur régulateur.
00:44:15 - Tu ne te remplaces pas comme ça, tu es obligé.
00:44:18 - Tu ne t'en pas fonctionné autrement.
00:44:20 - Fofana, il voulait aller gagner sa vie en Arabie Saoudite,
00:44:26 et lui, pour le coup, ça va changer sa vie.
00:44:29 Ce n'est pas Cristiano Ronaldo qui va prendre des centaines de millions en plus de ce qu'il a déjà.
00:44:34 Il n'a pas besoin d'argent.
00:44:36 - Tout le monde a besoin d'argent, c'est vrai.
00:44:39 - Quand vous avez deux milliards sur votre compte, ce n'est pas pareil que Seco Fofana, à mon avis.
00:44:42 Vous ne pouviez pas le garder.
00:44:45 Après, Seco Fofana, je suis d'accord avec toi, Gilles, c'est une grosse perte.
00:44:49 Mais en revanche, il faut analyser sa saison de l'an passé de manière un peu plus nuancée.
00:44:54 Parce qu'il a été vraiment moins fort que la saison précédente.
00:44:57 Il a été important, je pense que c'est un leader, mais il était moins bon.
00:45:01 Quel est vraiment son niveau et quel sera celui de Andy Diouf ?
00:45:06 - Qui est un bon joueur.
00:45:08 - C'est un projet intéressant pour Lens.
00:45:10 De prendre deux jeunes joueurs comme ça, sur lesquels ils vont peut-être pouvoir à la fois construire quelques succès sportifs
00:45:17 et à la fois faire perdurer au niveau financier le club dans des sphères qui ne sont pas les leurs au départ.
00:45:23 - Oui, mais moi par exemple, je ne suis pas d'accord avec Baptiste quand il dit que Lens était en sur-régime.
00:45:28 Pour moi, Lens, dauphin du champion, la saison d'après, vous devez viser le titre.
00:45:34 C'est un affaiblissement ahurissant pour moi.
00:45:37 - Il y a eu un championnat avec le Paris Saint-Germain et le Qatar.
00:45:39 - Et les autres.
00:45:41 - Financièrement, tu ne peux pas.
00:45:43 Tous les clubs qui ont réussi à surprendre le Paris Saint-Germain l'ont surpris, c'est-à-dire ne l'ont pas annoncé.
00:45:48 On n'a pas vu un club arriver en disant "cette année on est champion" et réussir à le faire.
00:45:51 - Certains l'ont battu, Montpellier, Monaco.
00:45:54 - Justement, Montpellier c'est un bon exemple.
00:45:57 En 2012, ils sont champions et ils font une année extraordinaire où les planètes s'alignent avec Rennes et Girard.
00:46:02 L'année d'après, tous les joueurs un peu majeurs sont partis.
00:46:06 C'est la logique de ce genre de club qui surperforme.
00:46:09 - Je refuse cette logique.
00:46:11 - Tu les refuses, ce n'est pas toi qui tiens les comptes des clubs.
00:46:13 Et là, on est dans un cercle verteux, ça fonctionne bien.
00:46:16 Ils ne peuvent pas se payer le luxe de s'aligner là-dessus.
00:46:18 Ils ont une autre logique qui est de dire "on remplace des joueurs qui ont marché par d'autres dont on espère qu'ils marcheront".
00:46:24 - Là, si tu demandes au dirigeant Lansoy à quelle place vous aimeriez terminer, tu leur dis "top 5", il signe tout de suite.
00:46:30 Avec le match le mardi-mercredi, comment on voit à quel point ça pompe ?
00:46:34 Les résultats sont ultra faibles.
00:46:36 - Ce serait bien.
00:46:38 - Bien sûr, ce n'est pas infamant de dire ça.
00:46:40 Demain, Lansoy est top 5 à la fin de la saison.
00:46:42 Après avoir coltiné le mardi-mercredi les matchs de Ligue des champions, ils vont être en quoi ?
00:46:47 En chapeau 4 ou au moins en chapeau 3.
00:46:49 Donc, jouer contre peut-être Barcelone, Real Madrid ou autre, ce sera déjà très bien.
00:46:52 - Ils sont contents les supporters Lansoy quand ils vous écoutent.
00:46:54 - Pourquoi ? Ils ne sont pas complètement idiots.
00:46:56 - Une image à Marseille, Eric Martin, c'est la pause fraîcheur.
00:47:02 - Ah oui, la pause fraîcheur, mais il pleut.
00:47:04 - Je n'ai pas compris le concept. Il fait bon, il pleut, mais on fait une pause fraîcheur.
00:47:07 - Il fait chaud, il fait normal. En plus, je suis en petit tee-shirt, mais je n'ai pas chaud.
00:47:11 Mais voilà, je pense que c'est tous les débuts de saison, peu importe la température, j'ai l'impression.
00:47:17 Mais il pleut très fort.
00:47:19 - En gros, il faut justifier le fait d'avoir décalé le match à 19h.
00:47:22 - On l'a gardé, oui.
00:47:24 - Donc, maintenant, c'est la pause gilet.
00:47:26 - J'attends la pause froideur cet hiver avec la soupe.
00:47:29 - On est un petit peu prisonnier quand même. C'est de l'image tout ça.
00:47:32 - C'est parce qu'on est à Marseille aussi.
00:47:34 - Visiblement, oui. Mais c'est quand même ridicule.
00:47:37 - Parce que là, les arbitres, avec les coachs, avec les clubs, peuvent se mettre d'accord avant le début de la rencontre pour dire
00:47:43 "Bon, on est d'accord, il fait 19 degrés, on va pas faire de pause fraîcheur."
00:47:46 - C'est assez raisible.
00:47:48 - Je voulais qu'on le signale quand même, merci.
00:47:50 - On dit un truc positif et vous, tout de suite, derrière, vous dire du mal.
00:47:56 - On termine sur l'Anse et on va passer à un dossier qui est bien plus grave et surtout qui a complètement éclipsé ces pauvres joueuses espagnoles championnes du monde dimanche dernier.
00:48:09 - Depuis, évidemment, l'image a fait le tour du monde.
00:48:12 - Luis Rubiales, président de la Fédération Espagnole, embrassant sur la bouche la joueuse Jennifer Hermouzo dans l'euphorie de la remise du trophée de championne du monde dimanche dernier.
00:48:23 - Le club est en Espagne, alors Rubiales et la Fédération ont pensé qu'en publiant une vidéo, dès le lendemain, d'excuses, tout cela allait s'évaporer dans l'euphorie de la victoire.
00:48:32 - Ça n'a absolument pas été le cas, des prises de position publiques, de responsables politiques, il est lâché de toutes parts.
00:48:38 - Et donc, jusqu'à hier, on pensait que sa démission allait être effective, il y avait une assemblée extraordinaire de la Fédération, les présidents de ligue manifestement étaient en train de le lâcher.
00:48:48 - Et là, M. Rubiales a surpris tout son monde avec une envolée lyrique aux pupitres que je vous propose d'écouter.
00:48:55 - Je ne vais pas démissionner, je ne vais pas démissionner.
00:49:05 - Ensuite, il a présenté tout son argumentaire sur le fait que non seulement la joueuse en question était consentante, malgré ce qu'elle dit depuis, elle a démenti après sur les réseaux sociaux.
00:49:21 - Là, tout le monde lui tombe dessus, M. Rubiales, mais en tout cas, lui ne démissionne pas.
00:49:27 - Le gouvernement n'a pas la possibilité qu'il y ait une enquête qui pourra faire en sorte plus tard qu'il soit démis de ses fonctions.
00:49:35 - En attendant, l'actualité chaude, c'est que la FIFA a enfin pris les choses en main et donc le suspend, au moins à titre provisoire, pour 90 jours.
00:49:47 - Est-ce que c'est une question liée à un problème purement espagnol, ou est-ce que ça démontre qu'il y a un problème plus global dans le milieu du foot,
00:50:04 - avec des dérives qui peuvent avoir lieu dans tous les pays, mais qui montrent qu'on n'avance pas beaucoup, notamment sur la question du racisme, du féminisme, au sein du football ?
00:50:15 - Il y a un problème qui dépasse même le cadre du foot, qui dépasse l'Espagne. Le cadre du foot, c'est un problème sociétal, quand même.
00:50:20 - C'est que là, maintenant, on est face à un délit en Espagne, une agression sexuelle, on va dire présumée, parce qu'il n'a pas été jugé,
00:50:28 - et que ça se passe en mondiovision, et que cet homme martèle "je ne vais pas démissionner, je veux rester", ce qui est ahurissant, c'est impossible.
00:50:37 - Alors moi, je pense que c'est que de la façade, la FIFA c'est un premier geste, le parquet espagnol, le gouvernement espagnol vont se mobiliser, et il va sauter dans les jours à venir, il ne peut pas rester.
00:50:46 - Et ça pour moi, c'est la seule bonne nouvelle, c'est qu'un type comme ça, agresseur, avec visiblement d'autres dossiers derrière lui, sa carrière dans le foot, pour moi, elle est morte.
00:50:57 - Alors il peut rester, oui, 15 jours, un mois, mais c'est impossible qu'il reste, Philippe. Et il y a quelques années, il aurait pu rester, mais là il va sauter.
00:51:05 - Il a été applaudi quand même, on a entendu.
00:51:07 - Il a été soutenu par le président de la Fédération Espagnole de Football, il a été renforcé après son discours de démission, le président de la Fédération a dit "non, non, pas de soucis", et que la joueuse avait menti, donc tout n'est pas encore...
00:51:21 - Le président ? Tu parles de qui, pardon ?
00:51:23 - De la Fédération Espagnole de Football.
00:51:25 - C'est lui, le président de la Fédération ?
00:51:27 - Oui, mais le grand patron a dit que... Quelqu'un au-dessus de lui a dit que non, il soutenait Robles.
00:51:34 - Non, non, pas du gouvernement.
00:51:35 - En tout cas, il est soutenu par le sélectionneur, parce que le sélectionneur a lui-même été soutenu.
00:51:42 - Le sélectionneur, mais pas les adjoints, on a entendu, qui ont décidé de...
00:51:46 - Les adjoints qui étaient présents quand même, on les a obligés à être présents à cette assemblée, et là aujourd'hui, ils ont fait un communiqué, donc c'est pas le sélectionneur, ce sont les autres membres du staff qui ont dit que...
00:51:59 - Le sélectionneur de l'équipe masculine, Luis de la Fuente, lui également a communiqué de manière très ferme "Je condamne sans réserve le comportement déplacé et inapproprié du président de la Fédération",
00:52:11 mais on s'aperçoit... Moi par exemple, j'étais un petit peu étonné de la réponse de Luis Enrique,
00:52:16 - Ah bah oui, vous pouvez !
00:52:18 - ...conçue par Essain Germain hier en conférence de presse, qui a dit qu'il ne souhaitait pas s'étendre sur le dossier,
00:52:24 et que le seul argument qu'il a donné, c'est que le bilan de M. Rubiales était excellent, à la tête de la Fédération, rien à voir.
00:52:32 - Xavier Barcelone a été meilleur, lui, offensif.
00:52:36 - Mais c'est là où on voit que Luis Enrique a hors du temps aussi là-dessus, c'est des propos lunaires, on s'en contrefiche aujourd'hui de savoir quel est le bilan de ce président de la Fédération Espagnole.
00:52:45 Je suis totalement d'accord avec Gilles, qui disait en préambule, en fait ça dépasse largement le cadre du foot,
00:52:51 que vous n'avez pas fait pour le pouvoir, que ça vous rend fou, que vous êtes dans le déni, que vous n'avez pas les épaules pour ça face à la pression,
00:52:55 et puis que tout simplement reconnaître que vous faites une erreur, ça arrive de faire des erreurs, là c'est encore pire, parce que c'est un acte grave,
00:53:00 mais derrière, ok, merci, au revoir, j'ai fait une énorme bêtise, je démissionne, et c'est terminé !
00:53:05 - Moi ce que je trouve le plus insensé, c'est que cet homme-là puisse faire ça comme ça sans se dire "il va y avoir un problème".
00:53:13 C'est-à-dire qu'il est dans une bulle... - Hors sol !
00:53:18 - Le baiser ! - C'est-à-dire que même si vous êtes un agresseur sexuel, potentiellement,
00:53:22 a priori vous n'allez pas le faire devant des dizaines et des dizaines de millions de gens.
00:53:27 - Weinstein pour les chambres d'hôtel ! - Voilà, mais...
00:53:30 - Lui il dit que c'est ça qui est insensé. - Leur euphorie, comme s'il était avec ses filles et qu'il avait un grand amant de joie.
00:53:37 - Oui, bah moi j'embrasse pas ma fille, elle a 11 ans, je l'embrasse pas sur la bouche, mais bon ça c'est encore autre chose.
00:53:43 - C'est ça qui m'hallucine le plus, parce que pour votre question de fond, est-ce que le football est homophobe ?
00:53:49 Oui. Est-ce qu'il est raciste ? Oui. Est-ce qu'il est sexiste ? Oui.
00:53:53 Mais comme l'ensemble de la société. On avance, mais on avance doucement.
00:54:00 En revanche, des comportements comme celui-ci, je pense que c'est quasiment impossible à voir et qu'on ne le reverra jamais.
00:54:09 C'est vraiment un personnage qui est complètement fou. - On a dit aujourd'hui que la FIFA prend une décision, mais il a fallu une semaine.
00:54:15 - Non mais ça c'est bien, Philippe, là ils ont laissé les instances espagnoles, n'oublions pas qu'ils ont laissé...
00:54:20 - En gros ils voient si ça prend, et si ça devient intonnable, ils interviennent, sinon ils laissent les choses comme elles sont.
00:54:25 - Non, ils ont laissé une chance de partir, et comme il dit "je ne partirai pas", là la FIFA dit "non mais là cette fois, on nous a tellement reproché de choses,
00:54:32 et ici on leur a tellement reproché de choses, là ils agissent, ils le suspendent provisoirement, et c'est la fin pour lui".
00:54:38 - On va voir Gilles, parce que je me suis mal exprimé, c'est toute la FED qui le soutient, ça fait un parallèle avec ce qui s'est passé avec Noël Legret.
00:54:45 Il y a un moment donné, c'est un système, et qu'il se passe des trucs, mais on se dit "il va forcément sauter", et il ne saute pas forcément,
00:54:53 Noël Legret n'a pas sauté tout de suite, donc c'est des gens qui sont dans leur monde à eux, dans leur petit royaume où tout est possible,
00:55:00 et qui ne sont pas conscients de ce qui se passe autour, donc on est obligé de faire le parallèle, et rien ne dit, là ça prend une ampleur,
00:55:07 et si tu te dis "moi je n'ai pas l'assurance à 100% qu'il va sauter".
00:55:09 - Ah si, mais le ministre de l'égalité en Espagne a dit "c'est plus possible, monte au créneau, le gouvernement espagnol se mobilise à tous les niveaux,
00:55:15 la position elle est intenable, les joueuses ne veulent plus jouer tant qu'il sera là".
00:55:19 - Mais pourquoi il n'a pas sauté déjà ? - Il veut attaquer les joueuses en justice.
00:55:23 - Mais c'est pas ça le pire, ce qui est le plus indigne derrière c'est que tu fais l'erreur...
00:55:28 - Il est acculé ce monsieur. - Comment ? - Il est acculé ce monsieur.
00:55:31 - Non mais complètement, derrière il va se victimiser, aujourd'hui la Fédération espagnole envoie des images pour dire
00:55:36 "non mais regardez finalement, la position des pieds de la joueuse, c'est elle qui a consenti, qui a...".
00:55:40 - C'est dégueulasse. - C'est hallucinant de faire ça, hallucinant.
00:55:43 - C'est la vare. - C'est vraiment là alors.
00:55:47 - Bon, transition toute trouvée avec le sujet suivant à propos de Thierry Henry,
00:55:54 puisque ça me fait penser à propos de Thierry Henry. - Oui, quel rapport ?
00:55:58 - Quel rapport ? Parce qu'en fait j'ai eu vent, petite info comme ça,
00:56:04 que lors du dernier Comex du comité exécutif de la FED pour valider la nomination de Thierry Henry,
00:56:09 en marge des discussions sur la nomination de Thierry Henry, l'affaire était en train de monter en Espagne
00:56:15 et un des membres du Comex a proposé que la Fédération se positionne.
00:56:22 - Ah ! - S'exprime publiquement pour justement... - Soutenir les joueuses.
00:56:30 - Soutenir les joueuses. Bon, visiblement ça a été assez vite retoqué parce qu'on a estimé que c'était peut-être malvenu de la part de la Fédération française.
00:56:37 - Qu'est-ce que je vous disais ? On en parlait. - Chacun ses problèmes.
00:56:41 - Qui a défrayé la chronique pendant plusieurs mois de se repositionner sur ce genre de problème
00:56:45 et de donner des leçons à nos amis et voisins espagnols.
00:56:49 Voilà, parenthèse refermée, tout ça pour vous dire qu'on a un nouveau sélectionneur de l'équipe de France Espoir
00:56:56 et de la sélection olympique, puisque il ne nous aura pas échappé que dans moins d'un an désormais,
00:57:02 nous serons en plein tournoi olympique et donc Thierry Henry a été préféré à des garçons comme Jocelyn Gourvenegh,
00:57:11 comme Sabri Lamouchi ou comme Julien Stéphan. Un choix d'image, un choix politique également.
00:57:19 Philippe Diallo, le président de la fédération que nous avons rencontré cette semaine, ne cache pas finalement
00:57:26 que c'est un vrai choix d'image qui devance peut-être le choix sportif.
00:57:31 Aujourd'hui, on a besoin d'une incarnation. Thierry Henry est l'incarnation parfaite de ce que nous recherchions.
00:57:38 C'est un des 3, 4, 5 plus grands joueurs de l'histoire du foot français. Il a envie, il a ambitieux.
00:57:45 C'est aussi une chance pour lui de démontrer son talent de coach. Et c'est ce partenariat qu'on a voulu pour remplir
00:57:51 l'ambition qu'on s'est donné, à savoir être sur le podium des Jeux olympiques et si possible, avoir une médaille du plus beau métal.
00:57:58 Donc là, il nous dit deux choses, le président Philippe Diallo. Il nous dit oui, c'est vrai, il faut une incarnation.
00:58:03 Donc c'est quoi l'incarnation ? Et ça pèse plus lourd que l'expérience des autres hommes. Donc là, il l'admet.
00:58:11 Et il évoque même le côté un peu donnant-donnant, c'est-à-dire, oui, on a cette incarnation qui va nous bénéficier.
00:58:17 Et puis nous, on va relancer la carrière de Thierry Henry. Est-ce qu'à un an des Jeux, ça doit être la priorité de la FEDE
00:58:23 de relancer la carrière de Thierry Henry ?
00:58:25 Je ne pense pas que ce soit l'argument numéro 1, relancer la carrière de Thierry Henry. Ce sont des mots.
00:58:32 En revanche, oui, c'est un choix d'image sur lequel on peut s'interroger.
00:58:39 Moi, j'espère que Thierry Henry sera un meilleur sélectionneur qu'il n'a été un bon coach de club.
00:58:45 Parce que là, pour le coup, au quotidien, je pense que son égo et sa manière de fonctionner ne peut pas lui permettre aujourd'hui,
00:58:53 tant qu'il ne changera pas de réussir. Peut-être que sur des périodes plus courtes, peut-être qu'avec certains jeunes joueurs
00:59:00 et à côté de ça, des stars qui parlent un peu comme lui. Quand il aura Kyan Bappé, il parle le même langage.
00:59:08 Peut-être que ça pourra marcher et je le lui souhaite. Mais aujourd'hui, sur le plan de la réussite professionnelle en tant qu'entraîneur, on peut s'interroger.
00:59:16 On est d'accord. Gilles Vernez ?
00:59:18 Il y avait la terreur de la part de la Fédération, qui est dirigée par des gens nouveaux qui eux-mêmes ne sont pas solides au poste.
00:59:22 Il y avait la terreur du nouveau fiasco, mais cette fois lié aux Jeux Olympiques, avec toute la symbolique qu'il y a derrière.
00:59:28 Comme ce n'est pas une date retenue par les instances du football international, de voir des stars rester dans leur club, des présidents de club bien annonc...
00:59:37 Les clubs ne sont pas tenus de libérer les joueurs lors de ces dates qui ne sont pas des dates FIFA.
00:59:41 Du coup, il y avait la terreur des instances qu'un sélectionneur comme Sylvain Rippoll, que moi j'aime beaucoup, n'ait pas le pouvoir de dire au club
00:59:48 "Eh, puis vous me le libérez" d'un imbroglio total qui aurait ridiculisé aux yeux de l'opinion publique mondiale la Fédération française de foot et le foot français.
00:59:58 Et ça, on met Henri, moi je trouve que c'est lui faire beaucoup d'honneur de penser qu'il va pouvoir résoudre des énigmes et une équation complexe que M. Rippoll n'aurait pas pu résoudre.
01:00:08 Je ne suis pas totalement convaincu par sa nomination.
01:00:11 En revanche, c'est excitant. De la même manière qu'Hervé Renard, à la tête de l'équipe de France féminine, c'était excitant.
01:00:17 Même si on pouvait s'interroger aussi par rapport à sa connaissance du football féminin.
01:00:22 De la même manière, avec Thierry Henry, c'est excitant, ça va être intéressant.
01:00:27 - Justement, c'est excitant, Florent Gazan, c'est excitant. Est-ce que ce n'est pas trop excitant au point...
01:00:32 - Pour moi, ça ne m'excite pas.
01:00:34 - Vous allez voir où je vais en venir. Au point de faire passer l'équipe de France espoir en termes d'intérêt, en termes d'images, d'exposition médiatique, devant les "A" de Didier Deschamps.
01:00:49 En gros, est-ce qu'on ne va pas avoir un petit souci de tiraillement interne entre cette sélection avec les Jeux derrière, la montée en puissance, on ne va parler que de ça.
01:00:58 En plus, c'est Thierry Henry et on va oublier qu'on a une équipe de France vice-championne du monde qui joue sa qualification à l'Euro et que Didier Deschamps, finalement, va être dans l'ombre de Thierry Henry.
01:01:08 Est-ce que ça ne peut pas cligner à la fédération ?
01:01:10 - Non.
01:01:13 - D'abord, je pense que Didier Deschamps ne l'a pris pas aux discussions pour Thierry Henry, sélectionneur de l'équipe de France espoir.
01:01:20 - Je ne dis pas qu'il a dit oui ou non.
01:01:23 - Je ne dis pas que c'est son choix. Je dis qu'on l'a mis au courant de ces différentes discussions.
01:01:29 - Et je pense que Didier Deschamps est capable de dire "moi, je peux bosser avec cette personne-là ou pas".
01:01:35 - Vous pensez qu'il aurait pu mettre son veto ?
01:01:37 - Et Thierry Henry n'aura pas été sélectionneur de l'équipe de France espoir.
01:01:42 - C'est pas son genre de mettre un veto comme ça.
01:01:43 - Non, mais il va dire "moi, je te donne tous les conseils".
01:01:45 - Réimaginez, Didier Deschamps dit "je ne veux pas travailler avec Thierry Henry".
01:01:48 - Ce genre de choses, ça peut fuiter assez rapidement.
01:01:50 - Non, mais c'est Didier Tout Puissant. De toute façon, il sait très bien qu'il a la main, il fait ce qu'il veut avec les joueurs.
01:01:55 Donc, c'est lui qui sera prioritaire. Je pense que ça ne lui pose absolument aucun souci.
01:01:59 - Ah bon ?
01:02:01 - De quoi ?
01:02:03 - Tu penses que si jamais l'attention médiatique, populaire, se focalisait sur Thierry Henry, tu penses que ça ne poserait pas de problème ?
01:02:11 - Ça ne va pas être le cas, Sébastien. Il y a l'euro qui arrive.
01:02:14 - Tu ne parles que de l'équipe de France espoir.
01:02:16 - Il y a l'euro qui arrive avant les JO.
01:02:18 - Vous êtes sérieux ou pas ?
01:02:20 - Mais bien sûr !
01:02:22 - Vous savez quand même que Didier Deschamps, quoiqu'il en dise, ne laisse absolument rien passer.
01:02:26 Il n'y a pas une demi-ligne dans un journal local au fin fond du Var qu'il ne lit pas,
01:02:32 ou il ne sait pas ce qui a été écrit sur lui.
01:02:36 Je vous garantis, enfin en tout cas c'est mon avis, je pense que si jamais ça se passe de manière un peu trop euphorique autour de Thierry Henry, ça ne lui plaira pas.
01:02:47 - Mais ce ne sera pas le cas Sébastien, parce que là il y a l'effet de buzz et d'un an de Thierry Henry.
01:02:52 - Mais ça ne sera pas le cas. Là, toi tu présumes d'une situation.
01:02:56 Moi je te dis, si jamais ça arrive, tu penses que ça ne lui pose pas de problème ?
01:03:00 - Je te présume, mais c'est une matière inflammable.
01:03:03 - Philippe, deux secondes, dans les discussions qu'il y a eu au préalable, parce que Didier Deschamps a parlé à l'équipe cette semaine,
01:03:08 il y a eu des questions autour de la nomination de Thierry Henry.
01:03:10 Dans les discussions qu'il y a eu entre Deschamps et Henry, Deschamps lui a dit,
01:03:14 alors après c'est peut-être de manière drôle ou autre, mais la priorité c'est Léa, et c'est ce qu'il dit dans l'entretien.
01:03:18 Il dit la priorité c'est Léa.
01:03:20 - Il est déjà obligé de le rappeler dans son premier entretien.
01:03:22 - Mais parce que Gilbert Dallou il marque son terrain.
01:03:24 - Pour moi il y a un problème global, c'est que la Fédération française veut affaiblir Didier Deschamps.
01:03:30 La nomination d'Hervé Renard, ou l'éviction de Corinne Diacre, qui était proche de Deschamps,
01:03:35 c'est une manière de lui dire on met Hervé Renard.
01:03:37 L'éviction de Sylvain Rippold, qui était très proche de Deschamps, presque en symbiose, en collaboration,
01:03:43 ils s'entendaient très bien, c'est une manière de lui dire, on met qui on veut, etc.
01:03:48 Et moi je condamne ça, parce que j'ai l'impression que les nouvelles instances du foot français veulent affaiblir Didier Deschamps,
01:03:54 pour lui dire, nous sommes un contre-pouvoir.
01:03:56 - Peut-être qu'ils veulent délimiter son territoire, il y a différent.
01:03:59 - On peut l'entendre comme ça, mais c'est une folie pour moi.
01:04:02 - Est-ce qu'on peut aller encore plus loin et se dire que dans l'esprit de Philippe Diallo et des dirigeants de la Fédération,
01:04:06 Thierry Henry, qui gagnerait les JO, qui deviendrait une alternative possible à Didier Deschamps ?
01:04:13 - Oui, c'est mettre dans les chevilles de Didier Deschamps quelqu'un qui va lui mordre les mollets.
01:04:18 - Si l'Euro se passe mal, ne vous inquiétez pas pour la qualification, je sens que vous êtes fébrile, mais ça devrait bien se passer.
01:04:26 - Il y a un match important contre Irlande, le 7 septembre.
01:04:29 - Si l'Euro se passe mal pour Didier Deschamps, et que Thierry Henry remporte les JO et se lie d'une affection encore plus considérable avec Kyan Bappé,
01:04:38 vous vous doutez bien, Kyan Bappé qui fera en sorte de disputer les JO, vous vous doutez bien que son nom va apparaître subitement dans la liste.
01:04:46 - Souvenez-vous de 1984, Philippe ! Souvenez-vous de 1984, Henri Michel, champion olympique, et derrière il sera le sectionneur.
01:04:55 - Oui mais attention, c'était prévu avec le sélectionneur Michel Darmier.
01:04:57 - On revient avec les débats flash, il va falloir vous retrouver un petit peu de peps pendant la pauvre,
01:05:06 parce que les débats flash, il va falloir convaincre, vous allez être seul contre tous dans un instant.
01:05:11 Et l'OM toujours 1-0 face à Brest, on refait le match jusqu'à 20h, à tout de suite.
01:05:16 On refait le match, avec Philippe Sanfourche.
01:05:20 RTL, on refait le match, avec Philippe Sanfourche.
01:05:25 - Allez, avant d'ouvrir les débats flash pour la fin de cette émission, petit détour par Marseille avec Eric Martin au Vélodrome, toujours 1-0 pour l'OM face à Brest.
01:05:38 - Le rythme qui est descendu depuis la 30ème minute de jeu, ce sont même les Brestois qui se créent les plus grosses occasions,
01:05:47 notamment Ledoiron qui a buté sur Lopez, Belharé, également de Paulo Lopez sur Camara qui était seul face à lui.
01:05:54 Les Marseillais très approximatifs techniquement, et des Brestois assez bien en place également dans ce match qui confirme leur bon début de saison.
01:06:03 Il reste 2 minutes 30 dans le temps additionnel de cette première période et toujours donc 1-0 pour les Marseillais.
01:06:08 - Bon, vous revenez vers nous, vous nous faites signe dès que la mi-temps est sifflée au Vélodrome.
01:06:14 Les débats flash, donc pour terminer cette émission, concept très simple, je pose une question, réponse argumentée d'un des chroniqueurs que je vais désigner,
01:06:24 et ensuite on passe au vote, est-ce que le garçon a convaincu ou pas ?
01:06:29 - Main levée ou bulletin secret ?
01:06:32 - Si il a convaincu, on revote ?
01:06:35 - Main levée ! Et on fera les votes et on fera un petit classement jusqu'à la fin de saison.
01:06:39 J'entends déjà ceux qui disent "oui mais il y en a qui sont là plus souvent que d'autres" et on fera un ratio.
01:06:43 - C'est le transfert marque qui va sur le truc.
01:06:46 - On verra si on n'est pas transféré d'ici la fin.
01:06:50 - Tout au long de la saison. Tiens, Sébastien Tarragot, justement, vous allez débuter.
01:06:56 On parlait de la sélection Espoir à l'instant, donc il doit y avoir, alors déjà il faut que Thierry Henry soit déjà en poste,
01:07:05 parce que pour l'instant le contrat n'est pas encore signé, des histoires de partenariats, d'équipementiers, c'est un petit peu long,
01:07:11 comme tous les avocats en plus autour de Thierry Henry, ils ne parlent que anglais, il faut parler avec la fédération.
01:07:16 - Lui aussi d'ailleurs.
01:07:18 - C'est pas forcément évident. Toujours est-il qu'il faut constituer également un staff, il faut un entraîneur des gardiens,
01:07:24 Thierry Henry et la fédération auraient bien aimé voir arriver M. Rémi Vercoutre,
01:07:29 avec qui Thierry Henry avait déjà collaboré, notamment du côté de Montréal.
01:07:34 Pour ça, il faut évidemment que Rémi Vercoutre, qui est l'entraîneur des gardiens à Lyon, soit libéré par son club,
01:07:40 et le club, c'est un peu comme pour les joueurs, on en parlait, il n'est pas tenu, évidemment, de libérer son entraîneur,
01:07:46 et l'Olympique lyonnais a décidé de poser son veto.
01:07:51 Est-ce que vous trouvez que c'est tout à fait légitime de la part du club, ou est-ce que c'est choquant Sébastien Farago ?
01:07:57 - Moi je trouve ça totalement légitime de la part de l'Olympique lyonnais.
01:08:01 Les gardiens qui sont à l'OL ne sont pas internationaux,
01:08:07 ils n'auront pas, si jamais ils étaient partis, ils n'auraient pas eu d'entraîneur des gardiens pendant 10 jours, 15 jours,
01:08:13 c'est totalement impensable.
01:08:16 Aujourd'hui on ne peut pas imaginer une telle situation, ce n'est pas envisageable pour un club de se séparer d'un entraîneur
01:08:24 qui a beaucoup de travail pendant ces périodes internationales.
01:08:27 - Donc c'est très clair pour Sébastien Tarrago, c'est légitime, on va donc passer au vote.
01:08:32 Gilles Vertez, convaincu ou pas par Sébastien ?
01:08:35 - Je suis d'accord avec lui, convaincu, on ne peut pas dire ça, mais légitime, donc je lui accorde le point.
01:08:39 - Non, t'es convaincu mais tu ne m'as pas trouvé très bon, c'est pas grave Gilles !
01:08:43 - Très bien, rien à ajouter par rapport à l'argumentaire ?
01:08:46 - Les clubs ne peuvent pas plier à chaque fois, ni être pillés par la FED,
01:08:50 Vercoutre est l'entraîneur des gardiens de l'OEL, il le reste, il le trouve très bien.
01:08:53 - Parfait, Baptiste Despré ?
01:08:55 - Convaincu par Sébastien, puis vu la situation de l'OEL,
01:08:58 si vous avez déjà du mal avec le Mercato, les joueurs Laurent Blanc, etc.
01:09:01 vous perdez votre coach des gardiens fin août, c'est la Bérezina, non, non, convaincu par Sébastien.
01:09:06 - Ils étaient convaincus avant je pense.
01:09:08 - Ils étaient convaincus avant, on va voir si c'est le carton plein Florent Langazan.
01:09:12 - Convaincu avant, je le sais un tout petit peu moins après, mais je le demeure.
01:09:15 Et puis il y a des gens qui sont libres sur le marché, Grégory Coupé,
01:09:18 qui rêverait d'entraîner des espoirs, n'attend qu'un coup de fil.
01:09:21 - Bon, vous ne pensez pas au fait que Jean-Michel Aulas a la fédération,
01:09:25 et puis vouloir aussi faire en sorte que ça enquiquine un petit peu l'OEL,
01:09:29 aller lui piquer son "Où je vois le mal partout" ?
01:09:32 - Vous voyez le mal partout, mais on n'a pas toujours tort de voir le mal partout dans le football.
01:09:36 - Bon, je vois que mon premier débat flash ne faisait pas débat,
01:09:41 puisque Sébastien Tarragot a fait carton plein.
01:09:43 - Après, ce n'est pas ce qu'on craint aussi.
01:09:45 - Et zéro contre !
01:09:47 - C'est vrai, les brimades !
01:09:49 - On va donc passer à Gilles Verdez.
01:09:51 Avec ce projet, juste on me signale que c'est la mi-temps à Marseille,
01:09:57 donc validation avec Eric Martin.
01:10:00 - Oui, la mi-temps ici au Stade Vélodrome 1-0 pour l'OM, le but d'un Bemba à la quatrième.
01:10:04 - Et globalement un OM qui a bien entamé sa rencontre,
01:10:08 et qui se repose un petit peu sur ses lauriers.
01:10:10 - Comme depuis le début de saison, c'est un petit but et puis ça en va.
01:10:13 On va voir la seconde période, parce qu'il y a des Brestois qui sont bien en place,
01:10:16 on le disait, techniquement, qui sont assez propres.
01:10:18 Ils ont l'air ambitieux, il y a pas mal d'occasion bretonnes également.
01:10:22 Seconde période assez intéressante ici au Vélodrome, mon perspective.
01:10:26 - Merci beaucoup Eric, vous pouvez aller à votre pause fraîcheur désormais.
01:10:29 Et on vous retrouve bien évidemment en seconde partie de soirée,
01:10:33 toujours sur l'antenne d'RTL, la seconde période à suivre en fil rouge,
01:10:37 avec, dans RTL Foot, avec Eric Sylvestreau et toute son équipe.
01:10:41 Gilles Vardel, je le disais, deuxième débat flash de la soirée,
01:10:45 avec ce projet du foot professionnel français,
01:10:50 d'instaurer une limitation du nombre de joueurs dans l'effectif pro.
01:10:55 Aujourd'hui on peut avoir 40, on peut avoir 45 joueurs,
01:10:59 il y a des clubs qui sont spécialistes de ça, des gros d'ailleurs parfois.
01:11:03 Souvent, le PSG a beaucoup de clubs, des clubs comme Reims ou comme Lorient
01:11:07 sont aussi adeptes de cette méthode.
01:11:10 Et là l'idée ce serait de réduire à 25 joueurs professionnels,
01:11:14 avec la possibilité de monter à 28 quand le club est européen,
01:11:18 avec plus d'échéances on peut le comprendre.
01:11:20 Ça veut dire que les joueurs ne seraient plus prêtés à droite à gauche,
01:11:24 ça veut dire qu'il y aurait moins de business,
01:11:26 ça veut aussi dire qu'il y aurait moins de réservoirs de talents pour les clubs.
01:11:31 Est-ce que selon vous Gilles, la France est visionnaire dans cette démarche
01:11:34 ou est-ce qu'elle se met une balle dans le pied parce qu'elle va se retrouver
01:11:38 en difficulté, en concurrence avec ses petits copains européens
01:11:42 qui eux évidemment ne vont pas se gêner ?
01:11:44 Elle est visionnaire parce que le mouvement est inéluctable.
01:11:46 La FIFA déjà a voulu limiter les prêts au niveau international,
01:11:49 ce n'est plus possible d'avoir des clubs comme Chelsea qui ont 70 joueurs, etc.
01:11:53 Donc des clubs français qui ont 40 joueurs,
01:11:55 il n'y a aucune réalité sportive, aucune morale,
01:11:59 il faut faire du fric du business, les prêter, les vendre,
01:12:01 faire des circuits financiers opaques.
01:12:03 Donc si on veut un tant soit peu moraliser de nouveau ce secteur
01:12:07 qui ne doit pas être mis à part de la société
01:12:10 mais qui doit être dans la société d'aujourd'hui
01:12:12 où les gens ont du mal à joindre les deux bouts,
01:12:14 pour remettre un peu de morale il faut limiter.
01:12:16 25, moi je ne veux même plus de dérogation à 28,
01:12:19 25 joueurs par équipe, il n'y en a que 15 ou 18 qui jouent.
01:12:22 Donc les autres qu'est-ce qu'ils font à part prendre de l'argent ?
01:12:24 C'est délirant, donc je suis extrêmement favorable à ce projet
01:12:28 qui pour moi va dans le bon sens.
01:12:30 C'est très clair la démonstration de Gilles,
01:12:32 mais en revanche ça ne répond pas totalement à ma question
01:12:34 de savoir si le foot français ne va pas se retrouver un peu handicapé
01:12:37 parce que vous comptez sur le fait que la France visionnaire,
01:12:42 le phare du mondial du football puisse éclairer ses oeilles en Europe.
01:12:48 Le pays des lumières !
01:12:50 On va voir si vous avez convaincu vos confrères.
01:12:53 Sébastien Tarragon ?
01:12:55 Je suis d'accord avec Gilles mais je ne suis pas convaincu.
01:12:57 Je ne suis pas convaincu parce que malheureusement
01:13:00 dans un marché international, on ne peut pas être isolé.
01:13:04 C'est une catastrophe et moi je le regrette à bien des égards
01:13:08 sur de nombreux plans et pas que le football.
01:13:11 Mais c'est impensable aujourd'hui d'y arriver seul.
01:13:16 Il faut arriver à susciter une adhésion, arriver à convaincre les autres,
01:13:21 arriver à convaincre la FIFA d'aller plus loin,
01:13:25 et être très clair quand c'est possible en plus sur le plan juridique.
01:13:28 C'est très complexe mais malheureusement,
01:13:33 et je le regrette vraiment beaucoup,
01:13:35 ça me semble dangereux pour le football français.
01:13:38 Baptiste Després, convaincu ou pas ?
01:13:40 En fait dans le fond, par Gilles oui, bien entendu.
01:13:43 Mais que la France soit toute seule, ce n'est pas possible.
01:13:45 Parce que derrière vous mettez des freins.
01:13:47 Et je suis totalement d'accord avec ce que dit Sébastien.
01:13:49 Si vous êtes le seul à partir de cette croisade-là,
01:13:51 c'est quasiment perdu d'avance.
01:13:54 Le temps est un peu court,
01:13:55 mais je vous invite à voir la déclaration de Mauricio Pochettino hier,
01:13:58 qui a interrogé en conférence de presse sur Malang Sarr.
01:14:01 Un journaliste lui pose la question sur Malang Sarr,
01:14:04 et c'est quand même assez dingue.
01:14:06 Pochettino regarde son assistant, je ne sais pas si c'était le traducteur,
01:14:09 et se dit "mais qui est Malang Sarr ?"
01:14:11 Il ne connaît même pas les joueurs qu'il y a dans son effectif.
01:14:14 Alors Chelsea, c'est assez dingue,
01:14:16 mais en tout cas ça va.
01:14:18 Mais c'est hallucinant et c'est une des dérives de ce qu'on vient de nommer.
01:14:24 J'ai peur Gilles que là, on soit sur une tendance...
01:14:28 Je préfère zéro point et que la morale soit sauve,
01:14:31 plutôt que trois points et être immoral.
01:14:33 Le contraire, on est tonné.
01:14:35 Je ne suis pas convaincu non plus,
01:14:37 pour les raisons qu'ont dit mes petits camarades.
01:14:39 J'en rajoute une, c'est que c'est important pour les clubs de Ligue 1
01:14:41 d'avoir quand même pas mal de joueurs,
01:14:43 parce que dans ces joueurs, il y a notamment des jeunes
01:14:45 qui viennent du centre de formation,
01:14:47 ça leur permet de travailler avec les pros,
01:14:49 et puis le jour où les pros partent, on peut faire jouer les jeunes.
01:14:52 Donc il faut quand même avoir un petit peu de bonheur.
01:14:53 On recrute d'autres joueurs dans ces cas-là.
01:14:55 Oui, mais tout le monde ne peut pas...
01:14:57 Bon, Gilles Verdez, seul contre tous.
01:14:59 Troisième débat flash, Baptiste Després.
01:15:01 On va parler de Didier Deschamps,
01:15:03 qui vous évoquiez tout à l'heure son entretien
01:15:05 donné à nos confrères de l'équipe.
01:15:07 Et il parlait des joueurs qui ont fait le choix
01:15:10 de l'exil sportif en Arabie Saoudite,
01:15:13 et ils ne ferment pas la porte,
01:15:15 notamment N'Golo Kanté,
01:15:17 mais globalement, ils ne ferment pas la porte
01:15:20 pour revenir en...
01:15:21 - Il n'y en a pas 50 non plus.
01:15:23 - En équipe de France.
01:15:25 Est-ce que ça veut dire qu'on peut aller en Arabie Saoudite
01:15:28 et rester au très haut niveau,
01:15:30 le niveau international,
01:15:32 quand on s'entraîne par 45 degrés,
01:15:34 qu'on joue par 45 degrés,
01:15:36 et qu'on est dans des équipes,
01:15:38 dans un championnat extrêmement déséquilibré
01:15:40 avec parfois des joueurs
01:15:42 qui vont avoir un niveau Ligue 2 ou pas plus ?
01:15:44 - Ça veut dire que Didier Deschamps a fait du Didier Deschamps.
01:15:46 C'est-à-dire que c'est un malin, c'est un politique,
01:15:49 mais en général, il ne ferme jamais la porte.
01:15:50 On l'a vu pour Benzema, on l'a vu pour Rabiot,
01:15:52 il sait pertinemment, avec son expérience,
01:15:54 qu'il peut se passer plein de choses en équipe de France.
01:15:56 - Il l'avait quand même bien fermée, la porte de Benzema,
01:15:58 pendant quelques années.
01:16:00 Il l'a réouvert, tu sais.
01:16:02 - Il l'a réouvert, mais en tout cas,
01:16:04 ce n'était pas totalement fermé.
01:16:06 Et il va faire la même chose avec N'Golo Kanté,
01:16:08 parce qu'on l'a encore vu pour la dernière Coupe du Monde,
01:16:10 il est parti avec une équipe avec plein de forfaits.
01:16:12 Alors, on va voir ce qui va se passer avec N'Golo Kanté,
01:16:14 les performances qu'il peut avoir en Arabie Saoudite.
01:16:17 - Il est en haute performance quand on est en Arabie Saoudite.
01:16:18 - Très sincèrement, il y croit moyennement, aujourd'hui.
01:16:20 Il regarde les matchs, il dit qu'après la 45e minute,
01:16:22 ça a tendance à baisser au niveau du rythme de jeu.
01:16:24 Mais il sait pertinemment que si Ayneka tombe au milieu de terrain,
01:16:27 il préfère apprendre à N'Golo Kanté à 100%
01:16:30 qu'à Matteo Ghendouzi en bout de banc.
01:16:32 - Donc, convaincu ou pas ?
01:16:34 - Convaincu, convaincu, convaincu, convaincu, oui, convaincu.
01:16:37 Non, mais c'est du déchant.
01:16:39 Il n'a aucun intérêt à dire "non, je ne prendrai plus Kanté".
01:16:41 - Donc, on peut rester au très haut niveau en Arabie Saoudite ?
01:16:43 - Non, on ne peut pas rester au très haut niveau en Arabie Saoudite.
01:16:45 - C'est le cœur de la question !
01:16:47 - Non, pas convaincu, pas convaincu, je ne donne pas mon point.
01:16:52 - La question, c'est par rapport à Deschamps.
01:16:54 - Si on n'excute pas la question du chef, moi je ne veux plus les voir.
01:16:57 - Mais moi, Ronaldo avec le Portugal, etc.
01:17:00 - Je ne suis pas convaincu par la question.
01:17:02 - Par rapport à les méchants, à l'équipe de France.
01:17:04 - On ne peut pas. - Quelle était la question ?
01:17:06 - Le problème, c'est qu'une fois que Baptiste a répondu à la question,
01:17:09 on ne s'en fait plus de la question.
01:17:12 - Il n'a pas voulu y répondre, on ne peut pas lui donner un point comme ça.
01:17:14 - Il est grand temps que cette émission se termine.
01:17:16 On accueille d'ailleurs avec grand plaisir Eric Silvestro, qui va prendre le relais.
01:17:20 - Je ne savais pas, je croyais qu'on refait le match,
01:17:22 mais en fait, on fera le match, parce que j'ai déjà entendu Thierry Henry,
01:17:24 il serait sélectionné en D bleu, bientôt.
01:17:26 - Vous avez mal entendu.
01:17:28 - Je n'ai pas vu des chiens venir avant les bleus, mais alors celle-là,
01:17:30 elle est pas mal. - C'est une émission d'information.
01:17:32 - Elle est pas mal. - Elle est une émission d'information.
01:17:34 - On est prêt de point alors. - On est ensemble jusqu'à 23h,
01:17:37 avec une magnifique affiche. - Tout à fait, une belle gélance.
01:17:39 - A tout de suite, nous on refait le match, on se retrouve la semaine prochaine,
01:17:42 pour le grand débat. - Merci à M. Gazan de s'arrêter.
01:17:46 - Bonne soirée sur RTL.
01:17:48 - RTL, on refait le match, avec Philippe Sanfourche.
01:17:53 [Musique]
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