00:00Le visage du jour avec vous, Hortense Crépin, et c'est un peu comme si François Langlais se lançait en
00:04politique,
00:05puisque ce visage, c'est celui de Philippe Dessertine.
00:07Vous l'avez souvent vu dans des émissions comme C'est dans l'air, sur les plateaux télé,
00:11et bien l'économiste, candidat au municipal à Bordeaux, s'est qualifié pour le second tour.
00:15Oui, ces dernières années, quand vous l'entendiez sur RTL, c'était pour parler de ça.
00:19Cette perte de triple A, elle est un signal, un avertissement.
00:22C'est incroyable, c'est-à-dire que les Français, là, quand ils ont peur, ils épargnent.
00:26Mais désormais, vous l'entendez surtout pour ça.
00:28Vive Bordeaux, vive la République, vive la France !
00:31Les estrades, les studios radio, les plateaux télé, cela fait des années que cet universitaire de 62 ans
00:36les écume pour décortiquer les soubresauts de la finance.
00:39Il faut dire que son parcours a de quoi impressionner Sciences Po et le droit à Bordeaux.
00:45L'Institut de haute finance, la Sorbonne, où il enseigne, ajoutez à ça une dizaine d'essais et de romans.
00:50Bref, un CV aussi grand que lui, il mesure près d'un mètre 90,
00:54mais un CV sur lequel il manquait une ligne, pas une fonction politique.
00:58Jusqu'à cette déclaration presque surprise en septembre dernier.
01:02Quand il annonce sa candidature à Bordeaux, il s'en explique sur la chaîne locale TV7.
01:07Je pense que c'était le moment.
01:09Bordeaux, c'est ma ville.
01:10Et c'est une ville dans laquelle nous ressentons, en tant que citoyens,
01:13cette espèce de décalage entre la politique, le système politique qui tourne à l'envers
01:17et qui nous fait perdre nos capacités.
01:18C'est le moment où nous devons proposer autre chose.
01:22Alors, comme tout bon candidat, Philippe Dessertine parle sécurité, logement et évidemment budget de la mairie.
01:28Redresser les finances du palais Rouen et les Girondins de Bordeaux,
01:32rétrogradés en quatrième division pour une raison administrative.
01:35D'ailleurs, c'est sur la musique d'entrée des footballeurs qu'il arrive en meeting.
01:39Le candidat a même réussi à embarquer sur sa liste l'ancienne vedette du club, Joanne Micou.
01:44Une liste que le candidat n'a pas voulu rattacher à un parti politique.
01:47Il a tenu à son indépendance.
01:48Absolument, Bruno Retailleau a bien tenté de proposer à Philippe Dessertine le soutien des Républicains.
01:53Mais non, c'est sans aucune étiquette, mais comme simple citoyen,
01:57que cet adepte des boutons de manchette entend briguer la mairie.
02:00Et l'abriguer tout seul, lui qui aurait pu jouer les faiseurs de roi avec ses plus de 20%
02:05des voix au premier tour.
02:06Il s'accroche, il ne veut rien lâcher.
02:09Hors de question de fusionner avec le macroniste Thomas Cazenave.
02:12Il a en théorie jusqu'à ce soir pour le faire.
02:14Quitte à placer en favori le maire sortant, l'écologiste Pierre Urmic.
02:18Écoutez-le sur ses réseaux sociaux.
02:19Musique guerrière en fond.
02:21Je ne me rallierai à personne.
02:23Je vous demande vraiment d'oublier totalement cette option.
02:25Le macronisme a un plafond de verre.
02:28À Bordeaux, comme partout.
02:29Si Philippe Dessertine fut l'un des premiers à pressentir la crise économique de 2008,
02:34bien malin celui qui pourra prédire son avenir dimanche soir.
02:37Absolument, à Bordeaux, un second tour sans fusion.
02:40Ça fait la une de Sud-Ouest.
02:41Ça fait la une de Sud-Ouest.
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