00:00 [Musique]
00:20 Ici nous trouvons à Gouville-sur-Mer, ville littorale.
00:25 La comitée de communes est composée de 48 communes, 51 000 habitants.
00:29 On a 11 communes littorales et qui représentent 25 km de gestion du trait de côte.
00:35 Nous avons des traits de côte qui sont relativement, ce que j'appelle, très très vulnérables
00:40 dans le cadre des coups de vent que l'on a au niveau des fites différentes tempêtes.
00:47 La problématique que l'on a, c'est qu'on a eu, quand même, depuis un certain nombre d'années,
00:51 des mers avec leurs communes littorales qui ont essayé de faire en sorte de protéger leurs littorales.
00:57 Et donc à partir de ce moment-là, il y avait ce que j'appelle une certaine individualité
01:01 où chacun essayait de faire pour le bien.
01:04 Et là on s'est dit pourquoi pas se regrouper.
01:07 Et donc à partir de ce moment-là, on a créé ce comité de pilotage
01:11 et ça a été un peu la genèse aujourd'hui, peut-être, de ce projet Entre-deux-Havres.
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01:19 C'est tout l'intérêt du projet partenarial d'aménagement, c'est qu'on comprenne ce qui se passe.
01:23 Donc en fait, c'est d'amener sur le territoire une compétence intellectuelle, scientifique, technique
01:29 qui puisse descendre avec des bottes, rencontrer les gens qui ont l'habitude d'être sur le territoire
01:34 pour pouvoir avoir vraiment une approche physique des éléments,
01:39 puisse comprendre comment ça marche, puisse dire oui, ce secteur-là, on le hiérarchise,
01:45 il sera, à notre avis, plus important de le protéger le temps de la recomposition
01:51 et qui doit être validé majoritairement par une population et aussi par des élus.
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02:06 Un des outils, c'est le projet partenarial d'aménagement.
02:08 On échange en permanence avec les services de l'État pour voir comment on fait avancer ce projet-là.
02:14 Et un des axes forts de ce projet, c'est de faire un premier pas,
02:17 de se dire déjà, de faire une première réflexion sur le territoire
02:21 par rapport aux perceptions qu'ont les habitants à la fois du territoire,
02:25 à la fois de l'évolution des risques, à la fois du changement climatique
02:28 et derrière, construire et élaborer une stratégie d'accompagnement au changement
02:32 par rapport à ces perceptions, à ces niveaux de conscience
02:35 et à pouvoir se projeter dans un avenir qui, pour certains, peut être stimulant,
02:40 qui, pour d'autres, peut être source d'angoisse ou de peur, en fait, de crainte.
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02:53 Dans le cadre de ce PPA, on doit accompagner la communauté d'agglomération
02:58 dans, effectivement, la construction d'un dispositif qui, pour nous, est un peu nouveau
03:03 puisque le retrait du trait de côte va, effectivement, faire disparaître certains fonciers
03:10 et il va falloir trouver des fonciers pour accueillir les activités.
03:14 Précisément, dans le cadre de ce territoire, trois opérations ont été identifiées.
03:20 Il s'agit de deux campings, dont celui qui est derrière moi
03:23 et du groupement interprofessionnel Conchilicol
03:27 qui vont être, effectivement, attaqués par le retrait du trait de côte.
03:31 Alors, nous allons, dans un premier temps, étudier les besoins
03:36 que représentent, effectivement, en foncier ces activités
03:41 et nous allons ensuite identifier les sites qui seraient susceptibles de les accueillir
03:46 et, bien sûr, de les accueillir dans la durée
03:48 parce que le territoire est, bien sûr, soumis à cet aléa de retrait du trait de côte.
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03:56 On avait auparavant, effectivement, seulement la première ligne de bungalow
03:59 qui était soumise au risque et on se rend compte désormais qu'à 30 ans,
04:04 c'est les cinq premières lignes, donc une bonne partie du camping,
04:07 qui sera soumise et affectée par le risque.
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04:18 Cet arrangement nous a bien protégés en début d'année
04:22 avec une forte marée et une tempête aussi importantes.
04:25 Le temps d'étudier la relocalisation du camping.
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04:30 Donc en 2010, avant d'acheter, on était allé voir la préfecture,
04:37 enfin les services de l'État, la mairie,
04:38 pour savoir d'où elle était, effectivement, par rapport à l'érosion.
04:42 Donc à l'époque, on nous avait dit, non, il n'y a pas de soucis pour l'instant.
04:46 Donc on a acheté en 2014, une grosse tempête avec une grosse marée.
04:51 Là, on a vu que, effectivement, l'érosion attaquait
04:55 et en 2019, rebelote.
04:57 Là, on s'est posé des questions.
04:58 Tout le monde a compris qu'il fallait protéger
05:00 cette route.
05:01 À aujourd'hui, notre inquiétude, c'est de savoir où on ira.
05:06 C'est la question qu'on se pose.
05:09 Donc nous, on demande, effectivement, d'être à fond de mer, évidemment,
05:13 mais rester bord de mer avec un accès direct à la mer.
05:16 On est dans l'inquiétude, mais on se sent accompagné.
05:18 Et c'est très important.
05:19 Effectivement, tout seul, on ne peut pas y arriver.
05:22 Cette balade à vélo, finalement, elle a permis de questionner cette épaisseur littorale
05:45 avec des sujets qu'on peut aborder en transversalité, à la fois la production sur le trait de côte,
05:50 le tourisme, mais c'est aussi des problématiques d'habitat au quotidien où vont se poser
05:54 des questions de mobilité, vont se poser des questions d'attractivité des centres-bourgs,
05:59 des questions de logement.
06:00 Et toutes ces thématiques-là, finalement, on peut les aborder au travers d'une balade
06:03 à vélo puisque ça nous permet de rentrer dans les liens qui font le territoire.
06:08 Mais globalement, aujourd'hui, on a réussi à construire un collectif qui travaille ensemble
06:24 sur un projet qui est commun.
06:25 Et donc, on regarde tous ensemble dans la même direction et ça permet aussi de se
06:30 rassurer sur les opportunités qu'on peut avoir face au changement climatique pour construire
06:37 des futurs qui soient désirables.
06:39 de l'avenir.
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