00:00 Je pense que le Rassemblement National est aujourd'hui devenue une réponse à la demande d'autorité et d'ordre qu'il y a dans le pays
00:05 et que beaucoup de Français s'aperçoivent que si on nous avait écouté peut-être il y a quelques années s'agissant de la question de l'immigration,
00:11 alors nous n'aurions pas des quartiers qui sont devenus de véritables poudrières.
00:15 Mais si nous accédons à la tête de l'État en 2027, nous rétablirons l'ordre républicain sur chaque mètre carré du territoire national.
00:21 Pourtant, vous ne demandez pas la même chose que la droite des Républicains, Kyrrik Zemmour, l'état d'urgence, couvre-feu ?
00:29 Si, nous avons réclamé à plusieurs reprises les couvre-feu et la mise en place de l'état d'urgence si nécessaire.
00:35 La vérité, c'est que nous sommes aujourd'hui en capacité d'accéder aux responsabilités, ce qui n'est le cas ni de M. Ciotti ni de M. Zemmour.
00:41 Et donc je les appelle aussi à venir nous faire part de leurs propositions et à venir éventuellement travailler à nos côtés.
00:47 Je pense que pour rétablir l'autorité dans le pays, pour rassembler les Français, nous aurons besoin de l'énergie de chacun.
00:52 Vous avez fait des promesses aux policiers que vous avez pu rencontrer aujourd'hui ?
00:56 Non, je ne fais pas de promesses en particulier. Je leur dis juste que nous, nous sommes à leurs côtés.
01:03 Et que si nous accédons à la tête de l'état, nous mènerons une politique sécuritaire et judiciaire qui est radicalement opposée
01:09 à celle qui est menée depuis 30 ans dans notre pays, qui est basée sur la culture de l'excuse, sur la victimisation permanente,
01:13 sur l'effondrement de l'autorité et sur l'accueil de centaines de milliers de personnes chaque année dans notre pays.
01:17 Dans un pays où nous avons accueilli trop d'immigrations, dans des conditions qui étaient des conditions de saturation
01:23 et qui a entraîné des tensions sécuritaires dans d'innombrables quartiers,
01:27 je pense qu'il est temps de rendre aux Français la maîtrise de leur pays.
01:31 Ça passe par quel type de mesures ?
01:33 D'abord le retour de l'ordre et de l'autorité partout, le soutien à nos forces de l'ordre,
01:38 le rétablissement des peines planchers, la fin des remises automatiques de peines,
01:42 la création de nouvelles places de prison, l'expulsion des étrangers qui sont aujourd'hui en prison et qui occupent une part importante de nos prisons.
01:48 Et puis il faut responsabiliser les parents et sanctionner par la loi, judiciariser les parents
01:54 qui font preuve de carence éducative manifeste parce que quand on a 13 ou 14 ans en bas d'une cité,
01:58 on ne traîne pas en bas de la cité précisément.
02:00 Une de vos propositions c'est la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
02:04 Est-ce que c'est vraiment en matière d'apaiser les choses ?
02:07 C'est-à-dire que ce policier n'aurait pas forcément été mis en examen avec cette mesure si vous étiez au pouvoir ?
02:12 Il y a une enquête y compris avec cette mesure.
02:14 Il s'agit juste de dire que la police et les gens qui font des refus d'obtempérer ne sont pas sur le même plan.
02:20 Ce ne sont pas deux bandes rivales qui s'affrontent.
02:22 Il y a une force de sécurité intérieure qui a le monopole de la violence légitime,
02:27 qui doit être protégée par la loi, mais ça ne veut pas dire le droit de tout faire.
02:31 Vous êtes beaucoup plus actif que Marine Le Pen sur cette actualité ?
02:36 Chacun est dans son rôle.
02:38 Je suis dans mon rôle de chef de parti et je suis aux côtés de nos forces de l'ordre parce que je pense que c'est mon rôle.
02:44 Cette lettre, c'était justement le bon moment, vous l'aviez en tête depuis quelques jours.
02:47 C'était là que vous avez décidé de prendre la parole pour dire, pour que le R.N. dise quelque chose aujourd'hui, quelques jours après ?
02:54 Je pense qu'il est important dans notre société non pas seulement de rétablir l'autorité,
02:57 mais de remettre l'Église au centre du village.
03:01 Les victimes ne sont pas des agresseurs, les agresseurs ne sont pas des victimes.
03:04 Or, les Français ont un peu le sentiment que tout fonctionne à l'envers.
03:08 Et la police, encore une fois dans notre société, comme les gendarmes,
03:11 doivent être soutenus et protégés parce qu'ils font face à des gens qui veulent les tuer.
03:16 Et les policiers, qu'est-ce qu'ils vous en disent sur leur état d'esprit ?
03:21 Écoutez, moi je reçois depuis... Oui, mais puis je reçois et on reçoit par-delà ce qui s'est passé depuis des mois et des années.
03:29 Tous les jours, des messages de policiers, des témoignages de policiers qui ont le sentiment aujourd'hui de ne plus être soutenus par l'État.
03:35 Et parfois, ont la désagréable sensation de mener un travail courageux, digne, admirable,
03:40 qui derrière n'est pas suivi des suites judiciaires.
03:43 Je veux dire, bien souvent, ils interpellent des individus dont certains commettent des exactions
03:48 sur des bâtiments publics ou des tentatives de meurtre sur les policiers,
03:50 qui sont remis en liberté quelques heures plus tard.
03:52 Moi, je pense que l'atteinte à l'intégrité physique dans notre société doit retrouver un caractère sacré.
03:56 Vous touchez un policier, vous touchez un maire, vous touchez un représentant de l'État,
04:00 vous vous exposez de facto à des peines de prison fermées et à des mesures privatives de liberté.
04:04 C'est ce que vous entendez aussi aujourd'hui ?
04:09 Oui, bien sûr. C'est ce que ressentent les policiers, mais c'est ce que ressentent tous les Français aujourd'hui.
04:15 Et nous apporterons à la société française le besoin d'ordre et d'autorité
04:19 qui est aujourd'hui, je crois, la volonté d'une majorité du peuple français.
04:22 Le pic est passé, a dit Emmanuel Macron. C'est dire que la crise a été bien gérée ?
04:26 J'espère que le pic est passé.
04:28 La réalité, c'est que dans les quartiers, beaucoup n'ont plus de stocks pour faire face aux forces de l'ordre,
04:33 et notamment des stocks de mortiers.
04:35 Mais des stocks, ça se recharge, et précisément, les policiers,
04:40 on attire notre attention et l'attention des pouvoirs publics sur le 14 juillet.
04:44 Sous-titrage Société Radio-Canada
04:47 [SILENCE]
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