Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Le journaliste franco-hongrois Yann Caspar décrit la situation à Budapest, à moins de 24 heures de la finale de Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Je peux vous répondre avec ma casquette de jury, c'est entre un an et trois ans de prison,
00:06mais il se trouve que c'est tellement rare ce genre d'événement que je ne sais pas.
00:11En France, on est complètement débordé par ce genre de dégradation.
00:15Parfois, on a un peu l'impression que brûler une voiture est un acte de révolte,
00:18qu'il faut excuser ces jeunes, on va en tout cas expliquer, faire de plus de prévention, les comprendre, etc.
00:25et qu'on met totalement de côté le côté répressif de ces problèmes,
00:31et que par ailleurs, sur certains plateaux, alors tu as au passé News,
00:34mais que par exemple, voter à l'Assemblée nationale est un acte criminel.
00:38Enfin, si vous voulez, c'est complètement inversé.
00:40Les Hongrois, de toute tendance politique confondue,
00:43je dois dire qu'il y a une immense majorité de Hongrois qui sont complètement choqués
00:49par ce qui se passe en France, et ils ont par ailleurs conscience
00:51que ce qu'on a pu voir lors de la demi-finale à Paris.
00:55Que tout cela n'était pas le fait de supporters parisiens stricto sensu,
00:59mais plutôt de jeunes, entre guillemets, venus de quartiers sensibles, entre guillemets.
01:03Enfin, vous connaissez ce vocabulaire comme moi.
01:05Tout ça n'a pas grand-chose à voir avec le sport.
01:07Alors, pour être tout à fait honnête, aujourd'hui, en me baladant dans les rues de Budapest,
01:10j'ai vu des supporters parisiens qui chantaient, qui étaient attablés en terrasse de café.
01:15Il y avait une ambiance très bonne enfant.
01:17On verra demain soir, dans la nuit, puisqu'évidemment,
01:19il n'y a pas que les supporters qui se rendent au stade,
01:21mais il y a aussi énormément de supporters qui sont arrivés et qui ne seront pas au stade.
01:26À mon avis, c'est plutôt ceux-là qui feront l'objet d'une surveillance particulière.
01:30En tout cas, visiblement, peut-être en un mot,
01:32j'ai le sentiment qu'ils sont attendus par les forces de l'ordre.
01:37Les éventuels débordements, ils ne dureront pas longtemps, si jamais il y en a.
01:45Le problème est parfaitement identifié, les Hongrois ne sont pas dupes.
01:49Je pense que, vous le savez, les Français n'ont plus ce qu'on peut voir à Paris sur les
01:53Champs-Elysées
01:54en cas de victoire ou de défaite du Paris Saint-Germain.
01:57L'écrasante majorité des Français n'ont pas fait pour conscience que tout cela n'a rien à voir
02:01avec le soutien qu'on peut apporter à un club de foot et n'a rien à voir avec de
02:04la ferveur populaire.
02:06Ce sont des jeunes qui viennent pour casser parce qu'ils n'ont rien eu à faire, etc.
02:15C'est une démonstration de force, en réalité.
02:17Alors qu'on mérite, si vous voulez, la peur est dans l'autre camp.
Commentaires

Recommandations