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  • il y a 1 minute
Présent sur le plateau du Meilleur de l'Info, le délégué national du syndicat Alliance Stanislas Gaudon a demandé de la «fermeté», alors que des débordements sont attendus en marge de la finale de la Ligue des Champions.

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Transcription
00:00Vous vous rendez compte comme c'est extrêmement grave ?
00:02Ça veut dire que quand un policier voit un individu lui jeter un pavé à la figure,
00:06sa parole ne vaut rien, son écrit ne vaut rien.
00:09Ça veut dire que ce n'est pas une preuve lorsqu'un policier a constaté
00:13que la personne a effectivement tiré au mortier ou jeté un pavé à la tête d'un policier.
00:17Et ça, je trouve que c'est extrêmement grave dans notre état de droit.
00:21Parce que je comprends votre histoire de la preuve.
00:23Et bien moi, je trouve que la parole du policier, elle doit être un peu écoutée quand même aujourd'hui.
00:27Alors en plus sur Paris, il y a notamment un plan de vidéoprotection assez développé.
00:33Mais le résultat des courses, c'est que 1, les réquisitions et les qualifications judiciaires sont bien en deçà.
00:40Je suis désolé, les attroupements, il n'y en a pas qui sont retenus.
00:44Les violences volontaires avec armes en réunion ou en bande organisée,
00:49ce n'est toujours pas retenu lorsque l'on s'attaque aux policiers.
00:52Et c'est ça la réalité du terrain.
00:54Donc moi, je veux bien qu'on nous parle de preuves, mais en fait, il y a des vidéos qui
00:58constatent cela.
00:59Il y a des policiers qui témoignent.
01:01Et en fait, au bout de la chaîne, il ne se passe rien.
01:04La loi de poste, elle va répondre d'un point de vue administratif.
01:07Nous, on aurait aimé, notamment dans le cadre de la loi sécurité globale,
01:10que le fichier notamment des personnes qui ne peuvent plus participer
01:13à notamment des rassemblements ou des manifestations sportives soit retenu.
01:18Ça n'a pas été le cas.
01:19Ça a été retoqué, encore une fois, Conseil constitutionnel, Conseil d'État,
01:21qui nous ont mis des bâtons dans les roues.
01:23Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, la justice ne prononce pas les peines complémentaires
01:28d'interdiction de participer à des rassemblements.
01:30C'est ça, en fait, la réalité du terrain.
01:32Donc moi, je veux bien qu'on me dise que la justice n'est pas laxiste.
01:35Mais en tout cas, il y a un sujet.
01:37D'ailleurs, nous, on demande un observatoire de la réponse pénale.
01:40Et je peux vous garantir que moi, j'ai les statistiques depuis 2007.
01:43Et aujourd'hui, on fait de la mesure éducative dans tous les sens pour les mineurs.
01:48Aujourd'hui, on fait des peines alternatives à plus de 60%.
01:50Et aujourd'hui, les aménagements, notamment à Vinicio,
01:54puisqu'il n'y a plus de peine courte aujourd'hui en France,
01:56c'est ça la réalité, en fait, des décisions judiciaires aujourd'hui.
02:00Et c'est pour ça que, tant qu'on n'aura pas fait preuve d'autorité,
02:04nous, on a un slogan, essayons la fermeté.
02:06Essayons une fois la fermeté.
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