00:00 et donc depuis le décret de dissolution est effectif.
00:04 Thomas Ménager, est-ce que cette dissolution est pour vous justifiée ?
00:08 Est-ce que les soulèvements de la terre constituent une menace réelle pour l'ordre public ?
00:12 Oui, je le pense. Il suffit de voir le comportement.
00:15 Ils ont été cités, le ministre l'a cité, un certain nombre de comportements encore récents
00:19 avec l'agression du maire de Toulouse il y a quelques jours.
00:22 Il faut aujourd'hui avoir une ligne très claire vis-à-vis de tous les groupuscules.
00:26 Nous, dès décembre 2022, Jean-Philippe Tanguy et Marine Le Pen avaient écrit à la Première ministre
00:30 pour demander la dissolution de tous les groupuscules d'extrême gauche, d'extrême droite,
00:33 quels qu'ils soient, tous les groupuscules violents.
00:35 On a déjà une société qui est divisée, une société qui souffre,
00:37 et ces soulèvements de la terre aussi participent à cet écho terroriste,
00:41 à cet agribashing qui est très dangereux, notamment pour les rurals que je suis,
00:45 et je défends absolument nos agriculteurs.
00:48 Et surtout, ils ont eu des comportements indignes avec ceux qui travaillent,
00:50 qui se lèvent tôt quand ils ont été détruire, notamment les exploitations,
00:53 qui pourtant, en plus, préparent l'avenir et préparent le progrès pour protéger notre environnement.
00:56 Alors, c'est la première fois qu'un mouvement écologiste est dissous par l'État.
01:00 Est-ce que cette dissolution, elle est aussi politique,
01:03 c'est-à-dire la dissolution d'un mouvement qui est opposé à la politique du gouvernement,
01:06 notamment en matière agricole ?
01:08 Non, parce que n'importe qui peut aujourd'hui s'exprimer,
01:11 exprimer son rejet peut-être de la politique du gouvernement en matière environnementale,
01:15 mais ça se fait dans le respect de l'État de droit, dans le respect de nos institutions,
01:19 ça ne se fait pas avec violence, mais c'est le premier,
01:21 parce qu'on voit aujourd'hui qu'il y a une montée en puissance,
01:23 alimentée par les élus de la République dont certains vont, avec sein de leur écharpe,
01:27 accompagner, soutenir ces personnes qui, parfois, ont été touchées par l'interdiction de manifester.
01:34 C'est-à-dire que c'est ça qui est inquiétant, c'est que moi, ce que je vois plus largement,
01:37 c'est la préfiguration, si demain, il y avait la France insoumise, notamment, au pouvoir,
01:42 d'une société où il n'y a plus d'État de droit, où on ne respecte plus aucune règle,
01:46 et c'est ça surtout qui est inquiétant.
01:47 – Ça vous choque que des élus de la République puissent se retrouver dans des manifestations,
01:52 même s'ils ont le droit, même pour assister à une manifestation…
01:57 – Non, si la manifestation est pacifique et qu'elle est autorisée, oui,
02:00 si elle est interdite, non.
02:01 – Ce n'est pas la place d'un élu de la République pour vous ?
02:03 – Non, mais dans une manifestation, ça peut être la place d'un élu de la République,
02:06 bien entendu, même s'il faut toujours, et comme nous l'avons fait pendant la retraite,
02:09 se dire que le plus important, c'est d'être là pour travailler et faire le travail parlementaire.
02:13 Et quand la manifestation est interdite, non, enfin, à un moment, il y a la loi.
02:16 Si ceux qui rédigent la loi, votent la loi, ne la respectent pas, mais où va-t-on ?
02:21 – Vous parlez de mouvements écoterroristes pour les soulèvements de la terre ?
02:25 – Oui, je pense que c'est une forme de terrorisme écologique.
02:28 Toutes les actions et les activistes aujourd'hui qui ne respectent pas la loi,
02:34 qui vont attaquer les exploits d'action, attaquer des infrastructures,
02:37 bien entendu, c'est une forme de terrorisme.
02:39 – Parce que les avocats du soulèvement de la terre disent que ce mouvement
02:43 n'est pas en lui-même violent, ni ne dégrade des biens.
02:47 Alors, est-ce qu'il ne fallait pas plutôt condamner les personnes
02:51 qui étaient responsables des violences, plutôt que de dissoudre le mouvement ?
02:54 – À ma connaissance, les soulèvements de la terre n'ont pas dénoncé les violences,
02:58 n'ont pas exclu ces personnes, donc ils n'ont même pas fait preuve
03:01 de cette volonté de pacifier et de montrer que leur combat était un combat noble,
03:05 la défense de l'environnement, et on peut même le partager, bien entendu.
03:08 Mais aujourd'hui, ils ont toujours accompagné ces éléments violents qui font partie,
03:12 et je pense que c'est un axe de défense et c'est le rôle de l'avocat,
03:14 mais je pense que c'est très loin de la réalité.
03:15 – Et pourtant, il n'y a pas d'appel à la violence portée par les soulèvements de la terre.
03:19 – Non, mais lors de l'ensemble des interventions des soulèvements de la terre,
03:22 il y a des violences de membres qui se revendiquent des soulèvements de la terre.
03:26 Donc aujourd'hui, vous savez, le ministre, il n'a pas pris cette décision
03:30 sur la base d'intention, voilà, il y a des faits,
03:33 et c'est aussi pour ça qu'on ne peut que soutenir cette décision,
03:36 et notamment pour protéger ceux qui bossent, qui se lèvent tôt,
03:40 nos agriculteurs qui ont été attaqués par ces associations.
03:42 – Et justement, dans certaines manifestations d'agriculteurs,
03:44 il y a parfois des dégradations, des policiers qui sont blessés,
03:48 est-ce qu'il n'y a pas un deux poids, deux mesures de la part du gouvernement ?
03:51 – Non, mais dans toute manifestation, il peut y avoir des débordements,
03:53 mais là on voit bien que c'est organisé, voulu, et que c'est répété,
03:58 et c'est à chaque fois avec cette même association.
04:00 Donc oui, que dans chaque manifestation, que ce soit des agriculteurs,
04:03 une manifestation sociale avec des syndicats, voilà,
04:05 mais à aucun moment les syndicats agricoles ou les syndicats de travailleurs
04:11 n'ont appelé à la violence ou n'ont pas participé à dénoncer cette violence.
04:16 [Musique]
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