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  • il y a 3 ans
Avec Bernard Carayon Maire de la Ville de Lavaur, ex-député du Tarn et avocat.

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2023-06-14##

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News
Transcription
00:00 - Sud Radio Bercov dans tous ses états, le fait du jour.
00:04 - Oui c'est vrai, c'est vrai Jean Choultin, circulez, il n'y a rien à voir, de quoi on parle,
00:09 mais tout va bien dans cette France pacifiée, réunifiée, formidablement prospère.
00:16 Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme disait le candide de Voltaire.
00:22 Eh bien, on va parler un peu de Réalmond.
00:24 Oui, Réalmond dans le Tarn, la Bastille de Réalmond, merveilleuse, 13ème Ciel, j'y suis allé,
00:30 vraiment je vous conseille d'y aller, c'est magnifique, ces petits villages du Tarn.
00:34 Voilà, ces maisons arcades, 3500 habitants,
00:38 eh bien le préfet avait décidé d'installer une cinquantaine de migrants, vous savez,
00:44 c'est la politique du gouvernement décidant de saupoudrer un peu, voilà.
00:49 Bon, on ne va pas discuter là de la légitimité ou pas, des demandes d'asile, l'OQTF et compagnie,
00:55 et Dieu sait, c'est vrai à dire, on en a déjà fait,
00:58 mais là, effectivement, c'est la décision de placer, voilà, 50, 60 migrants dans des villages de 3000 habitants,
01:06 sans demander l'avis des habitants, sans demander l'avis souvent des maires, sans demander n'importe quoi,
01:13 et simplement là, Réalmond, eh bien il y a eu une opposition,
01:17 comme à Calac, comme ailleurs, on en a déjà parlé dans beaucoup de villages de France,
01:21 eh bien les gens ne sont pas tout à fait d'accord.
01:24 Et il y a une autre personne qui n'est pas tout à fait d'accord, c'est le moins que l'on puisse dire,
01:30 c'est Bernard Carayon, qui est ex-député du Tarn et maire de la ville de Lavore.
01:34 Bonjour Bernard Carayon.
01:36 - Bonjour André Bercov.
01:38 - Alors, Bernard Carayon, c'est intéressant ça, parce qu'il s'est passé,
01:42 donc ils ont dit voilà, on va mettre, évidemment comme un peu partout dans des villages de France,
01:47 on va caser, on va mettre quelques, voilà, migrants légaux,
01:52 en principe évidemment ce sont les migrants légaux qui doivent venir là,
01:56 et puis, et puis, il y a, voilà, à Réalmond, comme ailleurs, il y a eu une opposition,
02:01 et le préfet aurait dit, eh bien écoutez, si c'est comme ça, d'accord,
02:05 mais on va demander aux maires, mais on va répartir tout cela.
02:07 Qu'est-ce que vous pensez de cette démarche ?
02:10 - Effectivement, il y a eu une bronca à la fois de certains élus,
02:15 on n'était pas très nombreux à s'opposer à cette décision d'installation d'une cinquantaine de migrants dans le village de Réalmond,
02:22 et une bronca également des habitants qu'on a pu constater sur les marchés hebdomadaires.
02:27 Alors, ce que pensent les gens, c'est qu'ils sont là-haut, à Paris, complètement dingues,
02:34 parce que la dispersion ne va rien changer au problème.
02:38 Les régularisés resteront comme les autres.
02:42 C'est en quelque sorte la double peine.
02:44 Et cette fois-ci, ce sont les élus qui seront en première ligne.
02:48 C'est-à-dire que le gouvernement se défausse sur les maires d'une politique d'immigration qui est désastreuse.
02:54 Alors, j'ai écrit justement au maire Dutard, je leur ai dit, mais garde à celui qui va ouvrir la porte de sa commune,
03:03 parce qu'il va devoir tout supporter, à la fois l'hostilité de ses concitoyens et d'autre part les avatars de l'immigration.
03:13 Vous savez, c'est pourtant un sujet consensuel, la question de l'immigration.
03:16 75% des Français sont hostiles à l'immigration massive et demandent, exigent du gouvernement que celle-ci soit stoppée.
03:25 Il y a quelques jours, chez vos confrères du journal du dimanche, c'était Jean-Pierre Chevènement qui disait à la fois
03:32 que la politique européenne en matière d'accueil des réfugiés était incohérente et que la politique de l'État s'assimilait à de l'impuissance.
03:39 Bernard Crayon, justement, vous avez remarqué que...
03:42 Oui, allez-y, allez-y.
03:43 Il y a une quarantaine d'années, c'est Georges Marchais lui-même, l'ancien secrétaire général du Parti communiste,
03:49 qui disait qu'il faut arrêter l'immigration légale et l'immigration illégale.
03:54 Il y a 40 ans, le patron du Parti communiste.
03:56 Alors, à ceux qui, comme les verts, veulent me donner des leçons d'humanisme, moi je leur dis prenez-les chez vous,
04:02 mais en tout cas, laissez ceux qui n'en veulent pas être tranquilles.
04:06 Mais alors justement, d'abord, juste la remarque que je vais faire par rapport à Jean-Pierre Chevènement, Bernard Crayon,
04:13 ce qui est intéressant, c'est qu'il le dit une fois qu'il est retiré des affaires, alors que Jean-Pierre Chevènement n'est pas un homme qui manque de courage.
04:21 Mais au-delà de cela qui est anecdotique, au fond, qu'est-ce que vous pensez ?
04:27 Comment c'est décidé, au fond, revenons un peu à ça, parce qu'il y a beaucoup d'exemples de bronca, comme vous dites, et d'opposition,
04:34 avec un préfet qui veut absolument, et quelques fois les maires qui sont d'accord,
04:38 mais les maires ne font pas de référendum, ne veulent pas effectivement consulter leurs concitoyens,
04:44 en tout cas leurs électeurs, potentiels ou pas,
04:47 et cette politique de saupoudrage, qu'est-ce que vous en pensez, au fond, ça correspond à quoi ?
04:53 - C'est une façon, en quelque sorte, pour le gouvernement d'amortir le choc de cette immigration à laquelle les Français résistent.
05:03 Encore une fois, dans tous les sondages, en particulier dans les sondages qui ont été faits à propos des propositions de partis dans lesquels je suis,
05:10 les Républicains, propositions par exemple qui consistent à dire qu'on ne peut demander le statut de réfugié qu'aux frontières de son propre pays.
05:21 Sur cette question, il y a 77% des Français qui sont pauvres.
05:25 Les gens ont bien compris que derrière l'immigration, il y avait aussi un changement de société, un changement de civilisation qui était engagé,
05:33 parce que c'était une immigration qui était originaire de pays de l'Afrique subsaharienne, des pays du Madele, avec lesquels nous avons un certain nombre de difficultés.
05:42 Il y a eu hier un naufrage épouvantable en Méditerranée.
05:48 Mais qui sont les responsables de ce naufrage, de la mort de ces 70 migrants ?
05:54 Ce sont les passeurs, et ce sont ceux qui aident ces passeurs criminels.
05:58 J'ai eu l'occasion d'aller...
06:00 - Qui a le bon vous d'argent, d'ailleurs.
06:02 - Oui, j'ai eu l'occasion d'aller aux confins de la Grèce et de la Turquie il y a quelque temps.
06:07 J'ai vu opérer de véritables agences de voyage qui vont chercher, justement, dans les pays que j'évoquais, auprès des familles, des candidats au départ,
06:17 qui moyennant des sommes d'argent souvent très importantes, organisent la liaison avec les mafias qui s'occupent du transport maritime ou du transport terrestre,
06:29 avec des organisations non gouvernementales également, comme SOS Méditerranée.
06:33 Et tout ce petit monde fait un argent fou, où se donnent, où se partent des plumes de la vertu pour transporter des gens dans des conditions d'insécurité totale.
06:43 Chez les migrants qui sont morts, il n'y en avait pas un seul qui avait un machin de sauvetage. Pas un seul.
06:51 - Oui, c'est terrifiant.
06:53 - On fait prendre à ces gens des risques terribles. Et c'est donc ces mafias-là et ces EGF qui sont responsables de ces accidents.
06:59 - Oui, mais alors Bernard Carillon, vous protestez, vous n'êtes pas le seul, beaucoup de gens parlent de ça, vous parlez de Georges Marché,
07:05 c'était il y a 40 ans, un peu plus de 40 ans, mais apparemment, honnêtement, les autorités n'en tiennent absolument pas compte.
07:12 Tout le problème, il y a eu, encore une fois, il y a eu plusieurs villages, plusieurs villes qui se sont opposées à cela,
07:18 et au fond, ça continue encore et encore, comme si de rien n'était. On voit les chiffres qui...
07:26 320 000 bénéficiaires d'été de ce jour, plus 17% en 2022 par rapport à 2021.
07:33 Et je pourrais comme ça donner des chiffres énormes. Qu'est-ce qui se passe là-dessus ?
07:38 C'est-à-dire qu'on a l'impression que tout ça, nous parlons, mais nous parlons en l'air, et qu'il n'y a aucun résultat.
07:44 Vous dites, vous citez les 77% des Français. Alors franchement, on a l'impression que les 23 autres % n'en ont rien à faire,
07:52 et que surtout les princes qui nous gouvernent, ils disent "mais écoutez, circulez, rien à voir, et cause toujours, tu m'intéresses".
07:59 Je crois que d'abord, le gouvernement n'entend pas une partie de son opposition. Dans le parti, encore une fois, dans lequel je suis,
08:08 Les Républicains, nous avons présenté au titre des groupes parlementaires du Sénat et de l'Assemblée Nationale des propositions,
08:14 notamment de référendum et de révision de la Constitution, qui permettraient de faire sauter...
08:18 Mais vous ne pesez pas, Mme Macarayon, Les Républicains ne pèsent pas. C'est ça le problème.
08:23 Écoutez, si on veut aujourd'hui résoudre l'essentiel des problèmes d'immigration, il faut écouter l'opposition qui s'exprime de manière concrète.
08:31 Deuxièmement, je lance un appel sur votre antenne, aujourd'hui, à tous les maires de France, pour qu'ils opposent une résistance aux préfets dans leur département,
08:40 à l'égard de cette politique de saupoudrage. Si la plupart des maires écoutent leur population, à ce moment-là, ils pourront bloquer les propositions qui sont faites par les préfets,
08:53 et donc par les représentants du gouvernement.
08:55 Est-ce que vous êtes, alors vous, Bélin Carillon, vous êtes maire vous-même, vous êtes homme politique, et depuis longtemps, vous connaissez bien,
09:01 est-ce que vous, vous êtes dans cette matière-là, pour des référendums locaux, justement, ville par ville, ou commune par commune, enfin certains,
09:10 pour que les habitants donnent leur avis, ou pas ?
09:13 Écoutez, il suffit pour les maires de gauche, ou pour les maires verts, ou France Insoumise, qui veulent, comment dire, accueillir chez eux des migrants,
09:24 il leur suffit de poser la question à leur population. Moi, je connais le résultat dans ma ville. Encore une fois, si on dit que 75% des Français veulent que l'on mette un arrêt à cette population massive,
09:37 il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas cette même opposition dans les communes qui sont administrées par des maires de gauche,
09:42 qui sont, en général, bienveillants pour l'immigration irrégulière ou l'immigration légale.
09:46 Et donc, quand vous faites cet appel aux maires, vous dites, c'est aux maires, effectivement, de s'opposer à cette politique,
09:54 qu'ils soient de gauche, de droite, du centre, ou d'ailleurs. C'est-à-dire, il faut savoir, est-ce qu'ils vont écouter, voilà, leur population.
10:01 Et c'est vrai que c'est là un des problèmes. Parce que, pour le moment, on voit bien que rien ne change.
10:09 - C'est eux qui vont devoir supporter tous les problèmes liés à l'installation de migrants supplémentaires.
10:17 - Et vous pensez... - C'est avec leur centre communale d'action sociale qu'ils vont devoir délivrer des aides supplémentaires aux migrants.
10:25 C'est eux qui vont devoir trouver des logements. C'est eux qui vont, le cas échéant, leur trouver une occupation.
10:31 Parce que qu'est-ce qui est prévu pour ces migrants dans la journée ? Rien !
10:35 - C'est ça. Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Eh oui. - Un contrat de travail.
10:39 Donc leur situation n'est pas réglée sur le plan juridique. Qu'est-ce qu'ils vont faire toute la journée ?
10:44 Ils vont aller sur les marchés des villes. Ils vont se retrouver. Ils vont se regrouper.
10:48 Et ils vont vivre de quoi ? Des allocations que leur donne l'État ? Est-ce que cette situation peut durer longtemps ?
10:54 Vous savez combien coûte un mineur non accompagné ? Souvent d'ailleurs ce sont de faux mineurs.
10:59 - 5 ans ou 1 000 euros par an. - 50 000 euros par an et par mineur au département.
11:04 Les conseils départementaux sont étranglés par le poids financier de l'aide sociale à l'enfance
11:11 qui est fonctionné pour l'essentiel pour les migrants. Est-ce que vous trouvez ça durable ? C'est pas durable.
11:15 Donc les maires qui sont les piliers de la République aujourd'hui, alors que les instituteurs maintenant
11:20 préfèrent consacrer certaines heures scolaires à apprendre à trier les déchets pour leurs gamins,
11:27 je pense que les piliers de la République ce sont les maires.
11:30 Et ce sont eux qui aujourd'hui doivent exprimer la plus forte résistance
11:35 contre cette politique d'immigration, encore une fois, que je juge désastreuse.
11:39 Merci Bernard Carayon. Écoutez, on va suivre ce qui va se passer évidemment réellement
11:43 dans le Tarn et ailleurs parce que le problème est hélas posé.
11:47 Merci pour vos éclaircissements.
11:49 Merci.
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