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  • il y a 36 minutes
Avec Patrice Boulet, agriculteur à Paulhac-en-Margeride et Saint-Privat-du-Fau, adjoint de la commune de Paulhac-en-Margeride

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##C_EST_A_LA_UNE-2026-05-15##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Jacques Cardoge.
00:04Je suis ravi de vous retrouver pour ces 3h d'info.
00:07On est ensemble jusqu'à 10h et dans cette première heure, vous le savez,
00:11vous qui êtes habitués des chroniques de Sud Radio,
00:15on a rendez-vous tout à l'heure avec la chronique automobile de Saroules
00:18ou bien encore curieux comme Rémi avec Rémi André
00:21qui a des choses très très intéressantes à nous dire.
00:24Vous verrez de quoi il s'agit tout à l'heure.
00:26Alors, on va commencer par cette Rave Party à nouveau en préparation
00:31et ça vous fait réagir évidemment au standard de Sud Radio.
00:35Vous êtes avec Manu qui vous accueille à ce standard au 0826 300 300.
00:42Je vous pose une question très simple.
00:44Faut-il durcir les sanctions contre les organisateurs de Rave Party ?
00:48On le sait, il y a une loi qui est actuellement en discussion
00:51qui prévoit de faire passer de l'amende au délit le simple fait d'organiser une Rave Party,
00:58surtout si le préfet l'a interdit.
01:00On pourrait notamment saisir le matériel, faire passer les amendes à 30 000 euros.
01:04Oui, mais bon, voilà, pour le moment la loi n'est pas passée
01:07et de toute façon vous avez certainement un avis sur cette loi.
01:09Est-ce qu'elle serait suffisante pour faire reculer les tuffeurs ?
01:13Pourquoi ? Eh bien parce qu'on a à nouveau un problème dans le Sud-Ouest
01:18du côté de Polac en Margeride.
01:20Bonjour Patrice Boulay, soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
01:25Bonjour.
01:26Vous êtes agriculteur et vous êtes également adjoint de la commune de Polac en Margeride.
01:32C'est une petite commune de 115 habitants.
01:35Alors dites-nous tout, qu'est-ce que vous voyez de là où vous êtes actuellement ?
01:40Quelle est la situation ? Est-ce que les tuffeurs sont déjà en place ou pas ?
01:46Oui, alors les tuffeurs sont en place.
01:50Les agriculteurs de la commune se sont mobilisés pour bloquer les accès hier.
01:55Il y a déjà 400 véhicules qui sont à peu près sur le territoire, sur place.
02:01Comme les accès sont bloqués, les personnes laissent leur véhicule à droite ou à gauche
02:07et se rendent sur place à pied.
02:10Bon, et les tuffeurs sont en place, mais la teuf n'a pas commencé encore.
02:15Ils n'ont pas déployé le matériel.
02:17Ils ont déployé le matériel et pour une petite partie, la fête est en cours.
02:24D'accord, la fête a déjà commencé pour une petite partie.
02:26A déjà commencé sur des parcelles agricoles.
02:28Alors sur des parcelles agricoles, justement, je voulais vous entendre là-dessus.
02:33Est-ce que certaines de vos cultures ou des cultures des collègues sont menacées ?
02:38Oui, elles sont touchées puisqu'elles sont présentes sur ces parcelles agricoles
02:43et forcément, il y a des dégâts, surtout qu'on est à la veille des récoltes.
02:48C'est des récoltes d'herbes puisque ici, c'est une zone élevage.
02:52Mais ça provoque quand même des dégâts importants puisque ces parcelles ne sont pas utilisables.
02:58Bah oui, j'imagine.
02:59Et puis en plus, il ne fait pas forcément très beau.
03:02Il y a de la pluie, de la boue, tout ça va charrier la terre.
03:06On est en altitude, on est à 1300m d'altitude.
03:09Et ce matin, on a de la neige.
03:11C'est exceptionnel pour le mois de mai, mais ça arrive.
03:14Et il y a un risque aussi pour les personnes.
03:17Cette altitude-là, avec ce temps-là, la nuit, c'est quand même aussi un risque.
03:23Bien sûr.
03:24Et alors, comment vous avez été au courant de cette organisation ?
03:29Est-ce que ça s'est fait au dernier moment ?
03:32Ils étaient dans le secret ?
03:33J'imagine qu'ils n'ont pas demandé d'autorisation.
03:35Qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus ?
03:37Donc, il y avait un arrêté préfectoral qui interdisait tout rassemblement musical
03:42sur le département de la Lauser.
03:45Et la préfecture nous a prévenus, ainsi que la gendarmerie,
03:49pour les aider à bloquer les accès.
03:51D'accord.
03:52Puisque le temps qui se met en place, il fallait être réactif.
03:56Et c'est un massif qui est aussi dangereux, parce qu'on a l'altitude.
04:02Donc, le but, c'était qu'il y ait moins de personnes possibles qui se rendent sur le site.
04:07Alors, à travers ce que vous dites, je ressens un point positif quand même.
04:11C'est que le préfet et les gendarmes vous ont appelés pour que vous les aidiez à bloquer les accès.
04:18Ça n'a pas toujours été le cas dans le passé, dans ces organisations sauvages de manifestations musicales,
04:25où parfois les agriculteurs étaient un peu pris entre deux feux au milieu des forces de sécurité
04:32et évidemment face aux tuffeurs.
04:35Mais là, vous êtes du bon côté.
04:37Ils font appel à vous.
04:38Au moins, on a franchi un pas.
04:42Vous vous êtes dit à ce moment-là, c'est déjà pas mal, on va les aider à essayer de
04:46bloquer les accès.
04:47C'est ça ?
04:48Voilà, c'est ça.
04:49Et puis, le fait que ce soit fait, qu'il y ait eu vraiment une...
04:56Comment on peut dire ?
04:58Avec la gendarmerie...
05:00Une collaboration, un travail en commun.
05:02Donc, voilà, on a travaillé en commun et ça a permis d'être efficace et réactif
05:07et de bloquer les accès le plus vite possible.
05:09Alors, Patrice, dites-nous tout.
05:11Dans quel état d'esprit vous êtes ?
05:12Parce que j'imagine quand même...
05:14Voilà, on travaille toute l'année pour des récoltes
05:17et là, à quelques heures, à quelques jours des récoltes,
05:20on a une nouvelle qui nous tombe dessus comme ça.
05:23On voit arriver, débouler...
05:25Alors là, vous nous dites qu'ils sont quelques centaines,
05:27mais on nous annonce 10 000 personnes.
05:29Dans quel état d'esprit vous êtes ce matin ?
05:32C'est vrai qu'on est inquiet.
05:34Alors, bon, il y a la partie dégâts des récoltes,
05:38mais après, il y a toute la partie, si on peut dire,
05:43des salissures de tout ce qui est déchets sur les parcelles,
05:47qui peuvent présenter des risques aussi pour les animaux.
05:49Oui, alors il y a les risques, mais enfin...
05:52Il y a les ingestions, après, possibles par les animaux
05:56de corps étrangers, quoi, et ça s'est déjà passé
05:59et ça pose vraiment des problèmes sanitaires aussi au niveau des trous, quoi.
06:03Est-ce que vous ressentez, d'une certaine façon,
06:05j'ai envie de dire, une salissure de votre travail ?
06:08Parce que vous travaillez toute l'année
06:09et vous allez vous retrouver, pardon de le dire comme ça,
06:12je suis désolé, Patrice,
06:13mais vous allez vous retrouver avec des salissures,
06:15avec des détritus sur votre travail,
06:18sur le travail des collègues également, sur les cultures.
06:20Oui, c'est ça, c'est ça, et pour nous,
06:23c'est quand même intolérable que des parcelles privées
06:27puissent être prises en otage du jour au lendemain,
06:30comme ça, et quasiment détruites.
06:32Il y a les clôtures, il y a les récoltes, il y a tout,
06:34c'est un ensemble de choses, quoi, et même les accès, quoi.
06:37On sent du désespoir chez vous, Patrice, franchement,
06:39parce que, voilà, on a l'impression, vous êtes au courant,
06:43il y a l'arrêté, j'imagine que le préfet, évidemment,
06:45il voulait interdire, puisqu'il a pris un arrêté,
06:48et c'est qu'il voulait l'interdire, mais finalement,
06:50tout le monde était impuissant, tout le monde était dépassé,
06:52et cette teuf, malheureusement, elle va avoir lieu, c'est bien ça ?
06:55C'est ça. Alors, le préfet s'est rendu sur place,
06:57on l'a rencontré hier.
06:58D'accord.
06:59Il est allé sur place pour essayer de négocier.
07:03Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a pas eu de possibilité
07:05de trouver une entente pour quitter les lieux de ces personnes-là.
07:09Dernière question, quel est l'espoir pour les prochaines heures,
07:12Patrice Boulet, dites-nous tout ?
07:14Alors, l'espoir, c'est que, ben, il fait quand même,
07:16les conditions météo sont assez difficiles en altitude,
07:20et l'espoir, c'est qu'ils quittent les lieux d'eux-mêmes assez rapidement,
07:24mais à mon avis, vu qu'ils se sont installés sur un week-end de 4 jours,
07:28ça va être quand même difficile, quoi.
07:29Merci.
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