00:00 Il ne faut pas qu'on ait un désenchantement démocratique parce que ce réseau,
00:03 il y a un million de candidats et à la fin il y a 500 000 élus à peu près locaux,
00:07 la plupart bénévoles d'ailleurs et ceux qui sont indemnisés, ils le sont bien souvent,
00:10 pardonnez-moi de le dire comme ça, mais à coup de pompe dans le cul,
00:12 parce que les indemnités des élus par rapport à leur responsabilité des élus locaux
00:16 sont assez ridicules.
00:17 8 000 habitants avant impôt, c'est 1 800 euros.
00:21 Et je gère une collectivité de 14 millions d'euros de budget et de 140 agents,
00:27 donc c'est une bonne grosse PME, mais on ne fait pas ça de toute façon pour gagner de l'argent,
00:31 sinon on fait autre chose de sa vie.
00:32 Mais ce que je disais tout à l'heure sur le fait que les derniers humains qui répondent au téléphone,
00:37 ce sont les agents de nos mairies, je veux leur rendre hommage
00:41 parce qu'ils se sont confrontés eux aussi d'ailleurs à cette montée des violences,
00:44 doit quand même nous inspirer le fait que globalement,
00:47 et je ne veux pas nous tresser de couronne de laurier,
00:49 mais les mairies tiennent le pays à bien des égards dans ces temps troublés.
00:53 Et donc on a vraiment besoin de ne pas entrer dans ce désenchantement
00:57 qui fait qu'il y a des endroits où on n'a plus de candidats aux élections municipales,
01:01 on a sans doute besoin de repenser à des endroits la carte administrative.
01:04 Et puis s'agissant des agressions contre les élus, de la fusion, de la conjugaison,
01:09 à la fois d'un soutien qui doit être affirmé bien plus nettement,
01:14 de façon bien plus visible en fait.
01:16 Parce que des fois ce n'est pas simplement d'avoir des policiers devant chez soi,
01:18 c'est un scandale qu'il n'y ait pas un membre du gouvernement
01:21 qui se soit déplacé à Saint-Brévent pour apporter son soutien.
01:24 - Raphaël Glucksmann, attendez, attendez !
01:26 - Parce que nos administrations, elles ont besoin de nous.
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