00:00 Le problème c'est l'internationalisation de ces mouvements.
00:02 Depuis une dizaine d'années, et notamment grâce à Internet et à la fachosphère,
00:05 ce qu'on appelle la fachosphère depuis 20 ans,
00:07 il y a une internationalisation importante.
00:10 Ces gens reprennent les thématiques, reprennent les éléments de langage,
00:13 et reprennent les modes d'action qui sont habituellement plutôt ceux des États-Unis.
00:18 On l'a vu au Brésil avec un certain nombre d'actions extrêmement...
00:21 Et maintenant en Allemagne où des élus sont déjà morts pour les mêmes raisons,
00:25 ont déjà été tués par des éléments d'extrême droite,
00:28 et dans d'autres pays d'Europe également.
00:30 Donc cette internationalisation fait que oui,
00:33 ce dont on a le plus peur les services qui regardent ce que font ces gens-là,
00:39 ou les chercheurs comme moi,
00:40 ce dont on se prévient et on se dit "c'est ça qui va sans doute arriver prochainement",
00:45 c'est en effet soit des loups solitaires,
00:46 soit des gens échappés de ces petits groupes,
00:49 comme Maxime Bruneride il y a quelques années,
00:50 mais qui réussiraient leur coup.
00:51 Est-ce qu'elle est sous-estimée cette menace aujourd'hui par l'État ?
00:54 Elle ne l'est plus, elle a longtemps été.
00:55 Elle a longtemps été ?
00:56 Elle a longtemps été, dans les années notamment 2010-2015,
00:59 ils nous appelaient, nous les chercheurs, pour savoir ce qui se passait.
01:02 On leur disait "c'est un peu votre travail".
01:04 Depuis quelques années, je crois que les services ont pris conscience,
01:08 notamment depuis 2015, je crois que M. Laurent Nunez l'avait d'ailleurs expliqué,
01:12 il y a une prise de conscience, et à nouveau ils ont un œil sur ces gens-là.
01:16 Mais néanmoins, ces gens-là sont de plus en plus organisés,
01:19 internationalisés, et donc de plus en plus dangereux.
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