00:00Bonjour, c'est Michel Larosa pour le studio Fousséin. Quel bonheur de recevoir Jean-Téacaté.
00:07Ah oui, c'est moi, c'est toi.
00:08Mais c'est-à-dire qu'il est de plus en plus beau. Je peux me parler de dire ça.
00:11J'ai lu que t'allais viter tes cannes. Ah, j'ai dit à Pallage.
00:14Si, si, je suis à Tronanan.
00:15T'as Tronanan.
00:16Je l'accepte totalement.
00:17Je sais que tu es beaucoup aimé des Français.
00:19D'ailleurs, je veux penser à toi, Premier ministre. Tu aurais peut-être fait l'unanimité.
00:24Mais je ne m'arrête pas avec moi.
00:26Non, mais c'est vrai que tu es hyper sain-bête.
00:28Je sais, c'est quelque chose comme ça.
00:31On ne sait pas, c'est venu avec le temps.
00:33Mais pourtant, les gens n'avaient pas peur de toi.
00:35Mais ils te redoutaient quand même.
00:36Parce que tu pouvais escroquer les enfants.
00:37Tu sais, ils ont peur, mais ils t'adorent.
00:39Ils t'adorent, oui, c'est ça.
00:40Les enfants m'adorent.
00:42Et on t'adore.
00:42Moi, j'étais à l'Ordre.
00:43Je me suis fait plaisir.
00:45J'ai regardé une pièce de théâtre d'Yaté Pézadette.
00:48Elle est venu.
00:48Elle est venu.
00:49Ils étaient en arcades toutes les deux fois.
00:51Les autres aussi.
00:51On a joué ça il y a 30 ans.
00:53Oui, c'est ça.
00:53Ma femme est partie ?
00:55Ma femme est sortie.
00:56Ma femme est sortie.
00:57Et bon, le théâtre, ça devient ton quotidien.
01:01Maintenant, oui.
01:01Voilà.
01:02Bon, évidemment, au cinéma, tu as fait beaucoup de choses.
01:05Mais j'en fais plus.
01:06Tu n'en fais plus.
01:06C'est une volonté ?
01:07Non, c'est parce que, tu sais, c'est...
01:09Oui, c'est des vagues.
01:10C'est des vagues des modes.
01:11Puis le cinéma a changé.
01:12Il a évolué.
01:13Et puis j'ai vécu.
01:14Oui, mais enfin...
01:15C'est vrai que beaucoup de gens responsables, entre guillemets,
01:19je ne m'imagine pas comme un vieux dans un film.
01:21Mais ils voient un mec, quelqu'un bérin, une vallette...
01:24Oui, il peut voûter...
01:25Oui, oui, oui.
01:25Non, non, c'est pas ça.
01:26C'est pas Jean.
01:27Non, non, c'est...
01:27Les avocats disent que j'ai la physique de Latin Lover.
01:30Mais moi, je serais réalisateur.
01:33Tu as vu, je suis ordinaire.
01:35Moi, je t'ai vu parrain, un parrain.
01:37Je serais panicite parrain.
01:38Oui, ça, oui.
01:38Parrain, regarde, regarde, regarde.
01:41Ça va, tu es dans Pierre.
01:42Tu es ramené le fric.
01:44Non, Delphi, une scène, tous les deux.
01:45Rappelle-toi.
01:45Oui, non.
01:46Tu me menaces dans...
01:48Oh, Delphi.
01:49Exactement.
01:51Je sais que ça a fait un tabac.
01:53Et puis, il continue, tu sais, ce qui est rare.
01:55On va passer sur plusieurs plateformes d'Ellumegeant.
01:58Donc, Jean-Pierre, tout va bien dans ta vie ?
02:01Tu es...
02:0381 ans, comment tu le vis ?
02:05Est-ce que c'est que vraiment...
02:06Oh, je ne le vis pas.
02:08C'est subi.
02:09Oui, mais justement, est-ce que tu t'attendais à 81 ans ?
02:13Parce que quand on était jeunes, quand on était vieux.
02:16Bah, 81 ans, j'étais déjà mort.
02:17La génération de nos parents, ils mouraient entre 70 et 78 ans.
02:24Oui, après, il y avait toujours des jours plus vieux.
02:25Quelqu'un qui m'a eu à 80 ans, c'était vieux.
02:2785, c'était...
02:28Aujourd'hui, Jean-Pierre, 80 ans, là, sur des castings, vous voyez.
02:34Tu peux être trop jeune.
02:35C'est exact.
02:36Oui, moi, je te donne 70, 10 ans de moins.
02:38Ah, 10 ans de moins.
02:38Oui, mais peut-être.
02:40Mais c'est fort, pour un acteur, le vieillir, plus pour un maître de l'âge.
02:45Est-ce qu'ils n'ont pas grongé que les mecs de 4 heures de zone sont belus comme ils les imaginent ?
02:49On a gagné 10 ans.
02:51On a gagné 10 ans.
02:52Bon, ta petite famille va bien.
02:54Hein ?
02:55Ils ont bien réussi ?
02:56Benjamin s'est reconverti, il produit du théâtre.
02:59Voilà, c'est ce que j'ai dit.
03:00Alors, en janvier, il produit...
03:03Mais il devait en faire aussi.
03:04Non, non.
03:05Il ne veut pas, alors, Benjamin.
03:06Non, ce n'est pas un bon acteur.
03:07Bon, c'est un bon acteur, c'est bien.
03:09C'est un bon acteur.
03:10Il est doué.
03:11Ce n'est pas son truc, c'est pas...
03:12Oui, c'est pas là, c'est pas...
03:13C'est pas là qu'il va...
03:13J'ai compris, j'ai compris, c'est pas...
03:15C'est pas...
03:15C'est pas...
03:16C'est objectif.
03:18C'est pas...
03:18Mais non, il n'y a pas beaucoup d'acteurs
03:20qui sont perdus, non plus.
03:21Oui, mais...
03:21Non, oui.
03:22C'est peut-être où ?
03:23Non, parce que j'ai, par exemple,
03:25un fils du jeune, de 35 ans,
03:26qui, lui, trop répété,
03:28qui jouait à très haut niveau,
03:30il était là toujours en cocher,
03:31mais il est journaliste sportif.
03:33Oui, et je lui ai dit...
03:34C'est Giovanni.
03:35C'est Giovanni.
03:35Giovanni, il n'y a plus, il est beau, hein.
03:37Putain, qu'est-ce qu'il est beau ?
03:38Ben oui, alors, mais je lui ai dit,
03:39écoute, c'est un jour...
03:41Tu dois faire du véné,
03:42ils te le demanderont.
03:43Ne cours pas après.
03:45T'as un vrai médeville.
03:46Oui.
03:47Puis attends, il cartonne dans son métier.
03:49Oui.
03:49Qu'est-ce qu'il va les ramer
03:51avec 80% des métiers qu'il y a au chômage ?
03:54Et subir les aléas,
03:56et les fantômes des réalisateurs
03:57et des producteurs.
03:58Donc, non.
03:59Non.
04:00Alors, euh...
04:01J'ai payé pour deux générations.
04:04Oui, c'est ça.
04:06Mais on se souvient,
04:07enfin, moi, j'ai un avion.
04:08Bon, tu as fait de coups de choses.
04:09Je me rappelle de ce premier,
04:10un des premiers feuilletons,
04:12les...
04:13où c'est camionneur avec...
04:14C'est ce qui m'a rendu.
04:17Je suis un chauffeur routier,
04:18j'avais 100 jours de tournage.
04:19Oui, oui.
04:20J'ai fait Paris-Téhéran
04:21avec les camions.
04:22Oui.
04:22On a vraiment fait
04:23l'histoire complète.
04:25Et alors, à l'époque,
04:26on avait trois chaînes de télé.
04:29Oui, trois,
04:29ou deux,
04:30je ne sais pas,
04:31je crois pas.
04:31Ah non, on en avait deux ou trois.
04:33Oui, deux, trois, oui.
04:34Et c'était...
04:35Il y avait une émission
04:36sur la veille de Max Mini.
04:37Oui.
04:38C'était à nuit, oui, oui.
04:40Tout le temps,
04:40tout le temps,
04:41tous les mecs appelaient
04:41pour parler de Louis.
04:43Mais je jouais Jean Dupuis
04:44avec la regrettée
04:45d'Oradol et Jean Martinelli.
04:47Je jouais mon frère,
04:48il était joué
04:48dans le demi-frère,
04:50parce qu'on sait
04:51que c'est...
04:51Oui, oui, oui.
04:52De Patrick Devers.
04:53Oui.
04:55Il y avait Elisabeth Marconi,
04:57il y avait...
04:57Très belle...
04:58Mais c'est vrai
04:59que ça avait un succès,
04:59il faut voir.
05:00C'est les premiers pas
05:01des séries, finalement,
05:02qui sont devenus...
05:03Je ne vois plus marcher
05:04dans la règle.
05:05Oui, oui.
05:05Je devais verser la France.
05:07Voilà.
05:08Et après, évidemment,
05:09j'ai enchaîné avec...
05:09Et puis il y a 70%
05:10de fort de marché
05:11à l'époque.
05:12Des scores qu'on ne fait plus.
05:14Oui, non.
05:15Puis moi, je me souviens,
05:16c'est une scène mythique
05:17d'un film
05:18qui avait le culte aussi,
05:20c'est L'éléphant sa trombe
05:21avec sa sorte de l'antenne,
05:23de ta voiture,
05:24le massacre à la R6,
05:25le Jean Rochefort.
05:26Le Jean Rochefort,
05:26alors ça,
05:27c'est une scène
05:28que je dois
05:28à Jean-Louis Dabadi
05:29qui est un hommage
05:31à L'Orelle et Hardy.
05:32C'est dans les voitures
05:33de L'Orelle et Hardy,
05:34on case beaucoup de voitures.
05:35Oui, oui, oui.
05:37Et ils ont écrit
05:38la scène pour...
05:40Mais elle est magnifique.
05:40Elle est culte
05:41avec cette fameuse veste
05:42qui propose un doute.
05:45Tu peux être l'amant.
05:47D'où l'histoire
05:47avec Jean Rochefort.
05:48Et en fait,
05:49ce n'est pas ça.
05:49Ça, ça fait partie
05:50un peu comme le sketch
05:51de Misraï,
05:52tu vois,
05:52c'est mon titre.
05:54Oui, oui, c'est vrai.
05:55C'est l'Israï
05:56avec les...
05:57C'est le mieux
05:57qu'on en avait.
05:58J'ai trois ans, hein.
06:00T'aimes les rediffuser.
06:01On sent ton énervement.
06:03Voilà.
06:03On sentit le jour
06:04et on dit
06:04maman, il va l'exploser.
06:06Oui, c'est génial.
06:07J'ai raison, j'ai eu ça.
06:07J'ai ça, j'ai ça.
06:08J'ai tchik-tchik-ay-ay-ay.
06:10J'ai donc
06:10au mochon canapé
06:11avec la magnifique
06:13race de Capitagnon
06:15à la fameuse garafe.
06:16On met le couvert
06:17qui a fait le tour du monde.
06:19Oui, oui, oui.
06:20C'est genre
06:21à la leveuse.
06:24Je dis coucou
06:24à grâce de Capitagnon.
06:26Et alors,
06:27avant de nous séparer,
06:28il demande
06:29si tu n'étais pas
06:31Jean-Pierre Castaddy,
06:32aimerais-tu être ami
06:33avec Jean-Pierre Castaddy ?
06:35Écoute,
06:36tu sais ce que m'avait dit
06:37ma belle-mère ?
06:38Simon Tignoret ?
06:39Oui, vous savez quand même.
06:41Oui, je ne sais pas
06:41n'importe qui.
06:42Si.
06:43Elle m'avait dit
06:44vous savez Jean-Pierre,
06:45le plus beau des rôles,
06:47ce n'est pas celui
06:47que vous rêvez
06:48jouer une boue.
06:49C'est celui qu'on rêve
06:50pour rouvoir jouer une boue.
06:53Que filet un homme
06:53que c'est ce que je vois.
06:56Ce n'est pas moi
06:56qui existe.
06:57Ce n'est pas moi
06:57qui existe.
06:58Ce sont les gens
06:58qui vont en ce ciel.
07:01Alors je vais adapter
07:01à la vie.
07:02C'est ça ?
07:03C'est d'accord.
07:04Merci Jean-Pierre.
07:04Merci Jean-Pierre.
07:07Merci à toi.
07:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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