00:00Générique
00:02...
00:06Bonjour et bienvenue dans Envie d'agir,
00:09où je suis ravie d'accueillir Théo Skubla,
00:11PDG d'Ichwan, pour aborder une question humaine
00:14et essentielle, qui est l'inclusion
00:17des personnes réfugiées dans nos sociétés.
00:19Bonjour, Théo. Merci d'être avec nous.
00:22Ichwan est une entreprise sociale et solidaire.
00:25Dites-nous ce que vous faites et quels sont vos objectifs.
00:28Ichwan est une entreprise à mission,
00:31qui a cette double mission,
00:32permettre aux personnes réfugiées, aux nouveaux arrivants,
00:35qu'on va former, leur permettre de retrouver un emploi durable,
00:39et permettre aux entreprises de recruter ces personnes
00:42qui ont tout à leur apporté, parce qu'elles ont tout gagné.
00:45Ces personnes qui sont déplacées de force,
00:49pour des raisons de persécution, de conflits, de guerres, etc.,
00:53elles sont très nombreuses.
00:55Le chiffre tourne quasiment autour de 110, 120 millions de personnes.
01:01Expliquez-nous ce concept.
01:02Ca veut dire quoi ? Comment ça se comptabilise ?
01:05Aujourd'hui, il y a des personnes qui sont déplacées dans le monde.
01:09La plupart sont déplacées dans des pays limitrophes
01:12desquels elles ont suivi.
01:14Ce ne sont pas toutes des personnes statutairement réfugiées,
01:17dont on parle souvent dans les médias.
01:20Il faut savoir qu'il y a qu'une petite partie des personnes
01:23parmi les personnes déplacées,
01:25qui sont des personnes qui arrivent jusqu'à l'Union européenne
01:28ou jusqu'en France,
01:30et qui sont, je dirais, officiellement réfugiées.
01:34Si on parle des réfugiés en France, par exemple,
01:37c'est que 0,3 % de la population française.
01:39Ca ne représente pas énormément de monde.
01:42L'essentiel des personnes déplacées,
01:44c'est un chiffre qui est désastreux, qui est énorme,
01:47sont déplacées pas loin du pays duquel elles sont parties.
01:51Très peu de personnes arrivent en France ou en Union européenne.
01:55-"Vous savez, l'envie d'agir", j'aime toujours bien savoir,
01:58ce qui a donné l'envie d'agir à chacune et chacun de mes invités.
02:02Il se trouve que vous avez sorti un livre-témoignage
02:05l'année dernière, que vous avez eu la gentillesse de m'offrir,
02:09qui s'appelle Le grand rapprochement.
02:11Voilà.
02:12Je voudrais vous faire réagir
02:15sur un extrait qui m'a énormément touchée.
02:18Vous écrivez...
02:19J'ai grandi dans une ville près de Toulouse,
02:22Fonsorbe, je le prononce bien,
02:24où j'ai pu toucher du doigt
02:26l'abrupte réalité du déterminisme social.
02:30La figure de ma grand-mère, Antonietta,
02:33aujourd'hui Antoinette, m'a marquée à jamais.
02:36Née en Italie, elle est arrivée dans les Hautes-Pyrénées
02:39à 10 ans, en 1948, pour rejoindre son père,
02:43qui y était réfugié à la fin de la guerre.
02:45Et je l'ai toujours connue aimante et généreuse,
02:49mais ne cachant pas sa frustration
02:52de n'avoir jamais pu être la personne
02:55qu'elle aurait aimée devenir,
02:58de ne jamais pu pouvoir montrer sa valeur.
03:02Et ça, le petit Théo, à l'époque,
03:04ça lui a fait quelque chose, en fait.
03:06Oui, c'est révoltant.
03:08Ma grand-mère disait aussi, c'est Théo...
03:12Dans notre famille, il faut se rendre à l'évidence.
03:15On est des petits gens.
03:17Les petits gens, ça doit rester discret.
03:19Et cette incitation à rester discret,
03:22à rentrer les épaules, moi, ça m'a révolté, évidemment.
03:25On n'a pas envie de...
03:27On a envie de rêver, on est jeunes,
03:29on a envie de se projeter, de croire que tout est possible.
03:32Et je trouve que c'est terrible de devoir se dire
03:35qu'il faut rester discret,
03:38qu'il faut se contenir ces asphyxiants.
03:41Et donc, moi, j'ai voulu, effectivement,
03:43prendre le contre-pied aussi de cela,
03:46créer une entreprise pour m'émanciper en tant qu'individu,
03:49mais pas n'importe quelle entreprise,
03:51créer une entreprise qui permet à d'autres individus,
03:54à des personnes qui se sont aussi posées ces questions,
03:57qui se sont souvent parfois dit qu'il fallait qu'elles restent discrètes,
04:02aussi, d'exister.
04:03Et Antoinette est partie d'Italie, donc, après la guerre,
04:07pour des raisons économiques ?
04:09Elle est partie pour rejoindre son père,
04:11pendant la guerre.
04:12Absolument, à cause de la guerre.
04:14Elle a fait quoi, après, en fait ?
04:16Quand elle vous disait qu'on était des petites gens,
04:19pourquoi elle disait ça ?
04:20Ma grand-mère, elle a arrêté, pour le coup, le collège
04:24à l'âge de 12 ans.
04:26Et elle est, tout de suite, après rentrée dans la vie active,
04:31elle a fait déménage pendant la suite de sa vie.
04:36Et je sais qu'elle a fait grandir en elle cette frustration
04:40de ne pas avoir d'instructions, comme elle dit.
04:43Quand elle regarde la télé, elle dit,
04:45j'aimerais bien me parler.
04:47Comme c'est... Bien sûr.
04:49Il faut vraiment qu'on lui dise bonjour.
04:51Bonjour, Antoinette.
04:53Salut. Salut, mamie.
04:55Et, effectivement, elle parle beaucoup,
04:58avec admiration, des personnes qui ont de l'élocution,
05:01qui arrivent avec le rêve.
05:03Elle parle très bien, ma grand-mère.
05:06Elle n'a rien à envier,
05:07mais elle a toujours cette image et cette estime d'elle-même
05:11qui la ramène à ses croyances,
05:13qu'elle est une petite...
05:15Qu'elle fait partie des petites gens.
05:17Et, du coup, ça, c'était il y a plus d'un demi-siècle.
05:21Aujourd'hui, c'est qui, ces personnes touchées,
05:24comme l'a été Antonietta à l'époque ?
05:27C'est quoi, la typologie des personnes ?
05:29Ces personnes viennent du monde entier.
05:31Aujourd'hui, si on parle juste des personnes
05:34qu'on accompagne avec Ichuan, c'est 78 nationalités.
05:37C'est des personnes qui viennent d'Afghanistan,
05:40du Soudan, du Tibet,
05:41de l'Amérique du Sud, du Venezuela, par exemple.
05:46Aujourd'hui, la diversité des personnels est grande,
05:49la diversité de leurs qualifications aussi.
05:51On a autant des personnes qui ont
05:53peu de qualifications ou de diplômes
05:56que des personnes qui ont beaucoup d'expérience,
05:58beaucoup de diplômes et des qualifications.
06:01C'est très varié.
06:02On a à coeur, face à cette diversité,
06:04de dire que chaque personne peut avoir sa chance.
06:07Chaque personne peut avoir de sa chance
06:09parce que chaque personne a sa place.
06:11Pourquoi ?
06:12Parce que, par ailleurs, si on regarde aujourd'hui
06:15les entreprises et les besoins de recrutement,
06:18juste cette année, il y avait 3 millions, à peu près,
06:21de projets de recrutement.
06:22Sur ces 3 millions de projets,
06:24plus de la moitié sont jugés difficiles,
06:27des projets difficiles ou en tension
06:29par les entreprises qui cherchent à recruter.
06:31Toutes les entreprises galèrent à recruter.
06:34Il y a des personnes qui sont là, qui ont de la motivation,
06:37qui ont une envie et qu'on a envie de révéler, tout simplement.
06:41J'ai quand même aussi envie,
06:42avant de revenir aux entreprises,
06:44parce que c'est un élément très important,
06:47de vous interroger en tant qu'expert.
06:49Vous pourriez nous expliquer, avec des mots simples,
06:52quelle est la différence entre réfugié et immigré ?
06:55En tout cas, quelle différence vous faites ?
06:57Aujourd'hui, une personne immigrée,
07:00en tout cas, c'est un terme
07:02qui peut avoir plusieurs définitions,
07:04mais une personne immigrée,
07:06c'est une personne qui part de son pays
07:08et vit dans un autre pays
07:10pendant plus d'un an.
07:12Donc, si vous et moi,
07:14on part vivre, admettons, aux Etats-Unis
07:18et qu'on y reste plus d'un an pour s'y installer,
07:20on est immigré aux Etats-Unis.
07:22Immigré, ça recouvre plusieurs réalités.
07:25On peut être immigré pour le travail,
07:27on peut être immigré parce qu'on décide...
07:29-...de faire des études.
07:31-...de faire des études.
07:32On peut aussi être immigré
07:33parce qu'on est réfugié.
07:36Réfugié, c'est une sous-catégorie, en réalité, des immigrés.
07:40C'est les personnes immigrées
07:42qui ont dû quitter leur pays
07:44pour une question de...
07:48de violence, de risque vital,
07:51lié à...
07:53à une appartenance...
07:55Voilà, à une religion,
07:57à sa sexualité,
07:59lié aussi potentiellement à un conflit ou à la guerre.
08:02C'est pas des gens qui voulaient quitter leur pays
08:05pour un mieux...
08:08Ils étaient obligés quasiment de quitter leur pays.
08:11Ils ne peuvent pas y revenir.
08:12Il y a ça aussi dans le concept de réfugié.
08:15Vous vous mettez en danger si vous repartez dans le pays d'origine,
08:18en tout cas au jour J, à un moment donné.
08:22Alors qu'immigré, c'est plus un choix.
08:24-"Immigré", voilà, ça peut être le résultat d'un choix.
08:28Il y a beaucoup de questions qui se posent sur quand une personne,
08:32dans des conditions de vie terribles,
08:34et qu'elle décide d'améliorer les conditions...
08:37-"On peut très bien parler des jeunes femmes afghanes,
08:40on peut parler des guerres, vous avez parlé du Soudan,
08:44Venezuela, c'est... Dites-nous que les raisons..."
08:48Aujourd'hui, Venezuela, on le voit,
08:50il y a une tension politique extrême
08:53et les opposants...
08:55-"Se font massacrer".
08:56Voilà, sont contraints de quitter le pays.
09:00Et quels conseils est-ce que vous donneriez
09:02aux réfugiés, jeunes et moins jeunes, qui viennent,
09:05pour qu'ils réussissent à dépasser les obstacles
09:08qui, forcément, se présentent à eux ?
09:10C'est difficile de donner des conseils
09:13aux personnes réfugiées qui arrivent,
09:15parce que moi, je suis souvent...
09:18Enfin, admiratif de leur parcours.
09:22C'est plutôt moi qui vais leur demander des conseils.
09:25Les personnes qui arrivent ici
09:27ont souvent traversé plusieurs pays
09:30dans des conditions difficiles.
09:33Elles font preuve d'une volonté de vivre
09:35et d'une résilience qui est incroyable.
09:38Et je pense, plutôt que ce sont...
09:42ces personnes qui ont beaucoup de choses à nous apporter
09:45et auxquelles il faut demander des conseils,
09:47parce qu'elles témoignent, et c'est ce que disent
09:50nos entreprises qui travaillent avec nous,
09:52d'une motivation qui est incroyable
09:54et qui apporte beaucoup d'énergie autour d'elles.
09:57Donc, ça me fait penser, justement...
09:59Revenons aux entreprises,
10:01parce que je trouve que ce point est très important.
10:04Ichwan met en relation des personnes réfugiées
10:07avec des compétences et du talent, si j'ai bien compris,
10:11avec des entreprises qui, elles, peinent à recruter,
10:15ont besoin de savoir-faire spécifique,
10:17ou alors même, ils passent par des formations
10:20pour pouvoir travailler derrière.
10:22Est-ce que...
10:23Déjà, première question, comment sont les retours
10:26de la part des entreprises ? Racontez-nous.
10:29Et puis, deuxièmement, le point dont vous venez de parler,
10:32cette résilience, cette capacité de rebond
10:35qu'ont ces personnes et qui, effectivement,
10:37tous les gens qui parlent des réfugiés me disent ça,
10:40est-ce qu'on peut se dire que ça donne des soft skills
10:43qui sont super importants aujourd'hui
10:46dans les entreprises et peut-être que ces personnes
10:48apportent en plus ?
10:50Donc, deux questions en une.
10:52Bien sûr.
10:53Déjà, aujourd'hui, ce qu'on voit,
10:57c'est que les entreprises, évidemment,
10:59qui recrutent chacune des personnes...
11:01D'ailleurs, on accompagne des personnes
11:03qui peuvent être très qualifiées,
11:05comme des personnes qui peuvent être très peu qualifiées
11:08et qu'on va former les recrutes sur plein de métiers,
11:11que ce soit le métier de vendeur,
11:13dans les métiers d'aide à la personne,
11:15les métiers de l'hôtellerie,
11:16mais aussi des métiers de data analyste,
11:19de conseiller bancaire.
11:20Donc, on travaille sur une échelle de qualification
11:23et de typologie de métier très large.
11:25Aujourd'hui, ces entreprises sont toutes unanimes
11:28vis-à-vis de leur démarche.
11:29Elles vont souvent nous dire...
11:31D'abord, elles cherchent à répondre à des enjeux de recrutement.
11:34Elles trouvent une personne qui est aussi performante
11:37que celle qu'elles auraient cherchée ailleurs
11:40pour faire le job pour lequel elles avaient du mal à recruter.
11:43Mais en plus de ça, elles se rendent compte
11:46que c'est pas qu'une question de la personne dans son job,
11:49c'est l'impact sur l'équipe qu'elles revoient.
11:51On a un exemple avec Amar.
11:53Amar, lui, il a revoint une agence bancaire
11:56dans le Nord de la France.
11:57Et quand on parle à ses recruteurs, à ses managers,
12:00ils nous montrent bien que c'est pas juste le simple fait d'Amar
12:04qui fait son job et qu'il le fait bien,
12:06qu'en fait, la présence d'Amar a eu un impact
12:08sur toute l'équipe de l'agence,
12:10tout simplement en les motivant, en les rengageant
12:13dans cette démarche, en les rengageant à double titre.
12:16Amar a une énergie, une motivation contagieuse.
12:19Et le 2e titre, c'est que cette agence,
12:21en travaillant avec Ichuan,
12:23elle a fait un double choix.
12:24Elle a fait le choix de répondre à ses besoins d'entreprise,
12:27mais aussi de l'engagement et de donner une chance
12:30à une personne qui n'avait pas forcément eu beaucoup
12:33ces derniers mois, ces dernières années.
12:35C'est une fierté pour les entreprises.
12:38Du coup, ça donne de la cohérence, ça fédère les équipes,
12:42ce qu'on pourrait dire la marque employeur aussi.
12:45Tout à fait, bien sûr, ça a eu un impact.
12:47Ca permet de fédérer un collectif, de fédérer une entreprise
12:50et d'aligner, encore une fois,
12:52ce à quoi j'accorde beaucoup d'importance,
12:55les objectifs économiques de l'entreprise
12:57avec ses objectifs sociétaux, sociaux,
13:01et sa capacité, parce qu'une entreprise
13:03fait partie d'un territoire,
13:05parce qu'elle emploie des gens,
13:07qu'elle travaille avec des gens pour des gens,
13:09d'avoir un impact positif sur ces personnes.
13:12Ca paraît assez clair et les retours positifs
13:14sont vraiment toujours des vraies preuves
13:17de ce que vous êtes en train de faire.
13:20J'adorerais avoir un rapport de tous ces retours positifs.
13:24Et nous, toutes et tous, en tant que citoyens,
13:27comment est-ce qu'on peut agir, si on peut agir,
13:30au quotidien, vis-à-vis de cette population
13:32réfugiée et de son inclusion ?
13:34Je pense que c'est important de faire un pas de côté
13:37et de se dire, souvent, là où on se pose une question
13:42que j'entends beaucoup, on se donne l'impression
13:45qu'on pourrait faire sans les personnes qui sont là.
13:48Il y a beaucoup de personnes qui sont opposées
13:51ou qui, je dirais, qui se...
13:52-"Qui ne vivent pas très bien."
13:54Voilà, qui ne vivent pas très bien le sujet
13:57du rapport à l'immigration et aux réfugiés
14:01et à cette question de l'accueil et de l'intégration.
14:04Il faut se dire qu'on n'a pas le choix de faire sans,
14:06parce que les personnes sont là, en situation légale, durable,
14:10qu'elles ont le droit de travailler,
14:12et qu'il n'y a que deux choix qui s'ouvrent à nous.
14:15Soit on choisit de ne rien faire,
14:17comme on a fait pendant de nombreuses années,
14:19et de ne pas avoir d'ambition vis-à-vis de l'inclusion
14:23de chacune des personnes, et dans ces cas-là,
14:25on va subir ce qui se passe à nous.
14:27Soit on choisit, au contraire, de se dire,
14:30quelles que soient les qualifications,
14:32l'âge des personnes, leur provenance, leur origine,
14:35ces personnes représentent un potentiel
14:38duquel on n'a pas pris la mesure.
14:40Dans ces cas-là, on choisit notre avenir
14:42et on décide de révéler le potentiel de ces personnes.
14:45On se rend compte qu'en se donnant une chance aux personnes,
14:48on va donner une chance à nos entreprises.
14:51C'est important de poser ce regard avant d'agir.
14:53Une fois posé, on agit différemment.
14:55Derrière, on peut engager son entreprise,
14:58des entreprises, dans le recrutement de personnes réfugiées
15:01et voir le sujet du bon côté.
15:03C'est quoi, votre envie d'agir dans les cinq prochaines années ?
15:06Alors, moi, j'ai un rêve qui est toujours, je dirais,
15:10le même depuis maintenant presque neuf ans
15:13qu'on a créé EachOne.
15:16C'est d'accompagner un maximum de personnes
15:19et un maximum d'entreprises.
15:21On s'est fixé un objectif de 10 000 personnes
15:25à accompagner jusqu'à 2027.
15:2710 000 personnes, à la fois, c'est beaucoup
15:29au regard d'une organisation, surtout quand on sait
15:31que chaque personne doit attendre jusqu'à 10 ans
15:34pour retrouver un emploi durable.
15:35Donc, accompagner 10 000 personnes jusqu'à son CDI,
15:38un emploi durable, un emploi digne,
15:41c'est à la fois un objectif qui est important pour nous
15:44parce que c'est démontrer notre capacité à agir
15:47pas seulement au niveau d'une histoire personnelle
15:50mais au niveau du système économique,
15:52au niveau de l'ensemble des personnes
15:54et de pouvoir créer, je l'espère, un jour une nouvelle norme,
15:57des nouvelles habitudes de fonctionnement
16:00qui pourront perdurer sans nous.
16:03Très bien.
16:04Votre plus grande réussite sera le jour où vous ne serez plus là.
16:08Je l'espère.
16:09Vous ferez autre chose.
16:10Oui, oui. Malheureusement,
16:12on ne manquera pas de défis à résoudre.
16:15Certainement. Merci beaucoup, Théo.
16:17Merci d'être venu partager ce combat avec nous.
16:20Je rappelle le livre de Théo, ici,
16:22le grand rapprochement avec son témoignage très touchant,
16:25avec cette notion dont on n'a pas eu le temps de parler,
16:28idéalisme versus pragmatisme,
16:30ou comment allier les deux, en fait.
16:32N'oubliez pas aussi, demain,
16:35il y a La Nuit du Bien Commun, 8e édition,
16:38à l'Olympia, s'il vous plaît.
16:41On avait reçu La Nuit du Bien Commun.
16:43Si vous avez envie de soutenir des projets engagés,
16:45vous pouvez y aller, c'est gratuit.
16:47Il suffit de vous inscrire sur leur site web,
16:49lanuidubiencommun.com.
16:52Vous avez aussi toujours nos podcasts Ambi d'Agir
16:54sur Apple, Deezer, Spotify et bien sûr MyKanal.
16:57Et je vous dis à très vite sur C8 pour plus d'Ambi d'Agir.
17:00Merci.
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