00:00Bonjour et bienvenue dans Envie d'agir.
00:10Je suis particulièrement heureuse d'accueillir aujourd'hui deux femmes que j'aime et que j'admire pour leur engagement sans faille pour un monde qui tourne dans le bon sens.
00:20Elisabeth Moreno, Mercedes Serra, merci infiniment d'être à mes côtés pour une émission un peu particulière.
00:27Vous allez le voir. Elisabeth, je commence avec vous.
00:30Ça va être difficile de résumer en quelques mots tout ce que vous avez fait.
00:35Néanmoins, je vais tenter avec quelques mots clés.
00:38Déjà naissance au Cap Vert, puis en France très vite vers une réussite, en étant à la tête de nombreuses entreprises,
00:45notamment dans la tech, là où il n'y avait pas beaucoup de femmes,
00:48jusqu'à devenir ministre délégué chargé de l'égalité entre les hommes et les femmes,
00:53la diversité et l'égalité des chances.
00:57Alors ma première question c'est, est-ce que vous vous souvenez à quel moment vous vous êtes dit,
01:03il faudra que je m'engage d'une façon ou d'une autre ?
01:07J'allais, Bradea, déjà bonjour et merci pour cette invitation.
01:12On est vraiment ravis d'être là, Mercedes et moi.
01:14Moi j'ai pris très vite conscience du fait que le monde était déséquilibré,
01:22que le monde était injuste, mais qu'il n'y a pas de fatalité à l'injustice.
01:26Vous l'avez dit, je suis née aux îles du Cap Vert, je suis née dans une famille modeste,
01:30et j'ai rapidement réalisé qu'il y avait des gens qui avaient beaucoup et des gens qui avaient peu.
01:36On n'en prend pas toujours conscience, mais il y a des gens qui n'ont pas de toit sur la tête,
01:41qui ne peuvent pas boire de l'eau potable,
01:43des gens qui n'ont pas les droits que d'autres êtres humains ont,
01:48qu'il y a des gens qui naissent en bonne santé, d'autres qui naissent malades.
01:53Et donc cette injustice du monde, moi j'ai été baignée dedans dès ma plus tendre enfance,
01:58et vous avez dit dans votre introduction que très vite,
02:01donc je suis arrivée en France et puis très vite ma carrière a commencé à exploser.
02:05Non, non, pas du tout.
02:07Ceux qui ont la chance de voir leur carrière exploser rapidement,
02:11ce n'est pas ceux que j'ai fréquentés.
02:12Et moi ça n'a pas été mon cas.
02:14J'ai mis 20 ou 30 ans à construire ma carrière
02:18et à gagner confiance en moi et à me dire c'est possible.
02:22Et c'est à partir du moment où je me suis sentie en sécurité
02:25que je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas aider
02:29ceux qui, comme moi, auraient aimé à un moment ou un autre qu'on leur tende la main.
02:33Donc ça je l'ai réalisé quand même relativement tôt,
02:36mais entre le moment où vous le réalisez et le moment où vous pouvez aider,
02:39où vous pouvez mettre en œuvre ce que vous pensez juste,
02:43il y a quand même un certain temps parce qu'il faut que vous vous sentiez suffisamment solide sur vos jambes.
02:47Donc encore une fois, je crois que l'injustice n'est pas une fatalité
02:50et que la responsabilité de rendre ce monde meilleur,
02:53elle est à la fois individuelle et collective.
02:56Donc 20 ans pour y arriver, ça nous donne de l'espoir.
02:59Merci de l'avoir précisé effectivement.
03:02Mercedes, Sarah, alors vous êtes aussi une incroyable femme d'affaires, reconnue comme telle.
03:08Vous êtes arrivée d'Espagne quand vous aviez 6 ans, sans parler un mot de français.
03:12Et depuis, vous avez cumulé les réussites dans l'industrie de la publicité
03:15jusqu'à fonder une agence très reconnue au point de vue international,
03:19BETC, qui aujourd'hui est la figure de proue dans le domaine de la publicité.
03:24Et pendant 14 ans, vous avez aussi été présidente du conseil d'administration du musée de l'immigration.
03:30Donc de la même façon, c'est quoi votre source d'engagement ?
03:33D'un côté, de ce que je sais pour les femmes,
03:35de l'autre côté, pour celles et ceux qui viennent de loin.
03:38Comme Elisabeth et moi d'ailleurs.
03:39– Je ne sais pas, ça commence bien.
03:44Je pense qu'à 6 ans, j'ai passé une frontière.
03:48Donc c'est rien et c'est beaucoup.
03:51C'est rien parce qu'il ne faut pas que j'aille gérer.
03:53J'ai passé une frontière avec mes parents, tout allait bien.
03:56Mais j'ai eu le sentiment que ça changeait quelque chose dans ma vie.
04:01En tout cas, je ne me souviens pas très bien de la personne que j'étais avant.
04:06Mais je me souviens d'être devenue quelqu'un avec beaucoup de nécessaires vigueurs
04:15à partir du moment où il y a eu ce passage à la frontière.
04:19Peut-être parce que ça a déstabilisé ma maman,
04:22qui a réfléchi longtemps avant de se dire qu'elle allait rejoindre son compagnon, son mari.
04:27Parce qu'elle, elle était bien avec sa famille, avec son histoire, etc.
04:32qu'elle a perdu aussi en CESP, qu'elle est descendue un tout petit peu.
04:38Et que de se retrouver en France comme ça, dans un monde moins marrant que n'était Barcelone,
04:45avec moins d'amitié, moins de choses, ça la fait un peu souffrir.
04:51Donc du coup, les petites filles, c'est assez efficace.
04:53C'est-à-dire que moi, j'ai arrangé les sujets, j'ai pris en main.
04:58Donc ça, ça a beaucoup changé et ça m'a donné ce regard de relativité du monde.
05:04D'abord parce que mes parents commentaient le monde et ils disaient,
05:08je ne sais pas, des trucs du type, il n'y a pas de poissonnerie en France.
05:12Et là, vous réfléchissez.
05:14Quelques années après, je vous dis, je vous confirme que les Français sont plutôt viande.
05:19Et donc, il y a eu des structures qui se sont créées.
05:22C'est un sondage sur le terrain.
05:24Voilà.
05:25Et en même temps, ils disaient, par exemple, ce qui est formidable en France,
05:30c'est que l'école, la meilleure des écoles est gratuite.
05:34Et l'école privée, c'est quand on a des difficultés.
05:38Ça, ça m'est resté.
05:39Donc c'est un problème pour moi quand c'est le contraire.
05:41Donc ça, c'était du côté, je dirais, de la diversité.
05:45Quant aux femmes, j'ai tout de suite trouvé que ma mère et mon père n'étaient pas complètement égalités.
05:52Je ne l'ai pas formulé comme ça.
05:54J'ai formulé que je préférais la vie de mon père et que j'allais m'amuser comme lui.
05:59Alors qu'il allait travailler tous les matins, mais je trouvais ça beaucoup plus rigolo.
06:03Et justement, parlant, on entend dans vos engagements, évidemment,
06:07qu'on connaît pour l'équité, la diversité, l'égalité des droits.
06:10Alors, à toutes les deux, j'ai envie de demander, comment est-ce que vous vivez ce backlash qui arrive aux États-Unis,
06:15qu'on craignait un petit peu ?
06:17Et qu'est-ce qu'il faut faire pour que ça n'arrive pas jusqu'à nous ?
06:21D'abord vous, Elisabeth.
06:24Ce backlash, il n'est pas surprenant.
06:27Il a explosé avec le retour de Donald Trump au pouvoir.
06:32Mais moi, ça fait plusieurs années déjà que je vois des groupes masculinistes
06:37s'acharner sur des femmes féministes, notamment sur les réseaux sociaux.
06:42Et ce qui est peut-être frappant aujourd'hui,
06:45c'est que Donald Trump est devenu le porte-parole incarné de ce backlash.
06:52Qui est donc un retour de bâton.
06:54Pardon, j'ai employé un anglicisme au carrément.
06:56Voilà, ça veut dire un retour sur les choses.
06:58Voilà.
06:58Progression sur des thématiques comme diversité, inclusion, équité.
07:01Et là, on sent qu'il y a un retour en arrière.
07:03Vous avez raison de le préciser, parce qu'on peut...
07:05D'abord, c'est un terme anglais, mais c'est surtout qu'il faut reconnaître
07:09qu'à chaque fois qu'il y a des progrès sociaux,
07:13il y a toujours des personnes qui se battent pour qu'on revienne en arrière.
07:17Moi, j'avais été fascinée quand j'étais arrivée au gouvernement.
07:20L'un des premiers combats que j'avais porté, c'était celui de la PMA,
07:24la procréation médicale assistée.
07:26Ça faisait dix ans que les femmes mariées avaient accès à la PMA,
07:32mais que les femmes célibataires ou les femmes lesbiennes n'y avaient pas droit.
07:36Moi, je n'ai jamais compris ce que ça retire à un autre être humain
07:40que de donner des droits à un autre être humain.
07:44Et donc, j'avais fait à ce moment-là une tribune pour dire, c'est important,
07:48il faut que toutes les femmes qui ont envie de fonder des familles puissent le faire.
07:52le retour de bâton que j'avais reçu de femmes et d'hommes qui disaient
07:58« Mais n'importe quoi, vous allez déstructurer les familles. »
08:01J'étais stupéfaite.
08:03Et donc, ce retour en arrière sur des droits qu'on veut donner
08:08à des personnes en situation de handicap, à des femmes, à des seniors,
08:12à des personnes issues des diversités, des minorités ethniques,
08:16des minorités sociales.
08:17Je ne comprends pas pourquoi, en 2025, on est capable d'aller sur la Lune.
08:24Certains veulent aller conquérir Mars.
08:26Et on refuse d'accorder à un autre être humain son intégrité humaine
08:31et sa possibilité de se réaliser et de s'accomplir.
08:34Et je pense, et j'en termine là-dessus parce que je pourrais en parler des heures,
08:38finalement, toutes ces entreprises comme Accenture, comme Google, comme Meta,
08:44qui reviennent en arrière sur leur engagement, c'est des entreprises
08:47qui n'avaient pas beaucoup de convictions.
08:49Parce que si vous êtes sincèrement engagés sur ces sujets-là,
08:52vous ne revenez pas en arrière sur des choses aussi fondamentales.
08:56Et moi, je suis toujours stupéfaite de ces entreprises qui trient leurs employés,
09:03mais qui ne trient pas leurs clients.
09:05Le jour où ces entreprises-là diront « Je ne veux pas que les femmes achètent mes produits,
09:10je ne veux pas que les personnes LGBT achètent mes produits,
09:12je ne veux pas que les personnes en situation de handicap achètent mes produits »,
09:16là, on sera plus cohérent.
09:17Mais dire qu'on va embaucher des personnes qui ressemblent davantage
09:21à ce qu'on pense que le monde devrait être et en rejeter d'autres,
09:25sauf pour des raisons économiques, ça me peine profondément.
09:29Qu'est-ce que ça vous inspire, merci.
09:30Ce que ça m'inspire, c'est qu'il faut se battre.
09:34Moi, j'ai une méfiance naturelle quand on me dit « mais ça a beaucoup avancé ».
09:40Déjà, je suis inquiète, parce que non, ça n'a pas beaucoup avancé.
09:44Non, on ne doit pas accepter les situations qu'il y a dans le monde,
09:48en Afghanistan, en Iran, mais tout ça, ce n'est pas possible.
09:53Donc, on ne peut pas dire, on ne peut pas se contenter.
09:55Mais en France, pareil.
09:56On ne peut pas dire « ah ben c'est déjà bien, vous avez quelques postes ».
10:00Donc, le retour en arrière, là, il est violent.
10:04Il n'est pas violent qu'il est violent pour les femmes.
10:07Il est violent pour les êtres, les minorités différentes.
10:12Il est violent pour cette relation, ce choix qu'on ne peut plus faire sexuellement
10:17de ce que l'on veut être.
10:18Il est violent surtout.
10:20Mais j'ai l'impression que c'est un éternel combat.
10:24Et je pense qu'on en a pour longtemps et qu'il faut être très, très énervé
10:31autour de ça et ne pas considérer qu'on a acquis, on a bougé le monde tout d'un coup.
10:37Le monde, il est dominé par le masculin, il est dominé par des Blancs.
10:44À des moments donnés, il a été dominé très longtemps.
10:48Donc, c'est très dur, l'ouverture.
10:50– Je veux juste quand même ajouter une touche d'espoir.
10:54Pendant qu'aux États-Unis et certaines entreprises américaines reculent,
10:58je veux saluer des entreprises qui disent « mais attendez, soyons pragmatiques,
11:03on est dans un moment de pénurie de talents et de candidats extraordinaires.
11:08Pourquoi, bon sang de bonsoir, est-ce qu'on va se priver de talents qui existent
11:12juste parce qu'on considère que ce sont des femmes, que ce sont ceux-ci ?
11:17C'est absurde.
11:18Donc, d'un point de vue, je suis fière de mon pays, pour le coup.
11:22Je suis fière de voir ces entreprises se battre et se dire « on ne va pas reculer ».
11:26Et je suis fière de voir toute la mobilisation qu'il y a des citoyens,
11:30de se dire « mais c'est du grand n'importe quoi ».
11:33De toute façon, le changement est en marche.
11:35– Très bien, ça passe beaucoup trop vite.
11:38Je vais quand même vous poser cette question qui me tenait à cœur.
11:41Parce qu'à 20 ans, j'avais une émission qui s'appelait « Destin de femmes »
11:44sur TV5MONDE, produite par Ciné-TV et Fabienne Servan-Schreiber,
11:48qui est aussi une autre femme engagée.
11:50Et à ce moment-là, mon pari était que si on prend deux femmes comme vous,
11:54nées à des milliers de kilomètres l'une de l'autre,
11:57et forcément, elles vont se retrouver, rassembler leurs forces
12:02pour aller encore plus loin.
12:03– Alors, vous m'avez devancée, parce que je crois que vous avez même
12:06une actualité commune autour de la journée du 8 mars.
12:10C'est ça, Elisabeth ?
12:10Dites-nous un mot de cette histoire autour des regards, si je ne me trompe pas.
12:14– Le 8 mars, au Théâtre de la Ville,
12:16on va célébrer la journée internationale des droits des femmes.
12:19Et Muriel Pénicaud m'a proposé que l'on fasse un concours sur le regard.
12:25Le thème de notre session, c'est le regard.
12:27Le regard qu'on porte sur le monde, le regard qu'on porte sur les autres,
12:30le regard qu'on porte sur soi, le regard que les autres portent sur nous,
12:34parce qu'Amin Malouf disait, c'est notre regard qui enferme
12:37et c'est notre regard qui libère.
12:39Et quoi de mieux que la photo pour changer un regard sur le monde,
12:45pour changer un regard sur l'autre ?
12:47Et Mercedes a accepté, avec d'autres personnes comme Abdelmalik,
12:51bref, plein de gens extraordinaires, d'être jury dans ce concours
12:56et de sélectionner les photos qui vont le plus nous toucher
13:00et nous montrer que le regard que l'on porte sur les choses
13:02peut totalement les changer.
13:04Très bien.
13:05Mercedes, on va passer à la toute dernière question
13:07parce qu'on n'a pas le temps, malheureusement.
13:09Très vite, je voudrais vous faire réagir sur quelques mots,
13:12quelques expressions en un mot, si vous pouvez, ce serait top.
13:15Si je vous dis égalité entre les femmes et les hommes ?
13:20Un droit.
13:21Vous, Elisabeth ?
13:22Incontournable pour une société qui va bien.
13:24Si je vous dis inclusion ?
13:27Donner la possibilité à chacun de se réaliser.
13:30C'est un mot que je n'aime pas.
13:31Vous n'aimez pas ce mot-là ?
13:32Pas du tout.
13:33Inclure, mais encore heureux, quoi.
13:35On dirait qu'il y a un centre et on inclut.
13:38Quelle horreur, mais quelle horreur.
13:39Pourquoi il faut inclure ?
13:40Mais ça a le mériné de dire aussi, c'est très bien.
13:42Est-ce qu'il y a une personnalité qui, au cours de votre vie,
13:46vous a marqué particulièrement ?
13:48Ma mère.
13:50Ma mère, parce qu'on est élevée.
13:52On pense toujours aux gens très importants.
13:55Françoise Héritier, c'était quelqu'un de très important
13:57qui a découvert, qui a osé dire des choses sur l'histoire des femmes
14:04qui étaient totalement invisibilité sur la sociologie.
14:07Donc ça, c'est très important.
14:09Mais celle qui nous élève, avec les biens et les mots, quoi.
14:13Parce que ma mère, je peux en faire des portraits pendant des heures.
14:16Oui, je pense qu'on peut toutes, chacune de nous.
14:19Je salue aussi la mienne.
14:20Mais ça structure quelque chose, soit en acceptation, soit en rejet.
14:26Mais ça nous construit.
14:27Très, très important.
14:27Bien sûr.
14:28Un personnage, une personne ?
14:30Je salue ma maman.
14:31Aussi ?
14:32Enfin, moi aussi, je salue ma maman.
14:34Elle ne sait ni lire ni écrire.
14:35Elle a mis 10 ans à passer son permis parce qu'elle a dû tout apprendre par cœur.
14:41Et elle m'a donné un sens du courage et de l'abnégation extraordinaire.
14:46Et puis Simone Veil, pour tous ses combats pour la justice et la liberté
14:49et pour les droits qu'elle a donnés aux femmes de disposer de leur corps.
14:53Pour qu'elles soient là encore.
14:54Oui.
14:54Parce qu'elle nous aiderait.
14:55Très bien.
14:56Et enfin, si je vous dis envie d'agir, Elisabeth Moreno ?
14:59Accepter de ne pas subir.
15:02Très bien.
15:02Envie d'agir, c'est même plus que ça.
15:06Il faut agir.
15:07C'est tout.
15:07Même plus avoir envie.
15:09Je pense qu'il ne faut jamais baisser les bras.
15:13Et moi, je ressens un poids.
15:16J'aime beaucoup la France, etc.
15:18Mais je pense qu'on peut aussi s'agiter très fort en France
15:22parce qu'il y a plein de choses qui ne vont pas.
15:24Plein de choses.
15:25Merci beaucoup.
15:26Mais on veut garder quand même une note d'espoir et de tout ce qui est à faire
15:28et que nous allons faire, que vous allez faire, mesdames.
15:32Ce n'est pas parce qu'on est réaliste qu'on n'a pas d'espoir.
15:35Oui, et qu'on n'agit pas.
15:36Et qu'on n'agit pas.
15:36Et qu'on n'agit pas.
15:36Et qu'on n'agit pas.
15:37Exactement.
15:38Il vaut mieux être lucide.
15:39Alors, d'habitude, à ce moment de l'émission, je dis à la caméra,
15:43je remercie mes invités et merci infiniment, bien évidemment.
15:45Et je dis à très vite sur C8 pour plus d'envie d'agir.
15:49Mais au moment où on enregistre cette émission,
15:52on ne sait pas si C8 va continuer et donc envie d'agir va continuer.
15:57Donc, potentiellement, c'est une dernière émission envie d'agir sur C8.
16:02Et pour ça, je voulais que vous soyez impérativement là à mes côtés
16:06pour cette émission en particulier.
16:08Et je voulais aussi que vienne l'équipe qui m'aide tout au long
16:13de chacune des émissions.
16:14Venez, venez, s'il vous plaît.
16:16C'est la quatrième saison d'envie d'agir.
16:18Moi aussi, je les applaudis.
16:21Il y a Audrey, Vincent, Dali, Claire, Ah, et Yann et Fantine.
16:28Je suis ravie que vous soyez là.
16:29C'est les magiciens qui, derrière, arrivent à nettoyer les choses
16:32quand on a un peu bafouillé et tout.
16:33Quand on a fait des bêtises.
16:34Quand on a fait des bêtises.
16:36Ils corrigent tout en toute bienveillance.
16:38Ils nous accueillent merveilleusement bien.
16:40J'avoue.
16:40Ils sont vraiment super chouettes.
16:42Je me sens très chanceuse.
16:43Franchement, pour moi, cette émission, c'est une bouffée d'air.
16:46C'est-à-dire qu'on vous parle de personnes engagées.
16:49Mais les personnes engagées, elles sont aussi là.
16:51C'est des pros.
16:51C'est des gens passionnés.
16:52C'est des gens investis.
16:54Il y en a aussi en régie.
16:55Est-ce que Serge, notre super réel, qui était le premier qui a réalisé Envie d'Agir,
17:00le premier numéro, c'était Serge.
17:02Est-ce que tu peux nous envoyer ?
17:03On le voit là.
17:05Ils sont en régie.
17:06Il y a Serge, il y a Alban, il y a Julien.
17:09J'avais noté leurs prénoms tous.
17:12Il y a Mathieu.
17:12Il y a Mathieu.
17:13Il y a, je crois, Bakou, si je ne me trompe pas.
17:16C'est Bouka.
17:16Bouka, pardon.
17:17Voilà, et c'est tout.
17:21C'est l'émotion.
17:22C'est l'émotion.
17:24C'est l'émotion.
17:26Écoutez, ce n'est pas grave.
17:27On a dit, on a assumé.
17:28On est dans les conditions.
17:29Mais merci à vous.
17:31Merci infiniment.
17:33Et vous savez quoi ?
17:34On va continuer d'agir et de donner envie d'agir.
17:38Parce que moi, ce que je sais, c'est qu'on va se retrouver ici ou ailleurs très vite.
17:44Parce que les gens qui s'engagent, ils se retrouvent toujours.
17:47Et ils sont instoppables.
17:48Ils sont instoppables.
17:50Donc, je vous dis à très vite et un grand merci.
17:53Merci.
17:53Merci.
17:54Merci.
17:54Merci.