00:00:00Musique
00:00:01Bien joué !
00:00:24La zone d'éducation documentaire.
00:00:25Pour vous donner la parole et vous aider à décortiquer le travail journalistique,
00:00:29LCP apporte ses films et pose ses caméras dans un établissement scolaire.
00:00:33Mais on est où là ?
00:00:34Au lycée Jean-Villard.
00:00:35Amo.
00:00:36Et vous avez regardé quel documentaire ?
00:00:37Rwanda à la poursuite des génocidaires.
00:00:39Alors vous savez quoi ? On va laisser les téléspectateurs le regarder eux aussi
00:00:41et on se retrouve tous ensemble dans votre CDI pour en discuter.
00:00:44Musique
00:00:45Musique
00:00:47Musique
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00:00:57Musique
00:01:07Ce qui nous anime, c'est véritablement redonner une place aux victimes.
00:01:13Le procès, c'est ce qui va rendre aux rescapés la dignité qu'ils ont perdu pendant ce génocide.
00:01:21Musique
00:01:33Musique
00:01:37Moi je suis toujours au février de l'aujourd'hui.
00:01:39J'attends toujours les jurés avec impatience.
00:01:43C'est toujours la même question qui m'en hante.
00:01:46Est-ce qu'ils vont comprendre cette histoire ?
00:01:50Près de 30 ans après la guerre civile au Rwanda, le génocide des Tutsis,
00:01:57entre 800 000 et 1 million de morts, un ancien gendarme rwandais est jugé par la cour d'assises de Paris.
00:02:03L'ex-militaire, aujourd'hui âgé de 66 ans, est accusé de crimes qu'il nie formellement.
00:02:13Je suis née au Rwanda, il y a très longtemps déjà.
00:02:43J'habite à Reims aussi depuis une petite quarantaine d'années.
00:02:50J'ai trois enfants, j'ai marié Alain Gauthier.
00:02:55Et notre histoire est directement, malheureusement, liée au génocide.
00:03:01Nous, notre objectif, c'est de poursuivre en justice les personnes qui sont soupçonnées d'avoir participé au génocide perpétré contre les Tutsis du Rwanda
00:03:16et qui se trouvent sur le territoire français.
00:03:19Quand on s'est embarqués dans ce combat pour la justice,
00:03:26on ne pensait pas que ça allait nous engager comme ça, à ce point-là.
00:03:33Depuis 1994, nous n'avons pas passé une journée sans parler du génocide,
00:03:39sans évoquer la vie des rescapés ou la poursuite des génocidaires.
00:03:45Sous-titrage Société Radio-Canada
00:04:15« Ce que nous faisons, c'est de prendre notre bâton de pèlerin, d'aller au Rwanda,
00:04:21interroger les vivants et les survivants quand il y en a,
00:04:25ou interroger les habitants des lieux.
00:04:29Si on veut que ces génocidaires présumés comparaissent devant la justice,
00:04:35on n'a pas d'autre choix en fait.
00:04:37Bigouma, c'était un adjuge en chef à Nyanza, dans le sud du Rwanda.
00:04:58À Nyanza, on évoque la mort de 90 000 personnes.
00:05:02Et Bigouma est mêlée à la majorité de ces crimes.
00:05:08ällan méde.
00:05:23Il n'existe pas.
00:05:28Il n'existe pas.
00:05:29Et
00:05:38Ils sont auxquels qu'ils laissent plus.
00:05:40Ils s'apprentissent l'un des arbres de l'atmosphère.
00:05:43Ils deviennent des arbres de l'atmosphère en France.
00:05:47Ils peuvent le faire des arbres.
00:05:59Pourquoi vous?
00:06:00Oui, je ne suis pas sûr d'avoir non plus,
00:06:03mais n'est-ce pas.
00:06:05Je n'aime pas, mais j'aime.
00:06:07Oui.
00:06:09Il y a des filles,
00:06:11et des filles.
00:06:14Le mètre est un peu élevé.
00:06:17Il y a une élevée en route.
00:06:22Oui, il y a une élevée.
00:06:24C'est une élevée.
00:06:26Il y a une élevée en route.
00:06:29Il y a un élevé.
00:06:32Il y a une élevée.
00:06:35Je ne suis pas là.
00:06:37Je ne suis pas là.
00:06:39J'ai vu qu'elle a été choisi une monnaie.
00:06:42C'est ce que tu as dit.
00:06:44J'ai mis des gens qui me ont mis à l'épau,
00:06:46mais j'ai mis à l'épau.
00:06:47J'ai mis à l'épau.
00:06:49J'ai mis à la maison,
00:06:51c'est là qu'il faut que j'ai mis à la maison.
00:06:53Tu as dit que j'ai mis à la maison.
00:06:55C'est ça.
00:06:58J'ai mis à l'épaule,
00:07:00j'ai mis à l'épaule.
00:07:01J'ai mis à l'épaule.
00:07:03Si je fais pas du bien que vous faites attention à tous lesquelles
00:07:08lesquelles la richesse se font des marches de grau
00:07:17C'est la main-partheure
00:07:22C'est la main-partheure
00:07:24La main-partheure
00:07:25La main-partheure
00:07:27La main-partheure
00:07:29La main-partheure
00:07:30...
00:09:00C'est l'année zéro, qui a rasé tout, qui a rasé nos vies, on n'est pas les seuls.
00:09:09Le génocide, c'était un ouragan qui dévaste tout, absolument tout.
00:09:19Et il n'en reste quasi rien.
00:09:30Le génocide remonte très très loin, en fait.
00:09:36Des historiens veulent nous faire croire que le génocide a commencé en 1994.
00:09:41Ils le disent quand ils viennent témoigner dans les procès.
00:09:44Mais pour nous, ils remontent beaucoup plus loin dans l'histoire.
00:09:46Le génocide a été reproduit d'une politique raciste qui avait débuté au Rwanda avec la colonisation.
00:10:00Avant la colonisation, il y avait des catégories sociales.
00:10:11Si vous montez, vous êtes considéré comme un Tutsi.
00:10:15Mais si vous êtes vraiment quelqu'un qui reste le comète des maroutelles,
00:10:20vous êtes considéré comme Hutu.
00:10:24Tout le monde pouvait monter, mais tout le monde pouvait aussi descendre.
00:10:29On a affaire là à le même peuple.
00:10:35Donc à la fois, les Tutsis et les Hutus partagent les mêmes valeurs,
00:10:39les mêmes croyances, parlent la même langue.
00:10:43Quand on avait beaucoup de vaches, on était Tutsi.
00:10:47Quand on était cultivateurs, on était Hutu.
00:10:49Et on avait très peu de vaches.
00:10:51Ça n'a jamais été des races.
00:10:55Les Européens considéraient que dans chaque groupe,
00:10:58il y a des gens, il y a ceux qui sont supérieurs et inférieurs.
00:11:06Il va toujours se trouver des scientifiques
00:11:08qui vont aller mesurer qui les crânes, qui les nez,
00:11:12qui les couleurs des yeux, qui les cheveux, etc.
00:11:18Ils transforment en quelque sorte des catégories sociales
00:11:22en catégorie raciale.
00:11:29Cette pensée scientifique des Européens
00:11:31va permettre de justifier l'emprise des Tutsis
00:11:34de cette minorité sur les Hutus.
00:11:36C'est de par leur race différente
00:11:38que les Tutsis ont le droit, en quelque sorte,
00:11:41de dominer la masse Hutu.
00:11:42Les Batutsis, la race dominante.
00:11:49Ce peuple de pasteurs s'adonne exclusivement à l'élevage
00:11:51et professe pour tout autre travail un mépris absolu.
00:11:55Les hommes se distinguent par leur haute stature,
00:11:57la finesse des attaches et leur fière démarche.
00:12:01Les Baoutous, qui représentent 90 % de la population,
00:12:04sont des paysans Bantous,
00:12:06à l'âme lourde et passive,
00:12:08ignorant tout souci du lendemain.
00:12:09Les Allemands, mais surtout les Belges,
00:12:14avaient besoin d'un groupe sur lequel
00:12:16ils s'appuyaient pour diriger le pays.
00:12:19Alors ils se sont appuyés sur les Tutsis.
00:12:21Et naturellement, ils vont créer un ressentiment
00:12:24de la part des Hutus,
00:12:25qui jusqu'alors avait un certain rôle
00:12:27et jusqu'alors occupait un certain nombre
00:12:30de fonctions relativement importantes.
00:12:37A partir des années 1950,
00:12:39les Tutsis commencent à manifester
00:12:42les vérités d'indépendance.
00:12:44Au moment de la décolonisation,
00:12:46il y a au sein de l'élite Tutsi,
00:12:50il y a des idées d'indépendance,
00:12:51d'indépendantistes.
00:12:53Et naturellement, ça fait peur
00:12:54aux colonisateurs belges.
00:12:56Et donc, ce qu'ils vont faire,
00:12:57c'est qu'ils vont renverser
00:12:59à 180 degrés leur politique,
00:13:02où désormais ce seront plutôt
00:13:03les Hutus qui vont être favorisés.
00:13:04Et donc, ils vont favoriser cette fois-ci
00:13:08une prise de pouvoir, tout simplement,
00:13:10par un parti extrémiste de tout.
00:13:12Et c'est à ce moment qu'on a commencé
00:13:19à considérer les Tutsis
00:13:21comme des citoyens de seconde zone.
00:13:25À chaque fois qu'il y avait des problèmes,
00:13:27ils étaient considérés comme des beaux commissaires
00:13:30et exterminés.
00:13:31On peut parler à peu près
00:13:36à la fois de milliers de morts
00:13:37et puis d'une émigration
00:13:39extrêmement importante
00:13:40d'une grande partie
00:13:41de la population Tutsi.
00:13:44On chassait les Tutsis de chez eux,
00:13:46on pillait, on brûlait.
00:13:49Voilà.
00:13:50Si tu pars pas,
00:13:51tu es tué, tout simplement.
00:13:52En 1990,
00:14:06les enfants expulsés,
00:14:08les exiliés de 1959 ont grandi
00:14:11et donc ils ont un désir
00:14:12de revenir dans leur pays d'origine.
00:14:14L'offro-patriotique rwandais
00:14:18a été créé
00:14:19en grande partie
00:14:20par les descendants
00:14:22des réfugiés de 1959
00:14:24et ils ont attaqué le pays
00:14:28à partir du 1er octobre 1990.
00:14:35Il y a une sorte de panique
00:14:37qui surgit au sein des gens
00:14:38qui dirigent le Rwanda,
00:14:39c'est-à-dire les Hutus.
00:14:41Il y a à la fois la peur
00:14:42du Tutsi à l'extérieur
00:14:43et une grande méfiance
00:14:45et une paranoïa
00:14:46en ce qui concerne
00:14:47les Tutsis de l'intérieur.
00:14:50Et donc, lentement mais sûrement,
00:14:52on va développer
00:14:53un certain nombre d'outils
00:14:54pour préparer, finalement,
00:14:56la population autour
00:14:57à l'irréparable.
00:15:01Et donc, on va développer
00:15:02à la fois des milices.
00:15:06On va faire des achats
00:15:07massifs d'armes
00:15:07pour pouvoir les distribuer
00:15:09à la population.
00:15:09Et puis, la fameuse création
00:15:14de radio-télévision
00:15:15mille collines
00:15:16qu'on va qualifier
00:15:18non sans raison
00:15:18de radio-machette.
00:15:19qui va 3 sous-titrage
00:15:35pour voir
00:15:37Début de l'année 94, je pense que ma mère commençait à raser,
00:16:07avoir envie de nous voir, en fait.
00:16:10Bon, je vais au Rwanda.
00:16:13Le Tigali était à feu, à son Tigali.
00:16:16Des grenades pétaient partout.
00:16:21Il y avait des assassinats ciblés chez les Tutsis.
00:16:26Donc ma mère m'a dit, il faut que tu repartes.
00:16:29Il faut que tu partes parce que là, ça va très, très mal.
00:16:33J'ai courté mon séjour.
00:16:35Je suis rentrée.
00:16:36Mais je savais que je n'allais pas les revoir.
00:16:41Ça, c'est sûr.
00:16:43C'est sûr.
00:16:46D'ailleurs, tout ce que j'ai laissé ce jour-là,
00:16:50ne sont plus.
00:16:51Ben, moi, oui, j'ai sauvé ma peau.
00:16:59Et puis après, le mois d'après, c'était ce qu'on sait.
00:17:13Ça ne se raconte pas.
00:17:15Ça se vit.
00:17:16Les circonstances de la mort des présidents rwandais et burundais ne sont pas claires.
00:17:30Hier soir, l'avion qui les ramenait de Tanzanie s'est écrasé quelques minutes avant son atterrissage à Kigali, Rwanda.
00:17:35D'après certains témoins, l'avion a essuyé des tirs.
00:17:39D'autres parlent d'explosion juste avant l'atterrissage.
00:17:41Le 6 avril 1994, l'avion du président Abiyar Ayman a été battu.
00:17:51Et donc, le président meurt.
00:17:53Et donc, il y a une vacance de pouvoir.
00:17:55Et c'est un prétexte qui va permettre aux auto-extrémistes de prendre le pouvoir
00:18:01et tout simplement gérer la mise en œuvre du génocide.
00:18:03C'est un prétexte qui va être un prétexte qui va être un prétexte qui va être un prétexte.
00:18:33C'est un prétexte qui va être un prétexte.
00:19:03C'est un prétexte qui va être un prétexte.
00:19:33Raphaël, c'était un cousin qui habitait ici à Nyanza, il était enseignant, il a été
00:19:48joueur de foot ici. Il avait cinq enfants. Il a été ramené avec sa famille et lui, l'histoire dit qu'on lui aurait coupé la tête et on aurait joué au foot avec sa tête ici à l'intérieur
00:20:18même de ce stade.
00:20:32Ça demande déjà beaucoup d'énergie pour poursuivre cette quête de justice.
00:20:40Alors évidemment, quand les histoires familiales s'amènent, tomber sur sa famille, sur ses
00:20:48cousins, ses amis, ça fait perdre pied.
00:20:51C'était grand et beau. J'ai quelques photos mais...
00:20:53...
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00:29:27Depuis 30 ans, beaucoup de témoins ne sont plus.
00:29:31Et si on ne récolte pas ces témoignages, on ne pourra plus organiser des procès en France.
00:29:37Donc il y a urgence.
00:29:57C'était une région habitaée par beaucoup de Tutsis.
00:30:08Il y a des collines où il n'y avait que des Tutsis d'ailleurs.
00:30:11Et où aujourd'hui, malheureusement, il ne reste personne.
00:30:27C'est beau.
00:30:32Merci.
00:30:33Bonne journée.
00:30:34Moi, d'autres choses.
00:30:38Ça va ?
00:30:40Ça semble.
00:30:42Ça semble.
00:30:43Ça va.
00:30:45Il y a un bon ukricot.
00:30:49Mais, il y a beaucoup plus de laitiers.
00:30:52Mais, ce n'est pas le plus du tout, c'est un peu plus de laitiers.
00:30:57Mais, ce n'est pas le plus libre.
00:30:59Mais, si on a fait le plus libre, c'est un peu plus libre et de laitiers.
00:31:01Quand on a fait le plus libre, c'est un peu plus libre.
00:31:04Et c'est un peu plus libre de faillé.
00:31:07Y a beaucoup plus libre et de laitiers.
00:31:10Je n'ai pas besoin d'image.
00:31:11Après, il y a un corps de bâle et de laitiers.
00:31:14Il y a peut-être moins que le musulmans.
00:31:17Il n'y a pas de
00:31:43Je m'avais dit encore penses aussi.
00:31:45Je me suis English, et je ne m'ai pas pensé.
00:31:50J'ai pas pensé, j'ai jamais pensé.
00:31:55Je ne m'ai pas pensé.
00:31:58On le fait un peu trop.
00:32:02On se y avait un peu mal de temps,
00:32:04j'ai toujours passé dans le temps des pauvres.
00:32:07Il n'y a pas de réaction à cause de l'arrivée.
00:32:12Il n'y a pas de réaction.
00:32:13Il n'y a pas de réaction.
00:32:21C'est très fort.
00:32:22Tous les gens écoutent.
00:32:24Tout le monde écoute, mais c'est leur histoire aussi.
00:32:37C'est terrible.
00:32:40Comment veux-tu qu'on ne prenne pas toutes ces ondes là ?
00:32:45Je suis très heureux.
00:32:47C'est vrai.
00:32:49C'est terrible.
00:32:51Comment veux-tu qu'on ne prenne pas toutes ces ondes là ?
00:32:58Oui, bonjour.
00:33:00C'est vrai, oui.
00:33:02C'est vrai, mais on ne l'a pas de réaction.
00:33:05Il n'y a pas d'amour avec eux.
00:33:07C'est vrai.
00:33:08C'est vrai, les gens ne connaissent pas toutes ces ondes.
00:33:12Les gens ont des questions.
00:33:14Tu me dis pas d'amour avec l'amour avec l'amour.
00:33:16Oui, je veux dire.
00:33:18C'est le plus important.
00:33:20Ils voulaient des hommages à leur famille.
00:33:23Ils se sont résistés.
00:33:24C'est ce qu'il faut.
00:33:25Si les gens à leur pérennent,
00:33:26ils m'ont parlé,
00:33:27ils m'ont dit qu'ils ne gagnent.
00:33:28Il m'ont dit qu'on les m'aimplos,
00:33:29ce qu'ils nous devaient bien.
00:33:30En tout cas, nous avons une grande agence de vous,
00:33:35et nous avons un problème de la famille de Jambon,
00:33:39et nous avons un coup de bouche et un coup de bouche.
00:33:42Tout ça, nous avons eu un peu de magouille,
00:33:45et je suis sûre que ce n'est pas bon.
00:33:54À la fin du génocide, Biguma, c'est un réfugié au Congo.
00:33:57Il y a dû avoir des magouilles
00:33:59magouille pour qu'il puisse prendre l'avion sans papier, mais en tout cas, il s'est retrouvé
00:34:03en France. En fin de juin 1994, la France a mis en place ce qu'on a appelé l'opération
00:34:13turquoise pour créer des zones de sécurité. La France a décidé de lancer une opération
00:34:24humanitaire au Rwanda. Je crois que le premier objectif est atteint avec, encore une fois,
00:34:30tous ces sourires qui fleurissent sur vos visages. Mais la zone turquoise n'a été qu'une sorte
00:34:40de couloir pour faire fuir une grande partie de la population et exéphilitrer les autorités
00:34:47qui venaient de commettre le génocide.
00:34:54Et donc l'opération turquoise va permettre à des centaines de génocidaires Hutus,
00:35:00donc des responsables des génocidaires Hutus, de quitter le territoire rwandais et qui
00:35:05par la suite iront pour certains en France, pour d'autres en Belgique ou encore au Canada.
00:35:13Ici en France, ils se sont refait une virginité. Ce sont de bons parents, ce sont de bons voisins,
00:35:19ce sont de bons citoyens qui s'impliquent dans des associations humanitaires, voire des bons chrétiens.
00:35:26Vous imaginez, nous avons nos familles décimées et vous voyez des ferlés dans nos pays ici,
00:35:42les assassins de nos familles. Mais c'est un scandale, c'est pas possible.
00:35:48N'importe qui s'indignera, je pense.
00:35:49Depuis plus de 20 ans, nous avons déposé plus d'une trentaine de plaintes et jusqu'à
00:36:03maintenant, malheureusement, seules cinq personnes ont été jugées et condamnées.
00:36:09La France, c'est pratiquement le seul pays aujourd'hui qui refuse toujours d'extrader
00:36:24ces personnes-là vers le Rwanda où ils auraient déjà été jugées. D'où ce grand nombre
00:36:30de dossiers qui s'amoncèlent sur le bureau des juges, qui ne sont pas suffisamment nombreux.
00:36:35Nous ne cessons depuis 25 ans de dénoncer une lenteur insupportable pour les victimes.
00:36:45En 2015, nous avons reçu une lettre anonyme dénonçant Bigouma.
00:36:52Il travaillait à l'université de Rennes comme responsable de la sécurité.
00:36:57Donc immédiatement, nous nous sommes emparés de ce dossier.
00:37:05Les rescapés, ce n'est pas eux qui ont le plus vu.
00:37:23C'est-à-dire qu'un rescapé, soit il se cachait dans un trou de souris, soit il était
00:37:30caché dans un plafond d'un bienfaiteur.
00:37:40Mais par contre, les tueurs, on a besoin de leurs paroles, de leurs témoignages.
00:37:47Parce que c'est eux qui savent.
00:37:48Mais vous savez, entrer dans une prison, ce n'est pas si facile que ça quand on sait qui c'est qui l'habite.
00:38:16Et il accepte de parler ?
00:38:26De parler du génocide ici à Nyanza ?
00:38:31J'ai eu un génocide.
00:38:38J'ai eu un peu plus de gens.
00:38:41J'ai eu un peu plus de gens qui ont été prêts à faire.
00:38:45J'ai eu un génocide qui a été prêts à la France.
00:38:52Oui, c'est vrai.
00:38:53J'ai eu un peu plus de gens qui ont été prêts à faire.
00:38:56En ce moment, je m'appelle Bidguma.
00:39:02Bidguma ?
00:39:03Bidguma, un chef.
00:39:04C'est un chef.
00:39:07C'est un chef.
00:39:08C'est un chef.
00:39:10Oh, ok.
00:39:12Si, c'est important.
00:39:15On prend des ailes d'avis en train de prendre des abis.
00:39:21Quand j'ai amené à la fin, elle m'apprécie de son père.
00:39:28Parce qu'il y a des enfants.
00:39:31Oui.
00:39:33Quand j'ai amené à la fin, ils ont eu l'impressionné.
00:39:38J'ai été arrêté, j'ai sauvé le groupe.
00:39:42Oui.
00:39:43Et puis, j'ai pu me dire que ça a été un peu.
00:39:49Je ne sais pas si tu es au courant.
00:39:55Je ne sais pas si tu es au courant.
00:39:58C'est un peu le courant.
00:40:01Mais on ne sait pas si tu es au courant.
00:40:10Qu'ils vous mentent ou pas, il faut les interroger.
00:40:16Au détour d'une phrase, vous allez comprendre des choses.
00:40:19C'est parti.
00:40:49quand je peux vous donner, j'aime pas quand je parle,
00:40:53je ne sais pas si on dit.
00:40:56On m'a dit face à l'innomne,
00:40:58je n'ai pas voulu dire au Behaye.
00:41:01Quand je ne sais pas et je ne l'aurai pas,
00:41:04les gens a voulu être meurtrés
00:41:06quand j'ai besoin de vous soutien,
00:41:08ils l'aideraient pour se trouver.
00:41:10Oui, je suis tout seul.
00:41:13Oui.
00:41:14Oui.
00:41:15Ok, bonjour.
00:41:16C'est un petit peu.
00:41:19C'est un petit peu.
00:41:24C'est un petit peu.
00:41:35C'est un professeur professionnel.
00:41:38Il a eu la perpète,
00:41:40mais la seule chose qu'il sait,
00:41:42c'est qu'il a tiré sur ce truc.
00:41:44Il a tué un bœuf.
00:41:46Il a tué le taureau des vaches.
00:41:48Non, j'avais pas envie de traduire
00:41:50parce qu'en fait, j'en peux plus.
00:41:57J'étais dans un état.
00:41:59Il faut dire qu'il n'a dégagé que des zones négatives.
00:42:02Tu ne peux pas être bien là.
00:42:04Si c'est ça, mais...
00:42:06J'avais envie de lui dire tais-toi, tais-toi, mais il continue.
00:42:14!
00:42:18Qu'il faut bien se débrater.
00:42:19...
00:42:20C'est tout nouveau.
00:42:22Non, non...
00:42:24Sous-titrage MFP.
00:42:54La cabre, la beauté, est toujours saisissant.
00:42:59Et quel que soit l'endroit, même nous, on ne s'habitue pas.
00:43:01On croit qu'on pourrait s'habituer, mais on ne s'habitue pas.
00:43:04Malheureusement.
00:43:06Je ne sais pas s'il faut s'habituer d'ailleurs.
00:43:12Allez.
00:43:24Nianza, ça a été aussi un grand lieu de résistance de la part des Tutsis.
00:43:34Quand les Tutsis se réfugiaient en haut des collines, ils se défendaient à coups de pierre.
00:43:39Si bien qu'il a fallu parfois plusieurs attaques, soit des miliciens, soit des gendarmes, pour venir à bout de leur résistance.
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