- il y a 4 minutes
Avec Matthieu Hocque, Secrétaire général du think tank "Le Millénaire" et Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République”
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, Frédéric Brindel.
00:049h10, c'est parti pour le débat du dimanche.
00:08A ma gauche, Nicolas Corato, président fondateur du Cintank, place de la République.
00:13Bonjour Frédéric, bonjour Mathieu.
00:15Vous êtes à ma droite, mais j'ai bien dit à ma gauche parce que ça précise un peu plus.
00:19Vous me mettez où vous voulez, je vous préciserai ça.
00:22Vous êtes à ma gauche, tout comme Mathieu Hocq est à ma droite, directeur général du Cintank, le millénaire.
00:27Bonjour Mathieu.
00:28Bonjour Frédéric, bonjour Nicolas.
00:29Allez, messieurs, un exercice inédit pour vous, faire court sur une réponse.
00:33Et puis après on rentre dans le vif du sujet.
00:37Réussite ou pas le meeting de Jean-Luc Mélenchon hier au Bourget ?
00:40Oui, assurément.
00:42Réussite sur le fond et sur la forme.
00:44Bien, nous avons reçu François Picmal, la question de la matinée,
00:48la gauche doit-elle s'unir derrière Jean-Luc Mélenchon ?
00:52Certains auditeurs ont déjà dit oui.
00:54Est-ce que Jean-Luc Mélenchon, après le ralliement de certains communistes, du NPA, etc.,
00:58va tout vampiriser Nicolas ?
01:00Écoutez, poser la question c'est déjà y répondre.
01:03Pendant de nombreuses semaines et de nombreux mois,
01:05vous et vos confrères avez beaucoup parlé de Jean-Luc Mélenchon le diviseur.
01:09Jean-Luc Mélenchon doit-il se retirer ?
01:11Jean-Luc Mélenchon fait-il perdre la gauche ?
01:13Aujourd'hui vous posez la question de l'union derrière Mélenchon.
01:16C'est qu'il se passe bien quelque chose, puisque vous êtes un capteur parmi d'autres de ce qui
01:20se passe dans le pays.
01:22Donc, bien entendu que la question est posée.
01:24Elle est posée à deux raisons.
01:27D'abord, la première, c'est que l'autre candidat de gauche est en train de s'effondrer
01:32et manifestement ne n'arrive pas à imprimer quelque chose de nouveau,
01:36malgré le dynamisme et la dynamique de la primaire organisée par les autres partis de gauche.
01:42La deuxième, c'est qu'il y a un effet très important,
01:46c'est que Marine Le Pen ne baisse pas dans les sondages.
01:48Marine Le Pen continue à être au maximum et peut-être à encore des marges de manœuvre,
01:54mais en tout cas est très très loin devant au premier tour
01:56et gagnerait dans tous les cas au second tour.
01:59Donc à gauche, et pour les électeurs de gauche, la réponse est assez simple.
02:03Je le rappelle, quand on est de gauche, culturellement, historiquement,
02:07on fait tout pour que l'extrême droite n'arrive pas au pouvoir,
02:09y compris voter Chirac, y compris voter Macron.
02:13Est-ce que ce serait vraiment si compliqué que ça pour un électeur de gauche
02:15que de voter Mélenchon ? C'est la question qu'il faut se poser.
02:17Et en écoutant Jean-Luc Mélenchon, quand on est de gauche,
02:20on sort du capitalisme, on est non-aligné, on n'a plus d'armes nucléaires,
02:25on tient sur l'amitié des Brésiliens et de quelques autres pour s'organiser.
02:30L'utopie, il n'y a pas que des grands utopiques à gauche,
02:33parce qu'il y a quand même un petit peu d'utopie, Mathieu Haug,
02:37dans ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
02:38C'est pour ça que je disais qu'il avait réussi son meeting sur le fond et sur la forme,
02:42parce que sur le fond, en tout cas, je mets la forme de côté,
02:45sur le fond, c'est le seul candidat à gauche, en tout cas,
02:48qui amène des idées nouvelles, effectivement utopiques.
02:51On pourrait rentrer dans le détail sur la question du financement,
02:54de sa politique de relance, etc.
02:56On peut considérer, nous, aux millénaires, quand on travaille sur ces sujets-là,
03:00on considère que ça sera la cata sur le plan économique
03:02que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir.
03:04Mais force est de constater que pour la gauche, pour des électeurs de gauche,
03:08il répond, en fait, à des préoccupations qui sont
03:11comment renforcer les services publics, renforcer la protection sociale
03:14et comment taxer les riches au maximum.
03:17Et effectivement, si un électeur de gauche a ça comme attente,
03:20il y répond parfaitement.
03:22Et avec des idées, pour le coup, qui sont nouvelles et disruptives.
03:24En revanche, pour ce qui est de la dynamique d'union qu'a rappelé Nicolas,
03:31effectivement, Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, pour un électeur de gauche,
03:33c'est la seule... La gauche est dans un déclin électoral.
03:36Raphaël Luxman va se présenter. Là, ce matin, il parle dans la presse.
03:39Il existe quand même, Raphaël Luxman.
03:40Oui, mais le problème, en fait, le problème de la gauche en général en France
03:43depuis le quinquennat de France Hollande, c'est qu'elle est en déclin sur le plan électoral.
03:47Historiquement, la gauche pèse 40 à 45 % des voix en France.
03:51Or, depuis l'événement d'Emmanuel Macron, le bloc de gauche ne pèse que 30 % désormais.
03:57Maintenant, dans les sondages, on voit une légère dynamique
04:00où maintenant, quand on cumule tous les scores, on arrive à 30, 33,
04:04parfois 35 % des intentions de vote dans les sondages.
04:07Mais quand on a une gauche aussi faible, forcément, le candidat qui a le socle
04:11le plus important au prorata, qui est Jean-Luc Mélenchon,
04:14est le seul qui peut enclencher une dynamique de vote utile à son crédit.
04:19Or, Luxman, aujourd'hui, ne peut pas enclencher de dynamique de vote utile
04:23tout simplement parce qu'il n'est pas devant Jean-Luc Mélenchon au premier tour.
04:25Et donc, effectivement, Luxman ne passera pas devant Mélenchon.
04:29Alors, Nicolas Corato et Mathieu Hock, passons maintenant à des annonces fortes faites hier.
04:35La Sixième République, bon, ça a déjà été évoqué par le passé, mais là, clairement.
04:40Autre modèle de société, hors du capitalisme donc.
04:44Nouveau, nouvelle devise, liberté, égalité, solidarité, on enlève le fraternité.
04:48Il y a vraiment une rupture.
04:51Elle fait peur, cette rupture, parce qu'il dit ceux qui sont d'accord très bien ou pas.
04:57Qu'est-ce qu'on fait ? C'est le début d'une dictature communiste ?
05:00Ouh, Frédéric, mais vous êtes déjà avec les chats russes sur les Champs-Elysées.
05:04D'abord, elle fait peur à qui ? Moi, je ne sais pas à qui elle fait peur.
05:07D'abord, première chose, Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat aujourd'hui
05:12à pouvoir présenter un programme aussi précis, aussi assumé et aussi transparent.
05:18Moi, je ne connais pas d'autres candidats sur l'échiquier politique qui disent clairement ce qu'il va faire.
05:23Ensuite, on a le droit de penser ce qu'on veut de ce qu'il va faire, mais lui le
05:27dit clairement.
05:28Deuxièmement, vous dites qu'il veut mettre fin au capitalisme.
05:31Ce n'est pas tout à fait ce qu'il a dit hier, si vous l'avez bien écouté.
05:33Il dit que le capitalisme est dangereux.
05:36Ça me semble inévitable, parce qu'il dit que c'est un système pourri.
05:40Je vais vous faire un scoop.
05:42Depuis que la gauche existe, que le socialisme existe, son adversaire et son ennemi, c'est le capitalisme.
05:49Il n'y a rien de nouveau dans l'idée que la gauche veuille proposer un projet de société alternatif
05:55à celui que crée le capitalisme.
05:57C'est des vrais de Léon Blum, c'est des vrais de François Mitterrand,
06:01c'est vrai, de Jean-Luc Mélenchon.
06:04Il aimait bien le capitalisme, Mitterrand.
06:05Pardon, mais reprenez les 110 propositions du candidat Mitterrand,
06:08vous verrez que Jean-Luc Mélenchon, à côté, est un petit bourgeois de province.
06:12C'est ce qui a mis la France dans une situation économique désastreuse.
06:16C'est autre chose, c'est un autre débat.
06:17Moi, je réponds à la question sur est-ce que c'est une rupture ?
06:19Non, il est dans la tradition, dans la culture de la gauche,
06:24pas d'une gauche, de la gauche qui a toujours vu le capitalisme comme un adversaire.
06:28Et il ne dit pas je vais mettre fin au capitalisme,
06:29il dit que le capitalisme est dangereux et qu'il propose une stratégie,
06:33une méthode qui est celle des causes communes,
06:35c'est-à-dire de dire vous n'êtes peut-être pas d'accord avec moi sur l'objectif
06:39qui est celui des insoumis, qui est d'abattre le capitalisme.
06:42Je pense qu'il est très clair là-dessus.
06:44Mais moi, ce que je vous propose, c'est que pendant 5 ans,
06:46on se mette ensemble pour des causes communes,
06:49qui sont des causes communes qui nous semblent correspondre à l'intérêt général
06:52et qui font qu'une majorité de Français pourraient adhérer à mon programme.
06:55Exemple ?
06:55Est-ce qu'on n'est pas capable de s'entendre quand on est 10 dans une copropriété ?
06:59Je donnais l'exemple à François Ficmal tout à l'heure.
07:00Ça va être dur cette histoire quand même.
07:02Si vous croyez que c'est facile au centre,
07:04ou que vous croyez que ça va être facile avec l'extrême droite de s'entendre,
07:06c'est tout aussi difficile de s'entendre.
07:07Quand quelqu'un vous dit si vous n'êtes pas d'accord, vous partez.
07:10Oui, mais au moins il le dit.
07:12Que disent les autres ?
07:13Est-ce que les autres vous disent exactement ce qu'ils vont faire ?
07:16Est-ce que Mme Le Pen dit aux Français ce qu'elle va faire de leur retraite ?
07:20Bon.
07:21Mathieu, réaction ?
07:21Vous avez peur de Jean-Luc Mélenchon s'il passe au pouvoir ?
07:25Après, moi ce que je constate aussi quand même, malgré tout,
07:27c'est que longtemps on a dit, et a raison probablement,
07:30que les Français emmerdaient le Front National en majorité.
07:33Maintenant, quand on regarde les enquêtes d'opinion,
07:35en tout cas sur le second tour,
07:36on voit bien que les Français emmerdent la France insoumise surtout,
07:38puisque c'est le parti qui suscite le plus de rejets de la part des Français.
07:42On est sur un niveau de rejet autour de 60 à 70 %,
07:46quand vous prenez n'importe quel sondage sur est-ce que la France insoumise est par exemple anti-républicaine,
07:52ou est-ce que les valeurs qu'elle propose ne sont pas bonnes,
07:55ou est-ce que Jean-Luc Mélenchon est la personnalité la plus détestée français.
07:58On voit bien aujourd'hui qu'il y a quand même un rejet qui est massif de la part de
08:02Jean-Luc Mélenchon.
08:03En tout cas, c'est vraiment le repoussoir absolu plus que ne l'est Marine Le Pen,
08:08voire même que ne l'est Jordan Bardella.
08:10Donc ça, c'est quand même quelque chose qui est à noter.
08:12Donc, est-ce que j'ai peur ? Pas nécessairement.
08:14Ensuite, après, là où je pourrais avoir peur, si Jean-Luc Mélenchon arrivait au pouvoir,
08:17c'est l'état du pays.
08:19Parce qu'en fait, que propose Jean-Luc Mélenchon ?
08:20Il propose toujours plus de dépenses publiques.
08:22Mais j'aimerais rappeler à Jean-Luc Mélenchon et à son équipe
08:25que la France dépense 57% de sa richesse en dépenses publiques.
08:30Donc on est déjà le record du monde des pays de l'OCDE en dépenses publiques.
08:34Le pays qui prélève le plus aujourd'hui dans notre pays,
08:36dans le monde occidental, c'est la France.
08:3948% de taux de prélèvement obligatoire.
08:41Jean-Luc Mélenchon veut augmenter cela.
08:43Le pays qui dépense le plus dans le social,
08:44Jean-Luc Mélenchon veut augmenter cela.
08:46C'est la France, déjà.
08:46Tous les chefs d'entreprise vont suivre, c'est ça ?
08:48Exactement. Le pays qui accueille quasiment le plus d'immigrés dans notre pays,
08:51puisqu'il veut accueillir plus d'immigration,
08:53il veut régulariser massivement, etc.
08:55C'est déjà la France.
08:56Donc un pays où il y a beaucoup de dépenses publiques,
08:58beaucoup de dépenses sociales, beaucoup d'immigrés,
09:00c'est déjà la France.
09:01Et le problème, c'est qu'il dit qu'il y a un problème dans le pays.
09:03Donc si on considère que le pays ne va pas bien,
09:05et que le pays ne va pas bien,
09:08c'est que peut-être que le modèle qui est proposé actuellement n'est pas le bon.
09:10Mais lui veut amplifier le modèle.
09:13Moi, c'est ça que je vois et qui me fait plus peur.
09:15Il dit « nous sommes tous chez nous ici », sous-entendu.
09:17Bon, à un moment, il fait un clin d'œil à la lutte de Mathilde Panot,
09:21qui a permis, selon lui, d'inclure l'IVG dans la Constitution.
09:26Et on voit des gens qui sont dans l'assistance
09:30aux convictions religieuses affichées et qui n'applaudissent pas.
09:34Il va avoir du mal quand même à faire l'union,
09:36Nicolas Corato, Jean-Luc Mélenchon.
09:39Mais faire l'union, c'est l'objet d'une campagne électorale.
09:43On est au mois de novembre, l'élection, le premier tour est en avril.
09:46Donc il reste du temps.
09:47Moi, ce que je vois, c'est que Jean-Luc Mélenchon est en avance
09:50sur tous ses concurrents.
09:52La démonstration de force d'hier,
09:54le programme en librairie,
09:56dont on me dit qu'il est en rupture de stock,
10:00quelle est l'autre partie qui a publié son programme ?
10:03Dites-moi.
10:05Ce que je veux dire, c'est que,
10:06oui, ça va être compliqué de faire l'union, d'abord à gauche,
10:09et puis bien sûr, ensuite, de faire adhérer
10:11une majorité de Français au projet
10:13qu'il nous a présenté hier au Bourget.
10:16Je suis d'accord avec vous, je ne le nie pas,
10:18mais il a du temps et il est en avance.
10:21Donc ce qu'on a vu hier, c'est un point de départ,
10:24ce n'est pas un point d'arrivée.
10:25Or, son point de départ est très, très loin des autres.
10:29Il est...
10:31Jean-Luc Mélenchon, depuis le début de cette campagne électorale,
10:33est le premier et est en avance.
10:36Je rappelle que c'est le premier à s'être déclaré candidat.
10:38C'est le premier à présenter son programme,
10:40c'est le premier à unir son propre camp,
10:42c'est le premier à faire des meetings à plusieurs milliers de personnes.
10:46Donc, il faut s'attendre à voir Jean-Luc Mélenchon
10:48de manière très dynamique,
10:50très en avance dans les mois qui viennent,
10:52et effectivement, avec certainement, on va le voir,
10:54un impact sur son électorat.
10:55Nicolas Corato, je vous connais, les auditeurs de Sud Radio aussi,
10:58vous affichez vos sympathies de gauche,
11:00je ne vous pensez pas aussi convaincu par Jean-Luc Mélenchon quand même.
11:04Je vous déçois, Frédéric, j'ai l'impression.
11:06Aucun jugement de valeur de ma part,
11:07mais je sens quand même une petite évolution.
11:10Ce n'est pas du tout une évolution, je le répète,
11:13quand on est de gauche,
11:14on fait tout pour que l'extrême droite n'arrive pas au pouvoir,
11:17et c'est très classique, très traditionnel,
11:19et il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
11:21Mathieu Hock, vous, vous êtes de droite,
11:23et je voulais vous interroger sur l'autre sujet
11:26que nous allons suggérer aux auditeurs de Sud Radio,
11:29dans la libre antenne,
11:30dès 10h jusqu'à 11h,
11:31commencez déjà 0826 300 300,
11:34réagissez,
11:34c'est pour vous la conférence sociale demain à Matignon.
11:37Mathieu Hock,
11:38qu'est-ce qu'il faut en attendre ?
11:39Pas grand-chose en réalité,
11:41il ne faut rien en attendre,
11:42parce qu'aujourd'hui,
11:43le gouvernement n'a pas beaucoup de marge de manœuvre
11:44pour répondre politiquement aux revendications,
11:47que ce soit des lycéens, des étudiants,
11:48ou contre la vie chère,
11:49parce que quand vous regardez ce qu'avait fait le gouvernement
11:51après, par exemple, l'épisode des Gilets jaunes,
11:53ça avait été de sortir le chéquier en réalité,
11:55avec le paquet d'aides après les Gilets jaunes,
11:57les aides Macron, etc.,
11:59ça avait coûté 17 milliards d'euros.
12:01Mais à ce moment-là,
12:02un, le gouvernement disposait d'une majorité absolue
12:05à l'Assemblée nationale,
12:06donc il avait de quoi faire passer des textes,
12:08deux, il avait du temps pour y répondre,
12:09or là, il y a la campagne présidentielle qui s'immisce,
12:11et le temps parlementaire est beaucoup plus restreint aujourd'hui
12:15pour faire passer des textes,
12:16et trois, il avait encore un peu de liquidité.
12:19Là, aujourd'hui, l'État affiche un déficit public
12:21à 150 milliards d'euros.
12:22Donc, en fait, l'État n'a pas grand-chose à proposer.
12:25Donc, en fait, ça devient quoi ?
12:26Une vente aux enchères du niveau du SMIC, c'est ça ?
12:29Moi, je fais 100, moi, je fais 150 ?
12:30Oui, ça va être ça.
12:31Je pense qu'il faut attendre une légère revalorisation du SMIC,
12:34comme il y a déjà eu des revalorisations du SMIC
12:35sous l'ère Emmanuel Macron,
12:37mais qui seront insuffisantes par rapport aux besoins des Français.
12:40Sur les salaires, l'État n'administrant pas les salaires,
12:43contrairement à ce que pense Jean-Luc Mélenchon,
12:44soit une partie de la gauche, ce n'est pas l'État qui fait les salaires,
12:46ce sont les entreprises en règle générale.
12:50Comme il n'y aura pas de dispositif incitatif pour les entreprises,
12:54les salaires vont être valorisés branche par branche
12:56par les entreprises si elles le souhaitent,
12:58mais pour des dynamiques qui relèvent de l'économie
13:00et non d'une impulsion politique.
13:02Et l'économie, aujourd'hui, va très mal,
13:05notamment à cause de la dissolution.
13:06Messieurs, c'était un bonheur de vous avoir.
13:08Mathieu Haug, directeur général du Sintank le millénaire.
13:10Nicolas Corato, président fondateur du Sintank Place de la République.
13:14Les auditeurs, vous avez entendu, écoutez nos deux experts réagissez.
13:190826 300 300, dès 10h, la libre antenne.
13:22En un mot, Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour ou pas ?
13:25Pour vous, Nicolas Corato ?
13:26Oui.
13:27Et pour vous, Mathieu Haug ?
13:28Pas sûr, non.
13:29Donc vous dites non ?
13:30Plutôt non.
13:30C'est bien, comme ça, il y avait opposition.
13:32Merci à tous les deux, 9h24.