00:00Dans un instant, la clôture hebdomadaire auparavant, Laurent Florian, on entre dans la data room.
00:12C'est votre condensé de réel. Chaque soir avant la clôture, la data room presse le monde et le concentre
00:18en deux datas.
00:19Chacun, Laurent Florian, vous avez une minute pour présenter une data forte. Êtes-vous prêt Florian ?
00:23Oui.
00:24Votre chiffre, 400 milliards de dollars.
00:25400 milliards de dollars, c'est la prévision de BNP Paribas pour les émissions des hyperscalers américains sur 2027.
00:34Ça veut dire que ça va représenter un peu plus de 20% du segment investment grade pour le crédit
00:40américain.
00:40Ça devient quand même massif. Ça fait une hausse de 60% par rapport à l'année 2026.
00:47Je disais tout à l'heure, la fin d'année, il ne reste pas grand-chose.
00:51Nous, on se dit que sur le crédit, ça peut se compresser, mais on en a parlé avec Laurent.
00:54Il y a vraiment un challenge de financement sur l'année prochaine.
00:57Et par ailleurs, on verra quels sont les compromis entre Donald Trump et les démocrates.
01:01Mais politiquement, ça peut être davantage de défense.
01:04À la fin, ça peut être davantage de dépenses.
01:06Ça peut être un déficit public entre 6,5 et 7%.
01:09Ça fait beaucoup de papiers à refinancer.
01:10Vous pensez qu'effectivement, la trajectoire de déficit pourrait s'aggraver à ce nouveau congrès ?
01:14Oui. Nous, on a un petit peu peur que les compromis se fassent avec davantage de dépenses, notamment dans la
01:19défense aux États-Unis.
01:20En échange de concessions sur la santé, les Républicains exigeraient des hausses de dépenses dans la défense et les démocrates
01:25diraient oui.
01:26Et au total, en fait, on n'aurait pas de consolidation budgétaire.
01:28Et donc, à la fin, ça fait beaucoup, beaucoup de papiers.
01:30D'où ce scénario de se dire, il y a un moment, on risque de faire évoluer le mandat des
01:34banques centrales.
01:34OK. Donc, pour vous, la détente obligataire, elle tient sur un ou deux fils, la tech, le pétrole.
01:39Mais la trajectoire de déficit, elle ne va pas aider les taux à se détendre.
01:42Très clairement.
01:42À vous, Laurent, d'ouvrir la cage à data.
01:45Votre chiffre, ce soir, vous libérez une belle data.
01:47Votre chiffre, 6 020.
01:49Alors, 6 020, c'est la somme de 2000, plus 2008, plus 2012.
01:54Et c'est pour dire qu'aujourd'hui, on pense que ça nous fait un peu penser, voilà, la situation
01:58de 2026, c'est un peu un mix de ces trois grandes périodes.
02:022000, par référence à la bulle TMT, et aujourd'hui, on a le sujet sur l'IA dont on a
02:06largement parlé.
02:072008, si vous vous souvenez, c'est un problème de financement, d'opacité des financements.
02:12Et aujourd'hui, on a la même chose, on vient d'en parler longuement aussi, qui est lié à l
02:15'IA notamment.
02:16Et puis, 2012, parce qu'à l'époque, c'était la Grèce, mais c'était un sujet de financement des
02:20États en général en Europe.
02:21Et on a le même problème de manière plus globale, mais aussi de manière européenne et concentrée, malheureusement, sur la
02:28France.
02:29Belle data, oui, un concentré de crise, là.
02:31Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés.
02:34Laurent Chauderge pour BDL Capital.
02:36Merci à vous, Florian Roger, pour BNP Paribas.