00:00Pour l'entrer d'abord, c'est bien sûr le rendez-vous chaque soir avant la clôture dans la date
00:03à roue.
00:08Oui, c'est la musique un peu inquiétante, c'est vrai. Thibault, Stéphane, vous êtes prêts ?
00:18Yes.
00:18On va démarrer avec votre data, Thibault, ce soir, de 21,8 milliards.
00:2521,8 milliards, c'est bien.
00:27Oui, c'est d'euros.
00:2821,8 milliards d'euros. Effectivement, je ne sais pas si depuis la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon
00:35pour dire qu'il fallait mettre la dette au feu,
00:38on a décidé qu'il fallait la mettre au feu, est-ce qu'il faut la brûler, est-ce qu
00:41'il faut la congeler, est-ce qu'il faut la mettre al dente ?
00:43Je ne sais pas, ce que je sais, c'est qu'on a cramé 21,8 milliards de déficit en
00:47plus depuis cette réunion au rythme actuel d'un déficit français.
00:51Et donc je me pose une question, c'est si un jour, Guillaume, vous dépensez plus que ce que vous
00:54gagnez, ce qui veut votre poste me semble peu probable,
00:56est-ce que vous allez vous dire, tiens, il faut que je dépense moins, ou allons voir les créanciers pour
01:00avoir envie d'annuler la dette ?
01:01L'évidence est, essayez de moins dépenser.
01:03Et donc peut-être qu'aujourd'hui, se demander ce qu'il faut faire avec notre stock de dette,
01:06commencez avant de traiter ça qui est un vrai sujet par arrêter d'en recréer toujours plus,
01:10ce serait bien, histoire qu'on n'ait pas créé plus que ce qu'on voulait annuler, le temps d
01:13'avoir fini notre débat.
01:15– Oui, belle data et beau message.
01:17À vous Stéphane, vous avez pareil, une minute, votre chiffre, 940 milliards de dollars, encore plus gros que plus.
01:23– Oui, donc c'est moi qui ai gagné, c'est moi qui ai le plus gros chiffre.
01:26– 940 milliards de dollars, c'est la détention de dette américaine par le Royaume-Uni.
01:31Alors pourquoi c'est un chiffre qui est intéressant ?
01:33Parce qu'on parle beaucoup de la détention par les Chinois, en fait on est en dessous de 700 milliards,
01:38le Royaume-Uni a doublé la Chine l'année dernière en détention.
01:44Les premiers, ça reste les Japonais, avec plus de 1000 milliards,
01:47mais ce qu'on est en train de voir, c'est que les détenteurs de long terme,
01:50les Japonais, les assurances japonaises, la banque centrale chinoise,
01:54tout ça, ça baisse petit à petit, surtout en Chine.
01:57En contrepartie, c'est le Royaume-Uni.
01:59– Aïe, aïe, aïe, quel est le problème ?
02:01– Le sixième pays, c'est les îles Caïmans.
02:04Donc quand je vous parle des îles Caïmans, tout de suite vous pensez à Hedge Fund,
02:07vous avez raison, le Royaume-Uni c'est pareil.
02:10Donc on est en train, les étrangers qui détiennent la dette américaine
02:15étaient des investisseurs de long terme, structurel, qui achetaient, qui gardaient,
02:19de plus en plus au nez sur ce qu'on appelle du fast-monnaie,
02:22c'est-à-dire des gens qui font des allers-retours,
02:24qui peuvent acheter mais qui peuvent vendre très très vite,
02:26d'où le stress de Bessent, parce que si ça part en sucette,
02:30là c'est difficile à rattraper.
02:31– Et puis c'est difficile à vivre pour les Américains,
02:33pour les Américains de dépendre des Britanniques.
02:35Donc oui, les Britanniques détiennent plus de dettes américaines
02:38désormais que les Chinois, et le problème c'est pas qu'ils soient britanniques,
02:40c'est que ce sont souvent des hedge funds qui font beaucoup d'allers-retours,
02:42ce qui va augmenter la volatilité.
02:44– Et qui peuvent partir très vite.
02:46– Et oui, beaucoup plus vite que la Banque Centrale Chinoise
02:48ou les assureurs japonais comme vous le disiez.
02:50Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés,
02:52Stéphane Déo et Thibaut Prébé.
02:54– Sous-titrage ST' 501
Commentaires