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  • il y a 5 minutes
Ce mardi 3 novembre, retrouvez la data room en replay sur BFM Business.

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Transcription
00:00On entre d'abord, avec Mabrouk et Christian, dans la data roue.
00:06Ah, c'est votre outil chaque soir avant la clôture pour regarder le réel en face, dans les yeux, grâce
00:15au data.
00:16Mabrouk, Christian, êtes-vous prêt ?
00:18Oui.
00:19Vous avez chacun une minute.
00:21Oui, oui.
00:22À vous d'abord, Christian.
00:23Tiens, on va démarrer avec vous.
00:24Votre chiffre ce soir, plus 103,8% à comparer avec un autre chiffre beaucoup moins glorieux.
00:29Plus 103,8%, donc ?
00:30Oui, plus 103,8%, c'est la croissance des profits en Chine du secteur de l'électronique,
00:38composants électroniques, informatiques.
00:39À comparer au moins 23%, ce sont les profits des entreprises dans le secteur automobile.
00:45Donc, ça vous montre l'écart.
00:46Alors, on parle toujours de croissance en cas aux États-Unis, mais on oublie que c'est ce que vit
00:49aussi la Chine en ce moment.
00:51Alors là, je vous le donne à travers cet indicateur de profitabilité.
00:55J'aurais pu vous le donner aussi à travers la production industrielle.
00:57Et donc, en moyenne, on est sur des profits qui progressent de 16%, mais avec des écarts monstrueux entre les
01:03secteurs.
01:04Et on voit qu'il y a des secteurs qui sont véritablement sous pression, avec un net recul de leur
01:08profitabilité.
01:09C'est surtout tout ce qui touche à la consommation des ménages, tout ce qui touche à l'immobilier.
01:13Naturellement, on sait qu'il y a une crise immobilière très violente en Chine.
01:16Et donc, là, ça ne redémarre pas.
01:18On a vraiment un problème intérieur.
01:19Et par contre, on voit que la Chine profite à plein du moteur de l'intelligence artificielle, des achats de
01:25composants électroniques.
01:26La Chine est dans cette chaîne.
01:28Donc, n'oubliez pas, la Chine aussi a un problème de croissance en cas, comme aux États-Unis.
01:32C'est passionnant.
01:33Ça fait du bien de parler un peu de la Chine, en plus.
01:35On est tellement tournés en ce moment vers les États-Unis.
01:36Mabrouk, à vous, votre data ce soir, 930 milliards de dollars.
01:41Alors, les États-Unis obligent.
01:43Donc, on reste effectivement sous cette thématique américaine.
01:45930 milliards de dollars, c'est le montant du patrimoine immobilier américain qui serait possiblement impacté par, justement, toutes les
01:54problématiques d'inondation.
01:55Alors, il y a un rapport qui a été publié par le CBO qui nous explique que si jamais on
01:59a quatre pieds d'augmentation, finalement, du niveau de la mer, ce qui représente 1,20 mètres,
02:04eh bien, on aurait finalement cette quantité de patrimoine immobilier qui serait exposé à des risques de destruction.
02:10Et donc, ce qui implique, on parlait effectivement de la question budgétaire, de la question des déficits et de la
02:14dette américaine,
02:15ce qui implique par ailleurs, pour le gouvernement américain, pour l'État américain, de mettre effectivement la main au pot,
02:22en quelque sorte, pour pouvoir combler, en tout cas, ces destructions.
02:25Alors, ce rapport indique par ailleurs que si jamais on adopte une attitude, une approche un peu préventive,
02:30et qu'on dépense un dollar aujourd'hui pour, justement, augmenter cette prévention, améliorer la prévention face à ce risque
02:35d'inondation,
02:36eh bien, on aurait finalement un rendement, quelque part, d'1,8 dollars.
02:40Ça veut dire qu'on nous préserverait, quelque part, 80% de la richesse détruite.
02:45Oui, c'est passionnant, mais c'est bon. Ce chiffre qui nous montre qu'on prend l'eau, en tout
02:47cas, si le niveau de la mer montait d'un mètre vingt,
02:49ça coûterait 930 milliards de dollars de patrimoine immobilier.
02:53Bon, un mètre vingt, c'est un scénario qui peut-être arrivera un jour, mais sans doute pas de notre
02:56vivant.
02:56Notre vivant, peut-être 50, 60 centimètres.
02:58Bah, 60 centimètres, c'est 250 milliards.
03:01Ah oui, ça coûterait quand même 250.
03:03C'est rien, à côté des investissements des géants de la tech.
03:05Ah oui, c'est une année d'investissement, ça va.
03:06Bah, oui, ça va, alors pas de problème.
03:08Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés.
03:10Mabrouk, chez toi, pour Natixis, et Christian Parizeau, pour Altair Economics.

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