Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Est-ce qu'on peut écouter les commerces peut-être ?
00:02Parce que ce matin, Laurent Tessier, alors toute la France écoute Laurent Tessier le matin
00:07et tous les hommes politiques écoutent Laurent Tessier le matin.
00:09Vous, j'ai compris que vous le veuillez tard et que vous mangez des croissants à 9h.
00:13Si, si, gros croissants à 9h.
00:15Je peux remanger un petit croissant de 9h.
00:17Bon, mais alors, les commerçants, c'était très intéressant d'écouter les commerçants.
00:22Les commerçants auditionnés hier, plusieurs responsables d'associations de commerçants
00:26de Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille ont été auditionnés à l'Assemblée nationale
00:30après les violences du 17 octobre.
00:32Écoutez, par exemple, ce premier commerçant.
00:35Je n'ai jamais passé un week-end pareil à Paris,
00:38c'est-à-dire sans voir un seul policier de tout le week-end, pas un seul.
00:42Nous avons été un petit peu sacrifiés, on peut le dire.
00:46Nous avons été livrés aux pilleurs et aux casseurs, sans aucun rempart,
00:50sans aucun secours et ce, des heures durant, de 15h à jusqu'à très tôt le matin.
00:55– Bon, c'était deux personnes de Lyon et Marseille.
00:57Moi, je n'arrive pas à comprendre ça.
00:58Alors vous, vous êtes un ancien policier, comment c'est possible ?
01:00– Tout à l'heure, vous receviez Réda Bellat.
01:02– Mathieu Vallée est avec nous, député européen, je le rappelle,
01:05ancien policier et des commerçants disent
01:07« On n'a pas vu un policier de la journée. »
01:08– Tout à l'heure, Réda Bellat, je parlais des responsables politiques
01:11et vous voyez, vous m'aviez reçu, en tout cas, pas mal de médias
01:14et Jean-Denbert avait fait une conférence de presse
01:16pour faire nos propositions après le 17 octobre.
01:18Et justement, il y avait cette doléance majeure de dire
01:20qu'on n'avait pas vu des policiers et des gendarmes
01:22lors des casses et des pillages, notamment sur Paris.
01:24D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez été sur certaines rues,
01:26boulevard Ornano, Magenta, près de Place de la République,
01:28mais aussi sur Faubourg du Temple.
01:30Tous les commerces sont soit barricadés, soit saccagés, soit les deux.
01:32On a l'impression qu'on est dans le Walking Dead.
01:34J'ai une pensée vraiment pour tous ces commerçants qui sont à genoux
01:36et dont beaucoup ne vont pas se relever.
01:38Et en réalité, on avait dit les senteurs de la gendarmerie.
01:40Pas engagés, désormais, ils sont tous engagés.
01:42C'était une proposition, vous voyez ?
01:43Nous, on ne surfe pas sur les problèmes,
01:44où on surfe sur des solutions qu'on propose depuis longtemps.
01:47Ensuite, on avait dit les enginers lanceurs d'eau.
01:49Les 15 ont été engagés à Lyon cet après-midi.
01:51Ça a permis de faire reculer les 15 heures.
01:52Non, mais vous ne répondez pas à ma question.
01:53Comment c'est possible qu'ils n'ont pas vu de policiers ce jour-là ?
01:56Et j'en finis, mais à chaque fois,
01:57vous avez l'impression que je ne réponds pas à votre question,
01:58mais j'y viens.
02:00On a eu un manque de policiers et de gendarmes le 17 octobre.
02:03Et M. Nunez a dit,
02:04vous n'avez peut-être pas entendu son audition sur le 17 octobre mardi,
02:07mais en tout cas, moi, j'ai écouté.
02:08Il a dit qu'il avait fait le choix de ne pas les rappeler
02:10parce qu'ils étaient fatigués.
02:11Mais finalement, pour mieux le rappeler, le samedi suivant.
02:13Donc moi, je dis oui, s'ils avaient tous été rappelés,
02:15ils étaient volontaires en plus,
02:16mais il l'a même lui reconnu.
02:17Et s'il avait engagé toutes les forces mobiles,
02:19on aurait plus de policiers et de gendarmes dans les rues.
02:21Alors, il y aurait eu de la casse.
02:23Parce qu'évidemment, s'il y a 10 000 casseurs
02:24et qu'il n'y a pas d'interdiction de manifester par les préfets
02:27tels que nous, on veut le créer,
02:28évidemment que c'est compliqué de contenir tout le monde.
02:30Mais par contre, faire nos propositions,
02:32vous voyez bien qu'aujourd'hui,
02:33c'est ce qui permet aussi aux gens honnêtes de manifester
02:36et aux casseurs de ne pas venir...
02:38Pourquoi vous vous en doutez ?
02:41Non, non, non, non.
02:42Je vais être prétentieux, Pascal Promet.
02:44On est le seul parti politique à faire des propositions techniques.
02:47J'ai pas entendu celle de M. Retailleau,
02:49celle de M. Mélenchon et le reste
02:51qui nous critiquent en permanence
02:53mais qui ne proposent jamais rien.
02:54J'entends. La police ne pouvait pas intervenir.
02:56Écoutez une autre commerçante.
02:57C'est toi, Lyon.
02:58Nous avons également le témoignage de plusieurs commerçants
03:01qui ont téléphoné, qui ont composé le 17
03:04et qui, malheureusement, ont eu un interlocuteur au téléphone
03:08mais qu'il leur a répondu
03:10qu'ils ne pouvaient pas intervenir
03:11et qu'ils seraient pillés, comme les autres.
03:13Ça, c'est absolument terrifiant, évidemment, d'entendre ça.
03:16Alors, un commerçant parisien, cette fois,
03:18c'était toujours avec Laurent ce matin.
03:21Cette solution de la sécurité privée
03:23est probablement une solution pour peut-être 1%,
03:27peut-être 2% des commerces.
03:29C'est-à-dire les commerces de luxe.
03:31Je ne vois pas comment, tout à coup,
03:34il y a 60 000 commerces dans Paris.
03:36On trouverait, là, comme ça, sous le sabot d'un cheval,
03:3960 000 vigiles.
03:40Non, mais ça, c'est évident.
03:42Les vigiles, ce n'est pas la solution.
03:43C'est surtout que des agents de sécurité privés,
03:45face à des casseurs, des pilleurs qui étaient armés d'armes
03:48par destination, ça les met en danger.
03:50Ils ne sauraient pas changer la protection des commerces.
03:52face à un agent de sécurité privé bien volontaire
03:55et bien courageux, face à 50 ou 100 casseurs,
03:57comme on a vu sur certaines boutiques,
03:59il n'aurait pas pu faire grand-chose, le pauvre.
04:00Donc, le but, ce n'est pas de mettre des gens supplémentaires en danger.
04:02Le but, c'est d'avoir des policiers et des gendarmes
04:04qui soient réactifs.
04:05C'est pour ça que, par exemple, nous,
04:06on propose que les unités de projection rapides,
04:08vous savez, ces 5 CRS nouvelle génération,
04:10nous, on aurait rappelé les effectifs.
04:12Ils fonctionnent sur une semaine sur deux,
04:13du vendredi en vendredi.
04:14On aurait rappelé ces sections pour doubler leur capacité.
04:17Mais de la même manière que les brigades anticriminalités,
04:19c'est les compagnies de sécurisation et d'intervention,
04:20les compagnies départementales d'intervention,
04:22vous voyez qui c'est,
04:22puisque à Marseille, c'est celles qui,
04:24les extrémistes, ont dû partir
04:25parce qu'elles se faisaient foudroyées
04:26par des casseurs en masse et en meute
04:28qui voulaient en découdre et les finir
04:31vis-à-vis de l'uniforme qu'ils représentaient.
04:32Donc, oui, on aura engagé ces moyens mobiles
04:34parce que les casseurs sont très mobiles,
04:36sont très adaptables
04:37et ils communiquent entre eux,
04:38y compris sur des messageries
04:39dont le renseignement a des difficultés,
04:40voire des incapacités à pouvoir y entrer
04:42parce qu'ils communiquent par le Bluetooth
04:43ou par des nouvelles applications
04:44aujourd'hui qui sont très difficilement pénétrables.
04:4817h41, on marque une pause
04:49et on termine l'émission.
04:50Est-ce qu'on aura des choses un peu plus légères
04:52peut-être pour terminer l'émission ?
04:54Ce n'est pas certain,
04:55mais je voudrais un point quand même
04:57avec ce qui se passe sur le terrain
04:59parce qu'il est 17h42
05:00et c'est généralement l'heure
05:02où les fins de manifestations
05:04sont plus mouvementées.
05:05A tout de suite.
05:06Et vous réagissez sur WhatsApp
05:07comme Sandrine soutient total à nos policiers
05:09la situation de la France actuellement
05:10sur tous les domaines maker.
05:12Je ne sais pas si le Rassemblement National
05:14sera la solution
05:15mais il faut des hommes,
05:16femmes politiques,
05:16courageux, anciennes, militaires.
05:18Je ne supporte pas ce manque de respect,
05:19les incivilités
05:20et la lâcheté de nos dirigeants.
05:22Vous pouvez bien sûr réagir
05:23comme Sandrine au 01-80-20-39-21
05:26sur WhatsApp
05:26et au Standard Europe 1.
05:28Vous vous appelez Pascal Praud.
05:29Le numéro n'est pas surtaxé.
Commentaires

Recommandations