00:00Est-ce qu'on peut écouter les commerces peut-être ?
00:02Parce que ce matin, Laurent Tessier, alors toute la France écoute Laurent Tessier le matin
00:07et tous les hommes politiques écoutent Laurent Tessier le matin.
00:09Vous, j'ai compris que vous le veuillez tard et que vous mangez des croissants à 9h.
00:13Si, si, gros croissants à 9h.
00:15Je peux remanger un petit croissant de 9h.
00:17Bon, mais alors, les commerçants, c'était très intéressant d'écouter les commerçants.
00:22Les commerçants auditionnés hier, plusieurs responsables d'associations de commerçants
00:26de Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille ont été auditionnés à l'Assemblée nationale
00:30après les violences du 17 octobre.
00:32Écoutez, par exemple, ce premier commerçant.
00:35Je n'ai jamais passé un week-end pareil à Paris,
00:38c'est-à-dire sans voir un seul policier de tout le week-end, pas un seul.
00:42Nous avons été un petit peu sacrifiés, on peut le dire.
00:46Nous avons été livrés aux pilleurs et aux casseurs, sans aucun rempart,
00:50sans aucun secours et ce, des heures durant, de 15h à jusqu'à très tôt le matin.
00:55– Bon, c'était deux personnes de Lyon et Marseille.
00:57Moi, je n'arrive pas à comprendre ça.
00:58Alors vous, vous êtes un ancien policier, comment c'est possible ?
01:00– Tout à l'heure, vous receviez Réda Bellat.
01:02– Mathieu Vallée est avec nous, député européen, je le rappelle,
01:05ancien policier et des commerçants disent
01:07« On n'a pas vu un policier de la journée. »
01:08– Tout à l'heure, Réda Bellat, je parlais des responsables politiques
01:11et vous voyez, vous m'aviez reçu, en tout cas, pas mal de médias
01:14et Jean-Denbert avait fait une conférence de presse
01:16pour faire nos propositions après le 17 octobre.
01:18Et justement, il y avait cette doléance majeure de dire
01:20qu'on n'avait pas vu des policiers et des gendarmes
01:22lors des casses et des pillages, notamment sur Paris.
01:24D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez été sur certaines rues,
01:26boulevard Ornano, Magenta, près de Place de la République,
01:28mais aussi sur Faubourg du Temple.
01:30Tous les commerces sont soit barricadés, soit saccagés, soit les deux.
01:32On a l'impression qu'on est dans le Walking Dead.
01:34J'ai une pensée vraiment pour tous ces commerçants qui sont à genoux
01:36et dont beaucoup ne vont pas se relever.
01:38Et en réalité, on avait dit les senteurs de la gendarmerie.
01:40Pas engagés, désormais, ils sont tous engagés.
01:42C'était une proposition, vous voyez ?
01:43Nous, on ne surfe pas sur les problèmes,
01:44où on surfe sur des solutions qu'on propose depuis longtemps.
01:47Ensuite, on avait dit les enginers lanceurs d'eau.
01:49Les 15 ont été engagés à Lyon cet après-midi.
01:51Ça a permis de faire reculer les 15 heures.
01:52Non, mais vous ne répondez pas à ma question.
01:53Comment c'est possible qu'ils n'ont pas vu de policiers ce jour-là ?
01:56Et j'en finis, mais à chaque fois,
01:57vous avez l'impression que je ne réponds pas à votre question,
01:58mais j'y viens.
02:00On a eu un manque de policiers et de gendarmes le 17 octobre.
02:03Et M. Nunez a dit,
02:04vous n'avez peut-être pas entendu son audition sur le 17 octobre mardi,
02:07mais en tout cas, moi, j'ai écouté.
02:08Il a dit qu'il avait fait le choix de ne pas les rappeler
02:10parce qu'ils étaient fatigués.
02:11Mais finalement, pour mieux le rappeler, le samedi suivant.
02:13Donc moi, je dis oui, s'ils avaient tous été rappelés,
02:15ils étaient volontaires en plus,
02:16mais il l'a même lui reconnu.
02:17Et s'il avait engagé toutes les forces mobiles,
02:19on aurait plus de policiers et de gendarmes dans les rues.
02:21Alors, il y aurait eu de la casse.
02:23Parce qu'évidemment, s'il y a 10 000 casseurs
02:24et qu'il n'y a pas d'interdiction de manifester par les préfets
02:27tels que nous, on veut le créer,
02:28évidemment que c'est compliqué de contenir tout le monde.
02:30Mais par contre, faire nos propositions,
02:32vous voyez bien qu'aujourd'hui,
02:33c'est ce qui permet aussi aux gens honnêtes de manifester
02:36et aux casseurs de ne pas venir...
02:38Pourquoi vous vous en doutez ?
02:41Non, non, non, non.
02:42Je vais être prétentieux, Pascal Promet.
02:44On est le seul parti politique à faire des propositions techniques.
02:47J'ai pas entendu celle de M. Retailleau,
02:49celle de M. Mélenchon et le reste
02:51qui nous critiquent en permanence
02:53mais qui ne proposent jamais rien.
02:54J'entends. La police ne pouvait pas intervenir.
02:56Écoutez une autre commerçante.
02:57C'est toi, Lyon.
02:58Nous avons également le témoignage de plusieurs commerçants
03:01qui ont téléphoné, qui ont composé le 17
03:04et qui, malheureusement, ont eu un interlocuteur au téléphone
03:08mais qu'il leur a répondu
03:10qu'ils ne pouvaient pas intervenir
03:11et qu'ils seraient pillés, comme les autres.
03:13Ça, c'est absolument terrifiant, évidemment, d'entendre ça.
03:16Alors, un commerçant parisien, cette fois,
03:18c'était toujours avec Laurent ce matin.
03:21Cette solution de la sécurité privée
03:23est probablement une solution pour peut-être 1%,
03:27peut-être 2% des commerces.
03:29C'est-à-dire les commerces de luxe.
03:31Je ne vois pas comment, tout à coup,
03:34il y a 60 000 commerces dans Paris.
03:36On trouverait, là, comme ça, sous le sabot d'un cheval,
03:3960 000 vigiles.
03:40Non, mais ça, c'est évident.
03:42Les vigiles, ce n'est pas la solution.
03:43C'est surtout que des agents de sécurité privés,
03:45face à des casseurs, des pilleurs qui étaient armés d'armes
03:48par destination, ça les met en danger.
03:50Ils ne sauraient pas changer la protection des commerces.
03:52face à un agent de sécurité privé bien volontaire
03:55et bien courageux, face à 50 ou 100 casseurs,
03:57comme on a vu sur certaines boutiques,
03:59il n'aurait pas pu faire grand-chose, le pauvre.
04:00Donc, le but, ce n'est pas de mettre des gens supplémentaires en danger.
04:02Le but, c'est d'avoir des policiers et des gendarmes
04:04qui soient réactifs.
04:05C'est pour ça que, par exemple, nous,
04:06on propose que les unités de projection rapides,
04:08vous savez, ces 5 CRS nouvelle génération,
04:10nous, on aurait rappelé les effectifs.
04:12Ils fonctionnent sur une semaine sur deux,
04:13du vendredi en vendredi.
04:14On aurait rappelé ces sections pour doubler leur capacité.
04:17Mais de la même manière que les brigades anticriminalités,
04:19c'est les compagnies de sécurisation et d'intervention,
04:20les compagnies départementales d'intervention,
04:22vous voyez qui c'est,
04:22puisque à Marseille, c'est celles qui,
04:24les extrémistes, ont dû partir
04:25parce qu'elles se faisaient foudroyées
04:26par des casseurs en masse et en meute
04:28qui voulaient en découdre et les finir
04:31vis-à-vis de l'uniforme qu'ils représentaient.
04:32Donc, oui, on aura engagé ces moyens mobiles
04:34parce que les casseurs sont très mobiles,
04:36sont très adaptables
04:37et ils communiquent entre eux,
04:38y compris sur des messageries
04:39dont le renseignement a des difficultés,
04:40voire des incapacités à pouvoir y entrer
04:42parce qu'ils communiquent par le Bluetooth
04:43ou par des nouvelles applications
04:44aujourd'hui qui sont très difficilement pénétrables.
04:4817h41, on marque une pause
04:49et on termine l'émission.
04:50Est-ce qu'on aura des choses un peu plus légères
04:52peut-être pour terminer l'émission ?
04:54Ce n'est pas certain,
04:55mais je voudrais un point quand même
04:57avec ce qui se passe sur le terrain
04:59parce qu'il est 17h42
05:00et c'est généralement l'heure
05:02où les fins de manifestations
05:04sont plus mouvementées.
05:05A tout de suite.
05:06Et vous réagissez sur WhatsApp
05:07comme Sandrine soutient total à nos policiers
05:09la situation de la France actuellement
05:10sur tous les domaines maker.
05:12Je ne sais pas si le Rassemblement National
05:14sera la solution
05:15mais il faut des hommes,
05:16femmes politiques,
05:16courageux, anciennes, militaires.
05:18Je ne supporte pas ce manque de respect,
05:19les incivilités
05:20et la lâcheté de nos dirigeants.
05:22Vous pouvez bien sûr réagir
05:23comme Sandrine au 01-80-20-39-21
05:26sur WhatsApp
05:26et au Standard Europe 1.
05:28Vous vous appelez Pascal Praud.
05:29Le numéro n'est pas surtaxé.
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