00:06Evidemment que j'ai entendu vos blagues là-dessous, ils me demandent si j'ai entendu ces blagues.
00:11Vous faites le sourd parfois.
00:12Mais je fais le sourd parce que, c'est quoi le proverbe ?
00:17Il n'est de meilleur sourd celui qui ne veut pas entendre, ça ne doit pas être ça.
00:21Non, elle n'est pas mal celle-là, on la garde.
00:23Enfin il y a quelque chose comme ça.
00:24C'est pas mal, bravo.
00:25Il y a quelque chose comme ça.
00:26On est avec Reda Bellage et vient d'arriver également Mathieu Vallée qui est le député du Rassemblement National.
00:33Bonsoir Pascal.
00:34Bonjour.
00:34D'ailleurs, c'est assez intéressant, Reda va rester quelques secondes avec nous.
00:37Ce qui est frappant dans cette séquence, et là je voudrais que vous me donniez votre analyse politique,
00:44le Rassemblement National semble monter, ce qu'on peut comprendre,
00:48parce qu'il y a un désir d'ordre et de sécurité et vous pouvez l'incarner aujourd'hui.
00:54En revanche, il semblerait que Jean-Luc Mélenchon profite également de la séquence.
01:00Et ça, ça peut étonner davantage, parce que c'est le parti du chaos,
01:06et on sait que, je ne dirais pas qu'il encourage les casseurs bien évidemment,
01:13mais on peut imaginer un continuum entre les revendications de la France insoumise et ce qui peut se passer sur
01:19le terrain.
01:19Quelle est votre analyse ?
01:21C'est très clair.
01:22Jean-Luc Mélenchon, lui, a sa nouvelle France, et nous, c'est la renaissance de la France.
01:26Donc ceux qui veulent une nouvelle France, c'est où il y a le chaos, la violence et la brutalité,
01:31ils votent pour Jean-Luc Mélenchon.
01:32Ceux qui veulent la confiance, l'espérance et un avenir que nous, nous faisons sur des propositions
01:37à un programme sérieux, budgété et fiable, ils voteront pour Marine Le Pen.
01:41Nous, on ne veut pas deux France, on veut une seule et unique France, celle de la France éternelle qu
01:45'on a toujours défendue,
01:46et celle que nous voulons reconstruire avec les Français.
01:48Et on ne les oppose pas, ni par rapport à une couleur de peau, ni par rapport à une religion,
01:52ni par rapport à un conflit israélo-palestinien, ni par rapport à la haine du flic, ni par rapport à
01:56la haine du juif.
01:57Donc voilà, tout ça, c'est la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon.
02:00Moi, toute ma vie, j'ai combattu pour défendre la République.
02:03Bah oui, mais dites-moi la France insoumise, avant d'avoir ses fesses assises à l'Assemblée nationale,
02:07et à s'habiller parfois comme des moins que rien, et à vociférer, qu'est-ce qu'ils ont fait
02:11avant dans leur vie ?
02:12Ce n'était pas vraiment ma question, mais c'est votre réponse.
02:14Reda Bellag...
02:14J'ai entendu se passer sur CNews poser la même question à Laurent Lavalette, donc du coup je ne suis
02:18pas en rattrapage là.
02:19Non, j'ai posé la même question.
02:21Bah oui, vous l'avez dit que Marine Le Pen montait et que vous voulez savoir...
02:24Mais vous avez raison, hein !
02:25C'était pas exactement la même question, mais...
02:28J'étais en train de manger le croissant en même temps, mais j'ai peut-être été un peu distrait.
02:31À 9h le matin, vous mangez le croissant ?
02:33Bah avec un petit café !
02:34Il est 17h06,
02:35Il était 17h06, on est avec Reda Bellag...
02:38Parlons politique deux secondes Reda Bellag...
02:40Le ministère de l'Intérieur, j'ai le sentiment que les syndicalistes qui passent sur les plateaux
02:48sont plutôt satisfaits depuis le 17 octobre d'une forme de reprise quand même en main du...
02:58non pas des policiers, mais du système quoi.
03:02Il tient aussi, on a donné les moyens, on a remis en place des centaures par exemple.
03:07J'ai le sentiment qu'on vous a plus donné les moyens qu'avant le 17 octobre.
03:11Est-ce que je me trompe ?
03:12Non, c'est juste, je pense que la politique sécuritaire elle a un peu plus changé.
03:16Au début c'était, ne sortez pas les LBD, ne sortez pas les grenades, n'intervenez pas sur les blocus
03:22sauf instruction du commandement,
03:24et ne débloquez pas sans instruction du commandement.
03:27Ils se sont rendus compte que face à certains, et ce n'est pas tous les lycéens,
03:31certains individus ou certains lycéens qui étaient assez violents,
03:35en fait il n'y a pas 36 000 solutions, il fallait faire preuve de fermeté.
03:39Donc ça je pense qu'ils l'ont compris, donc on fait preuve d'un peu plus de fermeté.
03:43Mais je rappelle qu'au passage depuis, il n'y a pas eu ou il y a eu très peu
03:47de blessés graves du côté des individus qui nous étaient hostiles,
03:51et c'est peut-être pour ça que c'est quand même...
03:52Et moi je n'oublie pas, et ça nous a marqués tous, les propos du Président de la République qui
03:57nous a demandé de faire preuve d'empathie, de pédagogie,
04:00alors que nous on se prenait des cocktails Molotov.
04:03Et moi je trouve ça vraiment triste, je trouve ça même grave que le Ministre de l'Intérieur,
04:09qui après le 17 octobre, ait reçu les lycéens.
04:14Alors que nous, on a eu les forces de l'ordre, 2000 blessés, plus de 2000 blessés.
04:18Il ne vous a pas reçu ?
04:19– Mais il a quand même apporté son soutien, je sais qu'il l'a dit dans le...
04:22– Oui mais attendez, c'est bon, les tweets c'est pas ça qui va...
04:25– Donc vous aimeriez par exemple que les syndicalistes, vous pourriez imaginer que les syndicalistes...
04:30– Alors moi je ne demande plus rien, j'ai compris que ça ne servait à rien de demander.
04:33Vous savez le jour où j'étais sur votre plateau ici, et que le lendemain, le dimanche de la finale
04:39de la Ligue des Champions,
04:41où le Ministre de l'Intérieur et le Préfet de Police en personne, ont dit qu'on a maîtrisé, contrôlé
04:45la situation,
04:46alors qu'il y avait 250 forces de l'ordre blessés, moi j'ai compris qu'il fallait que je
04:50demande plus rien.
04:51C'est pas possible en fait. Moi je ne peux pas accepter ça.
04:53Et moi j'ai été déçu parce que j'ai trouvé que c'était un très très bon Préfet de
04:56Police.
04:58Mais après, putain il a été flic avant quoi, il sait ce que c'est quoi, il sait ce que
05:03c'est que se prendre des pavés.
05:05Et donc là vous êtes dans un monde politique, c'est pour ça que moi je n'aime pas faire
05:07de politique,
05:08parce que c'est un maker en fait, tout le monde utilise tout le monde, tout le monde veut faire
05:11entendre à tout le monde ce qu'il veut entendre.
05:13Et puis nous par contre, on n'a pas le droit à ça en fait, on n'a pas le
05:16droit d'être protégés, et on est toujours au milieu de l'échiquier politique.
05:19Vous remarquerez que ces derniers temps, ce sera ma parenthèse politique, très peu de politiques prennent la parole.
05:26Si très peu nous soutiennent, dans nos actions, certains, bah la police tue, on sait qui c'est,
05:32on se fait attaquer quand on se blesse et à cause de trombones, on voit pas les mêmes images,
05:36mais il y a certains politiques et voilà après je sais pas comment ça va se finir mais...
05:42Les policiers sont politisés ?
05:44Honnêtement non, alors moi déjà mon syndicat en tout cas n'a jamais appelé à...
05:49Non mais ce que je veux dire c'est qu'ils vont voter par exemple, ce sont des gens qui
05:52votent les policiers ?
05:53Bien sûr, ce sont des gens qui votent, comme tout le monde.
05:55Mais nous, moi...
05:57Les gens ils ont du mal avec une chose, je vais vous dire quelque chose,
05:59les gens ils ont du mal avec le fait qu'ils n'acceptent pas que la police, elle soit l
06:04'image de la société.
06:05Il se crée une vision de la police qui les arrange bien.
06:08Les policiers, ils sont pas parfaits, chacun a sa manière de penser.
06:12Ce qu'il faut regarder, c'est qu'au moment où il fait une intervention, un contrôle, il n'exerce
06:18pas sa pensée.
06:20C'est-à-dire qu'il se conduit comme un policier quelle que soit la personne qu'il va contrôler.
06:24Et ça dans la police c'est ce qui se passe.
06:25Quand on vous parle de contrôle au faciès, c'est ça qu'ils veulent envoyer comme message les gens.
06:30C'est-à-dire que nous, on nous accuse de contrôle au faciès.
06:33Excusez-moi, moi comme je dis, j'ai travaillé à Saint-Maur, j'ai travaillé à Champigny, j'ai travaillé
06:37dans des endroits où...
06:39Excusez-moi, c'est pas moi qui me suis levé un matin et qui dit je vais mettre les rebeux...
06:43Excusez-moi, je parle un peu banlieue, les rebeux, les rhônois, les chinois dans tel quartier.
06:47Bah à Champigny, je contrôlais 80% des gens que je contrôlais, c'est des gens issus de l'immigration.
06:51Quand j'étais à Saint-Maur, 90% des gens que je contrôlais c'était des blancs, voilà.
06:55Et je faisais pas de contrôle au faciès, j'essayais d'être juste avec tout le monde, de la même
06:59manière que le gars qui va brûler feu rouge, qu'il soit noir ou blanc, je le contrôlerais pareil.
07:03Après, le problème c'est qu'aujourd'hui, le 17 octobre, c'est le cumul en fait de, à mon
07:10sens, trop de gentillesse.
07:12Trop, trop, trop de gentillesse en fait, vous avez été trop gentil avec ces gens-là.
07:15Aujourd'hui, en France, vous faites ce que vous voulez.
07:17Vous voulez bloquer un lycée, vous avez 14 ans, vous avez tous les droits de bloquer un lycée.
07:2115 ans, 16 ans, peu importe, c'est pas grave.
07:23Aujourd'hui, j'ai encore vu ce matin des parents, et encore hier, des parents qui faisaient des chaînes humaines
07:27pour nous empêcher de faire notre travail, comme si on allait sauter sur leurs enfants.
07:32Mais débrouillez-vous en fait, éduquez vos enfants, par contre n'allez pas pleurer, parce que c'est ce qui
07:36se passe.
07:36Là, on voit les députés d'Elefi qui envahissent les commissariats de l'Île-de-France pour aller vérifier comment
07:44vont les gardes à vue.
07:44Par contre, je ne vois pas beaucoup de politiques, peut-être deux, je crois que c'est...
07:48Alors, je ne fais pas de politique, mais je sais qu'il y a M. Rétailleux, je crois qu'il
07:51a visité un commissariat, M. Bardella.
07:53Mais je n'ai pas vu beaucoup de politiques aller visiter des collègues, aller voir les policiers dans les commissariats
07:59pour voir comment était l'état des troupes.
08:01Parce que ces gens-là, à ce que je sache, ils vont se présenter bientôt aux présidentielles.
08:05Et ce que nous, on attend, les policiers, parce que là, je ne sais pas si l'institution tiendra jusqu
08:09'aux élections présidentielles,
08:10mais ce qu'on attend, c'est du soutien, du soutien pas que par les paroles, mais aussi par les
08:15actes.
08:16– Merci. Merci beaucoup, Réda Belladj. D'abord, c'est vrai que les gens vous connaissent aujourd'hui,
08:22il y a ce que vous dites sur le fond, et puis il y a la manière dont vous le
08:24dites, et il y a une forme d'émotion dans ce que vous dites.
08:27– J'ai toujours été comme ça. Vous savez, M. Vallée, on se connaît parce que c'était mon ancien
08:32chef de service,
08:32on n'a pas du tout les mêmes idées, mais je le respecte en tant que commissaire.
08:39Après, en tant que syndicaliste, on n'avait pas du tout les mêmes idées.
08:42En tant que politique, alors pas du tout, mais moi je ne donne pas les miennes.
08:45Mais c'est ça que les gens ne comprennent pas.
08:49Vous pouvez très bien, il n'est plus policier, mais vous pouvez très bien avoir dans la police un Mathieu
08:53Vallée,
08:53et vous pouvez très bien avoir un rédabélage.
08:56Et je ne vais pas dire de gros mots, mais voilà.
08:59En tout cas, la France, elle est belle, et la police, elle est belle, et elle est multiculturelle, et multireligieuse,
09:05et elle est Bénéton, si je puis dire.
09:09– Merci beaucoup. Alors, Bénéton, c'était une publicité.
09:12– Oui, ça existe toujours, Bénéton, d'ailleurs.
09:15– Ah, je ne sais pas.
09:15– Oui, oui, ça existe toujours.
09:16– Avec la publicité.
09:18– Il y avait effectivement…
09:19– United Cards of Bénéton.
09:21– United Cards of Bénéton.
09:22– C'est une marque de vêtements Bénéton.
09:23– Bien sûr, et c'était très à la mode dans les années 80, Bénéton.
09:27Il y avait vraiment, tout le monde avait son petit pull jaune, son débardeur jaune.
09:31Parce que la mode du débardeur n'existe plus, mais elle a eu…
09:35– Si, le débardeur, l'été, bien sûr que si, avec une petite veste.
09:38– Non, non, non, attention, ça cartonne, les débardeurs, ça peut être un élément de mode.
09:42– Non, je pense que vous ne comprenez pas le débardeur, le pull débardeur sans manche, c'est ça.
09:47– Oui, oui, débardeur, bien sûr.
09:49– Attendez, attendez, vous avez dit que ça n'existait plus du tout.
09:52– Oui, j'en vois plus.
09:53– Sortez un peu.
09:54– Et c'était le jaune, une sorte de jaune.
09:56– Pascal, vous avez dit le pull débardeur, j'ai pas compris.
09:59– Oui, c'était un pullover, c'est un chandail sans manche, qu'on appelait un débardeur.
10:04– Ah non, mais j'ai jamais vu ça.
10:05– Je vais regarder.
10:06– Mais c'est ce que je vous dis, mais vous portez un chandail de temps en temps ou pas
10:10?
10:10– Un chandail ?
10:12– Je ne sais pas ce que c'est déjà.
10:13– Non, mais ça existe toujours.
10:14– Dans le même mot.
10:18– Qu'est-ce que c'est ?
10:19– Vous ne savez pas ce que c'est qu'un chandail ?
10:21– C'est un pull à l'ancienne.
10:23– Non, mais c'est pas un pull à l'ancienne, c'est un pullover.
10:25C'est un chandail, c'est un pullover.
10:27– Oh, c'est ce que mettent les rédacteurs en chef parfois, oui.
10:30« Où tu mets une chemise par-dessus ? »
10:32Ouais d'accord, c'est pour les vieux messieurs ça, c'est pas pour moi.
10:35– Il est 17h14, à tout de suite et on est avec Mathieu Vallée.
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