Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Nous sommes donc avec Louis Dragnel pour évoquer les SMS d'Emmanuel Macron envoyés à Françoise Degoy dans un livre.
00:09Je m'interroge d'ailleurs toujours, parce qu'il n'y a pas que ça dans le livre, il n
00:13'y a pas que des SMS, il y a sûrement autre chose, je ne l'ai pas lu le livre.
00:16J'ai lu le début, il y a beaucoup de SMS et tout ça est emballé avec du contexte. Tous
00:22les SMS sont contextualisés.
00:23Tous les SMS sont dans la presse. Qui va vouloir acheter ce livre ? Puisque j'imagine les SMS les
00:28plus importants sont dans la presse.
00:30Vous savez, Sarah Knafo qui a été invitée sur de nombreux médias, beaucoup de gens ont raconté ce qu'il
00:35y avait dans son livre et ça n'empêche pas d'avoir des records de vente.
00:38Je pense que ça suscite au moins l'intérêt, même qu'on aime ou qu'on n'aime pas Emmanuel
00:43Macron, il y a quand même une curiosité de savoir comment est-ce qu'écrit Emmanuel Macron ?
00:48Même si je n'étais pas journaliste, je pense que j'irais l'acheter.
00:50– Mais vous n'êtes pas étonné, moi ce qui m'étonne le plus c'est que le président de
00:55la République passe son temps à textoter avec Françoise de Goa.
01:00Pas son temps d'ailleurs, parce qu'il faudrait voir sur combien de temps, est-ce qu'il y en
01:04a un par jour, un par semaine ?
01:06C'est ça qui m'étonne le plus.
01:08– Ce qui me surprend le plus, c'est, souvenez-vous, des engagements d'Emmanuel Macron de début de campagne,
01:12même de fin de quinquennat de François Hollande.
01:15C'était la fin de la présidence bavarde, aucun contact avec la presse.
01:19Emmanuel Macron avait fait sortir la salle de presse de l'Elysée, l'association de la presse présidentielle était vent
01:25debout contre Emmanuel Macron
01:26qui voulait sortir la presse et les médias de son gouvernement et de sa présidence.
01:31Et là on voit une fin de quinquennat, une fin de règne, où il finit par…
01:35– Ça fait un moment que toutes les promesses sont à la poubelle.
01:38– Non mais je suis d'accord avec vous, mais là sur la forme, c'est quand même vertigineux, on
01:41voit l'espèce de…
01:42– Il leur a parlé tout le temps, alors qu'il voulait la parole rare, souvenez-vous des premières interviews.
01:47– Au début, la parole était rare.
01:48– Vous trouvez ?
01:49– Ah bah bien sûr.
01:50– Vous trouvez qu'au début, la parole était rare ?
01:51– Si vous demandez à tous les journalistes qui ont suivi le premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
01:54le début était très compliqué, c'était compliqué d'accéder à lui,
01:58et ensuite progressivement, ça s'est délité, et globalement ce qui est cocasse,
02:02c'est que les reproches qu'on pouvait entendre d'Emmanuel Macron sur François Hollande,
02:05eh bien en fait, Emmanuel Macron fait exactement ce qu'il reprochait à François Hollande.
02:08– Mais au-delà de la forme, le seul reproche qu'on peut faire à…
02:13le reproche majeur qu'on peut faire à Emmanuel Macron, c'est tout simplement les résultats, c'est ça.
02:17Et puis c'est la réforme de l'État, c'est-à-dire que l'État, ça c'est pas
02:21d'être de droite ou d'être de gauche,
02:23il faut réformer cet État, voilà. Il faut le réformer.
02:27– Je crois que ça va plus loin que ça, c'est vous qui le dites très souvent, il faut
02:31tout changer.
02:31Je pense que c'est plus réformer. Mais non, mais réellement, c'est comme quand vous avez une maison
02:36qui est complètement pourrie par la mérule, vous n'en êtes plus à remettre du placo,
02:39voilà, il faut la traiter, il faut la refaire, il faut reconstruire de A à Z,
02:43et je rends hommage à la méthode que vous suggérez régulièrement aux hommes politiques,
02:47il faut tout revoir du sol au plafond, et c'était un peu le langage d'Emmanuel Macron,
02:52quand il voulait transformer, révolutionner la société,
02:57eh bien on se rend compte qu'il n'a même pas réformé un tout petit peu la France.
03:01– J'aime bien qu'on m'en rende hommage. Vous voyez, c'est l'âge.
03:03– Non, mais non, mais c'est vrai.
03:05– Non, je dis souvent qu'il faut changer de logiciel.
03:08– Nous sommes avec qui, les amis ?
03:09– Kader Dali.
03:10– Nous sommes avec Kader Dali, qui habite Nancy,
03:13on vous a eu la semaine dernière d'ailleurs.
03:15Un mot d'abord sur… Bonjour Kader Dali.
03:17– Bonjour Pascal, bonjour tout le monde.
03:19– Et merci d'être avec nous.
03:20D'abord un mot sur le procédé.
03:22Est-ce que vous êtes choqué qu'un journaliste publie les textos
03:25qu'il a envoyés ou qu'elle a envoyés ou reçus d'Emmanuel Macron ?
03:30– Alors, c'est même pas le fait que ça soit publié.
03:33C'est la posture, la problématique entre la frontière,
03:38entre sa vie privée, alors qu'on est dans un contexte un peu anxiogène
03:44et où les Français ont d'autre chose à fouetter que de savoir sa vie privée
03:48ou s'il va chez Céline Dion ou s'il va…
03:51C'est un problème de posture présidentielle qui peut-être qu'on est hasbine
03:55mais qui nous va pas et qui est pas du tout…
03:59Moi quand je vois le contexte actuel d'Emmanuel Macron et le contexte de la France
04:04parce que je suis sorti à midi pour déjeuner parce qu'on travaille comme tous les Français la plupart
04:09et j'ai vu encore ces manifestants encore aujourd'hui en train de bloquer, délicer, tout va mal
04:16et on a l'impression d'avoir un…
04:17Moi il me rappelle le violoniste dans le Titanic qui est en train de faire de la musique
04:21parce qu'on lui demande de faire de la musique
04:22parce que le bateau est en train de couler pour occuper les gens.
04:26Donc j'ai l'impression que toutes ces choses-là sont faites pour occuper les médias
04:31au lieu de zoomer sur l'état de la France en ce moment quoi.
04:35Non mais ce que vous dites, évidemment, ce que vous dites est juste.
04:39Ce que vous dites est juste.
04:39Alors est-ce que vous trouvez que c'est intéressant ?
04:41Est-ce que ça vous intéresse de savoir ce que…
04:44Franchement non.
04:46Je veux pas savoir sa vie privée.
04:48Non mais là c'est vrai non, on n'est pas dans la vie privée là.
04:51On n'est pas dans les textos, on n'est pas dans la vie privée avec Françoise Debois.
04:54Ça reste quand même des communications privées.
04:57Alors vous avez raison, c'est une communication privée.
05:00C'est comme, je sais pas moi, les affaires de M. Bardella ou les affaires de…
05:06Tout ce qui est dit en privé est en privé.
05:08On sait très bien qu'entre ce qu'on dit entre amis et ce qu'on dit dans la réalité,
05:13heureusement qu'on n'est pas au courant de tout.
05:15Parce que je pense qu'on n'aurait plus d'amis, n'est-ce pas ?
05:18Vous parlez comme Pascal. Pascal disait ça, Blaise Pascal.
05:21Il disait si deux personnes savaient ce qu'elles se disent l'un de l'autre quand ils ne sont
05:25pas là,
05:25il n'y aurait plus deux amis sur Terre.
05:27Mais bien sûr, mais en politique c'est encore pire, on est d'accord.
05:29Les autres politiques, quand ils vous balancent quelques missiles dans le dos,
05:33alors deux minutes après ils vous serrent une paluche et vous demandent si vous allez bien,
05:37on le sait, mais c'est pareil pour les politiques de haut vol.
05:39Mais ce qui m'embête moi, c'est que ça, ça arrive sur chier les médias et je pense que
05:46des fois tout est calculé.
05:47Et c'est une vraie question de est-ce que ces messages ont été mis sur la place publique entre
05:54guillemets
05:55pour occuper un peu les médias entre guillemets ?
05:58Non mais là, alors Kader Dali, je vais vous dire, j'entends beaucoup ça parce que quand on est journaliste,
06:03beaucoup pensent à, c'est un peu une théorie du complot que vous nous faites là.
06:06Non, pas de complot, non, des fois les politiques vous donnent un os à ronger.
06:11Oui, mais je vous assure, quand, et là Louis sera d'accord avec moi,
06:14quand vous passez de l'autre côté du miroir, les choses sont parfois beaucoup plus simples.
06:18Les gens sont parfois tout simplement des amateurs.
06:21Si vous saviez comment les décisions sont prises, avec qui elles sont prises...
06:25Ah non, mais je n'ai pas de doute Pascal.
06:26Mais je vous assure, t'es même effrayé parfois, parce que tu penses que tout ça...
06:31Alors après il y a une réécriture, souvent les gens réécrivent les histoires.
06:35A postériori, et comme il se donne le beau rôle en disant que tout ça a été écrit,
06:40la vérité parfois c'est que c'est d'un amateurisme confondant.
06:44Je ne peux pas vous dire autre chose.
06:45Bah c'est triste pour nous, hein.
06:46Bah oui, je suis d'accord avec vous.
06:48C'est triste pour nous parce que qui est dans le bateau, c'est nous.
06:51Je suis d'accord avec vous.
06:52La vérité c'est que quand Emmanuel Macron arrive au pouvoir, je ne sais même pas si...
06:55Rien n'est prévu, quasiment rien n'est prévu.
06:58Et les 100 premiers jours où il doit faire, tout ça, il faudrait...
07:03Il doit composer, il doit composer parce qu'il n'était pas prêt à être président, ça j'en suis
07:07persuadé au départ.
07:09Et imaginez-vous être président de la France, à la base ça se prépare quelques années à l'avance.
07:14Il faut une équipe, il faut des techniciens, il faut des gens compétents.
07:17Et voilà, quand on voit le nombre de ministres de l'éducation nationale qu'on a eu, bah je suis
07:23attristé.
07:24Moi j'ai des enfants, je paye des impôts en espérant que ça permette de payer nos professeurs qui sont
07:32de temps en temps en grève.
07:33Donc du coup, on me dit, bah va dans le privé, mais pourquoi j'irais à payer deux fois la
07:38prestation d'instruction de mes enfants ?
07:40Parce que moi l'éducation, c'est moi qui la donne, c'est pas les professeurs.
07:43Et pourquoi j'irais payer deux fois les professeurs ou instituteurs pour donner des cours à mes enfants ?
07:50Quand la machine s'enraye, quand on est obligé de changer de ministre tous les 4 jeudis,
07:55on n'arrive même plus à se rappeler comment on s'appelle nos ministres.
07:59C'est quand même fou, quoi.
08:00Non mais vous avez raison.
08:01Ces deux mandats ont été une catastrophe pour la France.
08:05Quoi, les trois derniers mandats, on va dire.
08:06Parce que moi j'ai inclus Hollande.
08:09Hollande plus Sarkozy, Hollande plus Macron.
08:14Pour monter à Louis XVI.
08:15On va pas remonter à Louis XVI, je sais pas.
08:17Non, non.
08:18Allez, il est 16h42, on marque une pause.
08:20On marque une pause et Louis Dragnel, vous restez avec nous ?
08:24Malheureusement, je suis contraint de vous quitter mon cher Pascal.
08:28Pourquoi ?
08:28Parce que j'ai une réunion qui m'attend.
08:30Une réunion avec qui ?
08:31Ah non, mais là, ça n'intéresse pas les auditeurs.
08:34Mais une réunion professionnelle.
08:35Le chef de service.
08:38Mais les gens, ils veulent savoir.
08:38Pour le JD News, figurez-vous.
08:40Mais les gens, ils veulent savoir.
08:41Parce qu'on commence à préparer, on a déjà commencé à préparer le prochain JD News.
08:44Alors, ça tombe bien, disons un mot du JD News de ce mercredi, avec Jordan Bardella à la une.
08:51Interview fleuve de Jordan Bardella qui revient sur, qui explique comment est-ce qu'il s'apprête à gouverner
08:57si Marine Le Pen est élue présidente de la République,
08:59s'il est installé à Matignon, comment il va fonctionner ?
09:02Comment il va faire ?
09:02Bon, ça, ça va être intéressant.
09:04Et vendredi soir, Philippe Devilliers sera, j'allais dire, opposé.
09:08En tout cas, il y aura un débat avec Jordan Bardella.
09:11Un échange.
09:11Et ces deux générations, est-ce qu'ils ont des points communs ?
09:15Sans doute.
09:15Est-ce qu'ils ont des points de divergence ?
09:17Peut-être.
09:18Oui, sur l'Europe, tout à l'heure, je pense.
09:19Donc, ça va être intéressant de l'écouter.
09:20Oui, vous avez raison, parce que Philippe Devilliers est pour le Frexit.
09:23Exactement.
09:24Et Jordan Bardella n'est pas radical sur ce point.
09:27Donc, ça sera à 21h.
09:29Nous sommes d'accord ?
09:30Non, à 20h.
09:3020h, 21h.
09:3120h, 21h.
09:32Ce sera sur CNews.
09:33Et sur Europe 1.
09:34Et sur Europe 1.
09:35Et il y aura peut-être un débrief après, à 21h.
09:37Vous ferez peut-être un débrief.
09:38C'est possible.
09:39Je ne sais pas encore, Pascal.
09:42J'aimerais bien qu'on m'invite.
09:44Bien sûr.
09:46Vous serez invité.
09:47Merci.
09:47Je connais deux ou trois personnes.
09:49Je sais que vous avez des passe-droits.
09:50Je vais essayer de faire ça.
09:53Il est 16h44.
09:53Merci, Pascal.
09:54Vous restez bien avec nous.
09:55La suite de Pascal Proé-Vous, c'est dans quelques minutes sur Europe 1.
09:59Avec vous, 01-90-20-39-21.
10:02Vous avez la parole avec Pascal Proé sur Europe 1.

Recommandations