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  • il y a 6 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Alors Aliénor Pompignon, vous êtes l'auteur de l'enquête pour Boulevard Voltaire.
00:06Cela intervient dans quel contexte particulièrement à Rouen ?
00:10Parce que lorsqu'on entend Tanguy s'exprimer, c'était comme s'ils étaient poursuivis, pourchassés, ciblés.
00:18Il dit peut-être que non, mais comme s'ils étaient à la recherche de ce genre de profil.
00:22Tanguy a tout à fait raison, parce qu'en fait, au-delà du fait que ça arrive très souvent le
00:27samedi soir
00:28de voir des bandes zonées en attendant la bagarre, ça fait trois semaines qu'il y a une tension qui
00:34monte à Rouen.
00:35Et particulièrement depuis une semaine, où des appels à aller attaquer des fachos,
00:41des appels à la ratonnade venue des cités aux alentours de Rouen, sont diffusés sur les réseaux sociaux, sur Snapchat.
00:49Donc des appels au lynchage de fachos sur les réseaux sociaux et à Rouen précisément.
00:53Exactement, à Rouen précisément.
00:55En toute impunité.
00:56Bien sûr, et moi j'ai pu voir des captures d'écran, de snaps, de tweets, de commentaires, etc.
01:04où on dit on va leur faire la peau.
01:07Pourquoi ? Parce que depuis les émeutes lycéennes, il y a des affrontements de casseurs
01:14qui viennent embêter les commerçants.
01:18Ces commerçants se font défendre par des militants qui ont le courage d'aller tenir la ligne.
01:28Et en représailles, on appelle à aller leur casser la figure.
01:34Et alors, de fait, comme le disaient Tanguy et ses amis à leurs agresseurs, on n'est pas fachos, on
01:43est catholiques.
01:44Mais en fait, pour les personnes en face, il n'y a pas de différence.
01:46Ils ont des chaussures en cuir, des bérets, c'est des fachos.
01:49Et de toute façon, on nous a dit qu'on pouvait aller casser du facho.
01:52Peu importe qui se trouve sur notre route, on y va.
01:54Oui, Tanguy, je donne la parole dans un instant pour comprendre effectivement
02:00comment est-ce qu'en toute impunité, on peut encourager par les réseaux sociaux
02:05à aller lyncher des fachos.
02:07Tanguy, vous avez eu ce sentiment effectivement que ça répondait finalement
02:12à une sorte d'appel à lyncher des fachos, vu la vitesse de réaction ?
02:16En tout cas, oui, on a senti que c'était prémédité et qu'ils étaient habitués.
02:22Et d'ailleurs, le personnel de l'hôpital qui a reçu quatre de mes amis le soir même
02:27disait qu'on en reçoit tous les soirs.

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