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  • il y a 7 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:06Et les 12h33 bientôt sur Europe 1, nous sommes en train de parler de sujets vifs, chauds, bouillants, bouillonnants, puisque
00:13c'est la France au fond qui est en jeu.
00:16La France au fond qui est en jeu lorsqu'on voit ses blocus, lorsqu'on voit ses lycéens, lorsqu'on
00:20voit cette violence, cette violence qu'on ne voyait pas il y a quelques années, c'est la France qui
00:24est en jeu.
00:24C'est la France qui est en jeu lorsqu'on voit l'affaire Mediapart-Bardella, c'est la France qui
00:29est en jeu. La France journalistique, la France politique, et comme disait Gilles Platret qui est notre invité dans le
00:34studio d'Europe 1, on est à l'ère des politiques et l'ère de la lâcheté.
00:38On parle de tout cela et on parlera peut-être de quelqu'un qui n'est pas lâche, qui s
00:42'appelle Robert Ménard et qui lui a osé. Est-ce que vous êtes d'accord ou pas avec Robert Ménard
00:47? Appelez-nous au Standard Europe 1 pour réagir.
00:48Et ce Standard Europe 1, vous l'appelez au 01-80-20-39-21, le numéro est non surtaxé.
00:54Sur WhatsApp, envoyez aussi vos réactions, vos questions 01-80-20-39-21.
01:00Bon début d'après-midi avec Christine Kelly sur Europe 1.
01:04Christine Kelly et vous sur Europe 1.
01:0712h33 sur Europe 1. Avant de vous donner la parole, Gilles Platret, on a Mickaël qui nous appelle de Loire
01:11-Atlantique et qui dit que Jordan Bardella, il aurait dû assumer.
01:14C'est ce que vous dites en fait, carrément. Mickaël, bonjour.
01:18Bonjour Kelly, bonjour à toute équipe de Europe 1, Gilles Platret et M. Platret.
01:23Alors moi, je vais vous faire simple, déjà, pour commencer le débat, c'est que je ne suis pas un
01:27gauchiste ou patenté, donc je suis plutôt de droite.
01:30Mais il se trouve que quand on a un peu de culture politique et j'ai 39 ans, moi j
01:34'ai connu égalité et réclicination.
01:36Leur objectif à l'époque, c'était de mêler les droits.
01:37Vous avez connu quoi ? Pardon, on ne m'entend pas très bien, excusez-moi.
01:40En plus, ça fait un moment que vous attendez, ça m'embête de ne pas bien vous entendre.
01:43Vous avez connu quoi ? Vous dites que vous n'êtes pas de gauche, vous dites que vous avez 39
01:45ans et vous avez connu quoi ?
01:46Est-ce que c'est mieux là ?
01:48Je ne sais pas. Allez-y. Vous avez connu quoi ?
01:51J'ai connu égalité et réclicination à l'époque.
01:55Et eux, leur objectif, c'était de lier, si vous voulez, la droite radicale et la gauche des quartiers.
02:01D'accord ? Donc il est fortement possible qu'il ait été intéressé par ses idées.
02:05Juste, il aurait pu l'assumer, c'est tout.
02:06Et moi, je trouve dommage que, en fait, en disant non, ce n'est pas vrai...
02:11Michael, vous êtes bien gentil, mais si c'est faux, pourquoi il va assumer, mon Michael ?
02:15Vous verrez que ce n'est pas faux, madame.
02:18Je ne dis pas que les propos peuvent être...
02:20Non, non, mais moi, je vous le dis, égalité et réconciliation, c'était quelque chose qui intéressait la jeunesse à
02:26cette époque-là.
02:27Ils étaient très malins, très vicieux pour essayer d'alpaguer un peu tout le monde.
02:30Ils étaient très référenciés sur le net.
02:32Donc il est possible que sur des forums, il ait eu ce type de discours.
02:35Donc vous, Michael, vous dites, voilà, c'est intéressant de voir qu'effectivement...
02:39Et pourtant, je ne suis pas à Mediapart.
02:41Oui, oui, j'ai bien compris. Vous n'êtes pas de gauche, vous êtes plutôt de droite, vous nous l
02:45'avez dit.
02:46Mais vous dites que, bon, pour vous, vous êtes persuadés que c'est un fait, même sans preuve, et qu
02:52'il aurait dû assumer.
02:53En fait, il a le droit de changer. Dans les politiques de gauche, il y en a aussi qui faisaient
02:57partie de ce mouvement-là.
02:58Ne croyez pas qu'il n'y a que lui. Ce qui n'est pas objectif chez Mediapart, c'est
03:01qu'ils auraient pu cibler plus de personnes.
03:02Certes, eux, ils ont un objectif politique, c'est de le briser, mais lui, il aurait pu assumer.
03:06En disant, voilà, j'étais jeune, j'étais con, politiquement, je n'étais pas construit, je me suis pas embrigadé.
03:11Vous voyez ce que je veux dire ?
03:12Et c'est ça que les Français ne vont pas apprécier.
03:15En fait, les Français ne vont pas apprécier quand ils vont sortir les fêtes, parce qu'il y en aura.
03:18Ne préjugez pas de ce qui va se passer demain, on ne sait pas, on ne sait pas.
03:22Vous nous rappellerez, si vous voulez, comme ça, je vous développerai un peu plus.
03:25Alors, vous nous rappellerez demain, on va voir dans la journée, puisque Mediapart, Michael, Mediapart,
03:30ils ont à déclarer aujourd'hui, la suite de nos révélations arrive.
03:34Donc, je vous ai bien en tête, mon cher Michael, 39 ans de loi Atlantique,
03:38et rappelez-nous, effectivement, vous n'êtes pas le seul à dire ça.
03:41C'est intéressant, parce que vous n'êtes pas le seul à dire ça.
03:43Merci infiniment, en tout cas, pour votre appel aux standards d'Europe 1.
03:47Gilles Platré, avant de continuer à parler à la fois de l'affaire Bardella,
03:51à la fois de Robert Ménard dans un instant, peut-être un mot, peut-être sur les lycées,
03:55parce que vous, vous êtes un maire, vous êtes en première ligne,
03:59je veux juste revenir un peu, puisque c'est quand même l'actualité.
04:01On a Lille qui est un peu en feu, on a Lyon qui est en feu,
04:06on voit des lycées de Saint-Denis, Éloi et Luar qui est en feu.
04:10Comment vous réagissez, vous, lorsque vous voyez ces lycées bousculer,
04:14et sous le signe de la violence en ce moment même ?
04:16Écoutez, j'ai l'impression que...
04:18Pardonnez-moi, je ne veux pas être catastrophique, je souhaiterais vraiment avoir tort,
04:21mais j'ai l'impression que c'est le début d'une séquence qui va être particulièrement dure.
04:24Aujourd'hui, dans un très grand nombre de villes possédant des lycées,
04:30vous avez une minorité, il faut toujours rappeler les choses,
04:32et les mettre dans la bonne proportion.
04:33Une minorité d'élèves fanatiques, très politisés, très proches de LFI,
04:39en tout cas c'est LFI, et on a vu les images à Saint-Denis,
04:42mais ça n'est pas qu'à Saint-Denis si vous voulez.
04:43LFI est sur le terrain, et des leaders LFI sont dans la galvanisation du mouvement.
04:50Et là, on commence à voir, sur certains réseaux, TikTok ou autres,
04:55des appels au rassemblement, mais d'une manière ultra-violente, si vous voulez.
04:59Ce n'est pas simplement, écoutez, la cantine, ce n'est pas très bon ce qu'on mange.
05:03Là, on est sur une revendication de la violence pour la violence.
05:06Alors soyons clairs, je vais vous embêter, mais je ne suis en direct.
05:09Non, mais vous nous avez dit en off, et je le dis à l'antenne,
05:12que vous avez cru entendre dire qu'il y a des appels à prendre les armes.
05:16Oui, bien sûr, je peux le redire à l'antenne sans difficulté,
05:19on a aujourd'hui sur certains réseaux sociaux,
05:21des appels à venir armer sur des rassemblements de lycéens.
05:25Là, sur les rassemblements en ce moment.
05:27En ce moment, voilà.
05:28Donc ces phénomènes existent,
05:30ils sont hélas visibles sur un certain nombre de comptes TikTok,
05:34je ne vous dis pas que c'est des appels locaux dans ma commune,
05:37je vous dis simplement qu'ils existent sur les réseaux sociaux aujourd'hui.
05:39La question qu'on se posait avant que vous n'arriviez,
05:41j'ai le plâtré, j'ai envie de vous la poser aussi,
05:43c'est que fait le gouvernement ?
05:44Que fait le ministre de l'Intérieur ?
05:47Que fait l'État ?
05:48Et qu'est-ce qui pourrait être fait ?
05:50Vous êtes maire, vous êtes maire de Chalons-sur-Saône,
05:53et vous voyez par exemple quelqu'un comme Bali Bagayoko
05:55qui a parlé de cette violence légitime.
05:57Que fait la police ?
05:58Moi, je ne connais qu'une seule violence légitime,
05:59c'est celle que l'État peut exercer.
06:01Au nom de la société et du peuple français.
06:03Ça, c'est la loi.
06:05Parler d'une violence légitime en dehors de celle
06:07que l'État doit exercer pour protéger les citoyens,
06:09c'est appeler à la sédition.
06:11Et je suis très surpris de voir mon collègue de Saint-Denis,
06:14qui peut parader, et même être porté en triomphe,
06:19par des émeutiers devant du mobilier urbain qui est incendié,
06:23dire qu'il existe des violences qui pourraient être légitimes
06:27en dehors de celles de l'État,
06:28même s'il amoindrit immédiatement la phrase,
06:31vous l'avez entendu comment, en disant
06:32ce n'est pas forcément la meilleure réponse maintenant,
06:33mais il justifie la légitimité d'une violence
06:36qui ne soit pas une violence de l'État.
06:37Et cet élu de la République,
06:39qui se sert de ses fonctions,
06:41avec son écharpe,
06:42pour troubler l'ordre public,
06:44parce que si vous avez aujourd'hui des appels
06:46à devenir encore plus violents sur le mouvement,
06:49mais il y a un point d'appui,
06:50j'allais presque dire,
06:51légitime,
06:52avec un élu qui prononce ces phrases-là.
06:54– Alors, qu'est-ce qu'il pourrait faire ?
06:56– Écoutez, c'est très simple,
06:57la loi est la même pour tous.
06:59Le ministre de l'Intérieur a un pouvoir,
07:01lorsqu'il estime que le comportement,
07:04les actes, les propos d'un élu
07:06sont de nature à troubler gravement l'ordre public,
07:09il peut suspendre cet élu.
07:11Voilà.
07:11Pour quelques semaines,
07:13le temps que la situation s'apaise.
07:14Et je m'étonne...
07:15– Vous êtes en train de nous dire,
07:16effectivement,
07:16que le ministre de l'Intérieur a la possibilité
07:18de suspendre...
07:18– C'est la loi.
07:19– La loi permet au ministre de l'Intérieur
07:21– Elle est d'ailleurs soumise au juge.
07:22– De suspendre Badi Bagayoko
07:24pour ses propos d'incitation à la violence,
07:27mais ne le fait pas.
07:28– Vous le concettez comme moi,
07:30c'est un pouvoir qui appartient au ministre de l'Intérieur,
07:33on ne parle pas de révocation,
07:34là il faut une décision du Conseil des ministres,
07:36c'est beaucoup plus différent,
07:39mais le ministre de l'Intérieur peut suspendre,
07:41et d'ailleurs l'intéressé peut toujours aller au tribunal
07:43pour contester la décision du ministre de l'Intérieur,
07:45nous sommes dans un état de droit,
07:46et tant mieux,
07:46mais je m'étonne tout de même
07:48qu'on laisse aujourd'hui des propos réitérés de surcroît
07:52sur la question de la violence,
07:54émaner d'un élu portant une écharpe tricolore
07:56dans un contexte d'émeute.
07:57Ça me semble être un encouragement terrible
07:59à ce qui est en train de se passer dans le pays.
08:01– C'est très intéressant ce qu'on dit
08:02de le contexte d'émeute,
08:03parce qu'il dit à Badi Bagayoko précisément,
08:06je cite,
08:07« la violence peut être légitime,
08:08mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux ».
08:10C'est très habile,
08:11mais dans un contexte
08:13où il est très entouré,
08:14redoutablement intelligent.
08:15– Absolument, absolument.
08:16– Oui, mais l'amélioration n'enlève pas la phrase initiale.
08:20– Je suis entièrement d'accord.
08:20À partir du moment où vous reconnaissez
08:22la légitimité de la violence
08:23en dehors de son usage par l'État
08:25pour la protection de la société,
08:27vous êtes dans la sédition.
08:29– Vous êtes d'accord, Gabriel,
08:30que ça n'enlève pas pour autant
08:32effectivement la dureté de la France
08:34lorsqu'il dit que la violence peut être légitime,
08:35mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
08:37– Oui, si on peut ne pas, c'est mieux,
08:40mais c'est légitime,
08:41ben oui, ça revient presque au même,
08:43j'ai envie de dire.
08:44– Ah oui, bien sûr.
08:44– Parce que théoriquement,
08:46c'est un pilier fondateur de dire
08:48« nous avons délégué les citoyens collectivement
08:51depuis des siècles et des siècles,
08:52on déléguait la violence légitime à l'État. »
08:55– C'est même la justification de l'État.
08:56– C'est la justification de l'État,
08:58de la justice, exactement.
08:59– La légitimité repose là-dessus.
09:00– Donc là, il ébranle un pilier fondateur de ce pays.
09:05Moi, je vous montre simplement,
09:06je vais peut-être faire la liaison,
09:07mais on a quand même un maire
09:09qui est devant un tribunal
09:11parce qu'il n'a pas voulu marier un OQTF,
09:13et on a un maire qui peut appeler à la sédition,
09:17même en la minorant de mille façons,
09:18mais on l'a dit que ça revenait au même,
09:20sans être inquiété de quoi que ce soit.
09:22Donc il y a quand même quelque chose
09:23qui ne va pas dans ce pays.
09:25– J'aime beaucoup bien Réal que vous avez fait les liaisons,
09:26elle est incroyable,
09:27on marque une pause,
09:27on revient effectivement avec à la fois un maire
09:29qui dit que la violence peut être légitime,
09:31à la fois un maire qui refuse d'appliquer la loi
09:35parce qu'il y a une autre loi qui n'est pas appliquée,
09:37celle d'expulser un OQTF,
09:38et un autre maire devant nous,
09:40Gilles Platret, maire de Chalons-sur-Seune,
09:42qui vient d'avoir une certaine victoire
09:44au tribunal administratif de Dijon.
09:46Il va nous expliquer,
09:47ce tribunal donne raison à l'expulsion
09:51d'une association culturelle musulmane,
09:53et il nous expliquera pourquoi.
09:54– Et vous pouvez échanger avec notre invité Gilles Platret,
09:56maire d'hiver droite de Chalons-sur-Seune,
09:57au 01-82-39.
09:59Gilles Platret, maire d'hiver droite de Chalons-sur-Seune,
10:00au 01-82-39.
10:00– Sous-titrage ST' 501.

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