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  • il y a 7 heures
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Écoutez Bruno Rotaillot ce matin, qui était au micro de Laurence Ferrari,
00:04et qui a réclamé, tenez-vous bien, une deuxième fois, une nouvelle fois,
00:08le changement de la date du second tour de l'élection présidentielle prévue le 2 mai.
00:13La grande majorité ne voulait pas que le second tour de l'élection présidentielle soit le lendemain du 1er mai.
00:18Pourquoi ? Parce qu'il y a d'abord une règle, la campagne électorale s'arrête à minuit vendredi,
00:23et donc ça continuera avec le 1er mai, vous aurez des candidats de gauche qui s'afficheront.
00:27Donc un, c'est un problème de l'égalité, et deux, vous vous rendez compte si le 1er mai,
00:32il se passe ce qui s'est passé le 17 octobre, avec une France, mais alors pillée, saccagée, incendiée,
00:38et le lendemain on devrait aller aux urnes, calmement, c'est pas possible, il y a un vrai problème.
00:43Pourquoi nous avoir réunis alors que la majorité était pour d'autres dates ?
00:46Si vous ne changez pas cette date d'élection, j'y verrai en réalité une arrière-pensée.
00:51Comment réagissez-vous, John Christopher Roland ?
00:55Vous êtes constitutionniste et maître de conférences à l'université Paris-Nanterre.
01:00Bien, sur la question du choix des dates dans les élections présidentielles,
01:05cette année, enfin l'année prochaine du coup, il faut quand même reconnaître qu'il n'y avait que deux
01:09fenêtres,
01:09et elles ont chacune des inconvénients.
01:11La première, c'était celle des 11 et 25 mai, puisqu'il faut un minimum de 14 jours entre les
01:16deux tours,
01:16et puis il faut qu'elles aient lieu entre 20 et 35 jours avant la fin du mandat,
01:20qui expire le 13 à minuit, donc à 14 à minuit, une, il faut un nouveau président.
01:25Et l'autre choix, c'était ce couple du 18 et du 2 mai.
01:28Le premier, c'est les vacances.
01:30Donc la crainte du gouvernement, c'est de se dire, c'est peut-être favoriser l'abstention.
01:34Bon, je... voilà, c'est un argument qui vaut ce qu'il vaut.
01:38Après tout, l'abstention, c'est quelque chose contre lequel on a...
01:41Encore que la présidentielle, ça marche un peu mieux que les autres,
01:43contre lequel on a du mal à lutter.
01:45Et l'autre, effectivement, comme le souligne Bruno Rotaillot,
01:47c'est qu'il y a deux problèmes.
01:49Le problème, c'est que ça se situe effectivement après le 1er mai,
01:51et le gel qui est opéré à partir du vendredi soir à minuit,
01:54fait que normalement, on n'est pas censé parler de politique.
01:56Parler de liberté de la presse tout à l'heure, déjà, comment on va couvrir l'événement ?
01:59Oui, c'est vrai.
02:01En floutant peut-être les pancartes ?
02:02Donc le choix est quand même pour le moins assez curieux.
02:06Ceci étant, voilà, ça veut dire, d'une manière très plate,
02:11alors il y a peut-être des arrières-pensées politiques aussi,
02:12on peut en parler, mais c'est de se dire,
02:14mieux vaut finalement quelque chose qui est finalement contraire
02:19à l'idée qu'il y a un silence global qui doit se faire au vendredi,
02:22que d'avoir un peu de l'abstention à cause des vacances.
02:24Je ne suis pas certain qu'en avril, c'est le mois où les gens partent le plus en vacances.
02:28Un peu quand même...
02:29Oui, les vacances de printemps, c'est là où il y a beaucoup de départs.
02:32C'est le mois où je corrige les examens, les mémoires,
02:33moi je ne suis pas en vacances.
02:35Voilà, après pour Bruno Rotaillot...
02:37Avant d'avoir Christine, qui nous appelle du Pas-de-Calais,
02:41elle a un beau prénom, Christine...
02:42Je ne sais pas si elle en accentue.
02:46Mais j'ai un message de quelqu'un qui m'envoie un SMS de Fréjus
02:51et qui nous dit, éclairez-nous peut-être maître,
02:56pour changer la date du second tour,
02:58il faudrait changer la date du premier tour,
03:00soit l'avancée d'une semaine, soit la reculée d'une semaine,
03:02il sera impossible d'interdire les défilés des syndicats le 1er mai,
03:05donc tous à gauche,
03:06et donc impossible d'interdire les messages politiques qui seront donnés ce jour-là.
03:11Je me demande, même si ce n'est pas attaquable dans le code électoral ?
03:16Alors, on ne peut pas mettre, par exemple, les élections le 25...
03:20Alors, ça ferait le 18, 25 et 9 mai.
03:25Pourquoi ? Parce que ça ne serait que 4 jours avant la prise de fonction,
03:31donc c'est vraiment les deux fenêtres qu'on a données.
03:33Il y a une autre possibilité,
03:35c'est que si jamais un candidat est empêché dans les 7 jours
03:38qui précèdent le dépôt des candidatures,
03:40là, le Conseil constitutionnel doit,
03:41c'est même pas peu, il doit bouger l'élection.
03:43Donc, c'est vraiment un cas fortuit.
03:46Mais sinon, effectivement, on est un peu enserré, pardon,
03:48on est un peu enserré dans ces dates qui sont assez rigides.
03:52Donc, c'est compliqué.
03:54Attaquer par le code électoral,
03:55ça serait par le biais d'une question prioritaire de constitutionnalité.
03:58Peut-être que c'est ce qui va se profiler,
04:01mais c'est vrai qu'on est dans un carcan rigide.
04:03C'est possible, en tout cas.

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