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  • il y a 8 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Christine Kelly et vous.
00:01Il y a 12h18 sur Europe 1, vous pouvez échanger et interroger notre invité Gilles Platret,
00:05Merdi vers droite de Chalons-sur-Saône.
00:07Christine ?
00:07Oui, on va le faire réagir à cet auditeur qui a appelé il y a quelques instants
00:11et qui dit que l'affaire Jordan Bardella, on est dans une ère de communication,
00:15le timing interroge, il faut une démocratie directe, il faut sortir de l'Europe,
00:19il faut revoir la Constitution.
00:20Gilles Platret, que répondez-vous à cet auditeur qui a appelé à Europe 1 ?
00:24Je ne suis pas sûr que je le suivrais partout sur il faut sortir de l'Europe.
00:27Je pense que dans l'état de faiblesse de nos finances publiques aujourd'hui,
00:30si on veut mettre le pays par terre et avoir une attaque en règle des marchés sur notre dette,
00:35on n'a qu'à effectivement sortir de l'Europe.
00:36Donc je pense que c'est le pire moment, c'est le pire moment.
00:38Par contre, équilibrer le pouvoir de la France en Europe,
00:41c'est un sujet sur lequel je veux bien débattre,
00:44parce que je pense que nous sommes aujourd'hui plus maltraités que bien traités dans le continent,
00:48mais en tout cas je ne vois pas du tout d'issue dans une sortie de l'Union Européenne.
00:51Je le dis très concrètement, je ne suis pas partisan du Frexit.
00:53Même si on est dans une situation pire que la Grèce ?
00:56En fait, je pense vraiment, et ce que je crois entendre, comprendre,
01:01chez cet électeur qui se dit patriote,
01:03c'est l'insatisfaction de voir un système politique à bout de souffle.
01:08Je crois que le sentiment qu'il exprime, c'est le sentiment d'une très large majorité de Français.
01:13Aujourd'hui, nous avons une classe politique qui est à bout de souffle.
01:16C'est déjà arrivé dans l'histoire.
01:18Je regarde toujours un peu les choses avec mon avis historien.
01:21Vous faites partie de cette classe politique, mettez-vous bien dedans quand même !
01:25Mais je ne m'accepte pas du tout de cela.
01:27Simplement, on peut aussi avoir un regard lucide sur ce qui se passe.
01:30Et je crois très honnêtement que notre classe politique, dans son ensemble,
01:34ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de belles individualités,
01:36avec des gens qui ont des idées intéressantes.
01:38Mais dans son ensemble, la classe politique aujourd'hui est frappée par une maladie terrible
01:43qui s'appelle la lâcheté.
01:44Les décisions importantes qui auraient dû être prises dans ce pays depuis longtemps
01:47ne l'ont pas été.
01:48Et surtout, on a cautionné les mauvaises décisions qu'on a prises
01:51depuis les années 70 sur le plan budgétaire, sur le plan sécuritaire, sur le plan migratoire.
01:56Et en réalité, personne ne remet en cause ceci.
01:59Donc oui, il y a une insatisfaction, mais une volonté, et je l'entends,
02:01quand on dit pour redonner la parole au peuple,
02:03c'est surtout qu'on veut aussi changer la classe politique.
02:06C'est qu'on n'en peut plus, on étouffe en réalité.
02:09Donc mettez-moi dans le lot, puisque je suis élu maintenant depuis 12 ans,
02:12mais je l'ai fait avec un franc-parler qui m'a toujours caractérisé.
02:17Donc je le dis aujourd'hui, nous n'avons pas une classe politique à la hauteur de la France.
02:20Elle n'est pas à la hauteur de la France.
02:22Et surtout, c'est une classe politique qui, par démagogie et lâcheté,
02:26ne prend pas les décisions pour sortir le pays,
02:29non pas de la crise, mais des crises qu'il est en train d'affronter
02:32et qui sont en train de le submerger.
02:34La violence, l'immigration, l'islamisme, le désordre financier et budgétaire,
02:40les mesures absolument terribles qui vont être annoncées demain en Conseil des ministres.
02:44Parce qu'évidemment, on ne pourra pas faire,
02:46enfin demain c'est même aujourd'hui d'ailleurs,
02:47on ne pourra pas faire autrement sur ce sujet,
02:50parce qu'on a mis la France par terre.
02:52Voilà ce qui est aujourd'hui la source de l'insatisfaction légitime de nos concitoyens.
02:57Gilles Platré, en direct sur Europe 1, maire d'hiver droite de Châlons-sur-Saône,
03:01avant de donner la parole à Gabriel Cluzel et Mickaël,
03:04qui nous appellent de l'Ordre-Atlantique.
03:05J'entends bien ce que vous dites.
03:07Effectivement, contre les hommes politiques,
03:08on a des hommes politiques qui sont dans une ère de lâcheté.
03:11On a par exemple, je me mets à la place par exemple des auditeurs qui appellent,
03:15et celui qui nous a interpellé tout à l'heure,
03:17et on est dans une époque où le RN n'a jamais été au pouvoir.
03:21Et les gens, je ne sais pas, on les entend tous les jours,
03:23les auditeurs d'Europe 1 qui disent,
03:25« Bon, moi si je veux voter RN, c'est parce qu'ils n'ont jamais été au pouvoir. »
03:28Justement, les hommes politiques sont tellement lâches aujourd'hui,
03:31eux, ils ont peut-être du courage,
03:32et on est en train de voir cette bombe atomique,
03:36pour reprendre l'expression des auditeurs d'Europe 1,
03:39pour tuer, avant même qu'ils n'accèdent au pouvoir,
03:42ceux qui pourraient avoir une éventuelle, peut-être, auréole de non lâcheté.
03:46Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire.
03:47Oui, je vois bien.
03:48Je voudrais simplement dire une chose,
03:50alors là, pour le coup, je peux le dire très librement,
03:52qu'on ne fasse pas une confiance à bugle aux partis politiques.
03:55Je ne connais pas...
03:56Je n'ai pas dit ça, je dis que les auditeurs se disent
03:58qu'ils vont vers le Rassemblement National,
04:00parce qu'ils se disent, en reprenant vos propos,
04:02pardon, j'ai le plâtré,
04:03ils se disent qu'on a des politiques lâches,
04:06on a des politiques qui ont tout,
04:07on a eu tous les partis au pouvoir,
04:09on n'a pas eu le Rassemblement National,
04:10c'est ce qu'on entend, ils nous appellent, ils nous disent ça.
04:12Oui, je suis d'accord, mais je veux simplement dire une chose,
04:15je ne connais pas, dans l'histoire de ce pays,
04:17un parti politique qui ait jamais sauvé la France,
04:19quel qu'il soit.
04:20Donc, il faut faire confiance à des individualités.
04:22Celle ou celui qu'on va envoyer à l'Élysée,
04:25ça n'est pas un parti politique,
04:26c'est une personnalité,
04:28qui devra faire face à des crises redoublées,
04:30qu'on n'a pas connues depuis 50, 60 ans.
04:32Donc, le parti politique, RN ou les autres,
04:35ça ne change rien,
04:35et pour le coup, je suis sorti du mien,
04:37et je pars d'une manière totalement indépendante,
04:39sans avoir de compte à rendre à personne.
04:40Donc, je peux parler librement,
04:42et c'est une...
04:42Oui, mais RN ou les autres,
04:43mais RN n'a pas été en pouvoir.
04:45Mais alors ça, personne ne vous dira la chose,
04:47le contraire, je vous dis simplement,
04:48que ça n'est jamais un parti politique
04:50qui trouve des solutions.
04:51C'est simplement un leader,
04:53qui à un moment donné,
04:54héberge dans le pays,
04:55et peut proposer et conduire tout un peuple.
04:57Un parti ne conduit pas un peuple.
04:58C'est vrai, vous avez raison.
04:59Un homme ou une femme peut conduire un peuple.
05:01Vous avez raison.
05:01Et ça, ça change complètement la donne.
05:03Mais celui qui vient changer,
05:05il vient d'un parti.
05:06Il est porté par un parti.
05:07Mais il doit dépasser cela.
05:08En tout cas, vous savez,
05:10fondamentalement,
05:11je pense, je vis,
05:13je réfléchis constamment
05:14à la pensée du général de Gaulle.
05:15Ça a toujours été pour moi,
05:16et ça n'est pas simplement
05:17mais une vue de l'esprit
05:17à l'heure où tout le monde se dit gaulliste.
05:19Il faut relire ce que de Gaulle disait
05:20sur les partis politiques,
05:21et c'est assez clairant
05:22pour notre situation actuelle.
05:24Gabriel Cluzel.
05:25Non, mais il est évident que,
05:27et ça fait peur à beaucoup de monde,
05:28il faut le dire,
05:29que la personne qui va arriver à l'Élysée
05:32aura face à elle
05:33une situation inextricable.
05:35Elle l'est déjà.
05:36Mais en plus,
05:37elle se verra mettre des bâtons dans les roues
05:39de toutes les façons.
05:41Si d'aventure,
05:42c'était quelqu'un qui cherche vraiment
05:45à renverser la table,
05:46que ce soit l'URN,
05:47mais je pourrais parler de David Linar,
05:48je pourrais parler de Bruno Retailleau,
05:50et qui va se retrouver donc avec,
05:54bloquée par le haut,
05:55par les institutions,
05:56parce qu'elles ont été bien verrouillées
05:57par Emmanuel Macron avant de partir,
05:59on ne va pas se mentir,
06:00et bloquées par le bas,
06:01par les manifestations.
06:02Vous savez,
06:02ce qui se passe avec les lycéens,
06:04c'est un petit galop d'essai,
06:05et puis c'est un avertissement,
06:07c'est une façon de dire pour LFI,
06:08regardez,
06:09regardez ce qui va se passer
06:10si d'aventure,
06:12vous emmenez quelqu'un
06:12qui ne nous plaît pas à l'Élysée.
06:14Donc ça va être absolument terrible.
06:16Et puis la presse qui va s'en mêler,
06:17là on voit qu'on déstocke des affaires
06:21qui datent des 17 ans de l'individu,
06:23de ses 18 ans.
06:23Donc ça va aller visiblement
06:27très très loin.
06:28Donc la tâche ne sera pas aisée.
06:29Je crois que déjà,
06:30s'il y avait moyen d'infléchir
06:32ce qui se passe et libérer,
06:33vous avez raison,
06:34c'est des individus
06:35qui peuvent changer les choses,
06:37libérer les énergies,
06:39c'est peut-être l'expression
06:39de David Dinar,
06:40je n'en sais rien,
06:40mais c'est une réalité,
06:42de ceux qui savent faire,
06:44qui veulent faire
06:44et qui sont de bonne volonté.
06:45Gabriel Cluzel sur Europe 1,
06:47on marque une pause,
06:48on revient pour parler toujours
06:50de Jordan Baradena,
06:51on a des appels
06:52au standard Europe 1,
06:5301, 80, 20, 39, 21,
06:55on va aborder dans un instant aussi
06:56l'affaire Robert Ménard.
06:58On a appris par exemple
06:59qu'Éric Ciotti a fait
07:00un communiqué de presse
07:01pour dire qu'il soutient Robert Ménard.
07:03Gilles Platré,
07:03vous allez nous dire
07:04si vous soutenez Robert Ménard,
07:05quel regard vous portez ?
07:07Appelez-nous au standard Europe 1
07:08pour réagir.
07:09Et puis vous nous raconterez
07:10ce qui s'est passé
07:10dans votre ville,
07:12Gilles Platré,
07:12c'est quand même incroyable
07:14cette bagarre
07:15avec le tribunal administratif
07:16de Dijon.
07:17On a envie de tout savoir
07:18sur Europe 1.
07:19Vous saurez tout.
07:2001, 80, 20, 30, 21
07:22pour réagir avec Christine Kelly
07:24sur Europe 1.

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