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A la une de cette édition, Vladimir Poutine repousse à novembre d’éventuels pourparlers de paix sur l’Ukraine, et rejette toute cessation temporaire du conflit.

En France, une nouvelle fin de semaine sous la menace des émeutes avec la manifestation du 24 octobre mais aussi le congrès du Rassemblement national qui pourrait être pris pour cible.

Et enfin, nous évoquerons la candidature à l’élection présidentielle de Natacha Polony : une ligne souverainiste difficile à cerner.
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#guerreenukraine #émeutes #présidentielle2027

Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=nOcdjzIukjM

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Transcription
00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la lune de cette édition.
00:16Vladimir Poutine repousse à novembre des éventuels pour parler de paix sur l'Ukraine
00:20et rejette toute cessation temporaire du conflit.
00:23En France, une nouvelle fin de semaine sous la menace des émeutes avec la manifestation du 24 octobre,
00:28mais aussi le congrès du Rassemblement national qui pourrait être pris pour cible.
00:33Et enfin, nous évoquerons la candidature à l'élection présidentielle de Natacha Polony,
00:37une ligne souverainiste difficile à cerner.
00:44Vladimir Poutine veut une victoire totale et refuse de se laisser embarquer
00:48dans un nouveau processus de Minsk avec les Européens.
00:52Après les nouveaux pourparlers avec les émissaires américains,
00:55le Kremlin rappelle sa position à règlement complet avant toute interruption des combats.
01:00Nicolas de Lambertois.
01:01Vladimir Poutine se montre intransigeant sur ses conditions
01:05pour la mise en place d'un processus de paix définitif en Ukraine.
01:09Depuis plusieurs jours, en raison notamment des initiatives et des coups de pression des Américains
01:15qui veulent renouer avec Moscou,
01:17une agitation diplomatique et verbale autour du conflit ukrainien a de nouveau lieu.
01:22Mais le maître du Kremlin a d'ores et déjà mis deux choses sur la table.
01:27D'une part, les prochains cycles de pourparlers sont repoussés à la mi-novembre.
01:31Et d'autre part, Vladimir Poutine propose d'ajouter les Chinois aux discussions.
01:36La volonté de repousser les discussions à novembre semble trouver une raison assez évidente,
01:41à savoir la tenue des élections de mi-mandat, début novembre aux États-Unis,
01:45avec une probabilité assez importante qu'elles soient remportées par les démocrates.
01:50De son côté, Volodymyr Zelensky a annoncé publiquement
01:53qu'il était disposé à geler le conflit sur la ligne de front actuelle.
01:57Une proposition qui n'est pas si nouvelle que cela et que les Russes rejettent.
02:01Car selon Romain Bessonnet,
02:03Moscou craint d'être de nouveau embarqué dans un processus de Minsk.
02:08Les déclarations de M. Zelensky et des leaders européens n'ont rien de nouveau.
02:13Ce sont les mêmes que l'on entend depuis maintenant un an,
02:16à savoir qu'il faut en cesser le feu sur la ligne de front, cesser le feu inconditionnel.
02:22C'est ce que l'on appelle à Moscou l'hypothèse du Minsk 3,
02:26qui est complètement rejetée par l'intégralité des dirigeants russes,
02:30qui ont un mauvais souvenir de cesser le feu sous garantie européenne,
02:34comme l'avaient été les accords de Minsk 2,
02:37qui ne servent qu'à financer l'Ukraine pour un réarmement
02:42et à la préparer à la prochaine guerre.
02:44Les Russes ne sont pas aussi idiots que le pensent les dirigeants occidentaux.
02:49Et donc, ils souhaitent avoir non pas un accord de cesser le feu,
02:53mais un accord de paix définitif à mettre sur la table
02:56ou quelque chose qui s'en approche assez
02:59pour pouvoir garantir que ce ne soit pas une pause stratégique
03:05afin de permettre à l'Ukraine de se réarmer.
03:08Pour la partie russe, le règlement global du conflit
03:11signifie non seulement les questions territoriales,
03:14avec l'épineuse question du Donbass que Moscou n'a pas encore entièrement conquis,
03:19mais aussi le statut des églises, des partis politiques
03:21et surtout de la langue russe en Ukraine.
03:24Avec toujours cette quadrature du cercle infernal
03:27où tout dirigeant ukrainien qui signerait un tel compromis avec Moscou
03:31pourrait se faire liquider par des nationalistes ukrainiens
03:34comme l'avait été Walter Ratno en son temps,
03:37le signataire allemand du traité de Versailles.
03:40L'architecture d'une paix satisfaisante pour Moscou
03:43mais permettant la stabilité de l'Ukraine
03:45reste donc une équation incroyablement complexe.
03:48Et les nouvelles allées venues des émissaires américains,
03:52emmenés par Steve Witkoff,
03:54n'y auront donc pas changé grand-chose.
03:56Les russes campent sur leur position
03:57et poursuivent leur stratégie de démolition économique de l'Ukraine.
04:01Le pont Yuzhny de Kiev, le principal pont autoroutier
04:05qui relie les rives gauche et droite du Dniepr
04:07a été paralysé toute la journée d'hier jusqu'à 16h30.
04:12Ce qui a causé des bouchons dans toute la ville.
04:17Sur le front de la guerre économique,
04:18on remarque que les frappes des derniers jours
04:22se concentrent sur les installations économiques de la région d'Odessa,
04:25une région portuaire mais aussi une région industrielle relativement importante
04:29étant donné que c'est traditionnellement une région sur laquelle
04:33on fait des opérations de transformation
04:36avant l'exportation sur les industries exportatrices,
04:39notamment je pense à l'agroalimentaire.
04:41Le ministère de l'Agriculture ukrainien a revu à la hausse
04:44ses demandes d'aide à l'Union européenne
04:45qui sont passées de 238 millions au mois de septembre
04:49à maintenant 1,1 milliard pour compenser l'effet des frappes russes
04:54sur la logistique pour l'exportation des produits agricoles ukrainiens.
04:58On va encore appeler le contribuable européen à mettre la main à la poche.
05:02Les milliards défilent chaque semaine.
05:04Et la nouveauté dans les récentes discussions entre russes et américains,
05:08c'est l'idée d'impliquer les Chinois dans le processus de paix.
05:11Cela pourrait se faire aux alentours des 18-19 novembre
05:15avec une rencontre tripartite entre Xi Jinping, Donald Trump et Vladimir Poutine
05:21en marge du sommet de l'APEC, le sommet de la coopération économique Asie-Pacifique.
05:27Il est peu vraisemblable que l'arrivée des Chinois dans les discussions
05:30change fondamentalement l'économie générale du projet d'accord
05:33qui pourrait mettre fin à ce conflit.
05:36Toutefois, là où il pourrait amener de l'huile dans les rouages,
05:39c'est que les Chinois sont les seuls partenaires vis-à-vis de l'Ukraine et de la Russie
05:45qui peuvent être crédibles dans une garantie sur le financement
05:49et l'accompagnement d'un projet de reconstruction sur les deux parties.
05:54Les Chinois peuvent apporter une garantie pour la reconstruction
05:57et des parties du territoire ukrainien sous contrôle de la Russie
06:01et des parties du territoire ukrainien sous contrôle du gouvernement de Kiev.
06:05C'est là, je pense, que les Chinois pourraient faire la différence.
06:08Les Européens veulent une reconstruction des territoires ukrainiens
06:13sous contrôle de Kiev entièrement payées par la Russie,
06:17effectuées uniquement par le gouvernement ukrainien sous la supervision, bien sûr,
06:23des organes européens et des organes internationaux sous contrôle occidental,
06:28FMI Banque mondiale, alors que les Russes veulent,
06:32et c'est ce qui était apparu lors des accords d'Encourage,
06:35une reconstruction qui soit équitable.
06:37La perspective de l'entrée des Chinois dans le jeu diplomatique du conflit ukrainien
06:42constituerait symboliquement une nouvelle étape de l'effacement du vieux continent
06:47dans les équilibres mondiaux.
06:49La Chine a d'ailleurs été passablement agacée des remarques des dirigeants de l'Union Européenne
06:54au sujet de l'Arctique, dénonçant une mentalité de guerre froide chez les Européens.
06:58Pour en revenir à l'Ukraine, tant que les dirigeants européens seront en capacité
07:04et en volonté de creuser la dette publique pour financer l'Ukraine à fond perdu,
07:08la perspective d'une cessation du conflit entre la Russie et l'Ukraine reste assez lointaine.
07:13À moins donc d'un improbable retournement de situation,
07:17on peut raisonnablement s'attendre à ce que la guerre en Ukraine dépasse
07:20les cinq années de conflit d'ici février 2027.
07:27Un samedi sous haute tension sécuritaire en France et un congrès d'URN menacé à Orléans.
07:32Nouvelle perte de contrôle du pouvoir macronien ou essoufflement du mouvement.
07:36Les deux jours qui viennent s'annoncent décisifs.
07:38Après l'information des services de renseignement,
07:41on a jusqu'à 2000 profils antifa radicalisés,
07:45connus malheureusement des services de police,
07:47qui ont prévu de se rendre à Orléans ce week-end pour casser du flic, je le disais,
07:53et pour entraver la tenue de cette réunion politique.
07:57L'épicentre des tensions pourrait bien être délocalisé samedi et dimanche,
08:01alors que Paris-Lyon et Marseille ont concentré des violences spectaculaires.
08:04Les 17 et 18 octobre, la présence du congrès du Rassemblement national dans la ville d'Orléans
08:09pourrait bien déplacer les violences dans la ville du Loiret.
08:14À une heure de la capitale, en voiture comme en train,
08:16la destination devrait être prisée par les casseurs et autres antifa.
08:20Les dégradations des représentations de gênes d'arc, de bâtiments publics et même d'églises sont à prévoir.
08:25On parle même, côté renseignement, de 2 à 3 000 éléments radicaux qui souhaitent venir en découdre.
08:31La situation est d'autant plus sensible que plusieurs villes,
08:33notamment Lyon, Grenoble, Rouen et Le Havre, ont interdit les manifestations de samedi,
08:37tandis que de nombreux quartiers parisiens font l'objet de restrictions depuis plusieurs jours.
08:42Ces interdictions pourraient favoriser un report de certains militants vers Orléans.
08:47La foule devrait être assez pâle car l'antifachisme en France demeure une activité de blanc,
08:52loin de la convergence des luttes qui s'articule plutôt autour des pillages.
08:56La minorité de casseurs pourra se fondre dans la masse manifestante
09:00puisqu'une trentaine de milliers de personnes sont attendues,
09:02parmi lesquelles les apparatchiks des parties de gauche.
09:05Olivier Faure en sera sous haute sécurité
09:07puisque les manifestants de ces rares ou d'extrême-gauche sont peu friands des huiles PS.
09:11Raphaël Glucksmann, lui, ne fera évidemment pas le déplacement.
09:14Moi, ce qui m'inquiète, c'est la banalisation de l'extrême-droite.
09:17Ce qui m'inquiète, c'est le fait que personne ne veuille voir
09:19que ce parti, l'année prochaine, peut effectivement exercer le pouvoir
09:23et qu'il peut instaurer une xénophobie d'État.
09:27Notre appel, et l'appel des organisations syndicales et des associations,
09:30c'est un appel à des manifestations,
09:32que ce soit des manifestations pacifiques et non-violentes,
09:34comme on l'a toujours fait.
09:35Donc là aussi, c'est aux autorités de pouvoir garantir la capacité
09:39de la liberté d'expression et de la liberté de manifester
09:41qui sont des droits constitutionnels.
09:42Pour LFI, c'est le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
09:46qui sera sur place pour assurer le spectacle.
09:48La position des insoumis est ici délicate,
09:50car le mouvement justifie toujours les violences a posteriori
09:53et tente de récupérer la colère tout en appelant à manifester
09:56dans le calme, sachant très bien que le parti n'est pas en mesure
10:00et n'a pas vocation à aller au contact avec les organisations groupusculaires
10:03rompues à la violence de rue,
10:05poursuivant d'autres objectifs que la récolte de mandats
10:07et qui lui sont régulièrement hostiles.
10:10La patronne de la CGT, Sophie Binet,
10:13sera aussi de la partie,
10:14tout comme la candidate écologiste Marine Tondelier,
10:17dont on ne sait pas si cela constituera pour elle une étape de campagne
10:20ou une tournée d'adieu,
10:21tant sa candidature peine à décoller.
10:24Du côté du RN,
10:25la présidente du groupe Union National au Sénat,
10:27Edwige Diaz,
10:28a pointé du doigt le rôle de la gauche institutionnelle,
10:30qui sert une nouvelle fois de parapluie
10:33pour dissimuler les factions les plus violentes.
10:35Déjà, je constate en effet que toute la gauche se réunit
10:39pour tenter d'empêcher un rassemblement démocratique
10:42avec des associations qui sont subventionnées
10:45et il faudra en effet se poser,
10:47quand on sera au pouvoir,
10:47la question de l'attribution de cet argent public.
10:50Les enjeux sont multiples.
10:52Le RN n'a pas intérêt à un chaos généralisé
10:55qui certes discréditerait un peu plus l'état macroniste,
10:58mais montrerait qu'il suscite le désordre.
11:00L'exécutif, lui, doit réagir après le désastre sécuritaire
11:04des 17 et 18 octobre.
11:05Quant aux gauches, l'exercice est aussi risqué
11:07car les manifestants, même pacifistes,
11:09seront inévitablement associés au désordre
11:12et aux dégâts matériels,
11:13aux agressions contre les personnes,
11:15voire aux victimes,
11:16ce qui sera difficile à assumer.
11:18C'est d'ailleurs ce qu'a rappelé
11:19le vice-président du RN, Louis Alliot.
11:21Si les forces de gauche manifestent, c'est leur droit.
11:25J'espère qu'il n'y aura pas de casse autour
11:27parce qu'elles en porteront l'entière responsabilité.
11:30S'il y a de la casse à Orléans,
11:32c'est M. Fort, Mme Tondelier et tous les autres
11:34qui en porteront la responsabilité.
11:36Le maire de la ville, l'ex-LR Serge Grouard,
11:39assure pour sa part que l'exécutif doit jouer son rôle sécuritaire
11:42mais rejette l'idée d'une annulation du Congrès.
11:45Écoutez, moi j'ai demandé des choses très concrètes
11:49et très précises dont on me donne l'assurance
11:52que ces choses seront là.
11:54Voilà.
11:55Pour effectivement assurer cette sécurité.
11:57Que j'appellerais menace de la rue.
11:59De la rue violente.
12:01De la rue violente.
12:03Mais si c'est ça, la démocratie est où ?
12:05On est d'accord, on n'est pas d'accord avec le RN,
12:07c'est pas le sujet.
12:09C'est pas le sujet.
12:11Le sujet c'est qu'il y ait un parti politique
12:13qui est un des partis majeurs en France,
12:15ça plaît, ça plaît pas, encore une fois,
12:17ça c'est autre chose.
12:18Et donc, parce qu'il y a menace de la rue,
12:20on l'interdit ?
12:22Moi je n'appelle plus ça la démocratie.
12:24Et je pense qu'on a un enjeu très lourd en ce moment.
12:27A défaut d'être très serein pour son Congrès,
12:29le RN peut au moins se féliciter d'une certaine normalisation
12:32auprès d'élus du centre droit.
12:33Ailleurs en France,
12:34les scènes de chaos devraient une nouvelle fois se reproduire.
12:38Les autorités le savent,
12:39un peu dépassé,
12:40le préfet de police de Paris
12:41a même invité les commerçants à recourir à des agents privés
12:44pour les prochaines manifestations avant d'évoquer une maladresse.
12:48Les pouvoirs publics ont aussi mis en garde contre l'autodéfense,
12:52quatre ans après l'opération de désarmement des Français de Gérald Darmanin.
12:55Une opération qui aurait permis, selon l'État,
12:57de collecter plus de 150 000 armes
12:59et près de 4 millions de munitions
13:01sur l'ensemble du territoire français.
13:03Évidemment, l'opération n'a eu aucun impact
13:05sur les réseaux criminels,
13:06sinon de leur donner un avantage supplémentaire sur les Français.
13:13Le bal ou le guignol des candidats à l'élection présidentielle
13:16s'élargit avec Natacha Polony.
13:19L'éditorialiste est redevenu une personnalité politique.
13:22Renaud de Bourleuf.
13:23Leurs revendications expriment quelque chose de très profond.
13:26La destruction de l'école depuis 30 ans.
13:28Des manifestations lycéennes
13:30qui sont tombées au bon moment pour Natacha Polony.
13:32L'école est le sujet de prédilection de l'éditorialiste
13:34qui a rejoint la course à l'Élysée le 14 octobre.
13:37On appelle ça les orphelins de la politique,
13:39c'est-à-dire ceux qui se disent
13:40« mais enfin, c'est pas possible,
13:41on va pas être condamnés à voir revenir tout le temps les mêmes ».
13:44Avec son mouvement appelé « Nous sommes la France »,
13:46Natacha Polony se présente comme souverainiste populaire.
13:49Elle fustige une France laissée à l'abandon
13:51et donne plusieurs axes.
13:52Reconstruire notre puissance industrielle,
13:54retrouver notre souveraineté énergétique
13:56et soutenir nos agriculteurs.
13:58Tous les patrons de PME, d'ETI de France
14:01demandent qu'on fasse autrement.
14:02Donc il y a une responsabilité absolument gigantesque
14:05à se dire qu'on peut être le porte-voix
14:08de tous ceux qui en France considèrent
14:10qu'on n'est pas résigné à être un musée
14:14et un lieu touristique.
14:16Nous pouvons reprendre en main notre nation,
14:19faire en sorte de produire et donc d'être libres.
14:22L'autre point fondamental de son programme,
14:23Restaurer l'autorité de l'école,
14:25est un sujet qu'elle connaît de l'intérieur.
14:26En effet, après son agrégation de lettres modernes en 1999,
14:29elle a exercé comme professeure stagiaire
14:31à Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis.
14:33Elle a très vite démissionné de l'éducation nationale,
14:35s'opposant aux réformes de Jacques Lang.
14:36Elle a repris ses études à Sciences Po Paris.
14:38Diplôme en 2002, elle entre en politique
14:40auprès de Jean-Pierre Chevènement.
14:41Candidate aux élections législatives à Paris,
14:44elle obtient un score de 2,24%.
14:46Elle décide alors de tourner la page de la politique.
14:49Sa carrière de journaliste commence la même année
14:51avec son entrée dans l'hebdomadaire Marianne.
14:53Elle écrit notamment dans les pages éducation.
14:55Sa notoriété monte à partir de 2011
14:57avec sa chronique de l'émission
14:58« On n'est pas couché » présentée par Laurent Bruquet sur France 2.
15:01Elle y remplace Éric Zemmour,
15:02autre journaliste ayant tenté l'aventure politique.
15:04Elle tient des chroniques sur divers médias
15:06tels que Europe 1, Canal+, BFM, LCI ou Sud Radio.
15:10En 2018, elle est nommée directrice de Marianne
15:13par le nouveau propriétaire, l'homme d'affaires Daniel Kretinsky.
15:15Dans le journal, elle maintient une ligne
15:17souverainiste de gauche et anticléricale.
15:19Et en décembre 2025,
15:20elle fonde la revue trimestrielle L'Audace.
15:22Natacha Polony présente cette initiative
15:24comme celle d'un collectif de journalistes engagés.
15:26Son ambition affichée de rassembler, je cite,
15:29« ceux qui croient en la nécessité
15:30de redresser l'économie française par la production
15:32et de permettre à la France et à l'Europe
15:34d'enfin défendre leurs intérêts face aux impérialismes ».
15:36Elle s'est affirmée comme une voix à part
15:38dans le débat politique et médiatique,
15:40qui se veut hors du clivage traditionnel gauche-droite,
15:42critique de l'Union européenne et du mondialisme.
15:45Ce qui la différencie de son mari Périco Légas,
15:47qui, lui, est conseiller régional de Centre-Val-de-Loire.
15:49Il avait conduit la liste LREM-Modem en Indre-et-Loire
15:52sur la liste régionale menée par Marc Fénaud,
15:55ancien ministre de l'Agriculture d'Emmanuel Macron.
15:57Aujourd'hui, Natacha Polony doit préciser sa ligne
15:59sur de nombreux sujets.
16:00Critique de l'UE, elle refuse le Frexit
16:02et appelle de ses voeux une Europe des nations plus souveraines.
16:05« L'aide à l'Ukraine, elle est indispensable
16:08à une condition, c'est qu'elle aille à des armes européennes.
16:13Les Européens se sont mis dans une position
16:15où ils ne sont pas à la table des négociations. »
16:18Natacha Polony ne veut plus du néo-conservatisme
16:20et de la tutelle américaine,
16:21mais dans le concert des nations,
16:23veut-elle restaurer la place de la France
16:25ou la place de l'Europe ?
16:26Le mot « souverainisme » reste difficile à comprendre
16:28dans sa bouche, avec ou sans frontières.
16:30Qu'en est-il de la question migratoire
16:32qu'elle prend soin de ne pas évoquer
16:33dans son clip de lancement de campagne ?
16:35Autant de points qu'il faudra clarifier
16:36pour constituer un socle électoral difficile à identifier.
16:40Dans un premier temps, son défi est la course
16:41aux 500 parrainages d'élus.
16:43Elle assure avoir reçu de nombreux témoignages
16:45de sympathie d'élus un peu légers.
16:50Passons à présent à l'actualité en bref en France.
16:55Encore un revenant dans la sphère politique.
16:58Dimanche, l'ancien ministre de l'économie,
16:59Pierre Moscovici, a annoncé quitter
17:00la Cour des comptes européenne.
17:02Une démission surprise alors qu'il avait commencé
17:03son mandat il y a seulement dix mois.
17:05Il estime que sa place est, je cite,
17:07« de contribuer au débat public
17:09à l'approche de l'élection présidentielle ».
17:11Il entend notamment alerter sur la dette française
17:13qu'il juge préoccupante
17:14et défendre ses analyses sur l'avenir économique du pays.
17:17Reste à savoir qui attend son expertise.
17:20Rappelons qu'avant de s'envoler pour le Luxembourg,
17:22il a été commissaire européen
17:23et premier président de la Cour des comptes rue Cambon,
17:26mais aussi ministre de l'économie et des finances
17:28sous François Hollande.
17:29On lui doit notamment l'échec du Crédit d'impôt
17:31pour la compétitivité et l'emploi, le CICE,
17:33ainsi qu'un dérapage des déficits
17:35avec des prévisions de croissance
17:36parfois trop optimistes.
17:38Le Val d'Oise a d'incroyables talents.
17:40Un commanditaire présumé d'un projet d'attentat islamiste à Sarcelles
17:43a été mis en examen et écroué le 9 octobre à Paris
17:45dans le cadre d'une information judiciaire antiterroriste
17:48ouverte fin juillet.
17:49Le suspect, qui résidait en Espagne,
17:51a été arrêté grâce à un mandat d'arrêt européen.
17:53En juillet, six autres hommes avaient déjà été mis en examen
17:56dans cette affaire,
17:56mais pour des infractions de droits communs,
17:58notamment le vol en bande organisée.
18:00Les sources proches du dossier confirment
18:01que cette nouvelle mise en examen
18:02s'inscrit dans le volet antiterroriste de l'enquête
18:05alors que l'attaque d'une synagogue avait été évoquée.
18:08Les autorités poursuivent leurs investigations
18:10pour établir précisément
18:11le rôle de chacun des mises en cause
18:13et la nature exacte du projet d'attaque envisagé
18:15dans cette commune de la banlieue parisienne.
18:18La crise est la fin du prestige.
18:19Renaud a annoncé jeudi la signature d'un accord
18:21prévoyant l'acquisition par le groupe belge du Marais
18:23de la société Alping Racine SAS
18:26implantée à Viry-Châtillon dans l'Essonne.
18:28Cet accord prévoit la reprise des équipes
18:29et des actifs nécessaires à l'exploitation du site.
18:31L'ensemble des effectifs de l'entité
18:33qui produisait des moteurs de Formule 1 jusqu'à fin 2025
18:35soit environ 250 personnes
18:37seraient ainsi repris par l'acquéreur.
18:39Le constructeur automobile français et du Marais
18:41ont diffusé un communiqué commun
18:42pour confirmer cette session.
18:44Cette opération marque un tournant
18:45pour le site historique de développement
18:46et de production de moteurs
18:47destiné à la compétition automobile de haut niveau.
18:50La tempête au Seine s'abat sur la France.
18:52Dans la nuit de jeudi à vendredi
18:53des rafales ont été enregistrées à 161 km heure
18:56à la pointe du Raze en Bretagne.
18:57La tempête a progressé vendredi matin
18:59vers la Normandie, la Haute-France et l'Île-de-France.
19:01Environ 161 000 foyers étaient privés d'électricité
19:04ce vendredi matin, pour la plupart en Bretagne
19:06mais aussi en Pays de la Loire et en Normandie.
19:08Aucun train n'a circulé sur l'ensemble
19:10du réseau régional de Normandie
19:11pendant toute la journée
19:12tandis que les TER étaient fortement perturbés
19:14en Bretagne, de même que les RER
19:16et Transilien en région parisienne.
19:21L'actualité internationale en bref.
19:26L'attention à son comble au Brésil
19:28deux jours avant la présidentielle.
19:29Un sondage donne le président sortant
19:31Luis Ignacio Lula da Silva
19:32et le sénateur Flavio Bolsonaro à égalité.
19:36Le second tour se tient dimanche.
19:37Rappelons que Flavio Bolsonaro,
19:39fils de l'ancien président Jair Bolsonaro,
19:42avait créé la surprise en arrivant
19:43en tête du premier tour,
19:45défiant ainsi les pronostics des instituts de sondage.
19:48Reste à savoir si l'affrontement
19:49ne continuera pas après le second tour.
19:52Les deux candidats ont déposé des recours
19:54l'un contre l'autre
19:54devant le tribunal supérieur électoral.
19:57Scène de bataille dans le bureau de Pitexet.
19:59Selon le Washington Post,
20:01le ministre de la Défense américain
20:02a voulu décorer son bureau
20:03avec un globe terrestre
20:05ayant appartenu à l'ancien président des Etats-Unis,
20:07Dwight Eisenhower.
20:08Ce dernier l'aurait utilisé lorsqu'il était général
20:11pendant la Seconde Guerre mondiale.
20:12Le personnel aurait fait tomber le globe
20:15pendant le déménagement.
20:16Des photos ont montré des débris
20:18semblables à deux petites miettes
20:19au pied du globe.
20:20Il y a une importante fissure
20:22et la perte d'un bout d'océan
20:24près de l'Antarctique.
20:26Quand il ne reste plus que les symboles
20:28et la communication,
20:29le Parlement européen attribue
20:30à jeudi le prix Sakharov
20:31pour la liberté de l'esprit
20:32à la Cour pénale internationale
20:34et à ses fonctionnaires.
20:35Ce geste intervient
20:36alors que les Etats-Unis
20:36ont placé la CPI
20:37sur la liste des entités sanctionnées
20:39avec un ultimatum
20:40fixant au 9 avril 2027
20:42l'entrée en vigueur de mesures
20:44susceptibles de paralyser son fonctionnement.
20:46Roberta Metzola,
20:47la présidente maltaise
20:48du Parlement européen
20:49et membre du PPE
20:50a souligné l'importance
20:51du multilatéralisme.
20:53La présidente de la CPI,
20:54la juriste japonaise
20:55Tomoko Akan
20:56a remercié le Parlement.
20:58Cette décision,
20:58soutenue par les socialistes,
21:00les verts et les centristes,
21:01constitue une surprise
21:02face aux favoris tanzaniens
21:04et est censée répondre
21:05aux pressions américaines
21:06et russes
21:06contre la juridiction.
21:08Parlementarisme à la sauce
21:09balkanique des députés albanais
21:11en sont venus aux mains
21:12jeudi au Parlement
21:13alors que l'opposition
21:14accuse le gouvernement
21:14de cibler violemment
21:16les manifestants
21:17qui réclament le départ
21:18du Premier ministre
21:19Edi Rama.
21:20Lors d'un vote,
21:21des élus de l'opposition
21:21se sont rassemblés
21:22devant le pupitre
21:23du président de l'Assemblée
21:24brandissant des photos
21:25de manifestants blessés.
21:27De l'eau,
21:27des documents ont été lancés
21:29déclenchant une échauffourée.
21:31Plusieurs centaines de personnes
21:32se sont rassemblées
21:33devant le Parlement.
21:34Les étudiants réclament
21:35un meilleur soutien
21:36à l'éducation
21:36et dénoncent la corruption.
21:38Plus de 300 personnes
21:39ont été blessées
21:40ces derniers jours.
21:41Le mouvement appelle
21:41à un rassemblement national
21:43samedi à Tirana
21:44après une semaine
21:45de troubles.
21:49Ce soir, tête à clash
21:51et pour le samedi politique,
21:52Élise Blaise reçoit
21:53le géopolitologue
21:53et économiste Jacques Sapir
21:55pour évoquer les conflits
21:56en Ukraine
21:57et au Proche-Orient
21:58et leurs conséquences
21:59sur une France
21:59à feu et à sang.
22:01Lundi, un zoom
22:02sur l'hypothétique candidature
22:03de Philippe Devilliers.
22:05Dimanche, avant cela,
22:06il y aura aussi
22:07Terre de Mission.
22:08C'est la fin de cette édition.
22:09Merci de votre fidélité.
22:10À lundi.
22:10Sous-titrage Société Radio-Canada
22:13Sous-titrage Société Radio-Canada
22:20Sous-titrage Société Radio-Canada

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