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C'est un mystère qui a duré plus de trente ans : celui de « la petite martyre de l'A10 ». Le corps d'une fillette supplicié a été retrouvé au mois d'août 1987. Pendant 31 ans, son identité est restée inconnue. Grâce à une trace ADN, les enquêteurs ont retrouvé le nom de l’enfant : Inass Touloub. Interpellés en 2018, ses parents comparaissent jusqu’au 18 novembre devant la cour d’assises de Blois.
Crédits. Direction de la rédaction : Nicolas Charbonneau - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Thibault Lambert, Sarah Hamny, Timothée Croisan et Antoine Gueguen-Georgeais - Reporter : Judith Perret - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Photo : Guillaume SOUVANT / AFP - Archives : INA.
Crédits. Direction de la rédaction : Nicolas Charbonneau - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Thibault Lambert, Sarah Hamny, Timothée Croisan et Antoine Gueguen-Georgeais - Reporter : Judith Perret - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Photo : Guillaume SOUVANT / AFP - Archives : INA.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavie pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11C'est une affaire qui est restée un mystère pendant plus de 30 ans.
00:14L'affaire dite de la petite martyre de l'autoroute A10,
00:17le corps supplicié d'une fillette découverte en août 1987,
00:22corps anonyme jusqu'à un rebondissement dans l'enquête en 2018 grâce à une trace ADN.
00:28Aujourd'hui, la mère de l'enfant est accusée d'actes de torture et de barbarie
00:32ayant entraîné la mort sans intention de la donner,
00:35le père, lui, de complicité,
00:37et ils sont jugés tous les deux du 2 au 18 novembre à Blois,
00:41devant la cour d'assises du Loir-et-Cher.
00:44Alors que s'ouvre ce procès, nous avons choisi de vous proposer une rediffusion
00:48de l'épisode de Codesources que nous avions consacré à cette affaire en 2021,
00:53un épisode raconté par le chef du service police-justice du Parisien, Damien Delsenu.
01:03Un jour de printemps 2016, en juin, Damien Delsenu,
01:07une bagarre éclate dans un commerce de Villers-Cotterêts dans l'Aisne.
01:10Oui, c'est le patron d'un restaurant, un genre de kebab à Villers-Cotterêts,
01:14qui reçoit une livraison de viande assez habituelle,
01:17et puis il va s'embrouiller, il va se disputer avec le livreur,
01:20ça va se finir en bagarre, en une vraie bagarre.
01:23Ce restaurateur, il va blesser assez sérieusement le livreur,
01:27qui va déposer plainte, et donc la gendarmerie arrive et interpelle le restaurateur
01:32pour ses faits de violence.
01:3429 ans plus tôt, à 260 kilomètres de là, à Suèvre, près de Blois, dans le Loir-et-Cher,
01:40des agents d'entretien de la société d'autoroute Coffee Route sont au travail.
01:44Nous sommes le 11 août 1987.
01:47C'est un jour de chassé-croisé, comme on dit, de vacances estivales, août 1987,
01:52et donc ces deux employés de la société Coffee Route,
01:55ils font un aménagement assez banal,
01:57c'est-à-dire qu'ils sont là pour tondre la pelouse qui est sur le bord des voies de
02:00circulation,
02:01et effectivement ils aperçoivent au niveau, c'est très précis,
02:03du point kilométrique 135, on est tout près de la sortie Blois à l'époque,
02:07ils aperçoivent quelque chose, une forme, une masse dans un talus.
02:11Ils pensent au départ que ça peut être un animal,
02:13parce qu'il y a beaucoup d'animaux qui sont fauchés comme ça la nuit sur l'autoroute,
02:16et puis en se rapprochant, ils distinguent quelque chose qui est plutôt une couverture bleue,
02:20donc ils s'approchent, et en ouvrant la couverture,
02:23ils s'aperçoivent qu'en réalité c'est un corps,
02:25il y a une petite fille avec une robe de chambre.
02:28On a aperçu un paquet, une couverture enroulée,
02:32avec quelque chose qui semblait suspect,
02:34alors je me suis approché, c'est là que j'ai vu la tête de l'enfant et les pieds
02:39dépassés,
02:40j'ai fait le tour et j'ai aperçu l'horreur,
02:43des hématomes partout, des coupures, des bleus, les yeux beurts noirs,
02:48ça l'est tard.
02:56Tout ce que l'on sait au départ sur ce corps, finalement ce sont des chiffres ?
03:00C'est ça, c'est le point kilométrique 135,
03:03c'est une petite fille qui mesure 95 cm,
03:06qui pèse 20 kg, ça c'est l'autopsie qui permet de le déterminer,
03:09c'est tout ce qu'on sait, aucun papier d'identité,
03:12aucune trace particulière,
03:13c'est une petite fille brune,
03:15on estime son âge à peu près entre 3 et 5 ans,
03:17elle a les cheveux bouclés,
03:19elle a les yeux marrons,
03:20mais voilà, c'est la petite inconnue de la 10,
03:22comme on va l'appeler tout de suite,
03:23parce qu'on ne peut pas lui donner un prénom ou un nom.
03:26L'autopsie, qu'est-ce qu'elle nous apprend d'autre ?
03:28D'abord que cette petite fille,
03:29elle a été martyrisée,
03:31et pas martyrisée la veille ou quelques heures avant son décès,
03:34mais martyrisée depuis le début de sa vie,
03:37parce que les médecins vont noter qu'elle a eu plusieurs fractures,
03:40qui se sont toutes consolidées seules,
03:41c'est-à-dire qu'elle n'a jamais été emmenée à l'hôpital
03:43ou chez un médecin lorsqu'elle a eu ces fractures,
03:45les os se sont reconstitués eux-mêmes.
03:47Il y a aussi des brûlures sur son corps,
03:49des brûlures qui sont faites avec un fer à repasser,
03:51et il y a d'autres lésions qui sont presque encore plus rares
03:54et encore plus terribles,
03:56c'est que cette petite fille,
03:58elle a été mordue, mais pas mordue un petit peu.
04:00On lui a carrément enlevé des morceaux de chair
04:02au niveau du thorax, et même au niveau de la joue,
04:04il lui manque un morceau de peau.
04:06Donc c'est une enfant qui a été, quelque part,
04:08torturée sur un temps assez long,
04:10alors des tortures qui ne suffisent pas à la tuer à chaque fois,
04:12mais qui en tout cas font qu'elle est dans un état de santé général
04:15qui est très très mauvais.
04:16Et on ne sait pas précisément de quoi elle est morte en fait ?
04:18En fait, les médecins légistes, ils estiment que cette petite fille,
04:21elle est morte exsangue,
04:23c'est-à-dire qu'elle est morte de mauvais traitements,
04:25de malnutrition, de quelque chose qui a duré dans le temps,
04:28et qu'à un moment donné, il y a eu une forme d'épuisement de ce corps.
04:30Il n'y a pas effectivement un coup particulier,
04:33que ce soit un coup de poing ou un coup porté avec un coup de couteau,
04:36c'est une succession pendant sans doute des mois ou des années de maltraitance
04:40qui fait que cette petite fille, elle meurt.
04:42Cette fillette martyre, anonyme,
04:43est enterrée le 9 septembre dans le village de Suevres.
04:46Quand on ne peut pas identifier un corps,
04:48on charge la commune de procéder à l'enterrement, à l'inhumation.
04:52C'est ce qui se passe, à cet endroit-là de l'autoroute,
04:54ce talus, il est sur la commune de Suevres.
04:57Donc on va voir le maire de Suevres,
04:58on dit voilà, il faut enterrer cette fillette,
05:00on ne sait pas qui c'est, mais il faut l'enterrer dans votre cimetière.
05:02Et donc ce village, qui est un petit village,
05:04qui fait 1600 habitants,
05:05il va se mobiliser pour cette petite fille,
05:07ils vont lui organiser des obsèques,
05:09et puis on va lui confectionner un petit cercueil,
05:11on va lui confectionner une tombe,
05:13et on va l'enterrer là.
05:14Il y a quelques gendarmes qui sont venus,
05:16des enquêteurs, parce qu'ils se disent
05:18que peut-être, à l'occasion de cet enterrement,
05:20quelqu'un va venir,
05:21quelqu'un de la famille,
05:21un proche qui va être un peu rongé par le remords
05:24et qui va venir,
05:24donc ils vont assister à ces obsèques,
05:26mais en réalité, il n'y a qu'une dizaine d'habitants
05:28qui sont présents,
05:29le curé qui va dire quelques mots,
05:30et puis on va enterrer cette fillette
05:32dans ce petit carré,
05:33sous des graviers blancs,
05:34dans le cimetière de la commune.
05:35Vous, vous avez été sur place,
05:36Damien Delceni,
05:37à quoi ressemble cette tombe ?
05:39C'est une tombe qui a vieilli,
05:40puisque forcément,
05:41elle était entretenue uniquement
05:42par les habitants du village pendant des années,
05:44et puis une phrase qui a été gravée
05:46sur la pierre tombale,
05:46où il y a marqué
05:47« Ici repose un ange ».
05:49Une enquête débute,
05:51Damien Delceni,
05:51mais en 1987,
05:53les moyens de la police
05:54et de la gendarmerie sont limités.
05:56Il n'y a pas de vidéosurveillance
05:57à l'époque sur l'autoroute
05:58pour essayer de comprendre
05:59ce qui s'est passé,
06:00on n'a pas d'ADN,
06:02l'ADN c'est vraiment
06:02la préhistoire de l'ADN à l'époque,
06:05c'est vraiment chercher une aiguille
06:06dans une botte de foin.
06:06Je donne quelques exemples.
06:08Le juge d'instruction à l'époque,
06:09il va aller récupérer
06:10les cartes de péage.
06:11À l'époque,
06:12quand on paye au péage,
06:12on a une carte,
06:13un petit morceau cartonné
06:15qui est donné aux usagers
06:16et qui est récupéré
06:17par l'employé du péage.
06:18Donc il va récupérer
06:19des milliers de cartes de péage
06:20pour essayer de trouver
06:22quelque chose,
06:23quelqu'un qui serait passé
06:24pour essayer de retrouver des témoins.
06:25On va aussi envoyer
06:27des milliers de courriers
06:28à des écoles en France,
06:29à des assistantes sociales,
06:30à des médecins
06:31pour essayer de mobiliser
06:33des témoins
06:33qui pourraient avoir aperçu
06:35cette fillette
06:36qui était manifestement maltraitée.
06:37Mais la réalité,
06:38c'est qu'on ne peut pas
06:39donner un nom à cette fillette.
06:40Une photo du visage
06:42de la fillette
06:42va être exploitée.
06:43Oui, on va lancer
06:44un appel à témoins.
06:45Les gendarmes vont lancer
06:45un appel à témoins
06:46avec le juge
06:47et effectivement,
06:47ils vont exploiter
06:49cette photo
06:49qui est une photo
06:50qui est gênante
06:51parce que c'est vraiment
06:51la photo d'un cadavre
06:52d'une petite fille.
06:53Elle va être un peu retouchée
06:54parce qu'il y avait
06:55cette joue qui était très abîmée
06:56et donc on va gommer
06:58un petit peu tout ça
06:58pour rendre quand même
06:59la photo relativement présentable.
07:00Effectivement,
07:01cet avis de recherche
07:02va être diffusé
07:04le plus largement possible
07:05en France,
07:05dans les commissariats,
07:06dans les gares,
07:06dans les aéroports.
07:07Il va même être diffusé
07:08à l'époque
07:09dans des pays du Maghreb,
07:11en Algérie et au Maroc
07:11notamment parce que
07:13cette autoroute à 10
07:14qui descend vers le sud
07:15descend aussi
07:16au moment du mois d'août
07:17pour des gens
07:17qui rentrent au pays,
07:19que ce soit en Espagne,
07:19au Portugal,
07:20mais aussi en Algérie
07:21et au Maroc.
07:22Et comme cette petite fille
07:22elle a le type
07:23un petit peu maghrébin,
07:24on va diffuser également
07:25cette photo en Algérie et au Maroc
07:26pour espérer encore une fois
07:28que quelqu'un se signale.
07:31Un peu en désespoir de cause,
07:33les enquêteurs vont accepter
07:34l'aide d'un scientifique
07:35qui dit pouvoir
07:37trouver des informations
07:38grâce à des analyses
07:39au microscope.
07:40C'est un vrai scientifique,
07:41ce n'est pas un charlatan,
07:42c'est quelqu'un qui travaille
07:43dans un laboratoire en Gironde.
07:44Donc on va lui confier
07:45un certain nombre de scellés,
07:46notamment des résidus de craie
07:48qui sont trouvés
07:48dans la poche
07:49de la robe de chambre
07:50de cette petite fille.
07:52Et donc lui va examiner
07:53avec son microscope
07:54ces éléments
07:54et il va dire aux gendarmes
07:56ces morceaux de minéraux,
07:58ces morceaux de cailloux,
07:59ils proviennent d'une carrière
08:00qui se trouve
08:01juste à côté de Blois.
08:02On va aussi essayer
08:03de savoir
08:03si un enfant scolarisé
08:05en France
08:05manque à l'appel.
08:06On se dit à l'époque
08:07que cette petite fille
08:09pouvait peut-être
08:09être scolarisée en maternelle
08:10dans un établissement
08:11un peu partout en France
08:12et que la rentrée de septembre
08:14elle n'est plus là,
08:15elle n'est plus inscrite.
08:16Donc on va essayer
08:17mais à l'époque c'est pareil.
08:18Les fichiers scolaires,
08:19en fait un fichier scolaire national
08:20ça n'existe pas à l'époque,
08:21le juge va d'ailleurs
08:22s'en rendre compte.
08:23Donc on écrit
08:23à toutes les écoles,
08:24à toutes les académies scolaires
08:26en France
08:26pour essayer de voir
08:27s'il manque pas
08:28une fille âgée
08:28entre 3 et 5 ans
08:29à la rentrée de septembre 87.
08:31C'est un travail de Romain
08:32mais qui ne va pas aboutir.
08:33Toutes ces recherches,
08:34toutes ces démarches
08:35ne donnent rien.
08:36Les années passent
08:37et en 1992
08:39la justice rend un non-lieu.
08:41Ça veut dire quoi ?
08:42Ça veut dire qu'en l'état,
08:435 ans après la découverte
08:45de ce corps,
08:46la justice
08:46elle ne peut toujours pas
08:47mettre un nom
08:48sur cette fillette
08:49et donc elle ne peut pas
08:49enquêter sur sa mort.
08:51En 1993,
08:53le lundi 26 avril,
08:54une nouvelle émission
08:55de télévision de TF1,
08:57témoin numéro 1,
08:58parle de l'enfant martyr
09:00de l'autoroute A10.
09:01Pour des enquêteurs,
09:02c'est insupportable
09:03de ne pas donner une réponse,
09:04de ne pas donner un nom
09:04à cette victime
09:05et donc ils ne vont avoir
09:06de cesse
09:07de prolonger
09:08et d'essayer de se dire
09:09on ne peut pas rester
09:09sur ce nom-lum,
09:10on ne peut pas rester
09:10sur cet échec
09:11donc ils vont essayer
09:12de mettre en place
09:12tout ce qu'ils peuvent.
09:13La télévision,
09:14l'émission télévision
09:15de Jacques Pradel,
09:15c'est un moyen pour eux
09:16de relancer des investigations
09:18et peut-être de se dire
09:19que quelqu'un devant sa télé
09:20va se souvenir de quelque chose
09:21de cette journée d'août 87
09:22et va les remettre
09:23sur une nouvelle piste.
09:25Pour ces affaires
09:26et toutes celles
09:27que nous évoquerons
09:27dans témoin numéro 1,
09:28nous avons besoin de vous.
09:29Lundi,
09:30à 20h50,
09:31vous serez peut-être
09:32le témoin numéro 1
09:33qui permettra
09:33à la justice d'avancer.
09:36Il y a un témoin
09:37qui va se manifester
09:37à l'époque,
09:38quelqu'un qui raconte
09:39que ce jour d'août 87,
09:40alors on est quand même
09:41déjà six ans auparavant,
09:42mais lui,
09:42il se souvient
09:44d'avoir vu
09:44un automobiliste
09:46s'arrêter sur le bord
09:47de la route
09:47et déposer quelque chose
09:49sur le talus
09:49et il estime
09:50que c'est à peu près
09:51à l'endroit indiqué
09:52autour de bois.
09:53Donc c'est évidemment
09:53une piste pour les gendarmes
09:55qui vont l'entendre.
09:55Bon, le problème,
09:56c'est que six ans après,
09:58les souvenirs,
09:58ils sont ce qu'ils sont.
10:00D'abord,
10:00est-ce qu'on est sûr
10:00que c'est bien le même jour ?
10:01Est-ce qu'il est capable
10:02de donner une description ?
10:03Alors il va parler
10:04à un moment donné
10:04d'une voiture,
10:05d'un break,
10:06de couleur plutôt claire,
10:08plutôt beige,
10:08mais on n'a pas
10:09d'autres renseignements
10:10qui permettent d'identifier.
10:11On n'a pas une plaque
10:12d'immatriculation,
10:13on n'a rien du tout.
10:13Lui, il se souvient effectivement
10:15d'avoir vu un homme
10:16parce que ça l'a surpris
10:17ce jour-là,
10:17plutôt au petit matin,
10:19qui est venu déposer
10:21quelque chose dans le talus.
10:23En 1995,
10:24le corps de la fillette
10:25est exhumé.
10:26La science a progressé
10:27et on se dit que peut-être
10:28on va trouver d'autres choses,
10:30d'autres traces
10:31sur ce corps
10:31qui pourrait permettre,
10:33encore une fois,
10:33on est toujours
10:34dans la problématique
10:35de l'identifier.
10:36Simplement,
10:37on n'est pas en train
10:37de chercher des auteurs,
10:38on est en train d'essayer
10:39de donner un nom,
10:40un prénom
10:40et une origine
10:42à cette personne.
10:43Cette nouvelle autopsie
10:44ne donnera rien
10:45et en 1997,
10:46la justice prononce
10:47un second non-lieu.
10:49En 2004,
10:50un nouveau chef
10:51arrive à la tête
10:51de la section de recherche
10:53de la gendarmerie d'Orléans,
10:54un certain Marc de Tarlet
10:56et il se demande
10:57ce qu'il peut tenter
10:58pour essayer
10:59de relancer l'enquête.
11:00Oui, lui,
11:01il arrive avec un regard neuf,
11:03il n'a pas participé
11:03au début de l'enquête.
11:04Comme on est en 2004
11:06et que l'ADN prospère,
11:08qu'on a désormais
11:09un fichier en France,
11:10il va poser la question
11:11au juge
11:11et à des experts
11:12est-ce qu'on peut
11:13à partir des scellés
11:14puisqu'on a gardé
11:15heureusement
11:15dans des sacs fermés
11:17la robe de chambre
11:18que portait cette fillette
11:19et la couverture
11:20qui l'entourait.
11:21Donc, on va aller voir
11:22ces scellés,
11:22on va les ouvrir,
11:23ils sont bien conservés,
11:24c'est une chance
11:25et c'est comme ça
11:26qu'ils vont arriver
11:26à extraire d'abord
11:28deux ADN sur cette couverture,
11:30un ADN masculin,
11:31un ADN féminin.
11:32C'est forcément
11:33des proches
11:33de cette petite fille.
11:34Donc, c'est un espoir
11:35qui renaît.
11:36On va enfin pouvoir
11:37peut-être un jour
11:39identifier les personnes
11:40qui étaient autour
11:41de cette fillette.
11:42Mais pour l'instant,
11:43ces ADN ne correspondent
11:44à aucun ADN présent
11:45dans un fichier.
11:46Alors, à l'époque,
11:47le fichier ADN,
11:47il est très peu riche,
11:48très peu fourni
11:49parce qu'on est au tout début
11:50du fichier national
11:51des empreintes génétiques.
11:52Donc, il y a
11:53quelques milliers d'ADN
11:54et dans ce millier d'ADN
11:55qui sont dans le fichier,
11:56il n'y a pas d'ADN
11:57qui correspondent
11:58à ces deux ADN
11:59trouvés sur la couverture.
12:00Cela fait plus de 20 ans
12:02que le petit corps
12:03de la martyre
12:04de l'autoroute A10
12:05a été retrouvé
12:05et sa tombe
12:06est toujours fleurie.
12:07Le juge d'instruction,
12:08dès qu'il passait
12:09dans la région,
12:10après être parti,
12:11après avoir été
12:11dessaisi du dossier,
12:13il faisait toujours
12:13un crochet par le cimetière
12:14pour venir se recueillir
12:15sur cette tombe.
12:16Et puis, les gens du village
12:17s'étaient devenus
12:17un petit peu
12:18la petite fille du village.
12:19C'est-à-dire qu'il fallait
12:20fleurir cette tombe régulièrement
12:21parce que personne d'autre
12:22évidemment ne le faisait.
12:23On savait où elle se trouvait
12:24dans le cimetière
12:25et effectivement,
12:25les gens, le maire, etc.
12:26venaient entretenir la tombe.
12:33En 2012,
12:34la procureure
12:35Dominique Puechmaille,
12:36arrivée à Blois
12:37trois ans plus tôt,
12:38organise une grande
12:39conférence de presse
12:40pour essayer de remobiliser
12:41les médias
12:4225 ans
12:43après le début de l'affaire.
12:45Oui, elle relance
12:46un nouvel appel à témoins
12:47parce qu'on se dit aussi
12:48toujours dans ces affaires
12:49que quelque part,
12:50il y a quelqu'un
12:50qui a peut-être des souvenirs
12:51même lointains,
12:52même partiels
12:53et que le temps passant,
12:55ça peut libérer la parole.
12:57Il y a des gens
12:57qui peuvent vivre
12:58avec un secret très lourd
12:59pendant des années
12:59et vouloir s'en libérer.
13:00Donc, elle refait cette campagne
13:02pour faire vivre le dossier
13:03et espérer que quelqu'un parle.
13:05Une nouvelle fois,
13:06ça ne donne rien.
13:07En 2013,
13:08de nouvelles analyses
13:09sont effectuées
13:10sur la couverture bleue
13:11et la robe de chambre
13:12de l'enfant.
13:13Analyses qui permettent
13:14de détecter
13:15un troisième ADN
13:17inconnu à ce stade.
13:19Damien Delceni,
13:20on en revient
13:21à la bagarre
13:21que vous nous avez racontée
13:23au tout début
13:23de cet épisode
13:24de Code Source.
13:25Le restaurateur
13:26qui a été interpellé
13:27suite à l'altercation,
13:29qu'est-ce qu'il est devenu ?
13:30À l'époque,
13:30il est interpellé
13:31par les gendarmes.
13:32Il est entendu,
13:34il est auditionné
13:35et puis il va être condamné
13:36à quelques mois de prison
13:37pour ses violences.
13:38Et à cette occasion,
13:39comme il est condamné
13:40pour des violences
13:40et comme c'est la loi à l'époque,
13:42on va lui prélever son ADN.
13:43Et l'année suivante,
13:44en 2017,
13:46son ADN match,
13:47comme disent les enquêteurs.
13:49Oui, alors là,
13:49c'est la première bonne surprise
13:51de ce dossier
13:51en 30 ans.
13:53Le fichier,
13:54si vous voulez,
13:55il tourne un peu tout seul,
13:56c'est-à-dire qu'on rentre
13:56des nouveaux ADN
13:57dans le fichier automatisé.
13:58Et puis,
13:59le fichier,
13:59quand il se met à jour,
14:00en quelque sorte,
14:01pour faire simple,
14:02il fait des corrélations,
14:03il dit,
14:03tiens,
14:03cet ADN que vous avez rentré,
14:05il correspond à un ADN
14:06qui est déjà dans le fichier.
14:07Et là,
14:07c'est ce qui va se passer,
14:08c'est-à-dire que l'ADN
14:09de ce jeune homme,
14:10il va correspondre
14:12à cet ADN X,
14:13parce qu'il n'avait pas de nom,
14:14cet ADN qui était dans le fichier,
14:16qui était l'ADN
14:16de la petite fille de la 10.
14:18Et là,
14:18les experts vont dire,
14:20ce monsieur
14:21et cet ADN de jeune fille,
14:23ils ont une connexion,
14:24ils sont de la même famille.
14:24Il va s'avérer que cet homme
14:26qui se prénomme Anouar
14:27est le frère
14:28de la fillette de la 10.
14:30Quand les enquêteurs
14:31et les experts
14:31vont analyser
14:32cette corrélation,
14:34ils vont acquérir
14:35la certitude,
14:35effectivement,
14:36que ce Anouar,
14:37c'est le frère
14:38de la petite fille de la 10.
14:39Donc là,
14:40c'est le coup de théâtre absolu,
14:42parce que ça y est,
14:44là,
14:44on sait maintenant.
14:45On sait,
14:45on va pouvoir donner un nom
14:46à cette petite fille
14:47et puis on va pouvoir enquêter surtout.
14:49Les parents de cet homme
14:50et donc de la petite martyre
14:51de la 10
14:52sont interpellés
14:53le mardi 12 juin 2018
14:55dans deux communes différentes.
14:57Oui,
14:57le père est interpellé
14:58à Putot
14:59dans les Hauts-de-Seine
15:00et la maman
15:01est interpellée
15:01à Villers-Cotterêts
15:02dans l'Aisne.
15:03Les enquêteurs se rendent compte
15:04que les parents
15:05sont séparés
15:05depuis une dizaine d'années,
15:06ils ne vivent plus ensemble
15:07et on va les interroger.
15:08À partir de là,
15:08l'inconnu de l'autoroute A10
15:10a un prénom et un nom.
15:12Cette petite fille de la 10,
15:13elle s'appelait Inas
15:14parce qu'elle a été déclarée
15:16à l'état civil finalement.
15:18On pensait
15:18que c'était un enfant fantôme.
15:19Elle ne l'était pas,
15:20elle avait été déclarée,
15:21elle avait même été inscrite
15:21à l'école.
15:23Maintenant,
15:23on sait.
15:25Inas est née
15:26le 3 juillet 1983
15:28au Maroc,
15:29à Casablanca.
15:30Qu'est-ce que l'on sait
15:31de sa courte vie ?
15:32On sait qu'elle a passé
15:33les 18 premiers mois
15:34de sa vie au Maroc.
15:35D'abord un tout petit peu
15:36avec sa maman
15:37mais surtout avec ses grands-parents.
15:38Sa maman est repartie en France
15:39où était restée d'ailleurs
15:41son papa qui travaillait.
15:42Et après,
15:43elle revient
15:44avec ses parents
15:45et puis après,
15:46elle rejoint
15:46ses deux grandes sœurs
15:47en région parisienne.
15:49Les parents d'Inas
15:51ont donc été interpellés
15:52le 12 juin 2018.
15:53Ahmed et Alima,
15:55qu'est-ce qu'ils disent
15:55pour expliquer
15:56la mort de l'enfant
15:58pendant leur garde à vue ?
15:59Ahmed,
15:59quand les policiers
16:00viennent le chercher,
16:01quand il ouvre la porte,
16:02une des premières phrases
16:03qu'il dit aux policiers,
16:04il leur dit
16:04« ça fait 30 ans
16:05que je vous attends ».
16:06Donc on comprend
16:07que le secret
16:07il pèse depuis 30 ans
16:09et qu'il a envie
16:09d'en parler.
16:10Son ex-femme,
16:11la maman d'Inas,
16:12Alima,
16:13elle,
16:13elle va d'abord
16:14absolument nier
16:15ce qui a pu se passer.
16:16Elle dit même
16:16qu'Inas est encore en vie
16:17quelque part au Maroc.
16:18Elle raconte aux policiers
16:20effectivement
16:20qu'Inas allait en vie,
16:21qu'elle est au Maroc.
16:22C'est d'ailleurs
16:23une légende
16:24qui avait été racontée
16:25aux autres enfants de la famille,
16:26ceux qui sont nés
16:26après Inas,
16:27ses petits frères
16:28notamment
16:28qui sont nés après elle.
16:29Elle va essayer
16:30d'adapter
16:31cette espèce
16:31de fable familiale
16:32qui permettait
16:33de faire tenir le secret
16:34en racontant cette version-là
16:36aux enquêteurs.
16:37Bon,
16:37sauf qu'évidemment
16:38ça ne tient pas la route
16:38cinq minutes quoi.
16:44Au fil des interrogatoires,
16:45les enquêteurs
16:46parviennent à reconstituer
16:47les derniers instants
16:48de la vie d'Inas.
16:50Elle serait morte
16:51dans la nuit
16:51du 11 août 1987
16:53alors que la famille
16:54s'apprêtait
16:55à partir au Maroc
16:56en vacances.
16:57Que dit la mère ?
16:59La mère a une version
17:00très très édulcorée
17:01de ce qui a pu se passer
17:02parce que d'abord
17:02elle raconte
17:03que sa fille
17:05n'était pas morte
17:05quand ils sont partis
17:07de leur logement
17:08pour prendre la route
17:09des vacances.
17:09Elle dit voilà,
17:10elle était endormie,
17:11elle était dans mes bras
17:11et c'est pendant le voyage
17:13qu'on s'est aperçu
17:14qu'elle ne respirait plus.
17:16Elle réfute
17:17toutes les violences.
17:18Elle dit qu'en gros
17:19bon oui,
17:20c'est une fillette
17:20qui pleurait souvent,
17:21qui ne mangeait pas bien,
17:22qui était difficile
17:23mais tout ça,
17:24elle le rejette
17:24d'un bloc complet.
17:25Ce n'est pas elle.
17:26Que dit le père,
17:27Ahmed ?
17:27D'abord concernant
17:28les violences
17:29sur la fillette.
17:31Ahmed, lui,
17:31il a une version
17:32qui est tout à fait différente.
17:34Lui d'abord,
17:34il reconnaît
17:34qu'il y a eu des violences
17:35pendant l'enfance d'Inas.
17:37Il se souvient notamment
17:38de la brûlure au fer à repasser.
17:39Il avait constaté
17:40cette brûlure
17:40sur le dos de sa fille
17:42et sa femme lui avait dit
17:43à l'époque
17:43c'est accidentellement,
17:45elle courait autour
17:45et puis le fer à repasser
17:46est tombé,
17:47elle s'est brûlée.
17:48Il n'y croyait pas trop
17:49à l'époque, le père.
17:50Mais il avait peur de sa femme.
17:50En tout cas,
17:51c'est ce qu'il dit
17:51aux enquêteurs.
17:52Il dit qu'il a toujours
17:52eu peur d'elle
17:53parce qu'elle avait
17:53des accès de folie,
17:54de violence
17:54et qu'il avait peur.
17:56Damien Delceni,
17:57donc pour lui,
17:58en résumé,
17:59que s'est-il passé
18:00pendant cette nuit
18:01du 11 août 1987 ?
18:04La version d'Ahmed,
18:05c'est de dire
18:05que lorsqu'il rentre
18:06ce soir-là,
18:06ils sont censés partir
18:08en vacances,
18:08en famille au Maroc.
18:09Donc la voiture est chargée,
18:10on est prêt à partir.
18:11Ahmed,
18:11il rentre chez lui,
18:13ils vont partir de nuit
18:14et lui dit que
18:15quand il rentre,
18:16Inas est morte.
18:17Inas est sur le canapé,
18:18elle est inanimée,
18:19elle est morte.
18:20Et qu'à ce moment-là,
18:20une de ses filles
18:22lui dit qu'elle est tombée
18:23dans l'escalier
18:24parce que maman l'a poussée,
18:25qu'elle ne bouge plus,
18:26elle est morte.
18:27Lui raconte qu'à ce moment-là,
18:29la première démarche
18:30qu'il fait,
18:30qui semble être la bonne,
18:32c'est de sortir de chez lui
18:33pour aller au commissariat
18:34de police
18:35et dénoncer,
18:36enfin dire voilà,
18:36ma fille est morte,
18:37c'est ma femme
18:38qui l'a poussée.
18:39Et puis en chemin,
18:40il fait demi-tour.
18:41Il raconte,
18:42il dit
18:42j'ai pas eu le courage,
18:43j'ai pas eu le courage
18:44de dénoncer ma femme,
18:44j'ai pas eu le courage
18:45de plonger toute ma famille
18:46dans ce drame.
18:47Donc il fait demi-tour
18:48et là,
18:49on monte dans la voiture,
18:50on charge la voiture,
18:51on prend Inas,
18:51on prend les bagages,
18:52on part
18:53et on va déposer ce corps
18:55quelques heures plus tard
18:56sur l'autoroute A10
18:57à la sortie de Blois.
18:59Il va dire aux policiers,
19:00voilà,
19:00à partir du moment
19:01où on prend cette décision
19:03de ne pas prévenir la police
19:04ce soir d'août 87,
19:06on ferme le couvercle.
19:07Et après,
19:08c'est un secret de famille
19:09qui va durer pendant 30 ans
19:11parce qu'on ne peut plus rien faire.
19:12Il reconnaît même
19:13qu'ils se sont emprisonnés
19:14et que lui s'est emprisonné
19:15dans ce terrible secret
19:16et qu'après,
19:17on ne pouvait plus rien dire
19:18parce qu'on se dénonçait
19:19et en se dénonçant,
19:20on faisait partir
19:20toute la famille dans le drame.
19:24Le procès des parents
19:26d'Inas Touloub
19:27s'est ouvert le lundi 2 novembre
19:29à Blois
19:29devant la cour d'assises
19:30du Loir-et-Cher.
19:32Damien Delceni,
19:33en 2021,
19:34le 23 septembre,
19:35le Parisien
19:36avait révélé
19:36le contenu
19:37d'une nouvelle expertise médicale,
19:39expertise
19:40qui semble accabler
19:41la mère d'Inas.
19:42Oui, ce qui est sûr,
19:43c'est que toutes les expertises médicales
19:45qui ont été faites,
19:45les précédentes et celles-là,
19:47valident plutôt
19:48la version de Ahmed,
19:49la version du père.
19:50Pourquoi ?
19:50Parce que d'abord,
19:51tout ce qui a été fait,
19:52notamment sur les deux morsures
19:53qu'on constate
19:54sur le corps d'Inas en 87,
19:56ce sont des mâchoires féminines.
19:58Ça a été validé absolument.
20:00Et il y a une de ces traces
20:01dont on sait que c'est forcément
20:03la mâchoire de Halima.
20:04C'est quand même
20:05un élément lourd dans le dossier.
20:07Et comme elle,
20:08sa version depuis le début,
20:10c'est d'expliquer
20:10qu'elle n'a jamais battu sa fille,
20:12que quand elle est montée
20:13dans la voiture,
20:14elle était vivante
20:14et presque en bonne santé,
20:15ça ne colle pas du tout en fait.
20:18La grande sœur de la fratrie
20:20qui avait 9 ans
20:21au moment des faits
20:22a longtemps dit
20:23qu'elle ne se souvenait de rien.
20:25Mais au printemps 2019,
20:27en mai,
20:27pendant une audition,
20:28elle a finalement parlé
20:29de cette petite sœur
20:30et de sa mère à l'époque.
20:32Sur sa mère,
20:33elle se souvient
20:33d'une maman
20:34qui pouvait d'un seul coup
20:35changer totalement
20:36de comportement,
20:37devenir extrêmement violente
20:38vis-à-vis des enfants,
20:40surtout vis-à-vis d'Inas d'ailleurs.
20:42On n'a jamais tellement su
20:43pourquoi elle s'était acharnée
20:44sur Inas
20:45et pas sur ses autres enfants.
20:46Elle avait même
20:47des crises de violence
20:48vis-à-vis de son mari
20:49et puis dans le même temps,
20:505 minutes après,
20:52redevenir
20:52quelqu'un de normal,
20:53une femme normale,
20:54calme,
20:55une maman normale.
20:56Donc ça,
20:56elle l'a racontée,
20:57elle en a un souvenir
20:58assez précis.
21:00Il faut quand même
21:01se rendre compte
21:01de ce que c'est
21:02pour cette jeune femme
21:03maintenant qui était
21:04une petite fille à l'époque,
21:05de ce qu'elle a vu
21:06et de ce qu'elle a vécu.
21:07Elle raconte aux enquêteurs
21:09la scène
21:10du mois d'août 87
21:11dans l'appartement
21:12quand elle constate
21:12effectivement,
21:13elle a vu sa sœur morte.
21:14Elle, pendant des années,
21:16elle a été
21:17un des acteurs
21:18de ce secret
21:18mais de manière
21:19totalement traumatique
21:20et aujourd'hui
21:21quand elle se souvient,
21:22quand elle parle aux enquêteurs,
21:24elle a ce souvenir-là.
21:25Elle a ce souvenir
21:25d'avoir vécu
21:26une soirée de crise
21:27avec des gens qui crient,
21:28avec des gens qui sont en panique.
21:30C'est son souvenir à elle
21:31et puis son souvenir surtout
21:32qu'après,
21:33elle n'a plus d'amère
21:33vu sa petite sœur.
21:45Merci à Damien Delseni.
21:47Cet épisode de Code Source
21:48avait été publié
21:49la première fois
21:50le 27 septembre 2021.
21:52Le Parisien va suivre ce procès.
21:55Rendez-vous sur leparisien.fr.
21:58Ce podcast a été produit
21:59par Thibaut Lambert
22:00et Timothée Croisan,
22:01réalisé par Julien Moncouquiol.
22:03Si les affaires criminelles
22:05vous intéressent,
22:06on vous invite aussi
22:06à écouter Crime Story,
22:08l'autre podcast du Parisien.
22:10Crime Story,
22:11c'est un nouvel épisode
22:12chaque samedi matin.