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NewsTranscription
00:00Akhena, la reine des vérandas et des pergolas vous présente
00:03Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens
00:08Bienvenue sur Sud Radio dans la planète demain, l'émission où le futur commence dès maintenant
00:13avec des idées qui changent le monde, des solutions qui existent déjà,
00:17des femmes et des hommes qui créent, inventent et innovent.
00:21Ici, je ne vais pas vous parler du monde dont on rêve,
00:24mais de celui qu'on est déjà en train de construire.
00:27Et pour en parler aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir dans les studios de Sud Radio
00:31Hubert Bayatoda, qui est fondateur de l'ICMITED,
00:35spécialisé dans la détection des fuites d'eau sur les réseaux enterrés.
00:38Et puis Séverin Prats, qui lui est un ancien allié,
00:41élié pardon, de rugby, et cofondateur d'Eticado,
00:45la carte cadeau éco-solidaire inspirante.
00:48Bonjour Hubert, on va commencer avec vous.
00:50Bonjour.
00:51Et si la France devait désormais apprendre à piloter l'eau
00:54aussi bien qu'elle a su construire ses réseaux ?
00:57Le 26 juin 2026, vous avez publié chez NBE Éditions un manifeste
01:02intitulé « La France puissance de l'eau, de l'infrastructure à la performance ».
01:06Est-ce un signal d'alarme ou plutôt une ambition pour la France ?
01:10Je pense que c'est un peu des deux.
01:12C'est un signal d'alarme parce qu'on est dans une période assez critique.
01:15On a trois facteurs qui se combinent.
01:18La baisse, la recharge des nappes phréatiques du fait du réchauffement climatique
01:21qui est très faible.
01:22On a également des conflits d'usage entre, on voit bien,
01:25les mégabassines, l'agriculture et l'usage domestique, industriel.
01:29Et enfin, on a aussi une main d'œuvre qui va en retraite
01:33et qui n'est pas renouvelée dans ce secteur.
01:35Ce qui fait qu'on sera dans l'obligation d'être plus performants,
01:38étant donné la situation dans laquelle nous sommes.
01:40Nous perdons quand même un litre sur cinq avant que ça n'arrive chez nous.
01:43Et ces trois facteurs combinés nous obligent à devoir être plus performants
01:47et également à pouvoir consolider le leadership que la France a dans le monde
01:53sur la performance des réseaux d'eau.
01:54Alors justement, j'ai vu que vous affirmiez que la maîtrise des réseaux d'eau
01:57était un enjeu de souveraineté nationale.
02:00Concrètement, quel lien faites-vous entre une canalisation enterrée
02:04et l'indépendance d'un pays ?
02:07Je pense que la souveraineté passe par la maîtrise de ses ressources essentielles.
02:10Et l'eau en fait clairement partie.
02:13L'eau est importante pour notre santé, pour notre agriculture, pour nos industries.
02:18Et l'eau passe par des millions de kilomètres de canalisation
02:21qui sont actuellement enterrées et qui sont défaillantes.
02:24Une collectivité qui sera en mesure de fournir l'eau de bonne qualité
02:27aura clairement un avantage par rapport à une autre dans le futur que nous allons vivre.
02:31Le futur où, comme je l'expliquais, il y a de moins en moins de recharge,
02:34de plus en plus d'enjeux.
02:35Donc c'est important pour la souveraineté locale et nationale.
02:39Alors, dans votre manifeste, vous appelez la France à passer d'une logique de construction
02:43à une logique de performance.
02:46Qu'est-ce que cela signifie concrètement ?
02:48Et qu'est-ce que cela changerait dans notre gestion de l'eau ?
02:51Je pense que ce qu'on sous-estimait peut-être,
02:53c'est qu'on a été parmi les pionniers à avoir un réseau d'eau assez important.
02:57On a quand même un million de kilomètres de canalisation.
02:59Quand nos amis, nos voisins anglais par exemple,
03:02on a encore 400 000, on a été parmi les pionniers.
03:04Mais on sait mettre des canalisations.
03:07Le problème, c'est qu'à présent, il faut qu'on soit plus performant dans son usage.
03:11Étant donné les pénuries qui arrivent, il faut qu'on soit performant dans le pilotage,
03:15dans l'efficience et qu'on réduise fortement les pertes.
03:19Et on le voit, les arrêtés préfectoraux qui sont pris sont de plus en plus importants.
03:23On demande à la population de prendre de plus en plus soin de l'eau,
03:26de faire attention aux robinets, aux enfants.
03:28Et il y a une responsabilité des collectivités de faire attention aux pertes
03:32et donc d'essayer d'être beaucoup plus performant qu'on l'a été jusqu'à présent.
03:36La France a-t-elle réellement les moyens de devenir une référence mondiale dans le secteur de l'eau ?
03:41Complètement.
03:42Ce qu'on oublie, c'est que l'équivalent du Google de l'eau est français.
03:46Veolia, Suez, c'est des boîtes qui,
03:49dont le logo dans des projets internationaux,
03:51font son gage de crédibilité.
03:53On a un écosystème fort, des écoles fortes.
03:55On a eu un soutien de l'administration par les délégations de services publics
03:59qui rend cet écosystème fort.
04:01Je fais souvent le parallèle avec Chad Dupiti,
04:03qui est né aux États-Unis, grâce à cet écosystème.
04:05Je pense qu'en France, on peut faire naître
04:07vraiment des véritables outils de pilotage ultra performants
04:10de par cet écosystème qui existe.
04:13Nous, en tant que start-up, on en bénéficie.
04:14On invite souvent les Français à économiser l'eau.
04:19Mais est-ce que l'on a réellement conscience de sa valeur
04:22et de la fragilité des infrastructures qui nous permettent d'y accéder ?
04:26Je pense que c'est un peu le revers de la médaille.
04:29Le service public a réussi à faire en sorte qu'on ne se pose pas la question.
04:32Quand on ouvre notre robinet, on a l'eau.
04:33Donc, on ne se pose pas la question.
04:35Du coup, ça perd en valeur.
04:37Alors qu'une eau qu'on a au robinet,
04:38c'est une eau qui a été pompée avec de l'électricité,
04:41qui a été dépolluée parce que peut-être il y avait des polluants
04:42qui l'ont pollué et qui a été transporté dans des canalisations,
04:47surveillé par des hommes.
04:48Et ensuite, on peut la boire.
04:49Donc, on sous-estime sa valeur,
04:51alors qu'en réalité, c'est un effort colossal.
04:55Et maintenir cet effort devient de plus en plus compliqué,
04:58surtout pour les territoires reculés
05:01où le nombre de populations ne permet pas d'avoir assez de moyens
05:05pour financer les infrastructures.
05:08Les grandes métropoles vont s'en sortir
05:10parce que de toute façon, il y a de la population, il y a du budget,
05:12mais nos territoires risquent d'être en difficulté.
05:15Et c'est ces territoires-là qui doivent de plus en plus prendre conscience
05:17de l'importance de la qualité et du prix de l'eau.
05:20– Et les sécheresses, les tensions sur la ressource,
05:23les épisodes de fortes pluies qu'on a connus également,
05:25est-ce que cela nous oblige à repenser entièrement notre manière de gérer l'eau ?
05:30– Complètement, les réchauffements climatiques ont un impact assez incroyable.
05:35On peut prendre deux territoires, on va prendre la Bretagne et l'Occitanie.
05:38En Occitanie, qu'est-ce qui se passe ?
05:39Les sols sont très secs, les pluies ne permettent pas de renouveler les nappes phréatiques.
05:45Et de l'autre côté, en Bretagne, quand il y a des étés qui sont très chauds,
05:48l'eau provient principalement de surface et donc il y a beaucoup d'évaporation,
05:52donc moins de disponibilité pour servir la population.
05:55Donc le réchauffement climatique est complètement en train de perturber le BRGM,
06:00montrer que plus de 70% des nappes actuellement sont à des niveaux très bas,
06:04ce qui présage des étés encore compliqués et qui arrivent.
06:08Donc le réchauffement climatique a vraiment une incidence très forte
06:10sur la manière dont nous devons à présent gérer les réseaux d'eau,
06:15sortir du mode de juste mettre une canalisation
06:18et aller vers un mode qui nous oblige à être beaucoup plus performant.
06:21– Alors aujourd'hui, est-ce qu'on remplace les canalisations les plus fragiles
06:24ou est-ce qu'on intervient parfois trop tard,
06:27lorsque les fuites et les ruptures sont déjà là ?
06:30– Je pense qu'on intervient principalement dans l'urgence
06:33et il y a un enjeu qu'il faut aussi prendre en compte dans un syndicat.
06:36C'est une décision qui est assez politique,
06:38c'est le maire qui doit signer en bas de la page,
06:41il a besoin d'éléments techniques et parfois la communication entre les deux
06:44peut être très compliquée.
06:45La décision qui est prise parfois à la fin, c'est de se dire
06:48si on a une opportunité de rénovation d'un carrefour,
06:51alors on va renouveler la canalisation qui n'est pas toujours la meilleure décision.
06:54C'est comme si le médecin vous opérait et disait
06:56j'opère votre foie alors je retire votre cœur.
06:59Alors que votre cœur n'a aucun problème.
07:00Donc c'est vraiment le niveau de décision parfois qui est pris
07:02et ce que nous on souhaite faire,
07:04c'est leur donner des outils qui permettent de prendre conscience
07:06de l'état réel de leur canalisation
07:08pour permettre une bonne communication entre élus et techniciens
07:11qui regardent dans le même sens.
07:12Mais ce qu'ils ont besoin c'est d'un tableau de bord commun
07:14qui permet de prendre des décisions un peu plus éclairées
07:18sur quelle canalisation mérite d'être renouvelée.
07:21– Alors j'ai vu que Ligmeetet venait de lancer
07:23Twin Exploitation.
07:24– Exploitation, de quoi s'agit-il exactement
07:27et qu'est-ce que cette solution change dans le quotidien des services de l'eau ?
07:31– Ce qu'il faut déjà comprendre c'est que dans le domaine de l'eau
07:34on a deux cas d'usage.
07:35On a les collectivités qui décident d'être en délégation de services publics
07:38dont c'est Veolia, Suez, Sor qui peuvent gérer
07:40et ces sociétés ont des logiciels, ont une cellule R&D qui travaille pour elles.
07:44Quand vous êtes une commune ou une régie
07:46et que vous décidez de gérer en propre,
07:47en fait vous n'avez pas de cellule R&D, vous n'avez rien.
07:50Vous devez le faire vous-même et vous n'avez pas les moyens.
07:52Et on s'en est rendu compte quand on faisait notre premier produit
07:55qui était le service de recherche de fluide rémunérale à performance.
07:57On a vu comment c'était compliqué déjà de gérer au quotidien le réseau.
08:01Donc on s'est dit on va leur fournir un logiciel
08:03qui est comme le Windows pour votre PC
08:05mais ce sera le Windows pour le réseau d'eau.
08:07Une collectivité, peu importe sa taille,
08:09peut l'installer et gérer son réseau
08:11de manière aussi performante
08:12qu'une collectivité qui est en délégation.
08:15C'est vraiment de permettre aux petites collectivités,
08:17aux territoires d'avoir pleinement la souveraineté
08:19sur la gestion de leur réseau.
08:21Alors ça veut dire, dites-moi si je me trompe,
08:25que mieux entretenir les réseaux
08:27c'est aussi un moyen de réduire notre empreinte environnementale
08:31en économisant la ressource
08:33et en évitant les travaux d'urgence.
08:34C'est bien ça ?
08:35Complètement.
08:36C'est moins d'électricité
08:37parce qu'une grosse partie de la facture
08:40vient du pompage.
08:41C'est électrique.
08:41On pompe de l'eau.
08:43On traite de l'eau.
08:44C'est des produits chimiques qu'on comprend.
08:46On casse de la route pour creuser et réparer ou renouveler.
08:51On change du matériel physique.
08:53Donc notre empreinte environnementale est vraiment réduite.
08:58Et surtout la facture.
08:59Parce qu'en fin de compte, l'élu, ce qui l'intéresse,
09:02il peut avoir un cœur très écologiste
09:04mais à la fin, il veut réduire sa facture.
09:06C'est surtout ça, réduire la facture pour les habitants.
09:08Si vous aviez, pour conclure,
09:11si vous aviez une seule décision à faire prendre au pouvoir public
09:15pour améliorer notamment durablement la gestion de l'eau en France,
09:20quelle serait-elle en deux mots ?
09:22Je pense qu'il faut, la forte recommandation,
09:26c'est vrai que l'État puisse faire passer à l'échelle des expérimentations locales.
09:31Nous ne sommes pas les seuls dans ce secteur sur le cycle de l'eau
09:34à avoir fait des pilotes qui ont des succès.
09:36On a maintenant une centaine de collectivités
09:37mais on se rend compte que chaque collectivité doit passer par un processus d'essai
09:40alors qu'il y a un apprentissage collectif qui peut être fait.
09:43On a travaillé depuis la Bretagne, le Grand Est à l'Occitanie
09:46et si l'État pouvait aider des solutions à passer à l'échelle,
09:50on gagnerait énormément du temps
09:52et on pourrait avoir un impact massif sur la préservation de notre ressource d'eau.
09:56Merci infiniment, cher Hubert Bayatoda,
09:58fondateur de l'Ikmitet spécialisé dans la détection des fuites d'eau sur les réseaux enterrés.
10:03Nous allons faire une petite pause et nous retrouver dans un court instant sur Sud Radio
10:07avec nos invités bien sûr
10:08et avec notre Thibaut National, le French Trotter de La Planète Demain
10:12qui cette semaine nous emmène sur le littoral vendéen.
10:15A tout de suite sur Sud Radio.
10:16Akhena, la reine des vérandas et des pergolas vous présente
10:19Sud Radio, La Planète Demain, Christophe Debiens
10:24Vous êtes toujours sur Sud Radio pour La Planète Demain
10:27en compagnie de nos deux invités mais aussi de Thibaut, notre French Trotter national
10:31qui aujourd'hui nous fait découvrir un site remarquable
10:34situé à une dizaine de kilomètres au sud des Sables d'Olonne en Vendée.
10:38N'est-ce pas Thibaut ?
10:39Exactement Christophe, il s'agit du grand ensemble naturel de l'estuaire du Perret
10:43et c'est un site remarquable comme vous l'avez dit
10:46et si je vous en parle c'est parce que là-bas tout est fait pour protéger une faune et
10:49une flore exceptionnelle
10:50et je vous propose d'en découvrir plus avec Aurélie de l'Office du Tourisme de Destination Vendée Grand Littoral.
10:56Écoutez.
10:57Le grand ensemble naturel du Perret comprend une zone naturelle composée de parcs austréicoles,
11:03marais à poissons, marais salants.
11:05On a également l'estuaire du Perret, la plage du Veillon et la pointe du Perret
11:08qui sont comprises dans ce grand site.
11:10Alors c'est un espace naturel remarquable ?
11:12Il y a effectivement un espace naturel remarquable sur le secteur
11:16avec des plantes endémiques, avec pas mal de migrateurs qui viennent nicher en fait dans les marais de la Guitière
11:21et donc on a obtenu l'appellation Natura 2000 il y a déjà plusieurs années
11:25et c'est une vraie chance pour nous d'être classé Natura 2000 parce que ça vient protéger le site.
11:29Aujourd'hui on ne peut pas faire n'importe quoi dans l'ensemble naturel du Perret
11:31et c'est une vraie force, ça nous permet de préserver l'endroit.
11:34Le pendant de ce Natura 2000 c'est aussi beaucoup de contraintes.
11:37Pour nous professionnels du tourisme c'est pas toujours simple.
11:39On s'est baladé aujourd'hui sur la piste cyclable Vélodyssée qui traverse le marais de la Guitière.
11:45Il faut savoir que cette piste cyclable elle a pris une dizaine d'années à voir le jour.
11:49Il y avait le projet mais étant donné qu'on était en zone Natura 2000
11:52il y avait des dossiers administratifs à monter et c'était quelque chose d'assez ardu à obtenir.
11:58C'est quoi les autres contraintes ?
11:59Les autres contraintes, il y avait une faune exceptionnelle et une flore exceptionnelle sur le territoire
12:03et donc il y a des éco-gardes qui sont embauchés pour ça
12:07et qui sont là pour protéger le site.
12:10Donc ils ont des comptes à rendre vis-à-vis de l'administration
12:13et surtout ils ont un travail de sensibilisation à faire auprès du public.
12:16Donc ils sont très souvent sur le terrain pour expliquer aux gens les bonnes pratiques,
12:21le fait de ne pas cueillir la salicorne par exemple.
12:23On a de la salicorne dans les marais.
12:24Et bien voilà, cette salicorne elle est protégée, on ne doit pas l'accueillir.
12:28On va parler aussi de la faune ?
12:29On a par exemple sur la plage du Veillon le graveleau à colliers qui est un oiseau
12:35qui aujourd'hui est protégé, qui vient en fait faire son nid sur la laisse de mer.
12:39La laisse de mer c'est un mélange d'algues puis de bois flotté.
12:43Et donc là il y a un travail de sensibilisation qui est fait auprès du public
12:46pour que les gens ne viennent pas piétiner la zone.
12:48Et donc cette année le travail a porté ses fruits
12:51puisque cette année on a eu des petits oisillons qui ont vu le jour sur la plage du Veillon.
12:55Aujourd'hui cet espace, est-ce qu'il est menacé ?
12:57Alors c'est un espace effectivement menacé
12:59puisqu'aujourd'hui l'activité touristique draine pas mal de monde.
13:03Il y a une vraie problématique sur la gestion des flux.
13:05Comment on gère le passage des touristes,
13:09qu'ils soient à vélo, qu'ils soient à pied, en voiture.
13:11Donc voilà, nos élus travaillent aujourd'hui
13:13et les techniciens de la communauté de communes sur ces problématiques.
13:17Justement vous êtes dans une démarche d'éco de tourisme ?
13:19Effectivement, l'équipe de l'Office de tourisme s'engage dans cette démarche.
13:22On a aussi beaucoup de professionnels qui sont en avance,
13:25qui ont obtenu des labels type clé verte.
13:27Et aujourd'hui on essaye, nous, l'Office de tourisme, d'accompagner cette dynamique.
13:31Voilà, tout ça, ça marche dans le même sens.
13:33Une action concrète pour développer l'éco-tourisme, par exemple l'écomobilité ?
13:36Donc on essaye de mettre en place sur notre territoire Vendée Grand Littoral
13:39toutes les infrastructures pour permettre à nos touristes de se balader à vélo.
13:43Donc on a la chance d'être traversé par la Vélodyssée,
13:45qui est une piste cyclable qui relie Noirmoutier au sud du département de la Vendée.
13:49Donc ça c'est une véritable chance.
13:50Mais il y a encore des jonctions à faire pour permettre de désenclaver le rétro-littoral.
13:54Et donc on travaille avec les élus sur le développement de ces pistes.
13:58Et bien voici la preuve concrète qu'il est possible de concilier préservation de l'environnement et tourisme.
14:05Merci Thibault.
14:05On vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau reportage en immersion.
14:08Nous sommes maintenant en compagnie de Séverin Prats,
14:12ancien allié,
14:13élié pardon, à chaque fois je dis allié, je ne sais pas pourquoi, de rugby,
14:17et cofondateur d'Eticado, la carte cadeau éco-solidaire inspirante.
14:20Bonjour Séverin.
14:21Bonjour.
14:22Alors tout part d'une idée très concrète,
14:25trouver une carte cadeau différente pour un collègue.
14:28Comment cette recherche personnelle vous a-t-elle conduite à cofonder Eticado en 2019 ?
14:34Effectivement, le pot de départ d'un collègue,
14:36on cherche un cadeau à lui faire, il déménage,
14:39on s'est dit, on ne va pas lui acheter ses meubles, il ne consommait rien de neuf.
14:42D'où l'idée, je me suis mis à chercher une carte cadeau
14:45qui permettait d'aller acheter des meubles dans des ressourceries,
14:47même plus que ça, et je me suis rendu compte que ça n'existait pas.
14:50Et en creusant un petit peu, je me suis rendu compte que
14:53le marché de la carte cadeau, c'était un marché de plus de 3 milliards d'euros par an en
14:56France,
14:56et qu'il n'y avait, alors que 78% des Français souhaitaient consommer plus durablement,
15:00aucune carte cadeau qui adressait le made in France, le commerce équitable, le réemploi, etc.
15:04D'où l'idée de se lancer dans cette coopérative.
15:07Alors, c'est ce qui distingue Eticado d'une carte cadeau multi-enseignes,
15:11ce que vous venez d'annoncer.
15:14Est-ce que réellement, on peut acheter,
15:16qu'est-ce qu'on peut acheter plutôt avec cette carte réellement ?
15:19Avec la carte cadeau Eticado, en fait, elle est justement multi-enseignes
15:22puisqu'elle est valable dans un grand réseau, à la fois de boutiques physiques,
15:25donc on peut trouver des ressourceries, comme je disais,
15:27mais des concept stores de mode éthique,
15:28donc on peut s'acheter dans ce cas-là des baskets éthiques,
15:31des indigines made in France, du café équitable et bio.
15:34Elle est valable en ligne également sur des marketplaces de la consommation responsable,
15:38ainsi que pour faire des expériences en France,
15:41comme de l'écotourisme ou d'aller dîner dans un restaurant éco-responsable.
15:45Et en tout, il y a plus de 3 millions de produits et expériences disponibles sur la carte Eticado.
15:49Alors, justement, dans un contexte où les Français sont attentifs à leur pouvoir d'achat,
15:53peut-on consommer de manière plus responsable sans nécessairement dépenser plus ?
15:58Alors, oui, déjà, ce qui est intéressant avec la carte Eticado, c'est une carte cadeau.
16:01Donc, le plus souvent, elle est offerte soit par des particuliers à leurs proches,
16:05soit par des entreprises à leurs salariés ou à leurs clients.
16:07Donc, ce qui permet, en fait, tout le monde, enfin pas tout le monde,
16:10mais une grande partie des Français ont déjà un budget cadeau.
16:12Ça permet de le réorienter et de laisser à la personne le choix de son cadeau éco-responsable.
16:17Ensuite, dans les produits qui existent, en fait,
16:19il y a des produits qui, effectivement, peuvent parfois être plus chers
16:21parce que quand on produit un jean en France,
16:24forcément, il est peut-être plus cher que quand on le produit à l'autre bout du monde
16:27dans des conditions un peu plus dégradées.
16:28Donc, ça, c'est clair.
16:29Mais il y a aussi, en fait, énormément de produits et d'expériences
16:32qui ne sont pas forcément plus chers.
16:34Ou alors, qui ne sont pas plus chers à l'usage.
16:36Parce que si on achète un produit de meilleure qualité,
16:38finalement, il va nous durer plus longtemps.
16:40Et donc, on n'aura pas besoin d'en racheter un plus récemment,
16:45de manière plus rapprochée.
16:46Et enfin, bien sûr, il y a toute la seconde main.
16:49Donc, nous, il y a une grande offre de seconde main quand on achète un livre.
16:52On peut aussi aller chez Recyclivre, sur Labelle Emmaüs, sur Livre en Poche.
16:55Et donc, là, ça revient moins cher.
16:56Mais comment sélectionnez-vous vos partenaires ?
16:59Alors, nous, ce qu'on a voulu montrer, c'est que, quel que soit ce qu'on consomme,
17:01il y a des impacts sociaux et environnementaux.
17:03Il y a des acteurs en France qui répondent à cela.
17:06Donc, en fait, on a pris tous les critères,
17:08enfin, tous les univers de la consommation responsable,
17:10l'hygiène, beauté, les smartphones, la mode, etc.
17:13Et on s'est dit, quels sont les enjeux sociaux et environnementaux ?
17:16Donc, si je prends un exemple, avec une carte Eticado,
17:19mais quand on fait les analyses de cycle de vie,
17:21on se rend compte que, pour fabriquer un smartphone,
17:23les principaux impacts ont lieu lors de l'extraction des matières et de la fabrication.
17:27Donc, une des solutions, c'est de prolonger la durée de vie.
17:29Donc, on va proposer des smartphones qui sont reconditionnés.
17:32Mais parfois, il y a des enjeux sociaux autour du reconditionnement
17:34lorsqu'il a lieu à l'autre bout de la planète.
17:36Donc, ça va être des smartphones reconditionnés en France.
17:38On peut aussi avoir des Fairphone,
17:39qui sont des téléphones qui sont facilement réparables,
17:41qu'on peut avoir en location.
17:43Donc, ça, c'est pour les smartphones, par exemple.
17:44Mais vous doutez bien, quand on veut acheter du shampoing,
17:46on ne va pas être sur du reconditionné,
17:48on va être sur du local, du zéro déchet, du bio, etc.
17:51Il y a toujours une vocation locale.
17:52Et ensuite, les critères s'adaptent, en fait,
17:54à chaque secteur de la consommation.
17:56Alors, chez Eticado,
17:57les règles de rémunération sont connues de tous
17:59et le salaire du dirigeant est public.
18:02Est-ce une solution pour réduire les inégalités,
18:05les tensions en entreprise ?
18:06Ou ce modèle a-t-il effectivement ses limites ?
18:10Alors, je pense que comme tout modèle, il a ses limites.
18:12Mais par contre, il a énormément d'avantages aussi.
18:13Donc, chez Eticado, effectivement, il y a trois ans,
18:15on a mis à plat, tous ensemble,
18:17donc on est une vingtaine de personnes chez Eticado,
18:19toute la grille de transparence et d'équité salariale
18:22avec la volonté de lutter justement contre les inégalités.
18:26Donc, après, je pourrais rentrer dans le détail,
18:27mais la transparence ne veut pas dire
18:29que tout le monde sait combien est payé les uns et les autres.
18:31En revanche, tout le monde sait combien il est payé, bien sûr,
18:33mais pourquoi il est payé comme ça ?
18:35Donc, ça correspond à un niveau d'autonomie,
18:36un niveau de contribution au collectif sur lequel on a des paliers.
18:39Et tout le monde sait,
18:39donc ça, c'est le premier côté, la transparence,
18:41et tout le monde sait que ce système s'applique à tout le monde
18:44et il est validé par un comité de rémunération
18:46qui, en fait, est lieu suite à une élection sans candidat par les salariés.
18:49Ce qui fait que ça permet de solutionner beaucoup de choses,
18:52beaucoup de tensions et surtout le fait que,
18:55alors que c'était le début, au début, chez Eticado,
18:56enfin, c'était le cas comme dans beaucoup d'entreprises,
18:59au début, la façon dont sont négociés les salaires,
19:01c'est avec le dirigeant, en fonction de l'argent qu'on a sur le moment
19:03et aussi un peu en fonction de la capacité à négocier de la personne.
19:06Et donc ça, ça crée forcément des inégalités.
19:08Donc, l'objectif, ça a été de remettre ça à zéro.
19:10Et alors, une des choses dont je suis particulièrement fier,
19:12c'est que je pense que ça a réduit les inégalités,
19:14notamment les inégalités de genre.
19:15Alors, j'ai vu que vous aviez également mis en place des entretiens à 360 degrés
19:19qui permettent à chacun de recueillir les avis de ses propres collègues.
19:24Comment éviter que cette transparence ne devienne une source de pression
19:27ou de règlement de compte, finalement ?
19:30Alors, ça, je pense qu'il y a plusieurs éléments.
19:32Un, je pense que c'est dans le recrutement des personnes chez Eticado,
19:35c'est quelque chose auquel on est très attentif.
19:36Moi, je vois tout le monde, même l'alternant, etc.,
19:39pour vraiment valider le fit culturel chez Eticado.
19:42Donc, ça, je pense que c'est aussi un premier élément.
19:44Et le deuxième, c'est en fait, comme on sait, quand on fait un entretien 360,
19:48donc ça veut dire que globalement, on va solliciter forcément un de ces N-1,
19:50son N-1 et puis d'autres collègues ou même des personnes extérieures,
19:53ça peut être des clients importants, qui vont venir le jour J.
19:56Donc, on aura transmis des questions et qui vont venir répondre aux questions.
19:59Et la personne qui passe l'entretien 360 ne peut pas répondre, en fait.
20:04L'avantage, c'est que comme chacun son tour, un peu, on fait nos entretiens 360,
20:07même si c'est facultatif, finalement, tout le monde souhaite l'avoir,
20:10il y a vraiment un optique de comment est-ce que je peux aider cette personne,
20:13comment je peux la faire progresser,
20:14parce que j'ai forcément envie que mon collègue fonctionne mieux,
20:17de mieux travailler avec lui.
20:18Donc, ça fonctionne très bien.
20:20D'ailleurs, on a fait, je crois qu'il y a six personnes qui l'ont passé chez Eticado,
20:23et la note moyenne de comment vous avez vécu cet entretien est à 9,75 sur 10.
20:28Comme quoi, ça marche plutôt bien.
20:30Merci, cher Séverin Prats, ancien hélier de rugby et cofondateur d'Eticado,
20:35la carte cadeau éco-solidaire inspirante.
20:38Il est déjà l'heure de nous quitter,
20:39mais je vous donne rendez-vous dimanche prochain à 12h30 sur Sud Radio
20:42pour La Planète Demain, l'émission où le futur commence dès maintenant.
20:47En attendant, rendez-vous sur notre plateforme de TV digitale gratuite
20:50et accessible à tous, www.laplanètedemain.plus.
20:55Bon dimanche, prenez soin de vous, de vos proches,
20:58et bien entendu, de La Planète.
21:00Akhena, experte en carport et pergola solaire,
21:03pour des économies et un avenir durable,
21:05vous a présenté Sud Radio, La Planète Demain, Christophe Debiens.
21:10Sous-titrage Société Radio-Canada