- il y a 31 minutes
Libre antenne avec Jean-François Achilli
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, le grand matin week-end, Jean-François Akili.
00:05Il est 10h06, antenne ouverte, vous le savez, c'est vous qui avez la parole ce matin, et sans plus
00:13attendre, nous vous prenons en direct, Serge, bonjour Serge.
00:18Oui, bonjour Jean-François, je suis content de vous retrouver.
00:21Oui, également Serge, vous êtes à Livry Gargan, c'est en Seine-Saint-Denis.
00:26En effet, oui, alors en Seine-Saint-Denis, il n'y a pas de manifestation, vu que les manifestants, eux,
00:34sont partis à Paris.
00:35Ils vont sur Paris, bien sûr.
00:37Voilà, donc on arrive à la Gare du Nord, et en fait, je devais passer le week-end chez des
00:42amis à la porte de Bagnolet, et bien j'ai dû annuler.
00:46Et pour cause ?
00:47J'ai dû annuler, parce que je me suis dit, si je vais là-bas, je garde mon véhicule, il
00:52y a peut-être des chances qu'il soit brûlé.
00:54Donc moi, je considère, alors c'est peut-être fort, mais comme des manifestants avaient comparé Emmanuel Macron au roi
01:03Louis XVI,
01:04et bien moi, je les compare aux sans-culottes.
01:07Pour moi, c'est la terreur.
01:08Maximilien de Robespierre est revenu.
01:10Je ne peux pas bouger.
01:11Je ne peux pas.
01:12Donc, on attend que le week-end passe, et on se demande jusqu'à quand, jusqu'à quand la France
01:18accepte qu'il y ait des, c'est pas des heures, c'est des pillages, des choses comme, mais c
01:26'est jusqu'à quand.
01:27Serge, qu'est-ce que vous faites dans la vie, Serge ? Je ne suis pas indiscret.
01:31Non, non, vous n'êtes pas indiscret, je suis chauffeur VTC.
01:33D'accord, vous êtes chauffeur VTC, donc vous connaissez évidemment bien Paris, la région parisienne, et vous êtes un homme
01:41au contact de la population.
01:43Vous, ces manifestations, qu'est-ce qu'elles vous inspirent ?
01:46C'est le troisième samedi, comment est-ce que vous les vivez vous-même ?
01:49Eh bien, en fait, c'est le fin de règne d'Emmanuel Macron, où la France, elle est en décrépitude
01:56complète, et qu'il n'écoute pas sa population, et je suis très très étonné, enfin pas étonné, mais on
02:02n'est plus étonné, mais il n'a pas écouté, il n'a pas vu que les étudiants et que
02:08les lycéens vivaient mal leur situation actuelle, et il procrastine encore, ça fait trois semaines,
02:15et puis, on va voir, on va réfléchir, ça me fait penser à l'augmentation du prix de l'essence,
02:21on va réfléchir, on va voir, et on n'a rien vu, et on n'a rien compris, et pour
02:26toucher les 100 euros, eh bien, il faut être au RSA, c'est ça, c'est la France d'aujourd
02:32'hui.
02:33Vous êtes essence, vous, vous êtes carburant, ou vous êtes électrique ?
02:36Non, ça y est, je suis passé à l'électrique.
02:38Ça y est, c'est fait, ça doit vous soulager un petit peu, j'imagine, Serge.
02:41Oui, oui, oui.
02:42Qu'est-ce que vous dites de ce spectacle, de ce qu'il y a des manifestants ? Est-ce
02:46que vous estimez que leurs revendications sont légitimes ? Est-ce qu'il est temps de manifester ?
02:51Et que dites-vous de ce qui se passe inévitablement à chaque fois ?
02:56Alors, moi, je pense que leurs revendications sont légitimes, surtout si elles sont argumentées.
03:03Vous ne manifestez pas, Serge, au fait ?
03:06Non, non, non, mais je manifeste peu, mais...
03:11Non, mais non, moi, je ne suis pas lycéen, je ne suis pas étudiant, je ne vais pas...
03:18Je sais que Parcoursup, c'est l'enfer et c'est l'angoisse à chaque mois de juin, juillet,
03:22pour chaque lycéen qui se demande s'il va pouvoir rentrer dans l'université qu'il souhaite,
03:27ou bien s'il va devoir partir en province, c'est son cinquième choix, cinquantième choix,
03:32et il va devoir partir à Bordeaux ou je ne sais où,
03:34et les parents n'ont pas l'argent pour payer un appart, etc.
03:38C'est l'angoisse, je le sais, mais comment ça se fait qu'eux ne le savent pas ?
03:42Comment ça se fait qu'ils n'apportent pas de solution ?
03:45C'est la meilleure information qu'on a.
03:49Ça me fait penser un peu à l'ancien ministre de l'éducation qu'on avait,
03:54Anne Payet, ou je ne sais plus comment il s'appelait,
03:56qui est revendiqué de mettre les enfants dans tous les lycées, que c'était formidable,
03:59et lui qui mettait son enfant à l'école Alsacienne.
04:02Ça me fait penser à ça, c'est du foutage de...
04:05C'est se moquer du monde.
04:06Voilà, c'est se moquer du monde.
04:08Serge, vous êtes inquiet pour la suite, Serge,
04:11parce qu'on est appelé à voir ces journées de mobilisation se multiplier,
04:18il y a le 5 et puis il y en a d'autres aussi qui arrivent.
04:20Oui, oui, moi je suis très très inquiet,
04:23parce que quand je vois Laurent Nunes qui déploie autant d'énergie qu'il peut
04:26pour essayer de calmer le jeu, mais je dis, mais il va calmer,
04:29mais la semaine prochaine, les ultra-blocks, ultra-gauches, etc.,
04:34ils ont trouvé un terrain de jeu, et tous les samedis soirs,
04:37et bien c'est la fête.
04:39C'est la fête à nos nœuds.
04:40On s'amuse, on va tout casser, et c'est la fête.
04:44Et on essaye d'éviter les CRS, qui eux doivent être crevés,
04:47ils doivent en avoir marre, mais on joue.
04:51Mais on joue.
04:52Oui, bon Serge, merci pour ce premier témoignage de cette antenne.
04:56Vous faisiez réflexion à Papendiaï, l'un des récents ministres
05:00de l'éducation nationale, Serge, et puis vous avez bien fait
05:03de ne pas prendre votre voiture électrique.
05:06Porte de bagnole hier, vous auriez eu quelques soucis.
05:09Adonis, bonjour Adonis.
05:11Oui, bonjour, bonjour à tout le monde.
05:13Très joli prénom Adonis, vous êtes à Blaye, c'est ça ?
05:18Oui, dans le Nord-Gironde, oui, à 40 kilomètres.
05:21Que ressentez-vous Adonis ce matin ?
05:24C'est ce que je ressens, toujours pareil, moi, ma vision des choses ne change pas.
05:28Ça fait des années que je suis en colère.
05:30D'ailleurs, je me demandais comment ça se faisait, que rien n'avait bougé jusque-là.
05:35Bon, ben là, ça bouge, mais comme d'habitude,
05:37il vient se greffer au mouvement des gens qui sont là pour le salir,
05:42pour le discréditer, en fin de compte.
05:46En plus, je pense que, ben, on est toujours,
05:50vous savez, M. Macron a mis en place le, comment on appelle ça, le, en même temps.
05:57Ah oui.
05:58Et ben, nous aussi, nous sommes en même temps.
06:01C'est-à-dire que, tout simplement, on voudrait que les choses bougent,
06:06mais sans vraiment, une fois de plus, faire bouger les choses.
06:09C'est-à-dire, le prix du carburant, j'ai pris, avant de, quand je sois contacté,
06:15enfin, que je passe à l'antenne, j'ai été voir le prix du carburant
06:17dans les stations autour de chez moi.
06:19Donc, hier, je suis passé à la station, la seule station qui reste,
06:23si vous me permettez de citer le nom de la station.
06:26Je vous en prie.
06:27C'est d'une grande distribution, Leclerc, à Blaille.
06:29Donc, il était à 2,36 euros.
06:32Voilà, rien, j'arrondis, il y avait un demi-centime, ou je ne sais plus combien,
06:36enfin, bon, 2,36 euros.
06:38Bon, ce matin, je vais voir, par enchantement, alors, je sais ce qu'on va me dire,
06:41c'est les 10 millions de barils de pétrole des réserves nationales
06:45qui ont été, qui ont fait baisser le prix.
06:46Ouais, OK.
06:47Sauf que, entre la semaine dernière et cette semaine,
06:51le prix a augmenté à la pompe, grosso modo, d'entre 8 et 10 centimes.
06:55Je parle bien du gazoilé.
06:58Et derrière, ce matin, on a baissé.
07:01Ben ouais, on a baissé.
07:02C'est-à-dire que, pendant plus d'une semaine,
07:04on a grugé encore le porte-monnaie des Français,
07:07enfin, des Français déblaillés, je dirais.
07:10Après, je ne sais pas comment ça se passe ailleurs, dans les autres régions.
07:12Mais voilà.
07:13Et aujourd'hui, il a perdu, grosso modo, 20 centimes.
07:17Alors, bien sûr, on va me dire, c'est toujours bon.
07:19C'est toujours bon.
07:21C'est superficiel.
07:24C'est du théâtre.
07:26C'est du théâtre pour vous, Adonis.
07:28Vous pensez que c'est du yo-yo et que, finalement, le consommateur y perd à la fin.
07:33Grosso modo, cette histoire de dispositif qui démarre, effectivement, vous avez raison de le rappeler.
07:38Il y a eu une interview là-dessus ce matin, un sujet sur l'antenne.
07:43Grosso modo, c'est appelé à durer jusqu'à fin janvier, pas plus, au 1er février.
07:50Et s'il n'y a pas eu de détente au Moyen-Orient, les prix repartent à la hausse.
07:54Bien sûr, mais parce que les stocks seront épuisés des 10 millions de barrières qui sont débloqués.
07:59Donc, automatiquement...
08:00Mais qu'est-ce qu'on fait, alors ?
08:01Qu'est-ce qu'on fait, Adonis ?
08:02Qu'est-ce qu'on fait, alors ?
08:03Mais qu'est-ce qu'on fait ?
08:04À nous, notre niveau, on le fait déjà.
08:06En haut de moins.
08:07C'est prouvé par les chiffres.
08:09Le nombre de litres achetés par le consommateur depuis quelques semaines a baissé.
08:15Ce n'est pas moi qui le dis.
08:16Il y a des chiffres qui sont là actuellement.
08:18Alors, je ne sais pas par quel institut ou quel...
08:21Enfin, je ne sais pas quel...
08:23Mais bon, ceci dit, nous, les consommateurs, à notre niveau, déjà, pour la plupart, on roule moins.
08:29Voilà.
08:30Parce que c'est trop cher, tout simplement.
08:32C'est vrai.
08:34Et après, qu'est-ce qu'on fait ?
08:37Ce n'est pas à nous de faire quelque chose.
08:39Les cartes sont entre les mains du gouvernement.
08:41Et qu'est-ce qu'il fait depuis 3 mois, que ça dure, ou 4 mois, ou 5 mois ?
08:44Qu'est-ce qu'il fait ?
08:45Il ne fait rien.
08:46C'est prouvé, on nous le dit tous les jours, dans toutes les émissions,
08:49aussi bien à la télé qu'à la radio,
08:51on nous explique qu'on a 60%, je crois, ou 66% de taxes.
08:56Oui, alors...
08:57Ils n'ont qu'à faire un juste sur les taxes.
09:00Vous voulez dire baisser les taxes des carburants,
09:03sachant que c'est aussi, vous le savez,
09:07c'est ce qui est dit,
09:08je ne sais pas, un parti pris personnel,
09:10je ne vous fais que traduire ce qui est dit,
09:12c'est que ce que vous enlevez d'un côté,
09:13vous le reprenez de l'autre,
09:14puisque de toute façon,
09:15ces taxes, elles alimentent la pompe de l'autre côté.
09:17Donc, ce serait un manque à gagner pour les caisses de l'État.
09:24Oui, mais...
09:24Alors, j'entends bien, mais je viens de vous expliquer juste avant,
09:27qu'on en achète moins.
09:29Donc, moins de taxes qui rentrent aussi,
09:32par logique et par...
09:33C'est très juste.
09:34Il y a une perte très forte, effectivement, de ce côté-là,
09:37parce que la consommation a baissé,
09:38vous avez raison là-dessus, Adonis aussi.
09:40Et voilà.
09:41Et après, ce que je peux rajouter,
09:43c'est que j'ai entendu Serge,
09:45juste à l'instant,
09:46je rejoins,
09:47mais la voiture électrique,
09:49c'est encore une fois,
09:50c'est quelque chose qui va être éphémère.
09:52C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
09:54il fait des économies, Serge,
09:55mais bien sûr, je l'entends.
09:57Moi, je travaille au CNPE du Blayet,
09:58à la centrale de Brouillet-Saint-Louis.
10:00Donc, je ne suis pas EDF,
10:02je suis prestataire,
10:03mais je côtoie,
10:04ça fait 15 ans que je suis,
10:04je côtoie les gens d'EDF.
10:06J'en connais qui habitent autour de chez moi et tout.
10:07Ils sont tous passés à l'électrique,
10:10mais pour cause.
10:11Eux, ils ont un véritable avantage,
10:13qui n'est pas qu'un avantage.
10:14Et attention,
10:15parce que c'est un avantage en nature,
10:17donc à l'arrêt aux impôts.
10:19Il faut le rappeler quand même.
10:22dans le prix de l'électricité.
10:23Mais ça reste quand même
10:25un avantage qui aide, vraiment.
10:28Je comprends que ces gens-là
10:29soient passés à l'électrique,
10:30mais vous savez très bien
10:31ce que je vais dire là.
10:32Alors, on va me prêter
10:33sur le site ou je ne sais quoi.
10:35Mais vous savez très bien
10:37que dans les tiroirs,
10:38il y a cette taxe
10:39qui est là dans les tiroirs
10:43qui vont à un moment donné ressortir
10:45pour justement compenser la perte
10:47qu'ils ont sur les taxes,
10:48sur le carburant traditionnel
10:50et la taxe qu'ils vont mettre
10:51sur le marché électrique.
10:52J'entends Adonis.
10:53Avant de conclure,
10:54parce qu'il va falloir
10:55qu'on prenne la pause,
10:57juste Serge,
10:58vous êtes toujours en direct
10:59de l'Irigargan,
11:00vous venez d'entendre Adonis.
11:01Vous êtes d'accord avec lui
11:01là-dessus ou pas ?
11:03C'est la crainte.
11:05C'est la crainte.
11:05C'est la crainte.
11:07Oui, c'est la crainte
11:08qu'il y ait un gouvernement.
11:09Alors, on espère
11:10que le prochain gouvernement,
11:12c'est-à-dire en mai,
11:14juin 27,
11:15ils se disent non.
11:17Mais oui,
11:18c'est la crainte
11:18qu'on trouve.
11:19Moi, j'ai plus 20 ans
11:21et j'avais vécu
11:23la taxe Valéry Giscard d'Estaing
11:25pour les voitures.
11:27Les jours pour,
11:29je ne sais plus quoi,
11:30quelle fête
11:30qui a été supprimée.
11:33Les jours fériés.
11:34C'est-à-dire qu'on cherche
11:35absolument tout le temps
11:37à taxer,
11:38à prendre,
11:39à taxer,
11:39à prendre
11:40et jusqu'au jour
11:41où on n'a plus de pognon.
11:44Et j'entendais
11:45votre reportage précédent
11:47de C'est qui le patron ?
11:49Voilà.
11:50Donc, aujourd'hui,
11:50on est là
11:51à se dire
11:51comment on fait
11:52pour que les agriculteurs
11:55ne crêtent pas de faim,
11:56ne se suscitent plus.
11:57Comment on fait
11:58pour que les travailleurs français,
11:59ils ne crêtent pas de faim.
12:00Moi, j'ai connu
12:01l'époque de Coluche.
12:03J'ai l'impression
12:03qu'en 40 ans,
12:05en 50 ans,
12:05ça n'a pas bougé.
12:08Et je rends hommage.
12:10Alors, j'en profite,
12:11mais ce n'est pas le truc.
12:12Mais ça permet de savoir
12:14quand il y a quelqu'un
12:15qui a écrit un livre
12:17La plus grande casse
12:18ou je ne sais pas quoi,
12:19ben ouais,
12:20ça fait 50 ans
12:21que moi,
12:21je vis une situation
12:22où tous les ans,
12:24c'est plus compliqué
12:24que l'année précédente.
12:26Le casse du siècle,
12:27j'imagine,
12:27faites référence à Sarah Knaf.
12:29Merci à tous les deux,
12:30Serge de Livry-Gargan,
12:32Adonis de Blaye,
12:33je sais que Patrick de Clermont
12:35et Chantal de Bastien
12:36nous attendent.
12:37Ce sera juste après la pause.
12:38Passer un petit peu.
12:40On va vous rejoindre
12:41et effectivement,
12:42c'est qui le patron
12:43référence à notre invité
12:45dans Oser entreprendre
12:48chez Thomas Binet.
12:49Allez,
12:49je vous retrouve tout de suite
12:50après la pause.
12:51Vous avez la parole
12:510826 300 300.
12:54Sud Radio,
12:55le grand matin week-end,
12:57Jean-François Akili.
12:58Il est 10h20,
12:59antenne libre
13:00sur Sud Radio
13:02comme tous les dimanches
13:03désormais
13:03de 10h à 11h.
13:05Vous avez la parole.
13:06Bonjour Patrick.
13:09Bonjour M. Jean-François.
13:11Jean-François suffit.
13:12Merci pour votre patience,
13:13Patrick.
13:14Vous êtes à Clermont-Ferrand.
13:16Il n'y a pas de problème.
13:17Vous savez,
13:17c'est très intéressant
13:19d'écouter aux émissions.
13:20On y apprend toujours
13:21quelque chose.
13:22Mais c'est vous
13:23qui êtes intéressant,
13:24vous qui vous appelez.
13:25Vous avez beaucoup
13:25de choses à nous dire.
13:26Patrick,
13:26vous avez vu ces images
13:27hier soir.
13:28Il y a eu
13:29des manifestations d'un côté.
13:30Elles se sont déroulées
13:31dans le calme,
13:31il faut le rappeler.
13:32Et vous avez
13:33ces fans de manifs
13:35et ces casseurs
13:35de plus en plus nombreux.
13:36et ces gendarmes
13:37qui ont,
13:38c'était à Porte-de-Bagnolet,
13:39des gendarmes mobiles
13:40qui ont reçu
13:40un cocktail Molotov.
13:42L'un d'entre eux
13:44a pris feu.
13:45Il n'est heureusement
13:45pas blessé,
13:46mais ça aurait pu être
13:47beaucoup plus grave.
13:48Il y a eu quatre blessés
13:49dans l'effort de l'Ordir
13:50à Paris.
13:51Que dites-vous
13:51de ces images, Patrick ?
13:54Je suis très triste
13:55parce qu'on écoute
13:57certains propos
13:58concernant ces gens
13:59qui nous défendent,
14:00qui sont là pour nous,
14:01nous apporter leur soutien.
14:03Et je voudrais d'abord
14:04penser et apporter
14:05toute ma compassion
14:06parce que chaque fois
14:07que, vous voyez,
14:08je vais dire quelque chose
14:09à tous ceux
14:10qui nous écoutent
14:11parce que nous,
14:11nous sommes bons
14:12et nous sommes suivants à Dieu.
14:13Chaque fois que vous passez
14:14devant un carrefour,
14:17le bordel de route,
14:17il y a souvent
14:18des gendarmes.
14:19Et bien, moi,
14:20je leur fais un geste
14:21d'amitié.
14:22et on ne m'a jamais arrêté
14:25ni les bras
14:27ne m'a jamais arrêté
14:28ni tout,
14:28vous voyez.
14:29Donc, un geste de compassion
14:31et beaucoup de respect
14:33pour ces gens-là
14:34parce qu'on n'est plus
14:35dans le respect en France.
14:36Il n'y a plus rien.
14:37Plus rien et tout.
14:39Plus de respect.
14:42On est dans le vague
14:44et j'espère que ça va s'arrêter
14:46parce que la racaille
14:48est en train de menacer
14:49notre démocratie.
14:50La racaille,
14:51les black blocs,
14:53il faut y arrêter ça.
14:54Il faut qu'ils les...
14:55Mais c'est sûrement pas facile.
14:57Et je pense que les ordres
14:59ne doivent pas être
14:59donnés complètement.
15:01Vous pensez qu'il y a
15:02des appels à la retenue ?
15:04Souvenez-vous,
15:05le chef de l'État
15:06qui parlait d'empathie au départ.
15:07Bon, là,
15:08le ton a changé
15:10avec le principe de réalité.
15:12Quand même, oui.
15:14L'empathie du président
15:15de la République.
15:16Cet homme-là,
15:17il est complètement hors norme,
15:18hors sol.
15:19J'écoute souvent
15:20des gens
15:21qui sont responsables
15:23comme M. Lénard,
15:25et d'autres, bien sûr,
15:27et qui disent
15:27qu'il est...
15:29C'est un incapable.
15:31Vous le sentez couper
15:32des réalités
15:33au bout de dix ans,
15:34Patrick ?
15:35C'est ce qu'on entend
15:35beaucoup dire
15:36sur le président de la République.
15:37Il y a même
15:38des plus longtemps que ça.
15:39Sauf qu'au début,
15:40on n'a peut-être
15:41pas trop perçu.
15:42Et là, maintenant,
15:43on connaît
15:44comment il fonctionne.
15:46Et c'est très grave
15:47pour notre société,
15:49pour notre démocratie,
15:50et pour les gens
15:51qui travaillent.
15:53Et pour les gens
15:53qui travaillent.
15:54c'est des gars
15:56qui branlent l'arrière,
15:57il faut être clair.
15:59En tous les cas,
16:00Patrick,
16:00merci pour cette,
16:02on va dire,
16:03émotion
16:03que vous nous transmettez
16:05ce matin
16:05depuis clairement
16:07Ferrand.
16:08Et évidemment,
16:09c'est ces images
16:09terribles
16:10de nos forces de l'ordre
16:10qui sont littéralement
16:11agressées
16:12par ces bandes
16:14de Black Blocs
16:14et de casseurs.
16:16Chantal,
16:16bonjour.
16:17Chantal,
16:17vous êtes à Bastia.
16:19Bonjour,
16:20Tianky.
16:20Bonjour.
16:22Bonjour.
16:23Écoutez-nous,
16:24c'est plutôt calme.
16:25C'est plutôt calme en Corse.
16:27Il faut le dire,
16:27que ce soit à Bastia,
16:28à Jaccio,
16:29à Calvi ou à Portivets,
16:31c'est calme,
16:32la Corse.
16:33Comment vous l'expliquez,
16:34Chantal ?
16:38Écoutez,
16:39je pense que
16:41ici,
16:41c'est plutôt
16:42le système D.
16:43Donc,
16:43comme il y a encore
16:44un peu d'entraide,
16:46les gens,
16:46on soit impactés aussi
16:48par le carburant.
16:51Je veux dire,
16:52c'est quand même,
16:52la vie est chère encore,
16:54ça.
16:55Oui.
16:55Beaucoup plus chère
16:55que sur le continent.
16:57Mais,
16:59voilà,
17:00comme il y a de l'entraide,
17:02on ne les vit pas
17:04de la même manière.
17:05Ça ne veut pas dire
17:06qu'il n'y a rien à dire,
17:08qu'il n'y a rien à faire.
17:10Mais,
17:11ou alors,
17:12je pense que les gens
17:13se sentent
17:16moins concernés,
17:16alors qu'ils le sont
17:17complètement,
17:19et qu'ils préfèrent
17:20bouger pour autre chose.
17:22Voilà.
17:23Il y a beaucoup
17:24de précarité en Corse,
17:25il faut le savoir,
17:26les gens ne le savent pas.
17:27La vie est très chère en Corse.
17:29Quand vous faites vos courses
17:30à la supérette d'à côté,
17:31c'est plus cher qu'à Paris,
17:32je vous le dis.
17:34Mais, Chantal,
17:35quel est le regard
17:36que les Corses
17:38portent sur
17:39ce qui se passe
17:40dans les grandes villes,
17:41les grandes métropoles,
17:43j'allais dire,
17:43de la métropole,
17:44du continent ?
17:46Quel regard
17:47vous portez là-dessus ?
17:48Écoutez, moi,
17:48je ne peux parler
17:49que pour moi,
17:49parce que,
17:52moi,
17:52tout ce que je sais,
17:53c'est que,
17:53de toute façon,
17:54ce que devait arriver,
17:55arrivera.
17:56Moi,
17:57je trouve ça
17:57un petit peu dommage.
17:59Et parce qu'on parle
18:00beaucoup de violence,
18:01du coup,
18:02on en nous dit le fond.
18:04Ça,
18:04c'est une première chose.
18:05Macron,
18:06qui n'est pas du tout
18:07ma tasse de thé,
18:09je pense que c'est,
18:10il n'a fait que ruiner
18:12encore plus la France,
18:13mais ça fait 50 ans
18:14qu'à l'éducation nationale,
18:16les lycéens,
18:17les facs,
18:18partent à la dérive.
18:20On a eu quand même
18:2119 ans de gauche,
18:22donc 14 ans avec Mitterrand,
18:245 ans avec Hollande.
18:25On a eu 17 ans
18:27entre Chirac
18:29et Sarkozy.
18:31Déjà,
18:31ça a commencé
18:32avec
18:34Alexis Cardestin
18:34quand il a fait
18:35le collège unique.
18:37Bon,
18:37et lui,
18:38en fait,
18:39Macron n'a fait que,
18:40tout le monde dit
18:40qu'il est incompétent,
18:41mais pas du tout,
18:42il a une feuille de route.
18:44Je veux dire,
18:44depuis 50 ans,
18:46je ne sais pas
18:46si vous vous souvenez
18:47du livre
18:47de Jean-Paul Brigay,
18:48qui avait écrit
18:49La Fabrique des Crétins.
18:51Oui, absolument.
18:52En 2000,
18:52je crois,
18:53en 2001,
18:53je ne sais plus exactement,
18:54mais ça fait quelques années.
18:57Ça avait fait un tollé
18:58dans l'éducation nationale,
19:00mais moins,
19:02on transmet le savoir
19:03et plus,
19:03on fait des gens
19:04des abrutis.
19:05C'est malheureux,
19:06mais c'est comme ça.
19:07Et donc,
19:08on n'apprend pas aux gens
19:10à réfléchir,
19:10à penser par eux-mêmes.
19:13On leur apprend
19:13des tas de conneries
19:14à l'école.
19:16Donc,
19:16les enseignants
19:17ont aussi
19:18une responsabilité
19:18je suis désolé
19:19par le positionnement
19:21dans les années 70-80,
19:23on est tous potes,
19:24on se tue de quoi.
19:25Donc,
19:26quand il n'y a plus
19:27d'autorité,
19:28je ne parle pas
19:28d'autoritarisme,
19:30je parle bien
19:30d'autorité naturelle,
19:32voilà,
19:32vous l'avez arrêté de la bouche.
19:33C'est quand même
19:35dommage.
19:35Donc déjà,
19:36dans l'éducation nationale,
19:38la recherche,
19:38on ne veut pas
19:39que des gens s'élèvent.
19:40Avant,
19:40il y avait
19:40l'ascenseur social,
19:42il n'existe plus.
19:43Il y avait des gens
19:44des banlieues,
19:45des gens,
19:46voilà,
19:46des quartiers
19:47qui arrivaient
19:47à s'en sortir.
19:49Maintenant,
19:49ce n'est plus possible
19:50même avec des Master 2,
19:51avec des Bac plus 5,
19:53on ne trouve plus de boulot.
19:54Donc,
19:55il n'y a plus de...
19:56On n'arrive pas
19:56à voir la vision.
20:00Enfin,
20:00quelque chose,
20:01l'avenir
20:02et le désespoir,
20:03c'est...
20:04Donne la rage,
20:05l'angoisse.
20:06Après,
20:06concernant Macron,
20:08ça fait quand même...
20:08Bien longtemps,
20:09je veux dire,
20:10en octobre,
20:10enfin le 17 octobre,
20:11il a laissé faire.
20:13Il savait pertinemment
20:14ce qui allait se passer.
20:15C'est ce qu'on appelle
20:15la stratégie du choc.
20:17Je crois que c'est
20:17Naomi Klein
20:18qui écrit ça
20:19en parlant
20:20de la stratégie du choc.
20:21C'est-à-dire
20:22que c'est un moyen
20:22de nous faire passer
20:23des lois liberticides
20:25qu'on n'aurait jamais acceptées
20:27si c'était plutôt calme.
20:29Et à chaque fois,
20:30c'est la même chose.
20:31Donc,
20:32on est là...
20:33Alors après,
20:34bien entendu,
20:35je ne vais pas donner
20:35la médaille
20:35à ceux qui cassent.
20:36Bon,
20:37Mais,
20:38pour conclure,
20:39chère Chantal...
20:40Je voudrais finir
20:41avec ça.
20:42Moi maintenant,
20:42j'ai acheté l'électrique,
20:44comme disait
20:46l'autre intervenant,
20:47pas Patrick,
20:48celui d'après.
20:50Serge, oui.
20:51On parlait
20:52des taxes.
20:53Bon,
20:54les taxes,
20:55je ne sais pas
20:55si les gens
20:56sont vraiment au courant.
20:57Au début,
20:58on nous a poussé
21:00à acheter du diesel.
21:01Maintenant,
21:02le diesel,
21:02ce n'est pas beau,
21:03c'est caca.
21:04Maintenant,
21:04on nous dit l'électrique
21:05et là,
21:05on voit qu'en Grande-Bretagne,
21:07ils veulent mettre des taxes
21:08sur les voitures électriques
21:09parce qu'ils perdent
21:10des taxes
21:11sur les...
21:12Ben oui,
21:12il faut se bien rattraper ailleurs.
21:13Oui.
21:14Voilà.
21:15Donc,
21:15la voiture électrique,
21:16on verra que les taxes,
21:17on les aura quand même.
21:19Donc,
21:19on veut de l'argent.
21:21Il suffit
21:22que Macron
21:23dise à l'Union Européenne
21:25et que les gens
21:26savent
21:26qu'on paye une taxe
21:28de CEE
21:29de 33 centimes
21:31d'euros
21:32par litre.
21:33Et donc,
21:34pour vous,
21:35ce serait
21:36renoncer
21:37au contrat d'énergie
21:38qui finance
21:39notamment
21:40certains programmes.
21:43Merci Chantal
21:43depuis Bastia.
21:45Je vous garderai bien
21:46longtemps avec moi.
21:48Je serais bien même
21:48faire un tour à Bastia,
21:49tiens,
21:49au passage.
21:50Merci Chantal.
21:52avec plaisir à Bastia.
21:55Merci Chantal
21:56pour cette intervention.
21:58Et effectivement,
21:58vous êtes nombreux
21:59à nous dire
22:00que sur le prix
22:01des carburants,
22:02je vous rappelle
22:02qu'ils baissent
22:02à partir d'aujourd'hui,
22:03mais ça ne sera pas
22:04pour longtemps,
22:05ce sera jusqu'à fin janvier.
22:06Peut-être
22:07pourrions-nous suspendre
22:08la taxe CEE.
22:10Ça a été fait en Allemagne
22:11d'ailleurs.
22:12ça a été plutôt efficace.
22:15C'est toujours
22:16la bizarrerie
22:17de ce monde.
22:19Si nous baissons
22:20de consommation,
22:22il y a moins de taxes
22:23qui rentrent de l'autre côté.
22:24C'est un manque
22:25à gagner également.
22:26C'est une espèce
22:27de quadrature
22:29du cercle.
22:29Merci Chantal.
22:30Je sais que Muriel
22:31nous attend depuis Béziers
22:32et Pierre
22:33est aussi
22:34lui
22:35au téléphone.
22:36Il est aussi
22:38en attente.
22:38Pas santé.
22:39juste après la pause.
22:40Je vous retrouve
22:40au 0826 300 300
22:42antenne libre
22:43jusqu'à 11h.
22:43C'est formidable.
22:44Vous nous appelez,
22:45vous nous dites
22:45ce que vous avez
22:46sur le cœur,
22:46ce que vous ressentez
22:47après ces séjours
22:48de mobilisation
22:49et d'autres
22:49qui arrivent encore
22:50à tout de suite.
22:52Sud Radio,
22:53le grand matin
22:54du week-end,
22:55Jean-François Akili.
22:56Il est 10h32,
22:58nous sommes ensemble
22:59jusqu'à 11h.
23:01Vous vous exprimez,
23:02vous nous appelez
23:03au 0826 300 300
23:04Zach et à fond,
23:06je le vois derrière
23:06la vitre.
23:07Muriel,
23:08bonjour,
23:08vous êtes à Béziers,
23:09Muriel.
23:10Oui,
23:11bonjour,
23:11monsieur Akili,
23:12vous allez bien ?
23:13Oui,
23:13je vais très bien.
23:13Et vous,
23:14Muriel,
23:14comment ça s'est passé
23:15à Béziers,
23:15d'ailleurs,
23:16hier soir ?
23:16Écoutez,
23:18il y a des manifestations,
23:20mais c'est toujours
23:22très propre.
23:23Je veux dire,
23:25plutôt calme.
23:25qu'à Montpellier,
23:26c'est une catastrophe.
23:29Bon,
23:29moi,
23:29nous,
23:29on n'y va pas,
23:30on ne sort pas
23:30ce jour-là,
23:31mais franchement,
23:33alors moi,
23:33quand j'ai vu
23:35ce policier s'enflammer,
23:37je vous jure,
23:39Macron voulait une guerre,
23:40il nous l'a fait
23:41en France,
23:42monsieur.
23:42C'est vrai que l'image
23:43du gendarme mobile,
23:44de la porte bagnolée,
23:44a frappé les esprits.
23:47qui m'a stupéfait.
23:49Oui.
23:50Et Muriel,
23:51qu'est-ce que vous dites
23:52aujourd'hui
23:53de ces groupes
23:54qui défient,
23:55au fond,
23:56l'ordre public,
23:56qui défient la police ?
23:57Certains veulent boxer,
23:58certains veulent...
23:59C'est des décérébrés,
24:01monsieur,
24:02à qui dit.
24:03C'est des décérébrés.
24:04Ils veulent tout,
24:06mais ils ne payent rien,
24:07donc ils veulent bien casser,
24:08ils n'en ont rien à foutre.
24:10Ils se payent sur ce qu'ils cachent
24:11chez les commerçants,
24:12donc ils s'en foutent.
24:14Alors,
24:14moi,
24:15je ne sais pas,
24:15quand j'entends monsieur Nunes
24:16dire
24:17tout s'est bien passé
24:18dans l'ensemble,
24:20non mais,
24:20changer lui,
24:21ça perd de lunettes.
24:22Envoyez-le chez un bleu loup,
24:24il y en a deux
24:24pour le même prix.
24:25Ça existe toujours.
24:26Il commence par ça,
24:29cette déclaration-là,
24:30puis très vite,
24:30il parle de violence,
24:32je vous le cite,
24:32à la ministre de l'Intérieur,
24:33de violence inouïe
24:34de certains casseurs,
24:36et concernant
24:37ce gendarme mobile,
24:38c'est gendarme mobile
24:39visé par un cocktail Molotov,
24:40que dit le ministre de l'Intérieur ?
24:42Il dit que c'est
24:42une tentative de meurtre,
24:45c'est-à-dire qu'il démarre plutôt...
24:46Ah oui,
24:46c'est une tentative de meurtre.
24:48Donc il a un...
24:50Seulement,
24:51si vous les mettez au tribunal,
24:53ils n'auront rien,
24:54ils n'auront rien.
24:55Tiens,
24:56moi par contre,
24:57je suis passée à l'orange
24:58presque au rouge,
24:59je viens de me recevoir
25:00une amende,
25:02ah bah là,
25:02on ne nous loupe pas,
25:03voilà.
25:04Bon,
25:05on ne leur donne rien,
25:06pas d'amende,
25:07rien,
25:07ils n'ont rien.
25:08Muriel,
25:08je vous confie,
25:10il y a trois semaines,
25:11j'ai appuyé un peu
25:11parce que je voulais récupérer
25:12mon enfant à l'école,
25:13j'ai dépassé un peu
25:15la vitesse autorisée,
25:16je me suis fait serrer
25:17par des gendarmes
25:18à moto,
25:19très sympathiques d'ailleurs,
25:20et je me suis fait
25:21trois points
25:21et 90 euros net
25:22tout de suite,
25:23il n'y a pas de...
25:24Là, c'est...
25:24Oui, bah moi c'est pareil.
25:26Voilà,
25:26c'est ce que ressentent
25:27les gens,
25:28Muriel,
25:29c'est-à-dire qu'il y a
25:29deux poids,
25:30deux mesures
25:30et il y a une forme
25:32d'impunité
25:33qui horripile
25:35l'opinion publique.
25:36Mais c'est normal,
25:38la justice,
25:38elle est de gauche,
25:39donc elle ne va pas
25:39les punir,
25:41alors que vous,
25:42le bon citoyen
25:43qui respectez
25:45les règles
25:45de votre pays,
25:48etc.,
25:48on charge.
25:51Muriel,
25:52qu'est-ce que vous faites
25:53dans la vie,
25:54Muriel ?
25:54Vous êtes...
25:55Bah moi,
25:56j'étais chef d'entreprise
25:56et maintenant,
25:57je suis à la retraite.
25:58Vous étiez quoi
25:58comme entreprise,
25:59Muriel ?
26:00J'avais deux intermarchés.
26:02Ah oui,
26:04de la grande distribution.
26:06Muriel,
26:07quand vous voyez
26:08cette casse des commerçants
26:09aujourd'hui,
26:09ils sont dans les centres-villes,
26:11ils sont à bout de souffle ?
26:12Pour ces gens-là,
26:12je vous assure,
26:13la vie,
26:14elle est déjà très dure
26:15parce que les gens,
26:16moi je comprends,
26:17le pouvoir d'achat,
26:18je le comprends très très bien.
26:20Moi,
26:20je suis à la retraite,
26:21bon bah croyez-moi,
26:23vous n'arrivez pas...
26:25Quand on achète
26:27un inter,
26:29on n'a pas l'argent de cash,
26:30donc on prend des crédits.
26:32Une fois qu'on prend des crédits,
26:34on rembourse.
26:35Et puis,
26:37on cotise,
26:38on est cadre,
26:40bien sûr,
26:41puisqu'on se déclare en cadre,
26:43mais on n'a pas des retraites
26:45parce qu'avant ça,
26:47j'ai été comme tout le monde,
26:48j'ai travaillé normalement
26:51chez des patrons,
26:53bon,
26:53j'ai une retraite
26:54qui est à moins de,
26:56bien moins de 2000 euros.
26:57Il n'y a pas de quoi
26:58faire des miracles avec ça.
26:59Moi, ce qui propose là,
27:00ça va,
27:00merci.
27:01Pas de quoi faire des miracles.
27:02Bougez pas, Muriel,
27:03restez en ligne depuis Béziers.
27:04Ne bouge pas,
27:05je suis sur mon canapé.
27:07Vous êtes bien,
27:07non,
27:08si vous écoutez
27:08ce radio sur le canapé,
27:09c'est formidable.
27:10Bougez pas,
27:11Muriel,
27:11restez avec nous.
27:12Pierre,
27:12bonjour,
27:13Pierre,
27:13vous êtes à Montèche,
27:14Pierre.
27:15Oui,
27:15bonjour,
27:16oui,
27:16c'est ça.
27:16C'est dans le Tarné-Garonne.
27:19Oui.
27:20Qu'est-ce que vous dites
27:21de ces manifestations ?
27:22Il y avait moins de monde,
27:23enfin,
27:23il y avait beaucoup de monde,
27:24mais ça baisse
27:26semaine après semaine,
27:27et pas les violences.
27:28Eh bien,
27:29en fait,
27:30parce que les manifestants,
27:32ceux qui manifestent,
27:35ils ont peur
27:36des black-blowns,
27:39etc.,
27:40du ultra-gauche,
27:41donc,
27:43ils vont plus manifester.
27:45Et ensuite,
27:47moi,
27:47je voulais parler aussi
27:48de Jean-Luc Mélenchon
27:50et de Baye Ayoko,
27:51qui, eux,
27:52mettent le feu, quoi.
27:55Ils insistent,
27:56ils insistent lourdement
27:59parce que les casseurs
28:02agissent.
28:03Et en fait,
28:04il faudrait punir Mélenchon
28:06et ses colissiers
28:07au lieu,
28:08déjà,
28:09de punir les casseurs.
28:11Enfin,
28:11les casseurs,
28:11il faut les punir.
28:12Mais ça m'étonnerait
28:13que,
28:14ça m'étonnerait
28:15que casseurs payeurs,
28:17eh bien,
28:18ça puisse se faire.
28:20casseurs payeurs,
28:21ça s'applique
28:22à ceux qui,
28:23par définition,
28:24sont pris en flagrant délit
28:25de casser,
28:26ce qui n'est pas le cas
28:27de Jean-Luc Mélenchon
28:28et du maire
28:29de Saint-Denis,
28:30M. Bali Bagréco.
28:32Mais eux,
28:33ils insistent,
28:35ils insistent,
28:37ils provoquent ça.
28:38Pour vous,
28:38ils souffrent sur les braises.
28:39C'est ce qu'ils ont fait
28:40pour vous au départ,
28:41parce que là,
28:42ils sont plus en retrait,
28:43ces élus-là.
28:44On ne les entend plus
28:45vraiment,
28:45là.
28:46Ils ont déjà fait
28:48le travail
28:50pour les casseurs
28:51et tous les casseurs.
28:56Pierre,
28:57vous pensez qu'une loi
28:59casseurs payeurs serait,
29:00elle est en discussion,
29:01mais ça coince un peu
29:02entre le Sénat
29:02et l'Assemblée nationale,
29:03vous pensez qu'une loi
29:04serait à même
29:05de décourager
29:06ceux qui veulent piller
29:07les centres-villes ?
29:08Vous êtes sûr ?
29:09Non,
29:09pas du tout.
29:09Pas du tout,
29:10parce qu'ils ne seront
29:11quand même pas punis.
29:12Il y a beaucoup de mineurs
29:13qui vont être relâchés
29:16et les parents
29:17ne payeront pas
29:18parce qu'ils ne seront
29:19pas solvables.
29:21Voilà,
29:21moi,
29:21je dis que
29:22le casseur payeur,
29:24pour moi,
29:25ça ne va pas marcher.
29:26Et ensuite,
29:27ce qui serait bien
29:28bien à savoir,
29:30c'est que
29:30tous ceux
29:31qui ont été condamnés,
29:33qu'on sache,
29:34pas les noms,
29:35parce que ce serait,
29:37mais qu'on sache
29:38combien de personnes
29:39ont été interpellées
29:41et combien
29:42ces personnes-là
29:44vont payer
29:44ou combien
29:45ils vont être
29:46à devoir mettre
29:47la main
29:48à la poche.
29:49Bien sûr.
29:50Parce que ça,
29:51nous ne le saurons jamais.
29:52Vous êtes toujours
29:53d'actifs,
29:54Pierre,
29:55dans votre vie.
29:56Je suis retraitée.
29:57Vous êtes retraitée,
29:58vous également.
29:59Tiens,
30:00vous êtes toujours là,
30:00Muriel,
30:01depuis Béziers.
30:02Oui,
30:02oui.
30:03Vous êtes donc à Béziers
30:04et Pierre,
30:05vous êtes,
30:05à Montèche.
30:06Il y a quoi ?
30:06Il y a 200 et quelques kilomètres
30:08entre vous deux.
30:09Mais vous êtes ensemble
30:10sur l'antenne de Sud Radio.
30:11Muriel,
30:11que dites-vous ?
30:12Vous êtes toujours
30:13sur votre canapé,
30:13Muriel.
30:14Que dites-vous ?
30:15Ne bougez pas,
30:16surtout.
30:17Que personne ne bouge.
30:18Restez là.
30:19On ne bouge pas,
30:19on est là.
30:20Vous êtes bien
30:20tous les deux là.
30:22Je reviens de mes courses
30:23alors donc,
30:24faites une pause.
30:25Faites une pause.
30:26Muriel,
30:26qu'est-ce que vous dites
30:27de l'idée de Pierre
30:28d'essayer de faire une vraie loi
30:32casseur-payeur ?
30:33C'est en discussion
30:34mais ça coince un peu,
30:35je le répète,
30:35en bonne et due forme
30:36pour tenter peut-être
30:37de sanctionner,
30:39de dissuader,
30:40je ne sais pas.
30:42Mais ce n'est pas la peine,
30:43ils perdent leur temps.
30:45D'abord,
30:45ça ne passera pas
30:46et d'autre part,
30:48vous avez,
30:48comment dirais-je,
30:52un petit trou de mémoire.
30:56Non,
30:56par contre,
30:58ils vont nous augmenter
30:59nos assurances
31:03avec 0,30 ou 0,50,
31:05je ne sais pas quoi.
31:07Mais ça,
31:07ils ne vont pas l'oublier.
31:09Ah non,
31:09ça,
31:10ils ne l'oublieront pas.
31:11Nous,
31:12il n'y a pas de problème
31:13et on ne nous demande pas
31:14notre avis.
31:15Ça va être prélevé
31:16automatiquement.
31:17Nous,
31:17nous sommes les payeurs.
31:19Vous êtes les payeurs,
31:20vous,
31:20direct,
31:21sans passer par la case
31:23casseur.
31:23C'est toujours
31:24où ils vont nous suivre
31:25sur nos livrets
31:26de caisse d'épargne.
31:27Pierre,
31:27vous êtes comme Muriel,
31:28vous avez une petite retraite
31:29vous également.
31:31Oui,
31:31oui,
31:31oui,
31:32moi,
31:32je n'ai pas,
31:33écoutez,
31:34oui,
31:34j'ai une petite retraite.
31:37Je vous pose la question
31:38par rapport à la difficulté
31:40d'aujourd'hui
31:40avec la vie chère.
31:42C'était le sens
31:43de ma question.
31:43Et vous savez,
31:45avant,
31:46alors je vais vous dire,
31:48nous gardons nos petits-enfants
31:50et chaque fois qu'on les gardait,
31:52ça leur faisait plaisir.
31:54Quand on passait devant
31:56un McDonald's,
31:56un KFC,
31:58etc.,
31:58on leur disait,
31:59bon,
31:59allez,
31:59à midi,
32:00on va se faire
32:02une petite journée
32:03et c'est pour vous.
32:05Et maintenant,
32:06on ne passe plus
32:07devant ces...
32:08au lieu de le faire
32:09quatre fois par mois
32:10ou cinq fois par mois,
32:12on ne le fait
32:12qu'une ou deux fois.
32:14Et oui,
32:14parce que tout est cher.
32:16Parce que tout est cher.
32:17Et oui,
32:18et puis,
32:19et puis,
32:20quand on veut faire
32:21des courses,
32:22on est...
32:22Alors là,
32:23on est surpris.
32:25On est obligé
32:26d'ajouter
32:26les premières marques,
32:29même si,
32:29même si,
32:30c'est pas très bon
32:31pour la santé,
32:32mais on ne peut pas
32:33faire autrement.
32:34Vous faites gaffe aussi,
32:35Muriel,
32:35faites attention,
32:36vous aussi,
32:36c'est pareil.
32:37Ben écoutez,
32:38je reviens
32:38de l'intermarché
32:40puisque moi,
32:41c'était une enseigne
32:41que j'avais,
32:42donc je suis restée
32:44fidèle,
32:44voilà.
32:45Mais oui,
32:46c'est vrai
32:46qu'il y a eu
32:47une sacrée augmentation.
32:49Et en plus,
32:50on prend les produits
32:52de la marque Inter,
32:53enfin,
32:54c'est pas Inter,
32:54mais c'est leur marque
32:56personnelle,
32:57pour payer moins cher
32:58que les marques nationales.
33:00Et bien,
33:01on fait quand même
33:01attention
33:03parce que,
33:04et puis vite fait,
33:05t'as trois fois rien
33:06dans ton panier,
33:08c'est tout de suite
33:09à 50 euros,
33:11mais il n'y a rien,
33:12quoi.
33:12Il y a deux morceaux,
33:14deux petits morceaux
33:15de viande,
33:15un peu de légumes,
33:17un peu de fruits
33:17et terminé,
33:18au revoir.
33:18Elle est là,
33:19la réalité,
33:20Muriel et Pierre,
33:21pour tous les deux,
33:22et nous allons conclure
33:23avec tous les deux.
33:24C'est formidable,
33:25vous l'avoir en direct
33:25en même temps,
33:26c'est fou,
33:27j'adore.
33:28Vous êtes d'accord,
33:29en plus.
33:29Mais au moins,
33:30on est du même avis.
33:31On est du même avis.
33:32Et puis,
33:32vous nous racontez
33:33la réalité de ce pays.
33:36C'est ça,
33:36la vraie vie,
33:37la réalité,
33:38c'est qu'à la fin,
33:39il ne reste pas grand-chose
33:40à la fin du mois.
33:41Et puis,
33:42c'est bien de manifester,
33:44c'est bien d'exiger,
33:45il faut le faire,
33:46mais encore,
33:47ne faut-il pas mettre
33:48le pays par terre.
33:49Je vous laisse le mot de la fin,
33:49tous les deux,
33:50à tour de rôle,
33:50Muriel.
33:51Vous nous voyez,
33:53nous,
33:53descendre dans la rue
33:54et manifester,
33:55parce qu'on n'est pas content,
33:57ce n'est pas possible.
33:58On n'a pas,
33:59on ne peut pas.
34:00Alors,
34:00moi,
34:00je vous pose une question,
34:01monsieur Achilles,
34:02vous êtes journaliste,
34:05vous recevez plein de gens
34:06de tous bords.
34:08Est-ce que vous pensez
34:09que là,
34:10ça ne va pas pouvoir durer encore ?
34:12Là,
34:12il y en a encore une
34:13qui est prévue la semaine prochaine.
34:14Est-ce que vous croyez
34:15qu'on va tenir jusqu'à Noël
34:17comme ça pour les commerçants,
34:19pour les gens qui viennent,
34:21même veulent faire
34:22leurs cadeaux de Noël ?
34:23Vous pensez ça,
34:24franchement ?
34:24Non.
34:24Est-ce que vous ne pensez pas
34:26qu'on devrait mettre ?
34:28Moi,
34:28je suis pour un général
34:30qui,
34:31pendant,
34:31jusqu'aux élections,
34:33tient le gouvernement,
34:34la rue et tout,
34:36et puis après,
34:37voilà,
34:37les élections se passent,
34:39on a un président,
34:40et voilà.
34:41Un général,
34:42comme il y a eu
34:43pour Notre-Dame de Paris,
34:44alors je vous réponds,
34:45Muriel,
34:45et je donne la conclusion
34:46à Pierre aussi,
34:47comme vous,
34:48non,
34:48ça ne peut pas tenir,
34:49et le problème aussi,
34:50ce que nous ne voyons
34:51pas encore arriver,
34:52c'est que les uns et les autres
34:54vont faire plus que jamais
34:55leur course en ligne
34:57pour le petit commerce,
34:58et nous avions Alain Di Crescenzo
34:59ce matin,
35:00qui a ouvert le bal
35:01avec ses inquiétudes
35:02en disant,
35:02ras-le-bol,
35:03on va tous mourir,
35:04qui est le président
35:04de la Chambre de Commerce
35:05et d'Industrie
35:06dans ce pays,
35:07c'est une réalité,
35:08ça ne peut pas durer comme ça,
35:10c'est tout un pont de l'activité
35:12et du vivre ensemble
35:13des centres-villes
35:14qui est en train de mourir.
35:15Pierre,
35:16le mot de la fin avec vous,
35:17j'imagine que,
35:17comme Muriel,
35:19vous aimeriez que ça se calme
35:20un petit peu.
35:21Oui,
35:22c'est la même chose,
35:24mais je voudrais ajouter,
35:26pour la police,
35:28pour la police,
35:30moi je dis qu'ils font
35:31quelque chose de super,
35:33et avoir vu le CRS
35:36qui s'est fait brûler
35:38un cocktail du monot au dessus,
35:40non,
35:41mais c'est scandaleux.
35:45Et je dis aussi
35:47que quand un CRS
35:51fait des trucs
35:54qui ne sont pas bien,
35:56alors à ce moment-là,
35:57tout le monde
35:57il saute au dessus,
35:59et c'est le haut de la page.
36:02C'est toute la difficulté
36:03du système.
36:04Merci Pierre,
36:05c'est vrai que ce gendarme mobile
36:06a touché,
36:07et ils étaient plusieurs d'ailleurs,
36:09dans ce groupe
36:09Porte de Bagnolet
36:10par un cocktail de Molotov,
36:12ils ont été légèrement blessés,
36:14mais c'est quelque chose
36:15de l'ordre du franchissement
36:17dans l'agression
36:17des forces de l'ordre
36:18de ces séquences de violences
36:21qui désormais maillent
36:22les cortèges
36:23au moment de la dispersion
36:25dans de nombreuses villes,
36:26un vrai sujet de préoccupation,
36:27et qui rendent infernal
36:30les samedis désormais,
36:32à l'approche de Noël,
36:33surtout pour les commerçants,
36:34y compris pour les habitants
36:36des centres-villes.
36:36Merci à tous les deux,
36:37Muriel et Pierre,
36:38pour ce regard croisé,
36:4010h46,
36:41allez nous marquons
36:42une nouvelle pause,
36:42et je vous attends
36:43pour la suite
36:45de cette antenne libre
36:46sur Sud Radio,
36:48à tout de suite.
36:50Sud Radio,
36:51le grand matin week-end,
36:52Jean-François Akili.
36:5410h48,
36:55Simon,
36:56vous êtes à Perpignan,
36:57Simon,
36:57ravi de vous accueillir
36:59ce matin
37:00dans cette antenne libre,
37:02c'est désormais
37:03le rendez-vous du dimanche
37:04sur Sud Radio,
37:05tous les dimanches,
37:05vous nous appelez,
37:06vous réagissez à l'actualité,
37:09Simon,
37:10qu'est-ce que vous dites,
37:12vous,
37:12de cette situation
37:14aujourd'hui dans ce pays,
37:15avec cette troisième journée,
37:18comment ça s'est passé
37:19d'ailleurs à Perpignan,
37:20chez vous ?
37:21Il y a eu juste
37:23des petites exactions,
37:24mais c'est encore
37:25contenu ici,
37:26il n'y a pas trop de soucis.
37:27On est dans une région,
37:28quand même,
37:29on a moins
37:30ce tissu
37:32de LFiste,
37:33d'ultra-gauche,
37:35et ça serait plus
37:36l'île que je connais aussi
37:38énormément,
37:39c'est Toulouse,
37:39où là,
37:40effectivement,
37:40il y a un vivier important.
37:43À qui la faute,
37:44à qui la faute,
37:45Simon ?
37:46À LFI.
37:46Il n'y a pas
37:4736 choses,
37:48c'est eux,
37:49et les filles
37:50de l'éducation nationale,
37:51qui sont de sensibilité
37:53également de gauche
37:53et d'ultra-gauche,
37:55qui ont lavé
37:56le cerveau
37:57à des enfants,
37:58pour les amener,
37:59et en plus,
37:59c'est facile à manipuler,
38:00puisqu'ils n'ont
38:01aucune maturité politique,
38:04et ils croient
38:05qu'on va faire croire
38:06à certaines choses,
38:07et sans réflexion,
38:09ils s'imaginent
38:10que c'est la bonne solution,
38:11alors que ça sera pire.
38:13Justement,
38:13ils le prouvent là.
38:14Donc,
38:15moi,
38:15je ne comprends pas
38:16ce gouvernement,
38:17qui ne prend
38:19aucune mesure,
38:19qui n'a aucun courage,
38:21parce qu'il faudrait
38:23qu'il y ait
38:24des articles 40
38:25ou des plaintes
38:26systématiquement posées
38:27à tout un chacun
38:28qui tient un discours,
38:30déjà ne serait-ce
38:31que la police tue,
38:32parce qu'il faudrait
38:32qu'ils nous disent
38:33que la police tue,
38:33donnez-moi des exemples
38:35de gens qui sont décédés
38:37à la police tue
38:37sans revenir
38:38à la préhistoire
38:39ou à 2-3 cas,
38:40que la gauche
38:41tue beaucoup plus.
38:42Vous pensez
38:43que ce slogan,
38:45et puis on entend
38:46le slogan aussi
38:46des Black Blocs,
38:47il est illégal,
38:50il est illégal,
38:51il doit être condamné,
38:52comme traiter les autres
38:54sans argument,
38:54de fasciste,
38:55de xénophobe,
38:56de raciste,
38:57c'est quoi ça ?
38:58On se contente
39:00de dire des choses
39:03sans aucune base
39:05qui est seule
39:05à la base idéologique,
39:07et derrière,
39:08on n'a pas le droit
39:09de se défendre,
39:10mais ce n'est pas possible,
39:11alors que eux,
39:12quand ils emploient
39:12des termes comme ça,
39:14ils vont de plus en plus loin.
39:18Si on ne met pas un stop,
39:20ça va aller encore plus mal.
39:21De toute façon,
39:23et puis comme je dis,
39:24il y a une chose très simple,
39:26M. Macron est en fin de parcours,
39:29il n'a qu'à de toute façon
39:30prendre enfin
39:31une décision courageuse
39:33de mater la révolte,
39:36parce qu'il n'y a pas
39:36d'autres mots plus adaptés,
39:39ou sinon de se démettre
39:40s'il n'est pas capable
39:40de le faire,
39:41mais qu'il fasse
39:42quelque sorte de courageux
39:43avant de partir,
39:43et non pas de laisser
39:45justement la chienlisse
39:46installée,
39:46parce que là,
39:47il est en train,
39:48et puis bon,
39:49bien sûr,
39:49il est de sensibilité de gauche,
39:50donc pour lui,
39:51c'est compliqué,
39:52mais il faudrait quand même
39:53qu'à un moment donné,
39:54il voit l'intérêt des Français,
39:56et pas son intérêt à lui,
39:58en 2032,
39:59c'est loin,
40:00et si ça va,
40:02si ça gêne,
40:02et voilà.
40:03Pour vous,
40:04il détient peut-être
40:05une clé de résolution
40:07de ce qui se passe là,
40:08pendant une décision,
40:10soit vous diriez
40:10vers une répression,
40:11mais ça,
40:12vous savez ce que ça donne,
40:14c'est la porte ouverte
40:15à une guerre civile,
40:17c'est un risque,
40:18il faudra y arriver,
40:20il faudra y arriver
40:21si on ne prend pas
40:21des décisions courageuses,
40:23et qu'on ne met pas,
40:24et les filles devaient être
40:25de toute façon,
40:26quand on en est déjà financièrement,
40:28comme on a fait
40:29pour la mafia,
40:30on n'a pas pu les attaquer
40:32pour les infractions,
40:32on les a attaquer
40:33par le portefeuille.
40:54Le portefeuille,
40:55intérieur,
40:56alors là,
40:56on n'en parle pas,
40:56ça n'existe pas.
40:57Alors si bon,
40:58je vous bouscule un peu,
40:58parce que l'heure tourne,
40:59malheureusement,
41:00j'entends bien ce que vous dites,
41:02Frédéric,
41:02bonjour,
41:02vous êtes à Saint-Albin de Médoc,
41:04c'est près de Bordeaux ça ?
41:06Oui,
41:07oui,
41:07c'est Bordeaux.
41:08Vous êtes un Bordelais,
41:09en quelque sorte,
41:10Frédéric.
41:11Après ma famille,
41:12oui,
41:12c'est Bordelais,
41:13pur sucre des deux côtés.
41:14Pur sucre,
41:15Bordelais,
41:16mais Bordeaux qui est secoué
41:17par les manifestations,
41:19en ce moment.
41:20Toutes les grandes villes de France
41:22et beaucoup de villes moyennes.
41:24Non,
41:24moi je suis fou de rage,
41:25parce que...
41:25Fou de rage,
41:26oui.
41:27Je suis fou de rage,
41:28parce que tout ce qui se fait là,
41:29c'est purement une espèce de guerre,
41:30c'est un début de guerre civile,
41:32je ne vois pas d'autres mots à dire.
41:35Monsieur Simon vient de faire
41:37un excellent résumé
41:38et une description,
41:40Madame Muriel,
41:40tout à l'heure,
41:41en parlant d'un général
41:42qui pouvait souhaiter
41:43de la situation.
41:45Mais on ne peut pas,
41:46on ne peut pas,
41:47à l'heure actuelle,
41:48avec un conseil constitutionnel
41:50complètement vérolé,
41:51avec un conseil d'État
41:52complètement vérolé,
41:53avec une assemblée nationale
41:54complètement vérolée,
41:55c'est impossible
41:56de faire quelque chose.
41:57Là,
41:58quelle que soit la personne
41:59qui va s'installer à l'Élysée
42:00dans quelques temps,
42:02dans quelques temps,
42:03rien ne pourra être fait.
42:04Il faut absolument passer
42:07par cet article 16
42:08de la Constitution,
42:0916 je crois,
42:12pour absolument faire
42:13des référendums
42:14devant lesquels
42:15les immondes politicards,
42:17les politirats,
42:18moi je les appelle
42:18des politirats
42:19de la gauche
42:20et de l'extrême-gauche
42:21vont être obligés
42:24devant un référendum,
42:25je pense que,
42:25alors oui,
42:26devant un référendum,
42:27ils vont être obligés
42:27de se taire,
42:28ils vont être obligés
42:29de se taire,
42:29mais je suis sûr
42:31qu'ils vont quand même
42:32essayer de continuer
42:34cette espèce
42:34de guerre civile
42:35avec les,
42:35quand on entend
42:36les paroles
42:36de M. Bagayoko,
42:37les paroles
42:37de M. Mélenchon,
42:38les paroles
42:39de Panneau,
42:40de Bompard,
42:40de Porte,
42:41de Loucure.
42:42Vous êtes comme Simon,
42:43vous pensez que
42:45cette formation politique-là
42:47a une part de responsabilité
42:48dans les événements
42:49du moment ?
42:50Parce que quand vous dites
42:50l'article 16,
42:51pour bien comprendre,
42:52ce sont les pleins pouvoirs,
42:53c'est les pouvoirs exceptionnels
42:55en période de crise grave.
42:57En période de crise grave.
42:58Vous le souhaitez ?
42:59Et évidemment,
42:59évidemment,
43:00évidemment,
43:01le triste cire
43:03de M. Ferrand
43:04s'est empressé
43:05de dire que,
43:05oulala,
43:06non, non,
43:06c'est l'article 89
43:07et l'article 89,
43:09il faut l'accord
43:09de l'Assemblée,
43:10des deux assemblées,
43:10etc.
43:11Donc, si on passe
43:12par un article...
43:13De Gaulle a très bien
43:14expliqué que l'article 11
43:16est fait pour ça,
43:18justement,
43:18pour essayer de passer
43:19par-dessus quelque chose
43:21en demandant véritablement
43:22l'avis du peuple
43:23et non pas simplement
43:24l'avis d'une assemblée générale
43:26qui serait complètement
43:26déroulée.
43:27Parce que,
43:28bon,
43:28on tape sur les filles,
43:30on tape sur...
43:30Mais qu'est-ce qu'on fait ?
43:32Qu'est-ce qu'a fait ?
43:33Qu'est-ce qu'a commencé
43:33à faire Viscard
43:34lorsqu'il était au pouvoir ?
43:36A laisser toutes les grèves
43:37devenir violentes,
43:38bloquer...
43:38Quand on fait la grève,
43:39on a le droit
43:40de ne pas travailler,
43:41mais on n'a pas le droit
43:41de bloquer l'entreprise
43:42pour empêcher les gens
43:43qui veulent travailler.
43:44Viscard n'a pas fait une seule,
43:45n'a pas rompu
43:46un seul,
43:47une seule grève.
43:47Ensuite,
43:48nous avons eu Chirac
43:49qui, pendant 12 ans,
43:50pendant 12 ans,
43:51n'a absolument rien enlevé,
43:53n'a rien supprimé
43:54de ce qu'avait fait Mitterrand.
43:55Il en a même rajouté
43:56avec la destruction
43:58de l'école
43:59qu'avait commencée
44:00M. Abdi
44:00avec ce qu'a fait
44:01Jospin.
44:02Et ensuite,
44:04pareil avec Sarkozy,
44:05pareil avec Collande,
44:06pareil avec Macron.
44:06tous les pouvoirs successifs,
44:07en leur part,
44:08depuis M. Giscard d'Estaing,
44:10de responsabilité.
44:11Pardonnez-moi, Frédéric,
44:12parce que l'heure tourne
44:12et j'entends que vous êtes
44:13comme Simon à Perpignan,
44:15Frédéric,
44:15vous à Bordeaux,
44:17partisan peut-être
44:18d'une solution un peu forte
44:19jusqu'à l'élection présidentielle.
44:20Louise,
44:21le temps tourne,
44:22malheureusement.
44:23Vous avez deux minutes et demie.
44:24Je sais que c'est une colle,
44:25mais pour conclure,
44:26vous êtes à Vic en Bigorre,
44:28Louise,
44:28et je sais que Simon
44:29et Frédéric nous entendent
44:30et ils vous écoutent.
44:31Louise,
44:32que dites-vous ?
44:33Il y a une vraie inquiétude.
44:34Pendant une heure,
44:35ça a été le sujet
44:36sur l'antenne de Sud Radio
44:38et cette inquiétude
44:39est largement partagée.
44:41Que vous soyez pour
44:41contre les mains.
44:42Les Français ont peur.
44:44Les Français se demandent
44:45qui on va avoir derrière.
44:47Ça fait des années
44:48que les Français
44:49refusent même
44:50d'aller voter
44:50parce qu'ils sont contre
44:51tout ce qu'on propose.
44:54De bas en haut,
44:55on a l'impression
44:56que tout est foutu,
44:57que nos services publics
44:58s'envolent.
44:59Moi, j'entends tout ça
45:00et c'est pour ça aussi
45:01que les gens sont dans la rue
45:02de manière complètement
45:04différente.
45:04Ils ont des propositions diverses,
45:07ils ont des envies,
45:08les Français,
45:09mais là,
45:09on les bloque de partout.
45:11Donc,
45:12les Français savent
45:13se rassembler
45:13et moi,
45:14j'espère juste une chose,
45:16c'est que vraiment,
45:16ils regardent bien
45:17les programmes
45:19et qu'on vote vraiment
45:21pour des gens
45:21qui vont enfin bouger
45:23des choses,
45:23bouger de bas en haut
45:25et remettre à place
45:26cet État français
45:28qui est capable.
45:29Nous, les Français,
45:30on est vraiment capables
45:31de faire quelque chose
45:31de formidable
45:32et ça,
45:32il ne faut pas l'oublier.
45:33Une note d'espérance
45:34avec vous, Louise.
45:35Pour vous,
45:35c'est important,
45:36le rendez-vous présidentiel
45:37de 2027.
45:38Il vous reste une minute
45:38mais j'apprécie votre message
45:41et qui vient en complément
45:42de tout ce qui a été dit
45:43parce qu'il faut répondre
45:44à l'inquiétude des Français.
45:45Oui, parce que moi,
45:47je vois aussi dans ces rassemblements
45:48qu'on croit tous ensemble
45:49à une cause
45:50qui peut être commune.
45:51Maintenant,
45:51il faut des gens
45:52qui sont capables
45:52de rassembler.
45:54De rassembler.
45:55Il faut rassembler,
45:56vous nous dites ce matin,
45:58Louise,
45:58depuis Vic en Bigorre.
46:00Je vous remercie,
46:01Louise,
46:01pour ce mot de la fin
46:04et merci à vous,
46:05à tous les deux.
46:06Simon,
46:06à Perpignan,
46:07je sais que vous nous écoutez.
46:08Frédéric,
46:08vous êtes à Saint-Aubin
46:10de Médoc,
46:10c'est la banlieue de Bordeaux.
46:11Merci à tous les deux
46:12et j'entends votre inquiétude.
46:14Voilà,
46:14donc c'est la fin
46:15de cette antenne ouverte,
46:18libre antenne,
46:19de 10h à 11h.
46:20C'est désormais
46:21votre rendez-vous du dimanche
46:23sur Sud Radio.
46:24Je suis très heureux
46:25d'entendre vos réactions
46:26parce que vous dites
46:27les choses
46:28telles que vous les ressentez
46:29et c'est là
46:30la réalité,
46:31celle de terrain
46:32que soulignait
46:33Olivier Galzy,
46:34tout à l'heure,
46:34le maire d'Avignon
46:35en direct sur Sud Radio.
46:37Dans un instant,
46:38à suivre après le journal,
46:41Ferniaud fait le marché
46:42et nous avons rendez-vous
46:43avec bonheur
46:44parce qu'il faut aussi
46:45bien se nourrir
46:46avec Vincent Fergnot.
46:48A tout de suite.
46:49Vous restez avec nous
46:49sur l'antenne de Sud Radio.
46:51Sud Radio.