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  • il y a 3 mois
Avec Pascal Housset, Directeur de la branche énergie décarbonation de la Fédération Française du Bâtiment et Florence Jasmin, Déléguée générale du Pexe

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##LA_PLANETE_DEMAIN-2026-07-05##

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News
Transcription
00:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente...
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour la planète demain,
00:14l'émission optimiste et positive qui donne la parole aux acteurs du changement
00:18et aux porteurs de solutions environnementales.
00:21Et qui plus est, vous réconcilie avec l'écologie.
00:23Et aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir dans nos studios
00:26deux acteurs de l'écologie positive.
00:28J'ai nommé Pascal Housset, président de la Fédération Française du Bâtiment,
00:32qui réagira sur le plan d'électrification et la décarbonation du bâtiment
00:36face aux principes de réalité.
00:39Ainsi que Florence Jasmin, qui elle est déléguée générale du PECS,
00:42alors qui nous expliquera un petit peu de quoi il s'agit,
00:45mais l'association nationale des clusters, pôle de compétitivité,
00:49associations professionnelles des secteurs de l'environnement,
00:52de l'énergie et de l'économie circulaire.
00:54Bonjour Pascal, on va démarrer donc avec vous.
00:56Bonjour.
00:56Alors, le 10 avril dernier, le Premier ministre a annoncé une accélération
01:00de l'électrification des logements et elle passera par l'exclusion
01:04de certaines solutions telles les chaudières à gaz et autres pompes à chaleur hybride.
01:10Vous alertez sur les limites du réseau électrique.
01:12Est-ce que vous estimez que le débat actuel manque de réalisme ?
01:16Oui, alors effectivement, la position à la FFB est le groupe que je représente.
01:22Je suis président des entreprises de génie climatique.
01:26C'est plus de 15 000 entreprises sur l'ensemble du territoire.
01:29Ce qui est important à retenir, c'est que d'abord, nous prenons la décarbonation des bâtiments,
01:34avant toute chose, mais avec méthode, effectivement, avec réaliste.
01:39Et là, on a quelques inquiétudes quant à la capacité au réseau d'Enedis
01:44de pouvoir répondre à la demande.
01:47D'ailleurs, il suffit d'écouter un peu les chiffres qui sont annoncés,
01:50à savoir que ce soit Enedis ou RTE qui annoncent un programme sur 10 ans
01:56évalué à plus de 90 milliards d'investissements.
01:59Donc, ça laisse à penser quand même qu'il y a encore des choses à faire au niveau du réseau.
02:03Alors, l'électrification, pardon, est-elle, selon vous, plutôt une réponse universelle ?
02:10Non, encore une fois, nous, on prend, quand je dis le mix énergétique,
02:13c'est-à-dire qu'on sait très bien que ça soit pour pouvoir pallier au point hivernal.
02:18D'ailleurs, il y a des études qui le démontrent bien.
02:20Et puis aussi, par rapport à l'adaptation du réseau,
02:24on a besoin d'avoir le complément d'autres énergies.
02:26Et notamment, quand je dis ça, je pense au biogaz.
02:30Je ne parle pas, bien évidemment, les énergies fossiles vont être à proscrire le plus rapidement possible,
02:34surtout dans le contexte géopolitique que nous avons en ce moment.
02:38Mais on a la possibilité d'avoir aujourd'hui un gisement incroyable de biogaz
02:42qui est produit par nos agriculteurs.
02:44Donc, c'est plutôt un circuit plutôt vertueux.
02:47Et c'est dommage de ne pas mettre suffisamment en valeur cette production de biogaz.
02:52Rappelons que l'objectif, c'est 20% de taux de couverture de biogaz d'ici fin 2030.
02:58Donc, c'est quand même une forte capacité pour nos territoires.
03:01Est-ce à dire que le réseau électrique français est actuellement le maillon faible ?
03:05Oui, alors on a bien vu dans la politique pluriannuelle de l'énergie qui a été présentée,
03:11la production, on sait qu'il y a des...
03:14Voilà, on a la chance d'avoir des centrales nucléaires décarbonées.
03:17On en a d'autres qui vont être à construire, mais qui ne sont pas encore financées
03:20et qui ne sont pas non plus encore construites.
03:22Et puis, la multiplication des usages.
03:24Et alors nous, on n'est que sur le vecteur, j'ai envie de dire, chauffage
03:28et production d'eau chaude sanitaire, qu'il ne faut pas oublier également.
03:31Mais on ne parle même pas de la mobilité.
03:33Si on rajoute à ça la mobilité, on est sur des attentes et des demandes très, très importantes.
03:39La change, la donne, j'imagine ?
03:40Complètement.
03:41Et en quoi ?
03:43En fait, en termes de besoins, en termes de raccordement
03:46et en termes de, encore une fois, de robustesse des réseaux,
03:49on a la chance aujourd'hui d'avoir un réseau gazier historique existant
03:53dans lequel on peut injecter du biogaz.
03:55C'est déjà le cas.
03:56On est en injection directe maintenant dans les réseaux.
03:58Donc, c'est du circuit court.
04:00Moi, par exemple, je suis en Seine-et-Marne.
04:01On a 27% de taux de couverture en biogaz in situ dans le département.
04:06Donc, comme quoi, on a des productions qui sont quand même intéressantes à exploiter
04:11sur l'ensemble des réseaux gaz.
04:13Et qu'est-ce que le terrain vous apprend aujourd'hui sur la décarbonation du bâtiment ?
04:17Alors, c'est quelque chose où on est déjà très engagé.
04:20Depuis 2019, nous, à la Fédération française du bâtiment,
04:24on a tout de suite été très engagé dans une démarche de rénovation des bâtiments.
04:28Aussi, au niveau de la construction, puisqu'on est déjà à se projeter à horizon 2050,
04:33c'est-à-dire construire aussi de manière décarbonée,
04:35rénover les bâtiments de manière décarbonée.
04:37Et là, ce qu'on peut également regretter,
04:40c'est qu'on a sorti du spectre aussi l'isolation des bâtiments dans la rénovation,
04:46beaucoup moins aidé.
04:47Et nous, on reste farochement sûrs qu'il faut d'abord isoler les bâtiments
04:55avant de mettre des pompes à chaleur.
04:57Aller chauffer des bâtiments qui sont des passoires thermiques,
05:00c'est un peu dommage, et quel que soit le mode de chauffage, d'ailleurs.
05:02Bien sûr.
05:03Alors, pourquoi la solution hybride répond-elle mieux
05:05à certaines contraintes techniques ou économiques ?
05:08Alors, l'hybride, moi, je dis toujours, c'est le meilleur des deux mondes.
05:11Parce qu'en fait, là où on ne peut pas électrifier justement pour les raisons
05:15qu'on a invoquées, c'est-à-dire le problème de réseau ou des bâtiments
05:19pas suffisamment isolés, permet de cranter le système d'installation,
05:23d'avoir toute la souplesse, c'est-à-dire les périodes les plus froides,
05:26là où on aura besoin du réseau électrique,
05:28finalement, on a le biogaz qui peut venir en appoint.
05:31Puisqu'on parle bien d'un appoint à l'hybride,
05:33en fait, l'énergie gaz-biogaz n'est que l'appoint, en fait, du système de chauffage.
05:38Donc, il vient renforcer le réseau, il vient apporter de la souplesse au réseau.
05:42Et puis, pour le client final, pour le consommateur, finalement,
05:46c'est aussi ne pas avoir les deux pieds en même sabots,
05:48c'est-à-dire qu'il profite de deux systèmes d'énergie décarbonée
05:52pour lesquels il peut utiliser, en fonction des prix énergétiques,
05:56avoir la souplesse aussi en termes d'usage et de consommateur.
05:59– Alors, j'ai lu sur Internet, sur un article que vous aviez écrit,
06:07que vous appeliez un langage de vérité.
06:09Est-ce à dire que l'on ne nous dit pas tout, aujourd'hui ?
06:12– Oui, alors on commence à avoir les langues qui se délient,
06:15parce qu'effectivement, on se montre insistant sur ce point-là,
06:19puisque nous, finalement, quand on nous dit un million de pompes à chaleur
06:22chaque année à horizon 2030, la filière est prête.
06:26C'est-à-dire que, là, je parle en tant qu'aussi membre d'Assemblée française
06:30des pompes à chaleur au Conseil d'administration,
06:33on a les industriels, aujourd'hui, qui sont prêts à produire.
06:36Nous, on a plus de 15 000 entreprises Calipac, aujourd'hui,
06:40sur l'ensemble du territoire, donc nous sommes prêts.
06:42Par contre, on voudrait avoir la clarification,
06:47la robustesse du réseau et la faisabilité avec une cartographie
06:50qui nous permettraient, véritablement, de mener nos actions en développement,
06:55là où c'est, j'irais, aujourd'hui, de manière sûre que le réseau va répondre à la demande
07:01et peut-être mettre un peu d'hybride dans les zones
07:04où ça nécessite, peut-être, ces 10 ans de développement de réseau.
07:07Voilà, donc, quand on parle de vérité, c'est qu'on aimerait,
07:10et notre demande, elle est vraiment importante,
07:13à prendre en considération pour la réussite de la décarbonation des bâtiments.
07:17Et si vous aviez, justement, un message à faire passer au gouvernement
07:20ou à adresser au gouvernement, quel serait-il, aujourd'hui ?
07:24Nous, ce qu'on souhaite, c'est se mettre autour de la table
07:26avec les gens d'Enedis et RTE et de pouvoir travailler ensemble.
07:30D'ailleurs, on espère qu'Enedis rejoindra l'AFPAC
07:32et CEPAC qui a été mis en place depuis peu,
07:34de manière à ce qu'on puisse travailler sur cette cartographie
07:37et sur ce plan d'action au niveau des territoires.
07:40Eh bien, le message est passé. Merci infiniment, cher Pascal Housset,
07:43président de la Fédération française du bâtiment.
07:45Nous allons faire une courte pause et nous retrouver dans un petit instant
07:48sur Sud Radio, avec nos deux invités, bien entendu,
07:51mais surtout avec Thibaut, notre French Trotter national,
07:54qui, lui, aujourd'hui, continue son périple autour de Paris.
07:58A tout de suite sur Sud Radio.
08:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
08:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente...
08:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
08:11Eh bien, vous êtes toujours sur Sud Radio pour la planète demain,
08:13toujours en compagnie de nos deux invités et de Thibaut,
08:16le fameux French Trotter de l'émission,
08:17qui, finalement, a élu domicile à bord du ballon Generali,
08:21afin de nous en dire plus sur son rôle essentiel
08:23et notamment sur l'étude des maladies respiratoires et leur prévention.
08:28Eh oui, Christophe, en marge de ma balade dans les airs,
08:31j'ai rencontré le professeur Bruno Crestani,
08:33président de la Fondation du Souffle,
08:34qui exploite les données récoltées par le ballon.
08:37Il nous explique d'abord en quoi les maladies respiratoires
08:40représentent un enjeu majeur de santé publique.
08:42Personne ne le sait, pourtant c'est extrêmement important.
08:44On estime aujourd'hui qu'il y a 10 millions de personnes en France
08:47qui sont atteintes de maladies respiratoires.
08:48Asthme, BPCO, bronchopneumopathie chronique obstructive.
08:52Il y a 3 millions d'apnéiques,
08:54le syndrome d'apnée obstructive du sommeil,
08:55c'est une maladie respiratoire.
08:57Et on oublie des maladies qui sont moins fréquentes,
08:59mais extrêmement graves.
09:00Cancer du poumon, plus de 50 000 cas en France chaque année.
09:04En quoi les données récoltées par le ballon,
09:06qui jouent un peu le rôle de vigie,
09:07sont importantes justement dans le cadre de la prévention de ces maladies ?
09:10Alors il y a un point très important,
09:12c'est que pour lutter contre un ennemi,
09:15il faut le connaître.
09:16Et pour le connaître, il faut le mesurer.
09:18On ne mesurait pas la pollution.
09:20Le jour où on s'est mis à la mesurer,
09:22on a été capable de faire le lien
09:23entre l'intensité d'exposition à un agent polluant,
09:27par exemple les particules fines,
09:28et des accidents de santé respiratoires,
09:33cardiovasculaires, neurologiques.
09:33Et donc une fois qu'on ne s'est mis à le mesurer,
09:36on a été capable de faire des politiques pour le réduire.
09:39On mesure la réduction,
09:40et en même temps on mesure la réduction des maladies.
09:42Et bien c'est ce que fait le ballon.
09:43Le ballon, il est là comme une vigie.
09:44Il va mesurer l'exposition aux antigènes.
09:47Les pollens, c'est des allergènes,
09:49mais également aux particules fines, au gaz.
09:52Et donc il va nous donner une photographie
09:53de l'état de la pollution aujourd'hui,
09:56par rapport à hier.
09:57Et ça va impacter les décisions
09:59qui vont permettre d'avoir un meilleur futur.
10:01Et justement, ces données, qu'est-ce qu'elles vous ont appris ?
10:04Ce qu'ils nous ont montré,
10:05c'est que la pollution globalement diminue en Ile-de-France.
10:09Et ça c'est la résultante de plein de choses
10:12qui se sont faites en même temps.
10:14Il y a moins de véhicules diesel.
10:15Il y a des modifications dans la façon de se chauffer.
10:18Il y a aussi une modification du trafic autoroutier.
10:22Moins de voitures dans le cœur de Paris.
10:24L'ensemble de tout ça aboutit à moins de pollution.
10:26Ça se mesure.
10:27Et ces mesures depuis 20 ans,
10:29clairement elles montrent la diminution.
10:30Et en même temps, on peut l'associer à une diminution
10:32de certaines maladies respiratoires.
10:34À Paris, intramuros.
10:36Ça, je pense que ça rend optimiste.
10:38Merci beaucoup professeur.
10:38Merci à vous.
10:39Alors je suis avec le docteur Jean-Philippe Santoni,
10:42pneumologue à la Fondation du Souffle,
10:44qui me propose de prendre mon souffle.
10:46Alors comment ça se passe ?
10:47Donc en fait, dans le cadre des actions d'information du public,
10:51nous pratiquons des mesures du souffle avec un spiromètre de poche,
10:57là, que les auditeurs ne peuvent pas voir.
10:59Un petit appareil électronique.
11:01Un petit appareil de la taille d'un téléphone portable muni d'un embout,
11:04dans lequel vous allez souffler et qui va mesurer trois éléments de votre souffle.
11:08Le volume expiratoire maximal qui, finalement, mesure un peu l'élasticité de vos bronches.
11:15La capacité vitale, qui est la quantité d'air que vous pouvez mobiliser dans vos poumons
11:19après une inspiration, une expiration forcée.
11:22Et puis le rapport des deux, qu'on appelle le rapport de Tiffno,
11:25du nom du médecin qu'il a décrit,
11:26et qui, lui, est un indicateur de la présence ou pas d'une obstruction bronchique.
11:31Là, j'ai paramétré l'appareil avec vos données.
11:34Donc quand vous êtes prêt, vous me dites que je suis prêt.
11:36Je suis prêt.
11:36Entoufflé, 6 secondes.
11:39C'est bien.
11:40C'est un peu long, vous voyez.
11:41Alors docteur, le résultat ?
11:42Les résultats sont très satisfaisants.
11:44Vous n'avez pas d'obstruction bronchique.
11:46Vous avez une bonne élasticité bronchique.
11:48Quelles sont vos préconisations de manière générale, docteur,
11:51pour améliorer sa santé respiratoire ?
11:52La première, c'est de ne pas s'exposer aux polluants intérieurs.
11:57La deuxième, c'est de pratiquer une activité physique ou sportive adaptée à vos capacités.
12:03Et la troisième, c'est de vous prémunir des virus respiratoires,
12:06qui sont des agresseurs du souffle.
12:07Merci beaucoup docteur.
12:08Et donc je conserve ma fiche de résultat.
12:10Donc émise par la Fondation du Souffle.
12:13Merci beaucoup.
12:14Et bien des conseils précieux que l'on retiendra bien entendu.
12:17Merci au professeur Santoni.
12:18Et merci à Thibault qu'on va retrouver dimanche prochain à la même heure sur Sud Radio
12:22pour un nouveau reportage en immersion.
12:24Et bien nous sommes de retour sur le plateau de notre émission
12:27La Planète Demain qui aborde l'écologie de façon positive et raisonnée.
12:31Et maintenant nous avons le plaisir de recevoir Florence Jasmin
12:33qui est déléguée générale du PECS, Association Nationale des Clusters,
12:37Pôle de Compétitivité et Association Professionnelle des Secteurs de l'Environnement,
12:41de l'Énergie et de l'Économie Circulaire.
12:43Bonjour Florence.
12:44Bonjour.
12:45Alors vous êtes ingénieure diplômée de l'École Centrale Méditerranée
12:48et titulaire d'un master spécialisé en ingénierie et gestion de l'environnement.
12:53Vous travaillez depuis plus de 30 ans sur les enjeux environnementaux,
12:56énergétiques et de préservation des ressources.
12:59Et aujourd'hui vous dirigez donc le PECS.
13:02Pour nos auditeurs, pouvez-vous s'il vous plaît nous présenter le PECS en quelques mots ?
13:06Alors le PECS c'est une association qui fédère, comme vous l'avez dit,
13:09les réseaux, les pôles de compétitivité et clusters.
13:12L'objectif c'est d'accompagner, de donner la visibilité aux entreprises françaises
13:16de la transition écologique qui sont fédérées au sein de ces clusters
13:19et puis d'accélérer la transition écologique.
13:21Ça représente 40 réseaux.
13:22On a parlé tout à l'heure du biogaz, donc on a un de nos adhérents c'est Biogaz Valais.
13:26Là on vient d'écouter un reportage sur la qualité de l'air.
13:28Donc l'association professionnelle c'est la FIMEA.
13:30Ça fait partie de nos réseaux et ça fait 6 000 entreprises.
13:33Ça fait beaucoup de choses et ça fait beaucoup, beaucoup d'activités.
13:36Mais quelle est la mission principale de votre association aujourd'hui ?
13:39C'est de donner de la visibilité à ces entreprises porteuses de solutions.
13:42Parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de solutions et on ne les voit pas forcément
13:45et on cherche toujours, on cherche toujours.
13:48Mais déjà notre objectif c'est d'accompagner le développement de ces entreprises.
13:51Alors vous le disiez, le réseau PEC se regroupe près de 6 000 entreprises.
13:55Mais quels sont leurs profils globalement ?
13:57Ce sont souvent des...
13:58Alors il y a les grands groupes qui sont historiques.
14:01Il y a une myriade de petites entreprises à côté.
14:03En moyenne, puisque le PEC opère l'observatoire des éco-entreprises de France
14:07avec le soutien de l'ADEME, en moyenne ce sont des entreprises autour de 20 collaborateurs.
14:10Donc des petites boîtes, souvent très dynamiques, très positives,
14:14ancrées dans les territoires, dans toute la France.
14:16Et quels sont les secteurs clés dans lesquels ces entreprises interviennent ?
14:19Alors je ne pourrais pas dire plus celui-là.
14:21Enfin, les grands secteurs et puis on voit des évolutions au niveau des tendances.
14:25Il y a eu des périodes très efficacité énergétique, énergie renouvelable.
14:29On parle beaucoup maintenant d'économie circulaire.
14:31On parle de numérique responsable.
14:33On voit de plus en plus d'entreprises dans la biodiversité,
14:35des entreprises de la qualité de l'air.
14:37Globalement, il y a à peu près le secteur, peut-être le plus important, c'est l'énergie,
14:42suivi de l'économie circulaire des déchets, enfin quasiment pareil.
14:45Et puis ensuite, eau, air, sol notamment.
14:50Et en quoi le PEC joue-t-il un rôle essentiel dans l'environnement et l'énergie en France ?
14:56Le PEC représente toutes ces petites entreprises porteuses de solutions.
14:59Donc c'est d'écrypter l'écosystème, c'est de valoriser ces entreprises
15:03et puis d'offrir des opportunités pour qu'elles se développent.
15:06Alors, vous insistiez tout à l'heure sur les actions concrètes, justement.
15:09Pouvez-vous nous donner des exemples précis ?
15:12Alors, dans nos actions, on en a beaucoup.
15:14Donc il y a celles opérées par le PEC, il y a celles opérées par nos réseaux.
15:17Notamment, nous, on organise régulièrement des événements, des événements de mise en relation.
15:21On n'est pas une association pour faire de l'événementiel.
15:24Mais on a organisé dernièrement le Forum national des éco-entreprises,
15:26qu'on a fait au ministère de l'économie.
15:28Et ça se caractérise par des bitries de l'innovation,
15:30où on va valoriser et mettre en avant des entreprises dans différentes thématiques.
15:34Ça peut être sur l'énergie, sur la ville durable avec les sujets,
15:38les enjeux d'adaptation, sur l'économie circulaire,
15:40avec des pitches de solutions, des grands comptes qui notent.
15:43Ce qu'on veut, c'est des solutions opérationnelles.
15:45Ce n'est pas la plus innovante, mais c'est celle qui est prête à être utilisée.
15:48Et puis, il y a aussi beaucoup de rendez-vous en B2B
15:50et des ateliers thématiques pour des opportunités marchés pour les entreprises.
15:54Alors, vous travaillez également à l'international.
15:55Mais quels sont les enjeux de ces partenariats à l'étranger ?
15:59Alors, le PEC, c'est surtout là, à l'international,
16:01pour faire connaître ce qui se fait déjà.
16:02C'est-à-dire que la ligne de conduite du PEC,
16:04c'est qu'on ne va pas refaire ce qui est déjà très bien fait ailleurs.
16:06Donc, c'est organiser des groupes de travail avec nos réseaux
16:09pour partager, mutualiser, savoir ce qui va se passer en délégation
16:12et valoriser ces entreprises françaises à l'international.
16:15Alors, vous parliez aussi d'une espèce d'observatoire des éco-entreprises.
16:23Quel rôle joue cet observatoire, notamment dans la stratégie ?
16:27Dans la stratégie, ça permet de mieux connaître
16:29quels sont les besoins des entreprises.
16:31En fait, l'observatoire est lié à notre annuaire national
16:35et quand une entreprise se référence dans l'annuaire,
16:37c'est gratuit pour l'entreprise
16:39et elle répond en contrepartie à près de 40 questions.
16:42Et ces 40 questions nous permettent d'avoir des chiffres clés
16:44sur combien il y a de femmes dans les entreprises,
16:48savoir si elles vont à l'international, dans quel pays,
16:50quels sont leurs besoins.
16:52Comme ça, on sait que le besoin prioritaire, c'est le business.
16:54Après, c'est le financement.
16:55Et ça permet, vous me demandez quelles sont les actions concrètes,
16:59on a aussi un événement très orienté finance
17:01où on va mettre en relation les investisseurs de la transition écologique
17:04et les entreprises qui veulent lever des fonds.
17:06Et aujourd'hui, quels sont les principaux défis
17:09auxquels font face les éco-entreprises ?
17:11Ce sont des petites structures et comme tout chef d'entreprise,
17:15c'est gérer tous les besoins qui sont aussi bien les sujets RH,
17:18les sujets maintenant cybersécurité,
17:20les sujets... Il y en a tellement, il y a ça,
17:23plus le développement de l'entreprise, plus donner de la visibilité,
17:27plus... Et puis, pas simple de répondre en même temps
17:29à des marchés publics, des marchés privés.
17:31Là, on parle de facturation électronique.
17:33Enfin, il y a tellement de sujets qui arrivent tous les jours.
17:36C'est une entreprise qui travaille dans le sujet de l'environnement,
17:39mais ça reste une entreprise.
17:40Et comment vous contribuez à accélérer la transition écologique
17:44concrètement sur les territoires ?
17:47Concrètement, mais si les entreprises se portent bien, déjà, c'est bien.
17:49Ça permet de créer de l'emploi et puis ça permet de faire connaître
17:52ces solutions au niveau des territoires.
17:54Et puis, on est vraiment là aussi avec nos réseaux
17:59qui sont ancrés dans les territoires pour faire connaître ces solutions.
18:01Donc, si le territoire a besoin de solutions,
18:05il va chercher dans ce vivier de proximité.
18:07Et en conclusion, quelles sont les priorités
18:10que se donne l'UPEX pour un avenir durable ?
18:13Eh bien, c'est de poursuivre à donner de la visibilité à ces solutions.
18:15Donc, on s'est dit, en France, on n'a pas de pétrole,
18:17mais on a des solutions et on va essayer de travailler encore plus
18:19sur ces enjeux-là, faire connaître tout ce savoir-faire
18:22dans les territoires.
18:23Et en trois mots, si vous aviez une...
18:25En trois mots, ou quatre mots, ou cinq mots,
18:26si vous aviez une définition, votre définition
18:29de l'écologie positive, laquelle serait-elle ?
18:31C'est une question piège, ça.
18:33L'écologie positive, c'est de se dire,
18:34on a déjà fait beaucoup de choses et on peut encore faire
18:37beaucoup de choses, mais s'appuyer sur tout ce qu'on a.
18:39Merci infiniment, chère Florence Jasmin, déléguée générale du PEX,
18:42l'Association nationale des clusters,
18:44pôle de compétitivité et associations professionnelles
18:46des secteurs de l'environnement, de l'énergie
18:49et de l'économie circulaire.
18:50Il me reste à vous souhaiter à toutes et tous
18:52un excellent dimanche.
18:54Avant de céder le micro à Alain Marty
18:56pour l'émission InVino,
18:57qui est à écouter sans modération, vous l'aurez compris.
19:00Et pour ma part, je vous retrouve sur Sud Radio
19:02dès demain matin à 7h35 pour la Minute Planète
19:04et bien sûr dimanche prochain à 12h30
19:07sur La Planète Demain.
19:08En attendant, rendez-vous sur notre plateforme digitale
19:11de télévision accessible à tous
19:15www.laplanetedemain.plus
19:16Prenez soin de vous, de vos proches
19:18et bien entendu de La Planète.
19:20À très vite.
19:21Akhena, expert en carport et pergola solaire
19:24pour des économies et un avenir durable.
19:26Et picotis solaire pour que l'avenir s'éclaire
19:28avec des choix durables.
19:30Vous en présentez Sud Radio,
19:32La Planète Demain, Christophe Debiens.

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